La biodiversité des sols : l’usine de la vie

24 08 2010

Il existe sous nos pieds un monde fascinant: les sols, une usine de la vie. Ce lieu de travail animé abrite des milliers d’espèces, la biodiversité des sols, qui s’activent chaque jour pour créer les conditions favorables à la croissance des plantes, à l’alimentation des animaux et à la fourniture de matières premières essentielles à l’homme.

Les scientifiques estiment que plus du quart des espèces de la planète vivent dans les sols. Pourtant, alors que nous pouvons nommer la plupart des espèces qui vivent au-dessus du sol, nous n’avons qu’une connaissance sommaire des créatures qui habitent sous nos pieds, loin des yeux et loin du cœur, et nous négligeons cette vaste communauté de formes de vie à nos risques et périls.

Pour connaître ces différentes formes de vies, leur rôle au sein du monde vivant, les risques qu’elles encourent, et des mesures à prendre pour préserver un équilibre indispensable, la Commission européenne pour l’environnement propose une plaquette (utilisable dès cycle 3) et une brochure (pour avoir plus de détails) à télécharger.

La biodiversité des sols : l’usine de la vie

http://ec.europa.eu/environment/soil/pdf/soil_biodiversity_leaflet_fr.pdf

L’usine de la vie. Pourquoi la biodiversité des sols est-elle si importante ?

http://ec.europa.eu/environment/soil/pdf/soil_biodiversity_brochure_fr.pdf



Douze gestes pour la planète

11 08 2010

Proposition pédagogique : après lecture de ce texte (en plusieurs extraits), organiser un débat sur l’intérêt de mettre en œuvre ces actions, puis rechercher celles qui pourraient être reproduites à l’école, et celles dont on pourrait parler à la maison. Prévoir une façon de communiquer sur ces engagements  de la classe/de l’école : pourquoi, comment, où, avec qui… par le biais d’affiches lors d’une journée portes ouvertes, d’articles dans le journal d’école, de la commune, sur un site internet…

Côté programmes, vous traiterez parmi d’autres des points en sciences (le fonctionnement du vivant, l’eau, l’air…), en géographie (les besoins des hommes), en instruction civique (être responsable de ses actes), en maîtrise de la langue (expression orale, lecture, production d’écrits…).

Steven Vromman : L’homme à la faible empreinte écologique

Au nord du pays vit un homme aux pieds légers pour l’environnement. Son exemple montre qu’il est possible de polluer moins. Tout est question de choix.

Figure atypique à la notoriété grandissante en Flandre, Steven Vromman, dynamique quadragénaire gantois, a décidé après une vingtaine d’années d’une vie professionnelle bien remplie de changer radicalement sa façon de vivre. Son objectif est simple: prouver qu’il est possible à notre époque de vivre bien et durable. Il se lance le défi de réduire un maximum son empreinte écologique pendant 6 mois – celle-ci est calculée en nombre d’hectares nécessaires pour produire ce que nous consommons – et de consigner son histoire dans un livre intitulé « Low impact man » . Cela fait maintenant presque deux ans que Steven poursuit l’expérience et apparemment, il n’a aucune intention de revenir en arrière.

« Bien plus que des gadgets technologiques, ce qui fait la différence dans la lutte pour l’environnement c’est un changement de comportement, explique-t-il. Nous vivons dans une société jetable, il faut toujours avoir plus et changer souvent; pourtant on n’a pas l’impression que les gens soient vraiment plus heureux. Les gens optent souvent pour des choses matérielles à la place de choses vraiment importantes telles que l’amitié, le contact social, un travail enrichissant, etc. » Steven affirme que son changement de mode de vie a augmenté sa qualité de vie, « j’ai moins de produits toxiques dans la maison, je mange plus sain et je fais plus d’exercice. »

Tirés de son expérience quotidienne, voici douze gestes que tout un chacun peut facilement mettre en pratique.

1. Consommer moins. « Pour produire de nouveaux objets il faut beaucoup d’énergie et de matières premières qu’il a fallu extraire ou fabriquer. Ensuite, il y a encore le transport. Tout cela pollue énormément. Or, il n’est pas toujours nécessaire de posséder quelque chose pour en profiter. » Partant de ce principe, Steven s’est abonné à la bibliothèque et à la médiathèque. Il a ainsi accès à des centaines de livres, CD et DVD. Ces supports resteront dans le circuit du prêt et l’impact écologique que leur production a nécessité est ainsi divisé par le nombre d’emprunteurs.

2. Réutiliser. Dans le même état d’esprit, Steven achète presque exclusivement des articles de seconde main: vêtements, mobilier, vaisselle « On trouve de tout sur les brocantes et dans les magasins de seconde main. C’est aussi une façon d’acheter moins cher. » Mais Steven concède que certaines choses s’achètent difficilement de seconde main, comme les chaussures par exemple. Dans ce cas, il privilégie des articles de bonne qualité qu’il gardera longtemps. Lire la suite »



La crue centennale de la Seine

11 08 2010


La dernière grande crue de la Seine a eu lieu en 1910. On attend donc la prochaine crue centennale en tenant de prévoir son impact. Dans le bassin versant de la Seine , et particulièrement en Ile-de-France et Normandie, il y a lieu de préparer les élèves à un risque qui non seulement est inévitable mais pourrait être proche. L’académie de Rouen propose un recensement de ressources précieux pour ce sujet.

Le dossier : http://rme.ac-rouen.fr/crue_seine_1910_2010.htm



Les Kit Kat à base d’huile de palme nuisent à la forêt indonésienne

11 08 2010


En première ligne de ce fléau mondial, l’Indonésie affiche l’un des rythmes les plus soutenus de déforestation, dont l’une des principales causes tient au développement des plantations de palmiers à huile. Qualifiée de « catastrophe écologique », cette déforestation, outre la perte d’écosystèmes précieux, a de nombreuses incidences sur les populations locales qui en dépendent. Il en va de même pour de nombreuses espèces animales telles que les orangs-outans, menacés car privés de leur habitat et de leurs moyens de subsistance.

Forte de ce constat, l’organisation internationale Greenpeace vient de lancer une vaste campagne dénonçant l’utilisation massive d’huile de palme par le groupe Nestlé pour certains de ses produits, dont les réputées barres chocolatées Kit Kat.

A en croire l’ONG, au cours des trois dernières années, Nestlé aurait pratiquement doublé sa consommation d’huile de palme pour atteindre actuellement 320 000 tonnes par an. Or, l’un des principaux fournisseurs du groupe suisse n’est autre que Sinar Mas, lequel se trouve également être le premier producteur indonésien d’huile de palme.

Alertant à plusieurs reprises le géant de l’agroalimentaire des atteintes environnementales dont est responsable Sinar Mas, Greenpeace fournit à Nestlé, en décembre dernier, des preuves concrètes témoignant des activités illégales conduites par la compagnie indonésienne. Pour l’heure, le groupe n’aurait pas donné suite à ces communications.

Nestlé n’est toutefois pas le seul grand groupe à être pointé du doigt par Greenpeace. En effet, suite à une communication dont l’ONG fut l’instigatrice au printemps 2008, laquelle parodiait une publicité pour Dove, l’une des marques du groupe, Unilever résilia ses contrats d’approvisionnement avec Sinar Mas. Le groupe américain Kraft lui aurait emboîté le pas peu après.

A l’heure actuelle, en raison de la déforestation et de la destruction de ses tourbières, dont le commerce d’huile de palme est l’un des principaux moteurs, l’Indonésie se place désormais au troisième rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les États-Unis. La déforestation serait considérée comme la deuxième cause du dérèglement climatique.

Publié le 18-03-2010 sur www.univers-nature.com/