Nos poubelles au régime. Pourquoi ? Comment ?

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Symbioses n°92
A la veille de la semaine européenne de réduction des déchets (du 19 au 27/11), Symbioses, le magazine d’éducation à l’environnement, publie un dossier complet sur le contenu de nos poubelles. Il aidera les enseignants et animateurs à mieux comprendre les grands enjeux liés aux déchets, à s’interroger sur nos modes de production et de consommation, leur fera découvrir des projets d’écoles, des actions citoyennes, des expériences d’économie sociale… Du tri au recyclage, du troc à la récup’. Il propose articles de réflexion, reportages, outils et activités pédagogiques, adresses utiles. Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.symbioses.be/



Les ressourceries se multiplient

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

CONSOMMATION – De plus en plus de lieux de récupération et de revente des objets voient le jour…

Collecte, remise en état, recyclage ou revente d’objets condamnés à la déchèterie, les «ressourceries», ces boutiques qui allient réduction des déchets et création d’emplois, profitent de la crise et de la sensibilisation aux menaces contre l’environnement. Les «ressourceries» sont des structures qui essaiment peu à peu en France -il y en a 80, dont 11 en Ile de France. Le principe: réduire les déchets ultimes en les «transformant en ressources» et en les vendant à prix modique. Et par ce biais créer des activités et des emplois durables, ainsi qu’un lieu de rencontres et de formation professionnelle.

«D’une société du tout jetable à une société du tout utile»

Les «ressourceries» répondent à une double crise: crise économique, «qui met en cause notre modèle de consommation», et crise environnementale, qui nous impose de limiter notre usage des ressources, a souligné devant la presse François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté et du traitement des déchets, à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (19-27 novembre). «Le recyclage et le réemploi des déchets sont une réponse», avec le «passage d’une société du tout jetable à une société du tout utile», souligne-t-il.

Depuis deux ans, la mairie soutient les projets, et le concept «monte en puissance» dans la capitale, avec plusieurs projets qui devraient rapidement voir le jour. «Le gisement sur Paris est énorme, c’est une nécessité économique, sociale, et écologique», affirme l’élu PS du XIXe. Première ressourcerie de la capitale, l’Interloque, ouverte dans le XVIIIème en 2006 à l’initiative de Gian-Carlo Pinna, récupère, valorise et revend les «déchets» et propose un atelier de pièces détachées de vélos. Elle essaie de sensibiliser son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement, par des ateliers d’animation et des programmes pédagogiques. Elle a créé 12 emplois pérennes.

«Une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi»

Emmaüs défi, rattachée à Emmaüs France, marie insertion professionnelle et gestion d’objets collectés auprès des particuliers. Elle les vend dans son bric-à-brac du «Centquatre», dans le XIXème, ou dans son entrepôt du boulevard Jourdan. Là, selon Charles-Edouard Vincent, un de ses responsables, «on y fait la queue» le samedi pour acheter un lustre, des livres, de la vaisselle ou un piano… «Nous travaillons dans la logique du développement durable», insiste Sophie, une autre responsable.

Emmaüs défi devrait ouvrir prochainement un grand bric-à-brac sur le site de l’ancien marché Riquet, dans le XIXème, ce qui permettra à l’association de doubler son activité, et donc d’embaucher davantage de personnes en très grande exclusion. «On donne une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi», dit Sophie. «La réserve des arts» est une «ressourcerie spécialisée», qui s’adresse aux étudiants en arts ou artistes peu fortunés, et leur propose à faible coût des matériaux récupérés, qui peuvent être réutilisés, pour promouvoir «une pratique artistique responsable». Dans un tout proche avenir, la ressourcerie de «la Maison du Canal» va ouvrir une «librairie solidaire» avec des ateliers visant à créer du lien social.

Publié le 23/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/societe/828950-reponse-crise-ressourceries-vent-poupe



Donner, réparer, échanger… Le plein d’idées pour réduire ses déchets

24 11 2011

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Quelques conseils pour mettre ses poubelles au régime…

Trois-cent quatre-vingt-dix kilos par personne et par an: chaque Français produit, souvent sans s’en rendre compte, plus d’un kilo de déchets par jour. La troisième édition de la Semaine européenne de réduction des déchets, du 19 au 27 novembre, veut mettre nos poubelles au régime sec: réutilisation, achats réfléchis et don de nos vieux objets pourrait permettre de réduire considérablement la quantité de déchets qui partent, trop souvent, en fumée: en 2008, 60% des déchets municipaux européens finissaient encore dans des décharges ou des incinérateurs, émetteurs de CO2 et de méthane qui contribuent au changement climatique.

Adopter des lombrics et acheter en vrac

Selon l’Ademe, un tiers de nos poubelles est composé de matières «organiques», c’est-à-dire des restes de repas, épluchures, pain sec… Pour éviter le gaspillage alimentaire, on peut apprendre à cuisiner et conserver les restes, et surtout acheter les bonnes quantités de nourriture. Un lombricomposteur peut avantageusement remplacer la poubelle pour ce genre de déchets que les vers se feront un plaisir de décomposer pour les transformer en engrais.

Au deuxième rang du classement des occupants les plus nombreux de nos poubelles, les papiers et cartons d’emballage représentent 21,5% des déchets des Français, selon l’Ademe. En cause notamment, le suremballage, que l’on peut apprendre à éviter en faisant ses courses: on peut bouder les cartons inutiles comme celui autour du tube de dentifrice ou des yaourts, certains magasins proposent des produits en vrac et les grandes contenances ont souvent un ratio emballage/produit plus intéressant que les portions individuelles. Mais attention dans ce cas à ne pas acheter trop et à jeter des produits non consommés…

Les ressourceries ressuscitent les objets

Cette année, la Semaine européenne de réduction des déchets veut ressusciter nos vieux objets. La plupart des choses que nous jetons pourraient être réutilisées, soit en les faisant réparer, soit en les donnant. Si les vide-greniers et les brocantes connaissent un succès croissant, de nouvelles manières d’échanger ses objets naissent sur le Web ou via l’économie sociale et solidaire. Les ressourceries sont ainsi en plein développement: ces lieux reprennent les objets usagés pour les transformer ou les réparer, sans but lucratif. Les objets sont revendus à des prix accessibles et bien souvent les ressourceries emploient des salariés en réinsertion. L’activité des ressourceries représentait en France environ 16.000 emplois en 2008, chiffre l’Ademe, et a compté 2,4 millions d’acheteurs de produits de seconde main.

Pour les filles dont le placard déborde, les vêtements peuvent aussi s’échanger, avec des sites Internet qui permettent de troquer ce qui ne nous plaît plus, ou se donner via les points de collecte «Le relais», qui en feront profiter les associations caritatives. Selon l’Ademe, donner une seconde vie aux objets permettrait de réduire les déchets de Français de 13kg par personne et par an.

Publié le 21/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/



100 sites de Consommation Collaborative

24 11 2011

100 sites pour consommer sans posséder : transport, tourisme, alimentation, cadeaux, artisanat, recyclage, financement…

Alimentation

Achat groupé direct au producteur

Colunching

Cours de cuisine collaboratifs

Petits plats fait maison

Rencontres et partage culinaire

Jardinage

Location/Don/Échange/Troc de biens matériels

Location d’objets entre particuliers

Échange/Troc d’objets

Troc de fringues

Livres

Don d’objets

Transport

Location de voitures entre particuliers

Covoiturage

Transport adapté, partagé et insertion

Parking chez l’habitant

Partage d’informations sur le stationnement

Voyages

Location de logement chez l’habitant

Couchsurfing

Manger chez un local

Vivre des expériences de tourisme avec des locaux

Partage d’expériences de voyage

Échange de Maisons

Accessoires et cadeaux

Tous types d’artisanat

Location de sacs à main et accessoires de mode

Location de lunettes

Location d’équipement pour enfants

Location de jouets

Location d’équipement

Finances alternatives

Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)

Prêt entre particuliers

Échange / Troc de services

Échange / Troc de Compétences

Communautés

Échange de biens et de services entre entreprises

Habitat

Colocation

Construction d’habitat participatif

Voisinage

Co-working

Recyclage

Partage de gestes et idées écologiques

Article publié le 18/10/2011 sur http://consocollaborative.com/

 



L’arbre, allié de taille

22 11 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

UN ÉPURATEUR D’ATMOSPHÈRE

Nous, humains, avec nos 2 mètres carrés de peau, sous-estimons la surface de l’arbre. Pour la calculer, il faut mesurer chaque feuille recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues et fines et des poils absorbants, sans oublier les poches dans l’écorce. Un arbre feuillu de 15 mètres occupe au total 200 hectares, l’équivalent de Monaco. Il double de poids quand il est mouillé. Toute cette surface respire, nous fait respirer.

« Grâce à la photosynthèse, l’arbre est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique « , estime Francis Hallé. Tout arbre, absorbe quantité de dioxyde de carbone (CO2), responsable de l’effet de serre. 20 % à 50 % de la matière produite par l’arbre – bois, racines, feuillages, fruits… – est constituée de CO2. Ainsi, en respirant, l’arbre épure l’atmosphère. Il séquestre le dioxyde de carbone et les polluants urbains tels que les métaux lourds, le plomb, le manganèse, les suies industrielles, les oxydes d’azote et de soufre, l’ozone… Ceux-ci sont dissous par l’eau intérieure, puis stockés dans le bois. C’est pourquoi il faut couper les vieux arbres le moins possible. Plus ils sont grands, plus ils purifient l’air.

En même temps, l’arbre libère l’oxygène qui nous fait vivre, l’O2. Un humain adulte consomme environ 700 grammes d’O2 par jour, soit 255 kg par an. Pendant ce temps, un arbre moyen en produit 15 à 30 kg. Il faut donc une dizaine d’arbres pour oxygéner un homme. En plus, l’arbre humidifie et rafraîchit l’atmosphère par évaporation et transpiration. Une zone boisée de 50 m2 fait baisser la température de 3,5 °C et augmente le taux d’humidité de 50 %. L’agitation des feuillages, surtout des conifères, libère des ions négatifs qui auraient un effet bénéfique sur la santé et l’humeur. Et l’arbre accueille nombre d’espèces utiles.

Pascal Cribier, jardinier talentueux, habite au-dessus du jardin du Luxembourg, à Paris. Il désigne la cime rougeoyante des arbres : « Nous ne voyons que la moitié d’un arbre. Nous n’imaginons pas l’activité souterraine, la taille et la force de ses racines, les espèces qui vivent en symbiose avec lui. Nous oublions que, sans les arbres, le sol se dégrade vite, et pour toujours. » Il faut savoir que sous-bois, racines et sous-sols font vivre champignons, lichens, fougères, plantes épiphytes, insectes, vers et mammifères. Sous terre, les racines font circuler des tonnes d’eau pour abreuver les feuilles. Souvent, elles dépassent en longueur les branchages.

« L’homme ne saurait vivre sans l’arbre, et il le menace partout, s’étonne Francis Hallé. Pourtant, la réciproque n’est pas vraie… » Les Nations unies ont déclaré 2011 Année internationale de la forêt. Les arbres abritent 50 % de la biodiversité terrestre et apportent la subsistance à 1,6 milliard d’humains.

Les enquêtes de l’ONU montrent que la moitié des forêts de la planète a été détruite au XXe siècle. Ainsi, 7,3 millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu chaque année entre 2000 et 2005, soit 20 000 hectares par jour. Résultat, la déforestation et la dégradation des forêts tropicales contribuent pour 15 % à 20 % aux émissions de CO2 : brûlés, abattus, les arbres libèrent leur carbone. A l’inverse, l’ONU estime que des plantations d’arbres pourraient compenser 15 % des émissions de carbone dans la première moitié du XXIe siècle.

DE L’ASPIRINE AU PAPIER

L’arbre se contente de peu – lumière, eau, oligoéléments – et déjoue ses ennemis sans bruit, en développant un arsenal chimique. Un if produit des molécules qui éloignent souris et insectes et, ce faisant, il fournit le taxol à l’homme, un anticancéreux efficace. Et chacun sait que le tilleul ou le bouleau, le noisetier ou le citronnier donnent des médicaments.

Prenons un citadin qui déguste en terrasse une salade à l’huile d’olive et au citron avec des pignons, puis commande une omelette aux truffes et un verre de chablis. Au dessert, poire belle-Hélène accompagnée d’un café à la cannelle. En digestif, une goutte de vieux gin. Ensuite, après une aspirine, il prend quelques notes avec un stylo jetable sur un carnet. Cet homme vient de mettre quinze arbres à contribution. Un frêne pour sa chaise, un orme pour la table, un olivier, un pin parasol, un citronnier, un chêne pour la truffe, un robinier (faux acacia) pour le fût du vin blanc, un poirier et un cacaoyer, un caféier, un cannelier, un genévrier, un saule pour l’aspirine, du ricin pour le plastique, un pin sylvestre pour le papier. Nous ne saurions vivre sans les arbres.

ARBRES ET FORÊTS DES VILLES

En Europe, Bruxelles protège les 5 000 hectares de la forêt de Soignes, en pleine ville ; Zurich fait de même, Barcelone a classé sa forêt riveraine, Nantes prévoit de planter 1 400 hectares d’arbres à ses portes. Julien Custot, expert à la FAO, explique : « L’arbre urbain est fondamental pour préserver les sols, contenir les inondations, apporter de l’énergie, pourvoir des aliments sains. Il rend les villes plus agréables, plus fraîches. Il nous faut une vraie politique de foresterie urbaine. »

L’économiste indien Pavan Sukhdev a chiffré les services rendus par les écosystèmes à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, dont la France vient de signer le protocole. Il calcule la valeur économique de la nature et ses dégradations. Après trois ans d’enquêtes menées par cent experts, « les gros chiffres impressionnent », affirme-t-il. Si nous divisions par deux le rythme de la déforestation d’ici à 2030, les réductions d’émission de CO2 allégeraient de 2 600 milliards d’euros le coût du réchauffement. L’érosion de tous les écosystèmes terrestres – forêts, sols ou encore zones maritimes – nous fait perdre entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros chaque année.

En jardinier, Pascal Cribier s’inquiète de ces chiffres : « Un arbre est inestimable, ce qu’il nous apporte n’a pas de prix… »

D’après un article publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 20.11.11



Mallette pédagogique : les énergies et les déchets

15 11 2011


Une nouvelle édition de la mallette pédagogique « les énergies et les déchets » est arrivée.

Cette mallette pédagogique est destinée aux enseignants et éducateurs qui souhaitent enseigner le développement durable à des élèves de 8 à 12 ans.

Dans cette mallette sont disponibles 2 films éducatifs (2×26 min), 40 fiches pédagogiques (exercices, expériences, sorties et projets), 2 quiz interactifs de 12 questions chacun, 2 jeux vidéo pour l’approfondissement des connaissances, et un lexique.

En téléchargement gratuits :
- Les fiches pédagogiques
. exercice de géographie sur les déchets
. exercice de sciences sur les déchets
. exercice d’histoire sur les énergies
. expérience sur les déchets
. expérience sur les énergies

. projet sur les déchets
. projet sur les énergies

Le lexique énergies et déchets

Plus d’informations : E-graine 



Opération « Plus d’arbres, plus de vie ! »

10 11 2011

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Connaître la forêt

Au carrefour de fonctions environnementales, économiques et sociales, la forêt est un sujet particulièrement représentatif des enjeux du
développement durable.
Le livret « Plus d’arbres, plus de vie ! », support de l’opération, vous propose de découvrir de manière ludique ses richesses et ses secrets. Savez-vous combien d’espèces d’oiseaux abritent les forêts françaises ? Ou encore que la filière forêt-bois en France emploie à elle seule autant de personnes que l’industrie automobile ?

Ce livret peut être télécharger gratuitementici.

Passer à l’action

Le livret « Plus d’arbres, plus de vie ! » vous donnera les clés pour réussir des plantations durables grâce aux conseils de professionnels pépiniéristes et reboiseurs. Vous trouverez également sur ce site des fiches conseils, des ressources pédagogiques ainsi qu’un kit média.

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Formation « Relever un défi scientifique »

7 11 2011

Vous trouverez en pièce jointe le conducteur de mon animation du 9/11/2011.

N’hésitez-pas à me faire vos remarques sur ce moment commun : je pourrai en tenir compte pour de futures interventions.

formation défis scientifiques 2011-12



A Limeil, la montagne d’ordures aurait gravement pollué les eaux

1 11 2011

Le maire a fait analyser les eaux de ruissellement du site où ont été stockés illégalement des déchets. Il parle de « résultats alarmants ». Les habitants vivant à deux pas du « volcan » pourraient être évacués.

Des eaux dégageant une forte teneur en soufre ruissellent le long de la « montagne d’ordures » de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) et sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales, a annoncé lundi le maire de la commune. Dans une lettre à la ministre de l’Écologie, l’élu indique avoir été informé vendredi de résultats « alarmants » des mesures qu’il a fait prendre à l’aide de sondes posées sur le site durant deux semaines. Les analyses indiquent une forte toxicité chronique de l’eau de ruissellement chargée de soufre, conséquence de l’intervention sur place de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour refroidir la montagne de déchets, qui abrite un brasier permanent.

« Odeur de soufre »

Selon le maire, « ces eaux sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales et l’odeur de soufre se dégage des bouches d’égouts ». Selon les résultats des analyses menées par la Lyonnaise des Eaux, les sondes enregistrent « parfois 1.200 ppm » (parties par million) de sulfure d’hydrogène, alors que le niveau de risque mortel serait situé à 300 ppm. Respirer l’odeur de soufre à proximité des bouches d’égouts serait donc très dangereux pour la santé.

« Je ne peux pas laisser les riverains dans cette situation, indique le maire. Je prépare un arrêté pour évacuer les habitants. Vingt-sept pavillons sont concernés. J’envisage également l’arrêt du chantier situé à proximité. » Selon l’édile, sept riverains se sont plaints vendredi de nausées, mais le lien avec l’odeur de soufre n’était pas établi.

Diagnostics contradictoires

Une réunion avec la préfecture est prévue lundi à 14h30. Les nouvelles mesures font suite à d’autres analyses menées depuis le mois d’août et qui présentaient, selon le maire, des résultats contradictoires. Lors d’une récente visite sur le site, le préfet du Val-de-Marne a affirmé que les phénomènes de pollution qui ont pu être déclarés sont « sans danger sur le plan sanitaire parce qu’il ne s’agit pas d’eau destinée à l’alimentation en eau potable ».

Le « volcan d’ordures » de Limeil est en cours d’évacuation et doit être déblayé d’ici juin. L’État engage 14 millions d’euros pour pallier les manquement de la société responsable, LGD Développement, qui a laissé s’accumuler illégalement sur le site 150.000 mètres cubes de déchets.

Publié le 24/10/2011 sur www.metrofrance.com



Les pesticides en tête des micropolluants dans les milieux aquatiques

1 11 2011

Dans le cadre du Plan national micropolluants 2010-2013, le Commissariat général au Développement durable vient de publier un rapport dans lequel il dresse un état des lieux des micropolluants (1) présents dans les milieux aquatiques. Ces conclusions se basent sur des suivis réalisés de 2007 à 2009 dans les rivières, les plans d’eau, les eaux souterraines et les sédiments des eaux superficielles de France Métropolitaine et des DOM. Au cours de cette période, près de 950 substances différentes, dont près de 60 % de pesticides, ont été recherchées.

Présents dans la composition de nombreux produits à usage industriel, agricole ou domestique, les micropolluants sont utilisés à grande échelle et peuvent être rejetés dans l’environnement lors de leur fabrication ou de leur emploi. Ils peuvent s’avérer très toxiques pour les milieux aquatiques, même à des concentrations très faibles. Selon le rapport, des pesticides ont été détectés dans 91 % des points de suivi des cours d’eau français, DOM compris, 75 % des points de suivi des plans d’eau et 70 % des points de suivi des eaux souterraines. Les pesticides les plus fréquemment rencontrés dans les eaux continentales sont les herbicides en métropole et les insecticides dans les DOM. Ils proviennent généralement de substances aujourd’hui interdites, mais très utilisées par le passé, comme l’atrazine en métropole et du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Le glyphosate, herbicide à l’usage très répandu (marque Roundup par exemple), et son produit de dégradation, l’AMPA, touchent respectivement le quart et la moitié des points de mesure des cours d’eau de métropole.

On distingue une plus grande diversité de molécules dans les cours d’eau de métropole que dans les plans d’eau et les eaux souterraines. Toutefois, les normes de qualité appliquées aux eaux souterraines étant plus strictes, celles-ci sont plus souvent dépassées. Un peu plus de 27 % des points d’eaux souterraines ne furent pas conformes aux normes réglementaires au moins une année entre 2007 et 2009.

Outre les pesticides, la présence de 329 micropolluants, de familles d’origine et d’usage différents, a été recherchée dans les eaux souterraines, et plus de 400 substances dans le cas des cours d’eau. Produits lors de diverses combustions (incinération de déchets, feux de forêts, domestiques etc.) , les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont largement présents dans les cours d’eau métropolitains. Les polychlorobiphényles (PCB) et les retardateurs de flamme ont, eux, été retrouvés dans les sédiments.

(1) Le terme «micropolluants» désigne un ensemble de substances à la fois minérales (métaux) et organiques (hydrocarbures, pesticides…) qui, même à de très faibles concentrations, présentent un risque toxique.

 Publié le 22-10-2011 sur www.univers-nature.com