Antagonisme entre besoins des hommes et biodiversité (3)

27 06 2010

 L‘arasement du barrage de Vezins, source de discorde locale

 barrage 2 [320x200]

Sombres et profondes dans le lac de retenue, les eaux de la Sélune traversent les turbines du barrage de Vezins et s’écoulent de l’autre côté, limpides, vers la baie du Mont-Saint-Michel. Ce haut monument de béton n’ornera sans doute plus longtemps le paysage de la Basse-Normandie. Le 13 novembre 2009, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, a annoncé son arasement et celui de la Roche-qui-Boit, situé en aval, lançant les premières opérations du plan de restauration de la continuité écologique des cours d’eau en France.

 

Car pour les poissons migrateurs, comme le saumon, le barrage fait office de rempart infranchissable entre la mer et les sites de ponte en eau douce. Selon Fabien Goulmy, de la Fédération de la Manche pour la pêche, aucune solution alternative ne s’est révélée efficace pour rétablir la libre circulation des saumons : « Le barrage a inondé les gorges, qui constituaient leur meilleur habitat. Et il continue à faire des dégâts car en aval, la rivière creuse ses berges et s’approfondit, devenant inhospitalière pour ces poissons. »

 

Outre les pêcheurs de saumon, la Sélune attire des usagers dont certains – habitants ou élus locaux – redoutent les impacts écologiques et économiques de l’arasement. L’association locale Les Amis du barrage dénonce une décision politique d’affichage. « Le problème, ce ne sont pas les barrages mais la pollution de l’eau en amont : à cause de l’agriculture intensive qui remplace peu à peu le bocage, l’érosion des terres déverse des sédiments pollués dans la Sélune, qui s’accumulent dans les lacs de retenue », estime son vice-président, Raymond Normand.

 

Or sans les barrages, ces sédiments, chargés notamment de métaux lourds et d’algues vertes, risquent de se déverser dans le fleuve et dans la baie du Mont-Saint-Michel. Autres sujets d’inquiétude : la perte d’une réserve d’eau potable, le risque d’inondation, et la menace sur les 800 emplois autour du lac.

 

Le président de la commission locale de l’eau, Michel Thoury, favorable à l’arasement, veut, lui, croire en « un nouveau départ pour la Sélune : pourquoi pas des sentiers de randonnée, un fumoir artisanal de saumon, ou un musée de l’énergie hydraulique… »

 

Article paru le 23.06.10 sur www.lemonde.fr/planete/



Antagonisme entre besoins des hommes et biodiversité (2)

27 06 2010

Développer l’hydroélectricité en respectant la biodiversité des rivières

barrage

barrage de Guerlédan (Bretagne)

 

Il aura fallu deux ans de négociations et une douzaine de versions avant qu’une convention « pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques » voie le jour. Elle devait être signée, mercredi 23 juin, par le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, les représentants des élus locaux, les producteurs d’électricité, et plusieurs associations de protection de l’environnement, dont le WWF, la Fondation Nicolas Hulot (FNH), l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) et Loire vivante.

 

En revanche, le texte ne convient ni à France nature environnement (FNE), ni à la Fédération nationale pour la pêche, acteurs de terrain importants. Tous deux refusent « la construction de 500 à 1 000 microcentrales et la destruction, à terme, des derniers tronçons de rivières vivantes du pays » pour un gain en CO2 limité.

 

La convention vise à concilier deux objectifs environnementaux a priori contradictoires : atteindre 23 % d’énergies renouvelables en 2020, et restaurer la biodiversité dans les cours d’eau d’ici à 2015, comme l’impose une directive-cadre européenne.

 

L’hydroélectricité est déjà la première énergie renouvelable de France (67 térawatts-heure par an, soit 80 % des renouvelables), et représente 12 % de l’électricité produite. Mais les barrages, appréciés des élus locaux pour leurs retombées financières, perturbent la vie de la faune et de la flore aquatiques, diminuent les populations de poissons migrateurs (saumons, aloses, anguilles), et bloquent les transferts sédimentaires dans les cours d’eauLire la suite sur www.lemonde.fr

 

Article paru le 24.06.10



Antagonisme entre besoins des hommes et biodiversité

27 06 2010

 Contre un projet industriel, un Pavillon bleu « spécial biodiversité »

 pavillon bleu

En cette année 2010 dédiée à la biodiversité, le label Pavillon bleu a décerné, ce vendredi, un prix spécial de la biodiversité à deux communes. La réaction du maire de Saint-Jouin-Bruneval, l’une des villes lauréates.

341 plages françaises ont reçu le label Pavillon Bleu , ce vendredi 28 mai. Parmi elles, deux ont été récompensées par le prix spécial de la biodiversité. Il s’agit des communes de Saint-Jouin-Bruneval, située à 7 kilomètres des falaises d’Étretat, et de La Croix Valmer dans le golfe de Saint-Tropez.

 

Le label Pavillon bleu a crée un prix spécial qui récompense les communes qui défendent la biodiversité.

« Une récompense pour l’engagement de beaucoup d’individus et d’associations », souligne François Aubert, le maire de Saint-Jouin-Bruneval. « La commune a un rapport particulier à cette problématique puisque l’équipe municipale se bat contre l’implantation d’un port méthanier sur une digue où se reproduisent les poissons et où nichent les dernières colonies de mouettes tridactyles en France », explique-t-il.

Le port méthanier aurait diminué la température de l’eau de 6° et aurait rejeté du chlore dans la mer. « Nous nous sommes battu pour protéger le site juridiquement, il y a 4 plaintes en cours. De plus, nous avons créé une dynamique dans cette zone, avec la création d’une école de voile. Le combat n’est pas gagné, mais la société exploitante, Powéo, s’est retirée pour l’instant », ajoute François Aubert.

(…) Pour le maire, « Saint-Jouin-Bruneval n’a pas eu le prix spécial de la biodiversité par hasard. C’est une reconnaissance de notre engagement pour la préservation de la biodiversité ». « En plus de notre mobilisation, nous menons une politique d’éducation aux questions environnementales, avec la création de documents, de panneaux, l’organisation de balades nature, etc. On travaille avec la Ligue de Protection des Oiseaux également », renchérit François Aubert avant de conclure : « On apporte notre petite pierre à l’édifice de l’environnement et le prix de la biodiversité nous pousse à continuer dans ce sens »…

 

Publié le 28/05/2010 sur http://www.lexpress.fr/



Projet de classe « De l’espace pour la mer »

10 06 2010

cnes ifremer ird

L’IRD, l’Ifremer et le CNES s’associent pour initier les jeunes aux sciences de la mer. Véronique Loisel accompagne cette aventure scientifique.

La mer et les océans, qui recouvrent près de deux tiers de la planète, restent à explorer en de nombreux domaines. Les océans et les écosystèmes marins, d’une grande richesse biologique et minérale, sont essentiels pour l’humanité. Par ailleurs, ils jouent un rôle clé dans la régulation du climat et de la planète.

Pour mieux connaitre la mer et proposer des solutions de gestion durable de ses ressources, les scientifiques de l’IRD, de l’Ifremer et du CNES déploient des programmes de recherche pluridisciplinaires.

« De l’espace pour la mer » propose à des jeunes et à leurs enseignants d’explorer les enjeux de ces recherches à travers 4 grandes thématiques :

  • L’océan et le climat

  • Les abysses

  • Une mer nourricière

  • Mer, pollution et surveillance

Chacune de ces thématiques est de plus l’occasion de découvrir les métiers de la mer et de la recherche.

 

Comment ça marche ?

Les enseignants des classes de primaires, de collèges et de lycées exploitent les ressources pédagogiques et documentaires mises à leur disposition par l’Ifremer, l’IRD et le CNES, pour réaliser des projets avec leur classe.

Grâce à ces projets, les groupes de jeunes découvrent la démarche scientifique :
- ils réalisent des expériences et rencontrent des scientifiques en suivant des campagnes en mer ou des programmes de recherche en temps réel ;
- ils partagent leur aventure scientifique avec l’aventure humaine de Véronique Loisel.

En fin d’année scolaire 2010/2011, les groupes de jeunes sont conviés à un événement final de restitution, au cours duquel ils présentent leurs projets à l’ensemble des participants De l’espace pour la mer, en présence de Véronique Loisel et de scientifiques.

Pour participer

Pour participer avec votre classe à « De l’espace pour la mer » pour l’année scolaire 2010-2011 :

1) Téléchargez les ressources pédagogiques et documentaires de l’Ifremer, de l’IRD et du CNES (format pdf)

2) Proposez votre projet de classe en remplissant le formulaire enseignants, à renvoyer à l’adresse delespacepourlamer@listes.ifremer.fr

3) Réalisez votre projet de classe entre septembre 2010 et mai 2011, et suivez les courses de Véronique Loisel sur ce blog.

A tout moment, vous pouvez contacter les partenaires à cette adresse : delespacepourlamer@listes.ifremer.fr

 

Retrouvez ces informations sur : http://veroniqueloisel.blogspot.com/p/espace-pedagogique.html



Défi : expliquez le rôle de l’Homme sur la biodiversité dans votre quartier

8 06 2010

IYB2010_Logo_French

Voici une proposition de travail pour les classes de cycle 3, dans le cadre de l’année mondiale de la biodiversité.

Nous vous mettons au défi d’expliquer le rôle de l’Homme sur la biodiversité dans votre quartier.

Quelques conseils pour relever ce défi
· Choisissez un espace précis : votre cour d’école, une rue, un jardin public, les berges d’un cours d’eau, un espace boisé, des jardins familiaux, un espace agricole… et décrivez-le.
· Choisissez quelques-uns des êtres vivants présents (parmi les végétaux, insectes, mollusques, oiseaux, mammifères, poissons…) et montrez les relations qui existent entre eux.
· Cherchez comment l’Homme joue un rôle (négatif et/ou positif) sur ces êtres vivants et ces relations, et pour quelles raisons.
· Cherchez ce qui pourrait être fait, a déjà été fait, et ce que vous allez faire pour participer à l’amélioration de la situation.
· Décrivez l’ensemble de vos travaux sur un document informatique.

Découvrir l’intégralité du document (place dans les programmes, proposition de démarche et de présentation des résultats, liens utiles…) :



En images : et si la biodiversité disparaissait ?

4 06 2010

cnrs

CNRS, le 21/05/10

Ce film d’animation évoque ce qui se passerait dans notre quotidien si la biodiversité venait à disparaitre. Une histoire vue à travers les yeux et l’imaginaire d’un enfant, qui voit un monde ordinaire perdre tous les biens et les services que la biodiversité lui apporte, ce que l’enfant, et certainement nous-mêmes, ne soupçonnait pas…

Un film d’animation écrit et réalisé par Sophie Bensadoun, sur une idée de Franck Courchamp (CNRS) et produit par CNRS Images

http://www.cnrs.fr/biodiversite2010/spip.php?article27

Plus généralement, les vidéos téléchargeables du CNRS

http://www.cnrs.fr/fr/science-direct/video/video.html