Au bout du rouleau … de papier toilette

8 07 2010

papier_toilette

 

Chronique – Combien de temps allons-nous nous asseoir sur les réalités environnementales ? Faut-il vraiment s’essuyer les fesses avec des ressources précieuses ?

 

Petite devinette. De quoi s’agit-il ? Il a été inventé en Chine au XIVe siècle. Nous l’utilisons quotidiennement de manière très privée et aurions beaucoup de mal à nous en passer. Son côté pratique n’est plus à démontrer. Nous en utilisons 14 kg par an en moyenne. Sa consommation a augmenté de 25% depuis 10 ans. Son utilisation se répand à travers le monde. Il est en papier ; plus précisément, en petites feuilles détachables. Et encore trop souvent fabriqué avec de la pâte vierge. Alors, ça y est, vous avez trouvé ?

 

Il s’agit évidemment du papier toilette. Pourquoi vous en parler ? Rassurez-vous, pas pour vous proposer d’abandonner son utilisation. Mais pour aller voir ce qu’il y a au bout du rouleau.

 

La disparition des forêts naturelles à l’échelle mondiale est un phénomène dramatique. La richesse de la biodiversité d’une forêt primaire coupée ne pourra pas être remplacée. Et le bois est de plus en plus utilisé : pour l’énergie, l’ameublement, l’artisanat et bien sûr pour les produits papier. La surconsommation des produits à base de papier par les pays industrialisés est un des facteurs de la déforestation. Et le papier toilette dans tout ça ? En Suisse, le papier hygiénique et l’essuie-tout représentent à eux seuls près de 10% de la consommation de papier.

 

Utilisons du papier hygiénique RECYCLE. C’est une question de bon sens propre. Lire la suite »



Lecture d’image : impact de la vie humaine sur la biodiversité

7 07 2010

oiseaux déchets b

poussins d’albatros sur l’Atoll de Midway

Proposition de démarche pédagogique

1- Demander aux élèves de décrire l’image. Apporter quelques éclairages sur le lieu, le nom de l’oiseau (voir dans le texte ci-dessous))

2- Puis poser la question par écrit : À votre avis, que s’est il passé ?

3- Échanger sur les différents avis (les noter sur une affiche pour regrouper les hypothèses qui se ressemblent), pour faire émerger les questions :

  • D’où proviennent ces déchets ?

  • A quoi servaient-ils ?

  • Comment sont-ils arrivés là ?

4- Donner à lire individuellement le texte ci-dessous : faire surligner les éléments de réponses.

5- Mettre en commun oralement puis par écrit, pour comprendre que :

  • ces objets répondent à des besoins quotidiens des hommes : en faire la liste ;
  • ils sont transportés et rassemblés par les courants marins ;
  • ce sont des déchets dont les hommes se sont débarrassés (soit en mer depuis des bateaux, soit dans des décharges en bord de mer ou de fleuves, soit individuellement) ;
  • les animaux marins ont besoin de se nourrir et nourrir leurs petits ;
  • les animaux marins ne savent pas reconnaître que ce sont des produits dangereux pour leur vie ;
  • les hommes sont responsables devant l’environnement ;
  • les hommes doivent trouver des solutions pour éviter cela : collecte, tri, recyclage, réemploi, limitation de la consommation…

6- Revenir sur les hypothèses de départ pour mesurer les connaissances acquises.

Midway : Message envoyé par la spirale (2009)

Ces photographies de poussins d’albatros ont été prises en septembre 2009, sur l’Atoll de Midway, une bande minuscule de sable et de corail au milieu du Pacifique Nord. Les petits, qui attendent au nid, sont gavés d’objets en matière plastique par leurs parents. Ces déchets circulent et se rassemblent grâce à des courants marins en forme une spirale. Ils sont pêchés en mer par les parents, qui les prennent pour de la nourriture à donner à leur jeune. A cause de ces ordures humaines (bouchons, briquet, fragments de filets de pêche, de tubes…) des dizaines de milliers de poussins d’albatros meurent chaque année de faim, d’intoxication et de suffocation sur Midway.

Pour illustrer ce phénomène aussi fidèlement que possible, pas un seul morceau de plastique sur aucune de ces photographies n’a été déplacé, ajouté, manipulé, arrangé, ou changé de quelque façon que ce soit. Ces images dépeignent le contenu d’estomac réel de petits d’oiseaux dans un des sanctuaires marins les plus isolé du monde, à plus de 3000 km du continent le plus proche.

Commentaires du photographe Chris Jordan traduits de l’anglais par moi-même.

Voir également plusieurs autres photos sur le site :

http://chrisjordan.com/gallery/midway/#CF000313%2018×24



La vérité sur le bio

7 07 2010

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Qualité, prix, contrôles… Faut-il faire confiance aux produits labellisés «agriculture biologique» qui conquièrent les grandes surfaces ? Pour répondre à cette question et à toutes celles que se posent les consommateurs, «le Nouvel Observateur » mène l’enquête. Car le bio est aussi un laboratoire des développements agricoles de demain

 

Évidemment, ça trouble. Jusqu’à peu, on imaginait qu’un œuf ou une carotte siglés bio venaient tout droit d’une fermette, où une vache, deux chèvres et une fermière en tablier à carreaux coulaient des jours heureux. Mais comment ces fermettes pourraient-elles brusquement fournir depuis un an les hypermarchés en œufs, yoghourts, jus de pomme et autres légumes bio ? Un gros doute : et si ce bio de masse était du toc ?

Eh bien, non. Le bio des grandes surfaces, qui réalisent sur ce marché aujourd’hui 45% des ventes, contre 40% en 2005, n’est ni plus ni moins que celui qu’on trouve via la vente directe (12%) ou chez Biocoop et Naturalia (38%). Pourquoi ? Parce que ce que garantit d’abord le cahier des charges, ce n’est pas un plus mais du moins : l’interdiction absolue dans les cultures, les élevages et… les nappes phréatiques des OGM, des pesticides ou des nitrates. Colorants compris : c’est même pourquoi les saumons bio ont si mauvaise mine !

«Taratata, on trouve des résidus !», dénonce une récente étude à charge contre le bio signée par Léon Guéguen et Gérard Pascal, deux retraités de l’Inra. Exact. Mais si peu. Selon une expertise approfondie de la région Bade- Wurtemberg dans les années 2000, 8% des fruits et légumes bio contenaient des résidus phytosanitaires supérieurs à 0,01 mg par kilo en 2008 (en fait surtout dans le citron et le poivre) contre… 73% pour les échantillons conventionnels !

Et pourquoi pas 0% ? Lire la suite »



Je parraine une ruche pour sauver les abeilles

7 07 2010

ruches

 Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde. En butinant l’abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs. Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l’être humain. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, vous pouvez participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche. C’est simple, c’est utile et ce n’est pas si cher.

 

Pourquoi parrainer une ruche ?

 

Les abeilles sont en danger. Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) et reste inexpliqué : Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

 

Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde…

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15000 apiculteurs ont cessé leur activité. 18 000 tonnes de miel ont été récoltées en France en 2007 contre 25000 tonnes en 2004.

 

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

 

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple). La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes. On estime à 153 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes. Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence. A cette perte économique correspondrait un irréversible dommage pour l’ensemble de la biodiversité : combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation ?

 

Multiplier les chances de survie des abeilles en adoptant une ruche

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