Je parraine une ruche pour sauver les abeilles

7 07 2010

ruches

 Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde. En butinant l’abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs. Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l’être humain. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, vous pouvez participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche. C’est simple, c’est utile et ce n’est pas si cher.

 

Pourquoi parrainer une ruche ?

 

Les abeilles sont en danger. Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) et reste inexpliqué : Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

 

Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde…

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15000 apiculteurs ont cessé leur activité. 18 000 tonnes de miel ont été récoltées en France en 2007 contre 25000 tonnes en 2004.

 

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

 

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple). La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes. On estime à 153 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes. Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence. A cette perte économique correspondrait un irréversible dommage pour l’ensemble de la biodiversité : combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation ?

 

Multiplier les chances de survie des abeilles en adoptant une ruche

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Des fleurs vont être plantées le long des routes de France pour les abeilles

6 04 2010

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Des fleurs vont être plantées le long de certaines routes de France pour venir en aide aux abeilles butineuses en mal de pollen et décimées par les maladies, une initiative lancée par le gouvernement qui pourrait être étendue à terme à l’ensemble du réseau routier national.

« Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont ainsi être semées sur plus de 250 kilomètres d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation », ont expliqué mardi Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie.

Il s’agit « d’améliorer le bol alimentaire des abeilles et de contribuer ainsi au maintien de leurs défenses immunitaires », a précisé le ministère du Développement durable…

Article publié le 19/01/2010 sur http://www.goodplanet.info/

PROPOSITION PÉDAGOGIQUE

Suite à la lecture explicitée de ce texte, poser aux élèves la question :

Et s’il n’y avait plus d’abeilles ?

Représentations initiales : les différents points évoqués individuellement et par écrit

Ça pourrait changer le monde.

Il n’y aurait plus de…

  • fleurs, miel, végétation, pollen, fruits, frelons, cire d’abeilles, gelée royale, ours, laine.
  • plantes, donc plus d’herbivores ni de carnivores, donc plus de nourriture.
  • oxygène, donc plus de vie sur terre.

On ne pourrait pas…

  • soigner les maladies, se soigner la gorge.
  • respirer sans les plantes, donc plus de vie humaine sur terre.
  • vivre plus de trois ans.
  • faire de confiture de miel, de sucreries, de biscuits.

Les fleurs pourriraient car elles seraient pleines de pollen.

Les abeilles quand elles butinent transportent quelque chose qui sert à ce que les fleurs poussent.

Les abeilles prennent le pollen et le déposent sur les autres fleurs, et ça fait comme une reproduction.

On mangerait seulement du diététique.

Elles ne cultiveraient pas les fleurs.

Nous mourrions car les abeilles font partie du cercle de la nature, car le pollen est essentiel pour notre oxygène.

Les ours n’auraient plus de miel : il mangeraient d’autres nourritures qui manqueraient à d’autres animaux, et même à l’homme.

On n’aurait plus de pollen car c’est les abeilles qui le fabriquent.

Les fleurs ne pourraient pas vivre car les abeilles prennent le pollen et les fleurs en refont.

On n’aurait plus besoin de planter les fleurs au bord des routes.

Nous ne serions plus piqués par les abeilles.

Le paysage serait très moche.

Les apiculteurs n’auraient plus qu’à trouver un autre travail, il y aurait du chômage.

Après une discussion pour mettre en commun les idées de chacun, en déduire avec les élèves les problèmes à résoudre :

Quel est la place et le rôle de l’abeille dans la nature ?

Qu’est-ce qui met en danger les abeilles ?

Que peut faire l’Homme pour améliorer la situation ?

Points des programmes à étudier :

Sciences

Le fonctionnement du vivant :

les conditions de développement des végétaux et des animaux.

les modes de reproduction des êtres vivants.

Les êtres vivants dans leur environnement :

places et rôles des êtres vivants.

Géographie

Produire en France :

espaces d’activités agricoles : ressources, pollutions, risques et prévention

Instruction civique

Être responsable face à l’environnement, au monde vivant, à la santé, et agir en ce sens

Conclusions visées

Pour se nourrir, les abeilles ont besoin des plantes à fleurs. Pour se reproduire, les plantes à fleurs ont besoin des abeilles. S’il n’y avait plus d’abeilles, il y aurait beaucoup moins d’aliments à notre disposition (fruits, légumes, céréales, viande…). Il y aurait un risque de famine.

Pour produire beaucoup et pas cher, l’agriculture intensive fait disparaître les plantes sauvages et les animaux qui pourraient nuire aux cultures. Elle utilise des pesticides pour les éliminer.

Les insectes pollinisateurs sont parfois tués par ces produits chimiques, et ont du mal à trouver leur nourriture favorite. Leur santé s’en trouve fragilisée, et ils sont plus sensibles aux maladies, aux parasites et aux prédateurs.

Pour essayer d’améliorer cette situation et fournir plus de nourriture aux abeilles, des fleurs vont être plantées le long de certaines routes de France. Nous allons également semer à l’école des plantes mellifères, et installer des nichoirs à abeilles solitaires.



Ce que la biodiversité apporte à l’espèce humaine

5 03 2010

Je suis, tu es, il est, nous sommes la biodiversité

Comme toute espèce vivante et depuis notre apparition sur Terre, nous dépendons de ce qui nous entoure de manière plus ou moins évidente, donc plus ou moins consciente. Nous sommes en effet en interaction permanente avec les milieux terrestres ou aquatiques et la grande diversité d’animaux, de végétaux et de micro-organismes qui les compose. De notre naissance à notre mort, nous consommons de la biodiversité, nous rejetons des déchets qui alimentent la biodiversité et nous abritons de la biodiversité. En cela, l’espèce humaine est l’égale de n’importe quel être vivant, de l’érable au termite.

Tout ce travail ! Et sans salaire en retour !

Cette biodiversité influe sur l’être humain d’une manière à la fois positive et négative. Elle rend de nombreux « services écologiques » qui sont à l’origine du bon fonctionnement de la planète et de ses écosystèmes et qui permettent la survie de toutes les espèces – dont l’espèce humaine. Nous pouvons les regrouper en 4 catégories :

-l’approvisionnement en matières premières, grâce à la diversité des espèces (animales et végétales) et de leurs productions ;

-le bon fonctionnement des milieux, grâce à la protection des sols, au cycle des nutriments (carbone, azote…) et au cycle de l’eau, à la diversité des habitats, à la pollinisation et au contrôle des pollutions (épuration de l’air et de l’eau) ;

-la protection naturelle des êtres humains et des espèces qui leur servent de ressources, à travers la régulation des milieux (naturels ou agricoles) : la diversité en espèces présentes développe la résistance et la capacité d’adaptation aux perturbations de l’environnement (catastrophes naturelles (inondations, tempêtes), maladies, invasions biologiques…). Mais également la régulation de l’atmosphère (dont la production d’oxygène) et des fluctuations du climat, local et global ;

-et enfin les biens immatériels, tels que la connaissance, la culture…

Nous savons que nous devons à l’abondance, à la variété et à la spécificité des formes biologiques – vivantes comme fossiles – nos ressources alimentaires (marines et terrestres : pêche, aquaculture, cueillette, chasse, agriculture, élevage), nos ressources énergétiques (bois, pétrole) et nos ressources fines à des fins médicales et industrielles (molécules organiques, ressources génétiques, fibres etc.). Donc d’une manière générale, la biodiversité est à l’origine de nos ressources économiques.

Alors la biodiversité, avec ou contre nous ?

Mais notre vie n’est pas pour autant un long fleuve tranquille, en raison même de cette diversité biologique ! Ainsi l’immense variété et la très grande variabilité des microorganismes interviennent directement sur notre santé, en bien comme en mal, comme source de maladies ou comme remède. Ils assurent également le bon fonctionnement de notre propre corps, car ils composent notre flore intestinale.

L’usine de la vie produit tout ce que vous voulez

La profusion des animaux et végétaux, marins comme terrestres, et de leurs dérivés, constituent pour nous une source de bien-être comme de dangers, à travers les biomolécules actives qui en découlent (médicaments, drogues, toxines provenant de poisons, venins etc.).

La diversité biologique permet également le maintien « d’un bon état sanitaire » en tant que rempart contre les épidémies animales et végétales et les invasions biologiques, mais aussi en tant que moyen de lutte contre les pollutions (rôle épurateur des milieux, assainissement industriel des eaux usées).

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Mais nous ne savons pas assez que nous devons aussi à cette profusion du vivant la fertilité du sol, la reproduction des espèces végétales fortement liée à la pollinisation par des insectes, ainsi que la diversité et la santé des végétaux que nous cultivons ou des animaux que nous élevons. La biodiversité est donc à l’origine de notre alimentation et du développement de notre agriculture, ainsi que de l’évolution de nos paysages et nos sociétés face à l’alimentation. La profusion, la variété et la spécificité des microorganismes permet aussi la création d’aliments élaborés, par le biais de processus traditionnels de transformations biologiques alimentaires (bière, vin, pain via les levures, etc.)

La nature nous inspire

Le fonctionnement du monde du vivant (organisation des communautés animales, forme des végétaux…) a toujours passionné et inspiré les humains dont les chercheurs. Son observation a conduit à des inventions de toutes sortes, telles que la création des filets de rétention d’eau dans les régions sèches inspirée des arbres.

En fait, quasiment toutes les inventions humaines se retrouvent dans la nature. Certaines fourmis utilisent des antibiotiques depuis des millénaires ; insectes, oiseaux et certains mammifères contrôlent à merveille les principes de l’aérodynamique. Il est absurde de dire que les poissons ont généralement une forme de torpille ; ce sont les torpilles qui adoptent la forme hydrodynamique des poissons (ainsi que des mammifères et des oiseaux qui passent beaucoup de temps dans l’eau). Et nous avons encore beaucoup à apprendre du monde vivant qui nous entoure.

Y’a d’la vie dans les rues !

A noter enfin que la biodiversité joue un rôle central également dans les villes, milieux fortement bétonnés et imperméabilisés. Elle permet aux personnes qui vivent et passent la plupart de leur temps dans un environnement urbain :

-de se rendre compte de ce qu’est la biodiversité en se basant sur son observation en milieu urbain: son adaptation, les interactions qui existent entre espèces (animaux domestiques, sauvages, végétaux, êtres humains), l’utilisation d’ordures pour se nourrir et d’abris dont la ville regorge (bâtiments, espaces verts, vieux murs, toits, égouts), etc ;

-de développer le contact – ou garder la connexion – avec la biodiversité des milieux naturels et de rappeler aux Hommes leurs liens avec la nature ;

-de se « ressourcer ». La biodiversité au travers des jardins et espaces verts apporte aux citadins un bien-être indéniable.

Article issu du très riche et accessible dossier sur la biodiversité www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/



Chambres d’hôtes pour insectes

7 02 2010

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Abri pour abeilles et guêpes solitaires.

Réalisation : Société d’Horticulture de Touraine

Cet article vient en complément de la proposition pédagogique faite sur http://www.ia94.ac-creteil.fr/sciences/edd/edd_pistes_peda.htm intitulée « Des fleurs vont être plantées le long des routes de France pour les abeilles ».

Profitez de la période hivernale, lorsque les travaux sont réduits au jardin, pour concevoir vous-même, très facilement et à partir uniquement de matériaux de récupération, un (ou des) hôtel(s) à insectes que vous placerez dans des endroits abrités des grosses intempéries.

En créant ainsi un environnement favorisant l’équilibre entre un nombre varié d’espèces végétales et un nombre varié d’espèces animales, vous encouragerez la biodiversité dans votre jardin.

Ces espèces animales amies nous aident à lutter contre les organismes nuisibles. Il peut s’agir d’oiseaux, de reptiles, de batraciens, de mammifères, d’insectes, qui se nourrissent ou qui parasitent les ennemis de nos cultures. Il faut donc chercher à les attirer car ils nous apportent une aide précieuse. Les principales espèces utiles sont les suivantes : l’araignée, la belette, le carabe doré, la coccinelle, la chauve-souris, la couleuvre, le crapaud, la chrysope, la guêpe parasite, la grenouille, le hérisson, le lézard, la musaraigne, l’oiseau, le rapace, la punaise, la syrphe.

Voir différents modèles d’abris et les conseils pour les fabriquer

Article publié sur www.plantes-et-jardins.com le 07/01/2010



Des films à télécharger gratuitement sur le site de la Cité des Sciences

29 01 2010

De très nombreuses propositions, dont certaines sont adaptées au public scolaire du cycle 3.

Par exemple :

Eau de source sous surveillance

Chaque jour à Paris, 600 millions de litres d’eau potable sont consommés. La moitié provient d’eaux de source qui n’échappent pas aux contrôles de qualité. De nouvelles usines de traitement de ces eaux souterraines font même actuellement leur apparition autour de la capitale.

Reportage

Les aiguilleurs de l’eau

Tous les jours, les habitants de l’Ile-de-France consomment trois milliards de litres d’eau qui se dirigent ensuite vers les égouts. Nous découvrons le réseau d’acheminement qui prend en charge ces eaux usées et les eaux de pluies, pour les diriger vers les stations d’épuration. En arrière plan de cette gestion quotidienne, de grands travaux sont réalisés dans le but de polluer la Seine le moins possible.

Reportage

Pollution : les escargots jouent les indics

Les escargots ont la particularité de concentrer dans leurs tissus les substances chimiques de leur milieu. Une équipe de l’université de Franche-Comté a donc eu l’idée d’utiliser ces animaux pour évaluer la qualité des sols mais aussi prévoir les répercussions des polluants sur l’environnement.

Reportage

Abeilles sous surveillance

Alors que l’on assiste ces dernières années au déclin progressif des abeilles, des chercheurs de l’Inra ont mis au point un dispositif expérimental afin de mieux comprendre comment ces insectes pollinisent le tournesol. L’objectif à plus long terme est d’améliorer le processus de pollinisation essentiel à la reproduction de 70% des espèces cultivées dans le monde.

Reportage



Un arboriculteur condamné pour la mort d’abeilles

19 01 2010

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Un arboriculteur a écopé d’une amende après la mort des abeilles de son voisin apiculteur, une première.
Le tribunal correctionnel d’Avranches a reconnu que l’arboriculteur avait sur-utilisé un produit phytosanitaire sur des pommiers, ce qui avait provoqué la mort des insectes, a-t-on appris le 13 janvier. Lire la suite »



Les Britanniques cèdent un petit coin de jardin pour sauver les abeilles

5 10 2009

Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à œuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine ville.

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Le regain d’intérêt pour la tradition ancestrale de l’apiculture découle d’inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une volonté d’agir pour protéger l’environnement.

L’association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s’est avérée plus qu’encourageante.

L’unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel « ce qui prouve qu’il y a quelque chose qu’elles aiment dans les alentours », se réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent autour de lui des centaines d’abeilles.

Lorsqu’il retire un cadre d’alvéoles à miel, son visage s’éclaire d’un large sourire de satisfaction: « Ce rayon d’alvéoles est tout simplement fantastique », déclare-t-il en chassant délicatement les quelques abeilles qui virevoltent, encore à leur ouvrage.

Les abeilles n’ont pas besoin de prairies de fleurs sauvages pour trouver du nectar, les haies et autres buissons plantés le long de la voie ferrée qui passe derrière sa maison font parfaitement l’affaire. Et les insectes sont capables de voler jusqu’à 6,5 kilomètres pour trouver leur bonheur.

Profitant d’une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le quadragénaire a participé à une journée de formation sur l’apiculture en milieu urbain.

« C’est un de ces passe-temps qui vous font sortir et réaliser quelque chose de naturel, au contraire d’un cours de poterie ou d’un cours de photographie », poursuit-il.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une situation critique au niveau mondial.

Quelque 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et 500 chercheurs sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier (sud de la France), afin d’élucider le mystère du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d’une colonie, a été répertorié dans une partie de l’Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie.

« Le déclin est patent », indique Chris Deaves, l’un des responsables de l’association des apiculteurs britanniques. « L’hiver dernier au Royaume-Uni, nous avons perdu environ 21% » de la population d’abeilles, et « l’hiver précédent entre 25 et 30% ».

Les experts d’Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et agriculture intensive pour expliquer ce déclin.

« L’intérêt pour l’apiculture progresse très, très rapidement. Peut-être à cause du sentiment que tout le monde doit faire quelque chose pour que la planète soit un meilleur endroit où vivre », avance M. Deaves. Et d’expliquer : en ville, « vous ne pouvez pas avoir de vaches ou de moutons, mais vous pouvez avoir des abeilles ».

Sans oublier la délicieuse récompense faite maison. Le miel de Jon Harris a « un parfum d’eucalyptus, très mentholé, lorsqu’il sort des alvéoles. Il disparaît un peu par la suite. Mais c’est probablement le meilleur miel que j’ai jamais goûté ».

AFP, le 23 septembre 2009



Le frelon asiatique repéré pour la première fois en Ile-de-France

5 10 2009

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Un nid de frelons asiatiques, redoutable prédateurs des abeilles, a été découvert pour la première fois en Ile-de-France, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), a annoncé lundi l’Union nationale de l’apiculture (UNAF).

Le nid, d’une hauteur de 60 cm et d’une largeur de 50 cm, a été trouvé dans le jardin d’un particulier, précise l’UNAF dans un communiqué.

« Ce frelon de couleur noire, originaire du sud-est asiatique, est un terrible prédateur pour les abeilles. Il peut en décimer quelque milliers d’une ou plusieurs ruches en quelques jours« , rappelle l’association, « inquiète pour l’apiculture française « particulièrement touchée » mais également pour les productions fruitières, la pollinisation et la population« .

En 2008 et 2009, de nombreuses personnes ont été victimes de piqûres, certaines ayant entraîné un séjour à l’hôpital et même la mort, selon l’Union de l’apiculture.

L’UNAF « exige » des pouvoirs publics français qu’ils engagent des mesures immédiates, au plan régional et national, afin de limiter l’invasion du frelon « Vespa velutina » et les destructions dramatiques qu’il cause.

Avant d’être détecté en Ile-de-France, l’insecte était arrivé en 2005 en Gironde « vraisemblablement d’une manière accidentelle par la zone de fret de Bruges près de Bordeaux, dans une cargaison de poteries chinoises« , a rappelé l’UNAF.

Le frelon asiatique, reconnu espèce invasive par l’Union européenne, s’est ensuite développé dans d’autres régions: Aquitaine, Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Poitou Charente, Limousin, Auvergne et Région Centre.

AFP, le 28/09/2009

Suite à la lecture de ce texte, on pourra mener des travaux dans plusieurs points des programmes de cycle 3 :

  • En sciences : les équilibres dans un écosystème (chaines et réseaux alimentaires)
  • En géographie : les échanges commerciaux et les transports mondialisés
  • En instruction civique et morale : la responsabilité de l’Homme sur son environnement

Pour aller plus loin en classe : élever par exemple des phasmes du Vietnam, en s’engageant à ne pas les lâcher dans le milieu environnant au terme de l’observation (ne garder que la quantité d’animaux souhaitée, supprimer les pontes surnuméraires en jetant régulièrement  le fond de cage à la poubelle afin de ne pas être envahi, transmettre l’excédent des naissances à une autre classe qui s’engagera à son tour …)



Vidéo : les villes, nouveaux refuges salvateurs pour les abeilles ?

29 06 2009

Désormais, les abeilles vivent mieux à la ville que dans les campagnes. Leur mortalité y est moindre. D’ailleurs les installations de ruches citadines se multiplient. Même si l’objectif reste plutôt de sensibiliser le public que de potentiellement préserver ces hyménoptères. Exemple à Saint-Mandé (94).

paru sur Actu-Environnement.com, le 24/06/2009

http://www.actu-environnement.com/ae/news/ruche_en_ville_7696.php4



La colère d’un apiculteur devant la mort de ses abeilles

15 06 2009

CAMPBON – Des milliers de cadavres d’abeilles devant des ruches en sous-activité : Julien Orain, apiculteur de Loire-Atlantique, ne décolère pas devant la nouvelle vague de surmortalité qui frappe ses insectes.

L’apiculteur Julien Orain rassemble des abeilles mortes dans

son exploitation à Campbon(Loire-Atlantique), le 9 juin 2009

« Depuis 15 jours, vers la fin des semis de maïs, un tiers de mes butineuses ont été touchées », explique avec écœurement le jeune apiculteur qui a alerté la direction des services vétérinaires et porté plainte le 6 juin pour empoisonnement.

Propriétaire d’une soixantaine de ruches aux alentours de Campbon, il estime ses pertes à près de 300.000 abeilles, mais difficile pour lui de compter véritablement car nul ne sait combien de cadavres jonchent les champs alentours.

Alors que la pluie joue à cache-cache avec le soleil dans les champs, il s’efforce de retirer au fur et à mesure les milliers de cadavres d’abeilles devant ses ruches pour éviter l’odeur du pourrissement des corps.

« En ce moment, les journées rallongent, les ruches devraient être en plein développement », explique l’apiculteur qui pratique cette activité depuis 14 ans et a développé un cheptel jeune et performant.

Mais devant certaines ruches, au lieu des allers-retours incessants des abeilles, certaines se traînent, d’autres se font refouler par leurs congénères à l’entrée de la ruche. « Et à l’intérieur, au lieu de s’affairer, les abeilles sont hagardes », commente l’apiculteur. Lire la suite »