Quoi de neuf côté recyclage?

13 04 2010

Il n’y a pas que le plastique et le papier que l’on peut recycler, d’autres filières existent.

Il n'y a pas que le plastique et le papier que l'on peut recycler,  d'autres filières existent.

Vous triez déjà le papier, le plastique et le verre. C’est bien. Mais vous pouvez encore faire mieux! Sélection des dernières filières.

Les ampoules

25 millions d’ampoules à économie d’énergie ont été collectées en 2009, soit près d’un tiers de celles potentiellement recyclables. « C’est le double de l’année précédente, se réjouit Hervé Grimaud, président de Récylum, l’organisme chargé de la récupération des ampoules usagées.

Les débuts sont encourageants, même si nous sommes encore loin de la Suède, championne en la matière, avec plus de 80% de collecte. » Alors, ne vous économisez pas et rapportez tous les modèles… à l’exception de ceux qui ne sont pas à basse consommation et des halogènes.

Que deviennent-elles? 93% du poids de l’ampoule est recyclable! Avec le verre, on en fabrique de nouvelles et les métaux du culot servent à produire des canettes.

Où les déposer? Chez Castorama, Auchan, Leroy Merlin… et aussi dans la plupart des déchetteries.

Pour en savoir plus: www.recylum.com

Les portables et les ordinateurs

Chaque Français change d’ordinateur tous les trois ans et de portable environ tous les vingt mois. Plutôt que de conserver ces équipements (certains contiennent du mercure, dangereux pour la santé) dans un placard, vous pouvez les déposer chez le distributeur qui vous les a vendus.

Depuis 2006, ces magasins sont tenus de reprendre tous les équipements électroniques – même la console de jeux de votre ado – sur le principe du « un pour un ».

Que deviennent-ils? Les appareils sont acheminés vers des centres de recyclage, où ils sont dépollués avant de retourner à l’état de métaux pour près de 80 % de leur poids.

Où les déposer? Chez tous les distributeurs spécialisés (Fnac, Surcouf, Auchan…).

Pour en savoir plus: www.developpement-durable.gouv.fr

Les textiles

Avec 100 000 tonnes de vêtements collectés chaque année, on récupère à peine 15% de nos garde-robes dans les quelque 15 000 conteneurs présents en France. Pourtant, tout peut y être déposé: jeans, manteaux, chaussures.

Le Relais et Ecotextile, les deux principaux organismes de collecte des textiles usagés, comptent mettre le turbo en multipliant les points de collecte sur le territoire, car on en récupère sept fois moins qu’en Allemagne! Son objectif? Quadrupler le nombre de conteneurs d’ici à 2013.

Que deviennent-ils? Les vêtements sont triés et revendus en friperie, transformés en chiffons ou bien recyclés pour la fabrication d’isolants dans le bâtiment.

Où les déposer? Dans les conteneurs estampillés Relais et Ecotextile : il y en a 2000 en Ile-de-France.

Pour en savoir plus: www. lerelais.org, www.ecotextile.fr

Article publié le 09/04/2010 sur



La bioattitude au potager

9 04 2010

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Exploitation pédagogique

Choisissez 2 ou 3 conseils parmi ceux proposés ci-dessous, et demandez à vos élèves la justification de ces prescriptions.

Après cette phase d’émission d’hypothèses, cherchez les différents moyens d’obtenir des réponses : expérimentations au jardin de l’école, enquête auprès d’un jardinier, recherche de documents sur la toile ou à la médiathèque…

Au terme de ces investigations, les élèves tireront des conclusions sur :

- les besoins des végétaux et à leurs modes de reproduction ;

- la place et le rôle des êtres vivants (dont l’Homme) dans leur milieu ;

- les différents modes de cultures possibles : intensive, raisonnée, biologique ;

- les causes et l’impact des choix humains sur le milieu ;

- des solutions alternatives…

S’il est un endroit où une culture respectueuse de l’environnement est de mise, c’est bien dans nos potagers et vergers. Ainsi, pouvons-nous espérer consommer des légumes et fruits sains, goûteux et nutritifs.

Il faut, pour nombre d’entre nous, revoir toute notre éducation: « la culture, c’est une culture » dirait Monsieur de La Palice. Les poncifs, dictons et autres croyances populaires ne sont parfois que billevesées et il nous faut dorénavant changer de paradigme. Voici quelques pistes pour une approche plus respectueuse de notre environnement sans compromettre pour autant qualité et abondance des récoltes.

Les engrais : proscrivez la chimie au profit d’engrais organiques dont l’absorption par les plantes est prolongée et naturellement régulée. Ne forcez pas sur l’azote, votre sol en contient déjà en abondance et vos plantes seront certes plus lambines, mais bien plus saines.
Lire aussi : Les produits fertilisants

Le travail du sol : au lieu de chambouler les strates de votre terrain par un bêchage en profondeur, préférez les méthodes douces en adoptant la rotogriffe et/ou la grelinette ou ses copies. Vous favoriserez le travail des vers de terre qui enfouiront naturellement les matières organiques progressivement apportées en surface. Ne tassez pas le sol en marchant dessus inutilement. Binez souvent.
Lire aussi : Préparez votre sol

Une fumure raisonnée : Un bon apport de matière organique bien décomposée ne nuit jamais à la structure du sol. C’est un investissement à long terme. Côté produits du commerce, veillez à ce que le sac n’exhale pas une odeur chlorée, signe d’un excès d’azote, d’une décomposition trop rapide et imparfaite.

Le recyclage : Pensez à faire votre compost maison en récupérant toutes les tontes, tailles (pas de parties malades), désherbages (dépourvus de graines), déchets organiques ménagers à composter en alternant harmonieusement matières sèches et matières vertes.
Lire aussi : Compost : pourquoi et comment le réaliser ?

Profitez du moindre espace : même sur un grand balcon, une terrasse, un patio, vous pourrez cultiver des fruits et légumes. Optez alors pour le potager au carré ou employez des grands bacs, voire des sacs de culture appropriés.
Lire aussi : Potager en carrés et Potager au balcon

Les paillis : Couvrez la terre (tontes de gazon, broyats…) entre les plantes afin de limiter la prolifération des mauvaises herbes et de maintenir la fraîcheur du sol.
Lire aussi : Paillage : pourquoi et comment le réaliser ?

Gérez l’eau : arrosez peu, mais en quantité. Installez un récupérateur d’eau sur vos descentes de gouttière. Employez des systèmes d’arrosage au goutte-à-goutte ou des tuyaux micro perforés pour un arrosage dosé, localisé et économique. Arrosez tôt le matin ou tard le soir.
Lire aussi : Gestion de l’eau : tout sur l’arrosage

Encouragez la biodiversité : adoptez les plantations mélangées afin de minimiser l’impact des maladies, l’installation d’une faune et microfaune alliée.
Lire aussi : Biodiversité de votre jardin

Des conditions de culture optimales : afin de limiter l’apparition des maladies en particulier, ne plantez pas trop dense, ni trop à l’ombre. Privilégiez une bonne aération, un bon ensoleillement des plantes.

Soyez plus près de vos cultures : observez très souvent vos plantations afin de détecter les premiers signes d’invasion cryptogamique ou de prédateurs. La réponse sera ainsi plus ciblée et rapide, bien avant l’atteinte du seuil de nuisibilité.

Mieux lutter contre les parasites : avant de dégainer les produits de traitements (tout bio fussent-ils) privilégiez les actions préventives : emploi de plantes pièges, de pièges à phéromones, récolte manuelle (doryphores), action physique (jet d’eau sur pucerons). Jouez des plantes compagnes à effet répulsif. En dernier recours, employez le savon mou, le soufre, la bouillie bordelaise…
Lire aussi : Lutte biologique : utiliser les insectes auxiliaires, Plantes compagnes

Retrouvez tous ces conseils et plus encore dans notre fiche conseils le potager Bio

Article paru le 26/03/2010 sur www.plantes-et-jardins.com/



L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

6 04 2010

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PROPOSITION PÉDAGOGIQUE

Poser cette question aux élèves :

L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ? Explique ta réponse.

Représentations initiales : voici les différents avis évoqués par des élèves de CM2 individuellement et par écrit, puis mis en commun en grand groupe pour en déduire les problèmes à résoudre.

Le corps et la santé

l’air est toxique / on peut avoir des maladies / l’air permet de respirer, entre dans les poumons / il y a plusieurs choses dans l’air, bonnes (oxygène) et mauvaises / certaines personnes meurent d’un cancer / l’air contient des gaz toxiques / on respire grâce aux plantes / on respire la pollution, les virus, les microbes / l’air des plantes n’est pas bon pour la santé parce qu’elles enlèvent l’oxygène et on peut mourir / il est bon s’il n’est pas empoisonné / il n’y a pas toujours de l’oxygène dans l’air / certaines personnes sont plus fragiles / l’air sans tabac est bon / l’air est toujours bon car on en a besoin pour respirer

Quelle importance l’air a-t-il pour notre corps ?

L’air

air = oxygène + CO2 +… / il y a plusieurs choses dans l’air, bonnes (oxygène) et mauvaises / il n’y a pas toujours de l’oxygène dans l’air / il y a trop de molécules dans l’air

Qu’est-ce que l’air ?

La pollution

Les motos, voitures, camions, bus, avions rejettent du CO2 / l’air des villes est pollué / il contient de la poussière / l’air est meilleur à la mer, la montagne et la campagne / les endroits les moins peuplés ont un air moins pollué / la pollution vient de la fumée de cigarette, des moteurs, des cheminées des maisons, des usines / on sent les odeurs d’égouts et de canalisations / il y a trop de molécules dans l’air / la radioactivité vient des centrales nucléaires / il y a des nuages toxiques, des gaz toxiques / les cendres d’un volcan polluent / Mexico est très polluée

D’où vient la pollution ?

Les remèdes

Il faudrait arrêter de polluer, détruire la moitié des incinérateurs, arrêter de trouver du pétrole, utiliser moins les véhicules, des tramways, vélos, voitures électriques, trottinettes et rollers à la place / l’air serait bon si les voitures étaient écologiques et si les hommes arrêtaient de polluer en jetant leurs déchets par terre, arrêtaient de couper les arbres

Que peut-on faire pour améliorer la situation ?

Points des programmes à traiter :

Sciences

La matière : l’air (état gazeux) et les pollutions de l’air.

Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.

L’énergie : exemples simples de sources d’énergies (fossiles ou renouvelables) ;

besoins en énergie, consommation et économie d’énergie.

Le fonctionnement du corps humain et la santé :

première approche des fonctions de nutrition : digestion, respiration et circulation sanguine ;

hygiène et santé : actions bénéfiques ou nocives de nos comportements.

Géographie

Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves :

la circulation des hommes et des biens ;

les principales activités économiques.

Instruction civique

Être responsable face à l’environnement, au monde vivant, à la santé, et agir en ce sens.

Conclusions visées

L’air peut être de plus ou moins bonne qualité selon la quantité de polluants qu’il contient. Les conditions météorologiques (soleil, vent, nuages…) jouent un grand rôle dans la concentration de ces polluants (donnée par l’indice de la qualité de l’air).

La pollution atmosphérique (poussières et gaz) est produite par les transports, l’industrie, le chauffage, la combustion des ordures…

Elle a des conséquences sur la santé humaine : les polluants sont irritants et agressifs pour l’appareil respiratoire et peuvent augmenter les risques de graves maladies (bronchiolites, rhino-pharyngites, asthme, maladies cardiaques, cancers…)

La pollution atmosphérique a aussi des effets sur l’environnement : corrosion des matériaux, noircissement des bâtiments, affaiblissement des végétaux, dépérissement des forêts et pollution des sols par des pluies acides…

Certains pays dont la France mettent en place des mesures pour inciter à moins polluer (bonus écologique pour les voitures par exemple). Nous pouvons participer à l’amélioration de la qualité de l’air en venant à l’école à pied ou à vélo, en prenant les transports en commun, en triant les déchets pour éviter l’incinération, en prenant une douche plutôt qu’un bain pour utiliser moins d’eau chaude, en s’habillant chaudement pour moins avoir à chauffer…



Des fleurs vont être plantées le long des routes de France pour les abeilles

6 04 2010

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Des fleurs vont être plantées le long de certaines routes de France pour venir en aide aux abeilles butineuses en mal de pollen et décimées par les maladies, une initiative lancée par le gouvernement qui pourrait être étendue à terme à l’ensemble du réseau routier national.

« Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont ainsi être semées sur plus de 250 kilomètres d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation », ont expliqué mardi Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie.

Il s’agit « d’améliorer le bol alimentaire des abeilles et de contribuer ainsi au maintien de leurs défenses immunitaires », a précisé le ministère du Développement durable…

Article publié le 19/01/2010 sur http://www.goodplanet.info/

PROPOSITION PÉDAGOGIQUE

Suite à la lecture explicitée de ce texte, poser aux élèves la question :

Et s’il n’y avait plus d’abeilles ?

Représentations initiales : les différents points évoqués individuellement et par écrit

Ça pourrait changer le monde.

Il n’y aurait plus de…

  • fleurs, miel, végétation, pollen, fruits, frelons, cire d’abeilles, gelée royale, ours, laine.
  • plantes, donc plus d’herbivores ni de carnivores, donc plus de nourriture.
  • oxygène, donc plus de vie sur terre.

On ne pourrait pas…

  • soigner les maladies, se soigner la gorge.
  • respirer sans les plantes, donc plus de vie humaine sur terre.
  • vivre plus de trois ans.
  • faire de confiture de miel, de sucreries, de biscuits.

Les fleurs pourriraient car elles seraient pleines de pollen.

Les abeilles quand elles butinent transportent quelque chose qui sert à ce que les fleurs poussent.

Les abeilles prennent le pollen et le déposent sur les autres fleurs, et ça fait comme une reproduction.

On mangerait seulement du diététique.

Elles ne cultiveraient pas les fleurs.

Nous mourrions car les abeilles font partie du cercle de la nature, car le pollen est essentiel pour notre oxygène.

Les ours n’auraient plus de miel : il mangeraient d’autres nourritures qui manqueraient à d’autres animaux, et même à l’homme.

On n’aurait plus de pollen car c’est les abeilles qui le fabriquent.

Les fleurs ne pourraient pas vivre car les abeilles prennent le pollen et les fleurs en refont.

On n’aurait plus besoin de planter les fleurs au bord des routes.

Nous ne serions plus piqués par les abeilles.

Le paysage serait très moche.

Les apiculteurs n’auraient plus qu’à trouver un autre travail, il y aurait du chômage.

Après une discussion pour mettre en commun les idées de chacun, en déduire avec les élèves les problèmes à résoudre :

Quel est la place et le rôle de l’abeille dans la nature ?

Qu’est-ce qui met en danger les abeilles ?

Que peut faire l’Homme pour améliorer la situation ?

Points des programmes à étudier :

Sciences

Le fonctionnement du vivant :

les conditions de développement des végétaux et des animaux.

les modes de reproduction des êtres vivants.

Les êtres vivants dans leur environnement :

places et rôles des êtres vivants.

Géographie

Produire en France :

espaces d’activités agricoles : ressources, pollutions, risques et prévention

Instruction civique

Être responsable face à l’environnement, au monde vivant, à la santé, et agir en ce sens

Conclusions visées

Pour se nourrir, les abeilles ont besoin des plantes à fleurs. Pour se reproduire, les plantes à fleurs ont besoin des abeilles. S’il n’y avait plus d’abeilles, il y aurait beaucoup moins d’aliments à notre disposition (fruits, légumes, céréales, viande…). Il y aurait un risque de famine.

Pour produire beaucoup et pas cher, l’agriculture intensive fait disparaître les plantes sauvages et les animaux qui pourraient nuire aux cultures. Elle utilise des pesticides pour les éliminer.

Les insectes pollinisateurs sont parfois tués par ces produits chimiques, et ont du mal à trouver leur nourriture favorite. Leur santé s’en trouve fragilisée, et ils sont plus sensibles aux maladies, aux parasites et aux prédateurs.

Pour essayer d’améliorer cette situation et fournir plus de nourriture aux abeilles, des fleurs vont être plantées le long de certaines routes de France. Nous allons également semer à l’école des plantes mellifères, et installer des nichoirs à abeilles solitaires.