Le site « Produits pour la vie » annonce la fin du jetable

30 03 2010

produits pour la vie

Lancé à l’occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets en novembre dernier, ce nouveau site des Amis de la Terre est aussi une campagne sur l’allongement de la durée de vie des produits, qui passe aussi par différentes actions auprès des collectivités et des distributeurs. Dans un contexte ou un Français jette en moyenne 1 kg de déchets par jour et ou le traitement des déchets représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’hexagone, il est temps selon les Amis de la terre d’agir pour réduire la production de déchets à la source – et cela passe notamment par un allongement de la durée de vie des produits et la restauration d’un « lien affectif avec les objets qui nous pousse à les garder ‘’pour la vie’’.

Ce site présente des actions pour que chacun participe à la réduction des déchets à la source et incite les collectivités et les entreprises à agir.

 » Produits pour la vie  » s’articule donc autour de trois enjeux:

-  » non au jetable  » : réduire notre consommation du jetable

-  » oui au durable  » : privilégier la qualité, la solidité des produits

-  » allonger la vie des produits  » : retarder la fin de vie des produits en les réparant ou en leur donnant une nouvelle utilité (réemploi, réutilisation1).

Les produits jetables et ceux que l’on jette alors qu’ils pourraient être réparés ou réutilisés sont le symbole d’une société dont les modes de consommation ne sont pas durables.

http://www.produitspourlavie.org/

Article publié le 24/01/10 sur www.mescoursespourlaplanete.com/



Ce que la biodiversité apporte à l’espèce humaine

5 03 2010

Je suis, tu es, il est, nous sommes la biodiversité

Comme toute espèce vivante et depuis notre apparition sur Terre, nous dépendons de ce qui nous entoure de manière plus ou moins évidente, donc plus ou moins consciente. Nous sommes en effet en interaction permanente avec les milieux terrestres ou aquatiques et la grande diversité d’animaux, de végétaux et de micro-organismes qui les compose. De notre naissance à notre mort, nous consommons de la biodiversité, nous rejetons des déchets qui alimentent la biodiversité et nous abritons de la biodiversité. En cela, l’espèce humaine est l’égale de n’importe quel être vivant, de l’érable au termite.

Tout ce travail ! Et sans salaire en retour !

Cette biodiversité influe sur l’être humain d’une manière à la fois positive et négative. Elle rend de nombreux « services écologiques » qui sont à l’origine du bon fonctionnement de la planète et de ses écosystèmes et qui permettent la survie de toutes les espèces – dont l’espèce humaine. Nous pouvons les regrouper en 4 catégories :

-l’approvisionnement en matières premières, grâce à la diversité des espèces (animales et végétales) et de leurs productions ;

-le bon fonctionnement des milieux, grâce à la protection des sols, au cycle des nutriments (carbone, azote…) et au cycle de l’eau, à la diversité des habitats, à la pollinisation et au contrôle des pollutions (épuration de l’air et de l’eau) ;

-la protection naturelle des êtres humains et des espèces qui leur servent de ressources, à travers la régulation des milieux (naturels ou agricoles) : la diversité en espèces présentes développe la résistance et la capacité d’adaptation aux perturbations de l’environnement (catastrophes naturelles (inondations, tempêtes), maladies, invasions biologiques…). Mais également la régulation de l’atmosphère (dont la production d’oxygène) et des fluctuations du climat, local et global ;

-et enfin les biens immatériels, tels que la connaissance, la culture…

Nous savons que nous devons à l’abondance, à la variété et à la spécificité des formes biologiques – vivantes comme fossiles – nos ressources alimentaires (marines et terrestres : pêche, aquaculture, cueillette, chasse, agriculture, élevage), nos ressources énergétiques (bois, pétrole) et nos ressources fines à des fins médicales et industrielles (molécules organiques, ressources génétiques, fibres etc.). Donc d’une manière générale, la biodiversité est à l’origine de nos ressources économiques.

Alors la biodiversité, avec ou contre nous ?

Mais notre vie n’est pas pour autant un long fleuve tranquille, en raison même de cette diversité biologique ! Ainsi l’immense variété et la très grande variabilité des microorganismes interviennent directement sur notre santé, en bien comme en mal, comme source de maladies ou comme remède. Ils assurent également le bon fonctionnement de notre propre corps, car ils composent notre flore intestinale.

L’usine de la vie produit tout ce que vous voulez

La profusion des animaux et végétaux, marins comme terrestres, et de leurs dérivés, constituent pour nous une source de bien-être comme de dangers, à travers les biomolécules actives qui en découlent (médicaments, drogues, toxines provenant de poisons, venins etc.).

La diversité biologique permet également le maintien « d’un bon état sanitaire » en tant que rempart contre les épidémies animales et végétales et les invasions biologiques, mais aussi en tant que moyen de lutte contre les pollutions (rôle épurateur des milieux, assainissement industriel des eaux usées).

cultures en terrasse photo CNRS [320x200]

Mais nous ne savons pas assez que nous devons aussi à cette profusion du vivant la fertilité du sol, la reproduction des espèces végétales fortement liée à la pollinisation par des insectes, ainsi que la diversité et la santé des végétaux que nous cultivons ou des animaux que nous élevons. La biodiversité est donc à l’origine de notre alimentation et du développement de notre agriculture, ainsi que de l’évolution de nos paysages et nos sociétés face à l’alimentation. La profusion, la variété et la spécificité des microorganismes permet aussi la création d’aliments élaborés, par le biais de processus traditionnels de transformations biologiques alimentaires (bière, vin, pain via les levures, etc.)

La nature nous inspire

Le fonctionnement du monde du vivant (organisation des communautés animales, forme des végétaux…) a toujours passionné et inspiré les humains dont les chercheurs. Son observation a conduit à des inventions de toutes sortes, telles que la création des filets de rétention d’eau dans les régions sèches inspirée des arbres.

En fait, quasiment toutes les inventions humaines se retrouvent dans la nature. Certaines fourmis utilisent des antibiotiques depuis des millénaires ; insectes, oiseaux et certains mammifères contrôlent à merveille les principes de l’aérodynamique. Il est absurde de dire que les poissons ont généralement une forme de torpille ; ce sont les torpilles qui adoptent la forme hydrodynamique des poissons (ainsi que des mammifères et des oiseaux qui passent beaucoup de temps dans l’eau). Et nous avons encore beaucoup à apprendre du monde vivant qui nous entoure.

Y’a d’la vie dans les rues !

A noter enfin que la biodiversité joue un rôle central également dans les villes, milieux fortement bétonnés et imperméabilisés. Elle permet aux personnes qui vivent et passent la plupart de leur temps dans un environnement urbain :

-de se rendre compte de ce qu’est la biodiversité en se basant sur son observation en milieu urbain: son adaptation, les interactions qui existent entre espèces (animaux domestiques, sauvages, végétaux, êtres humains), l’utilisation d’ordures pour se nourrir et d’abris dont la ville regorge (bâtiments, espaces verts, vieux murs, toits, égouts), etc ;

-de développer le contact – ou garder la connexion – avec la biodiversité des milieux naturels et de rappeler aux Hommes leurs liens avec la nature ;

-de se « ressourcer ». La biodiversité au travers des jardins et espaces verts apporte aux citadins un bien-être indéniable.

Article issu du très riche et accessible dossier sur la biodiversité www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/



Des loutres, des baleines, des orques et … des oursins, des laminaires et du plancton !

5 03 2010


loutre de mer photo CNRS [320x200]

Hier, la loutre de mer était chassée (avec excès) pour sa fourrure. Aujourd’hui, c’est une espèce protégée. Mais depuis quelques années, sur les côtes ouest de l’Alaska, leur nombre s’effondre brutalement. Pourquoi ? Cet effondrement serait lié aux orques qui, selon certains chercheurs, se sont mis à chasser les loutres de mer alors qu’ils ont longtemps cohabité pacifiquement dans les mêmes eaux.

orque photo CNRS

La raison de ce changement d’attitude ? La modification du régime alimentaire de l’orque suite à l’effondrement des stocks de ses proies habituelles. En effet l’orque, qui se nourrit de jeunes baleines, a vu le nombre de ses proies diminuer fortement suite à la baisse considérable du nombre de baleines. Il se serait alors reporté sur les phoques, qui eux aussi ont vu leurs effectifs fortement chuter, en raison de la sur-pêche qui a entraîné une forte baisse des stocks de poissons. Cette raréfaction de la nourriture habituelle des orques pourrait expliquer pourquoi ces derniers se sont finalement mis à chasser la loutre de mer sur les côtes ouest de l’Alaska.

Disparition des loutres… quelles conséquences ? La loutre de mer joue également un rôle important dans la chaîne alimentaire. Elle se nourrit principalement d’oursins, qui eux-mêmes broutent les algues (surtout les laminaires) situées au fond des océans.

Comme la loutre disparaît, les oursins se mettent à pulluler. Ils broutent de plus en plus le tapis végétal au fond des océans ce qui disloque l’écosystème formé par le kelp, forêt d’algues marines. Ceci se traduit par la disparition en cascade de nombreux poissons et crustacés qui ne peuvent plus s’abriter dans les laminaires et qui deviennent de plus en plus victimes des prédateurs.

Dans cette région, cette cascade d’événements modifie tout un environnement et va avoir de nombreuses conséquences, en partie désavantageuses pour la pêche des poissons et crustacés.

kelp photo CNRS [320x200]

La leçon de cet exemple

Certaines espèces pâtissent de la disparition d’autres espèces (la loutre), d’autres en profitent (l’oursin). Cependant, du point de vue humain et du fonctionnement des écosystèmes, on ne connaît pas les conséquences du déséquilibre d’écosystèmes océaniques aussi complexes.

Les effets d’une telle désorganisation sont imprévisibles, d’autant que l’espèce humaine utilise elle aussi les ressources des océans.

Article trouvé sur le très riche et accessible site du CNRS www.cnrs.fr/



Excès de viandes et poissons à table, la planète ne tiendra pas le rythme

5 03 2010

Au sommet de la chaîne alimentaire, les humains ont pris leurs aises, mais avec la surpêche qui vide les océans et l’aquaculture et l’élevage qui polluent l’eau, les sols et l’atmosphère, il faudra bien changer d’habitudes.

Nourrir l’humanité –9 milliards d’individus à l’horizon 2050 selon les prévisions de l’ONU– nécessitera d’adapter nos comportements, surtout chez les plus riches, et d’aider massivement les pays en développement.

viande France 24

Selon un rapport de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, la production mondiale de viande devrait doubler pour atteindre 463 millions de tonnes afin de répondre à la demande mondiale.

Un Chinois qui consommait 13,7 kg viande en 1980 en mange en moyenne 59,5 kg aujourd’hui. Dans les pays développés, on mange plus de 80 kg/personne/an.

L’élevage coûte cher à l’environnement : 8% de la consommation mondiale d’eau, 18% des émissions de gaz à effet de serre (davantage que les transports) et 37% du méthane (21 fois plus réchauffant que le CO2 émis par les activités humaines).

Et bien que source essentielle de protéines, la viande rouge n’est pas « rentable » au plan alimentaire : il faut 3 calories végétales pour produire 1 calorie de poulet ; 7 pour une de cochon et 9 pour une calorie bovine.

Ainsi, plus d’un tiers (37%) de la production mondiale de céréales sert à nourrir le bétail (56% dans les pays riches).

poisson France 24

Freinons sur la viande, mais qu’en est-il du poisson ? Les océans ne peuvent plus être pris pour des garde-manger inépuisables : le nombre de bateaux de pêche est deux à trois fois supérieur aux capacités de reconstitution de la ressource.

A ce rythme, la totalité des espèces commerciales aura disparu en 2050.

A force de s’attaquer aux grands prédateurs comme le thon rouge, le consommateur est en train de détraquer le système. Il va falloir apprendre à redescendre dans la chaîne alimentaire, sinon il n’y a plus personne pour manger les espèces du dessous qui se mettent à proliférer, comme les méduses.

De toutes façons, il faudra manger moins de poisson et moins souvent. Quant à l’aquaculture, elle ne peut présenter une alternative que si elle modifie ses pratiques, très polluantes. Et elle aussi surconsomme : 4 kg d’anchois ou de sardines pour produire 1 kg de saumon – et jusqu’à 14 kg de poisson pour 1 kg de thon.

Extraits d’un article de l’AFP paru le 23 février 2010 sur www.france24.com/fr/



De la mer à l’assiette

1 03 2010

de la mer à l'assiette

- Qu’est ce qu’un poisson ?
- Où vit le poisson ?
- La filière pêche : de la mer à l’assiette (en mer, à quai, le mareyage, sur l’étal, la consommation)
- Les ressources halieutiques
- La pêche en chiffres

Type d’édition : brochure, 38 pages, format A5
Auteurs : La direction des pêches maritimes et de l’aquaculture et la direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture et de la pêche

Téléchargez la brochure au format pdf



5 bouteilles plastiques triées sur 10 en France en 2009

1 03 2010

bouteilles eau www.eaumineralenaturelle.fr

photo www.eaumineralenaturelle.fr


Dans le cadre du dispositif français de gestion des déchets d’emballages ménagers, l’entreprise Valorplast organise le recyclage des bouteilles et des flacons plastiques collectés auprès des collectivités ayant mis en place une collecte sélective des emballages plastiques ménagers. En 2009, la société aurait récupéré 150 317 tonnes de bouteilles et flacons plastiques auprès de 1035 collectivités locales, enregistrant une progression de 5 % entre par rapport à 2008. Cette amélioration serait due, en partie, aux progrès des habitants constatés en matière de tri. Au final, l’entreprise aurait versé 13 millions d’euros aux collectivités en 2009 en garantie de reprise et de recyclage.

Concrètement, sur le tonnage récolté par Valorplast, 84 % furent recyclés en France, les 16 % restants ayant été redirigés vers l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal. En 2009, sur l’ensemble des bouteilles d’eau, de boissons rafraîchissantes et de produits ménagers en PET (1) recyclés, 51,9 % furent transformés en fibres textiles pour le bâtiment, l’ameublement, l’automobile et l’hygiène, et 44, 6 % reconvertis en nouveaux emballages, barquettes, bouteilles et flacons. Seulement 0,5 % finirent en objets divers tels que des paniers ou des pièces automobiles.

Si ce bilan se veut plutôt encourageant, les efforts sont à poursuivre pour améliorer le ratio de 5 bouteilles plastiques sur 10 recyclées, observé en 2009.


(1)- Le PET ou Polyéthylène Téréphtalate est un plastique transparent, dérivé du pétrole.

Article paru le 16-02-2010 sur www.univers-nature.com/



Trois millions de franciliens exposés à une pollution chronique de l’air

1 03 2010

Photo AFP nuage de pollution au dessus de Paris

photo AFP

Environ 3 millions de franciliens sont exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent par la réglementation, dit l’organisme de mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France Airparif dans son bilan 2009 publié jeudi.

« Après une année 2008 remarquablement favorable » compte tenu d’une météo dispersant les polluants, « 2009 correspond plutôt à une année normale », confirmant notamment une stabilité des niveaux de pollution chronique, souligne Airparif.

Si les polluants du passé, tels que le plomb, le dioxyde de soufre ou le monoxyde de carbone respectent les limites réglementaires depuis plusieurs années, d’autres polluants posent problème : dioxyde d’azote, particules fines, ozone et benzène.

La pollution, principalement due aux transports en IdF, peut provoquer gêne respiratoire, maux de gorge, maux de tête, irritations des yeux etc… Elle peut déclencher des crises d’asthme, des problèmes cardio-vasculaires (infarctus), voire conduire à des morts prématurées. Des études nord-américaines ont montré un lien entre la pollution chronique et l’augmentation du risque de décès, notamment par cancer du poumon.

Extrait de l’article de l’AFP paru le 18/02/2010 sur www.goodplanet.info/