Réchauffement global : chaud-froid

26 01 2011

Pourquoi l’année 2010 a-t-elle été l’une des plus chaudes depuis un siècle et le mois de décembre l’un des plus rigoureux ? Les scientifiques de l’Institut de recherche climatique de Potsdam croient posséder la clé de l’énigme : à cause d’un réchauffement massif, la mer Arctique se trouve dépourvue d’une grande partie de sa banquise estivale. Et les flots, bien plus sombres que la glace, accumulent davantage de chaleur solaire. Durant l’automne et l’hiver, celle-ci est restituée dans l’atmosphère, créant au-dessus du pôle Nord une zone de hautes pressions qui pousseraient les poches d’air polaire vers le sud, vers l’Europe. D’où des hivers plus froids.

Article publié le 6/01/2011 sur http://www.lepoint.fr/science/



Dossier – L’eau potable et ses enjeux

24 01 2011

Du captage d’eau brute au robinet de l’abonné, le parcours de l’eau passe par une étape de traitement avant d’être distribuée dans une continuité de service public d’eau potable accessible à tous. Les nouvelles pollutions de la ressource, les mesures agro-environnementales pour la protéger, la gestion d’un patrimoine à préserver, les évolutions dans la gouvernance de l’eau, la solidarité envers les plus démunis, tels sont les principaux enjeux actuels de l’eau potable.

  • La ressource en eau
  • Réduire la pollution diffuse de la ressource
  • Le traitement de potabilisation
  • La réglementation française et européenne
  • Le stockage et la distribution de l’eau potable
  • La gouvernance locale de l’eau

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Publié le 10/01/2011



Le recyclage, un nouveau ressort pour les matelas

24 01 2011

photo 20MINUTES

DECHETS – La première usine de recyclage des matelas en France vient de voir le jour en région parisienne. Elle anticipe un changement législatif qui va contraindre à recycler sommiers et matelas début 2012…

C’est à Limay, dans les Yvelines, que les matelas se voient enfin offrir une seconde vie. Depuis quelques semaines, une usine de recyclage des matelas s’est mise en route dans un immense hangar de la zone portuaire de la ville, en bordure de Seine. Une première en Europe à cette échelle. Tous les jours, six salariés réceptionnent 300 à 400 sommiers et matelas, puis ils les découpent, les trient, les stockent, avant de réexpédier les matières à différentes filières, comme celle de l’automobile, des tapis de sol, de la biomasse… «Ressorts, cadres en bois, mousse, feutre, latex… 95% des matières sont réutilisables» assure Franck Berrebi, directeur général de Recyc-Matelas Europe…

Des partenariats avec des chaînes d’hôtels et de literie

La jeune entreprise a déjà passé un partenariat avec La compagnie du lit, certaines collectivités, et des chaînes d’hôtels. «Nous sommes aussi en contact avec Center Parcs, Conforama, qui réceptionne 125.000 pièces usagées par an en Ile-de-France, et Ikea», ajoute Jérémy Settbon. «Mais au lancement de l’entreprise, nous sommes allés nous-mêmes récupérer des matelas au pied des immeubles.»…

La cadence de l’usine devrait monter en puissance ces prochains mois, pour atteindre son rythme de croisière de 1.500 pièces par jour, soit 8.000 à 10.000 tonnes par an, en début d’année prochaine. C’est-à-dire au moment de l’application d’un nouveau décret qui obligera à recycler les matelas. Jusqu’à présent, ceux-ci terminent leur vie en centre d’enfouissement technique (CET). Quelques 5 millions de matelas seraient ainsi enfouis chaque année….

Article paru le 12 01 2011 sur http://www.20minutes.fr/



Trois quarts des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici à 2100

11 01 2011


Le changement climatique pourrait entraîner la disparition d’un quart du volume des glaciers d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000.

Le changement climatique pourrait entraîner la disparition d’un quart du volume des glaciers d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000.REUTERS/HO

Le changement climatique pourrait entraîner la disparition des trois quarts des glaciers des Alpes d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000, faisant monter le niveau des mers de quatre mètres, selon deux études publiées dimanche 9 janvier dans la revue Nature Geoscience.

La première étude, réalisée par les géophysiciens Valentina Radic et Regine Hock de l’université d’Alaska, à partir de données récoltées sur plus de 300 glaciers entre 1961 et 2004, prévoit que les glaciers de montagne vont perdre de 15 à 27 % de leur volume d’ici à 2100. Ce qui « pourrait avoir des effets substantiels sur l’hydrologie régionale et la disponibilité des ressources en eau », avertissent les auteurs.

Certaines régions seront plus affectées que d’autres en fonction de l’altitude de leurs glaciers, la nature du terrain et leur localisation, plus ou moins sensible au réchauffement climatique. Ainsi, la Nouvelle-Zélande pourrait perdre 72 % en moyenne (entre 65 et 79 % en fonction de la marge d’erreur) de ses glaciers, et les Alpes 75 % (entre 60 et 90 %) ; en revanche, ce chiffre ne serait que de 8 % concernant les glaciers du Groenland et 10 % pour ceux des hauts massifs asiatiques.

HAUSSE DU NIVEAU DES MERS

Cette fonte devrait entraîner une hausse du niveau de la mer de douze centimètres en moyenne d’ici à la fin du siècle, sans tenir compte de la dilatation des océans quand ils se réchauffent. Cette étude est basée sur l’un des scénarios intermédiaires du Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC), dans son dernier rapport de 2007, qui conjugue croissance démographique, économique et recours à des sources d’énergie plus ou moins polluantes, et prévoit une hausse de la température de la planète de 2,8 degrés au cours du XXIe siècle.

Or il s’agit d’un modèle qui ne prend pas en compte les calottes glacières de l’Antarctique et du Groenland, qui comprennent 99 % de l’eau douce de la planète. Si l’une des deux devait fondre de façon significative, le niveau des océans augmenterait de plusieurs mètres, noyant un grand nombre de villes côtières. Avec la partie occidentale de l’Antarctique, le chiffre serait de 4 mètres.

INERTIE DES GAZ À EFFET DE SERRE

Ce scénario-catastrophe émerge de la seconde étude réalisée par l’université de Calgary, au Canada, qui s’intéresse à l’inertie des gaz à effet de serre (GES), qui, une fois émis, restent des siècles dans l’atmosphère. Aussi, même si toutes les émissions de GES s’arrêtaient d’ici à 2100, le réchauffement se poursuivrait encore plusieurs siècles, selon l’étude.

Celle-ci se base sur un autre scénario du GIEC, plus pessimiste que le premier en matière d’émissions de gaz à effet de serre, et qui prévoit une hausse de la température de 3,4 degrés d’ici à la fin du siècle. Dans cette situation, le réchauffement des profondeurs intermédiaires des mers australes pourrait entraîner un « large effondrement » de la partie occidentale de la calotte antarctique d’ici à l’an 3000.

Paru sur http://www.lemonde.fr/planete/… le 10/01/2011