Rouler moins vite pour sauver la chouette effraie

5 12 2011

En lien avec le défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_homme_biodiversite.htm

Ce rapace nocturne est trop souvent victime de collisions avec les voitures…

«La chouette effraie des clochers» (Tyto alba), rapace nocturne victime chaque année de collisions fatales avec des automobiles, fait l’objet d’une campagne nationale intitulée «roulez moins vite la nuit» lancée par la Ligue de protection des oiseaux LPO. «On estime que chaque année une chouette effraie meurt tous les deux kilomètres d’autoroute en France», indique la LPO dans un communiqué annonçant l’ouverture de sa campagne de protection, avec le soutien de la Fondation Norauto. «Modérer sa vitesse sauve des vies humaines tout en participant à la biodiversité», souligne le président de la LPO, Alain Bourgrain Dubourg.

La «dame blanche» ne pèse que 350 grammes

Classée espèce vulnérable en Rhône-Alpes et espèce à surveiller en Champagne-Ardennes, la chouette effraie souffre également de la raréfaction de ses sites de nidification. Elle ne construit pas de nid mais utilise, en dehors des arbres creux, des lieux construits par l’homme, comme les clochers ou les granges. Mais les vieilles bâtisses disparaissent, les combles sont de plus en plus souvent aménagés et les clochers sont protégés par des grillages contre la prolifération des pigeons, souligne la LPO.

La campagne de protection vise à favoriser aussi la pose de nichoirs, dont 150 ont été déjà installés cet automne avec la Fondation Nature et Découvertes. La chouette effraie, appelée «dame blanche», de taille moyenne et ne pesant que 350 g en moyenne pour une envergure d’environ un mètre, est à la base de nombreuses légendes prétendant qu’elle annonçait la mort. On l’aperçoit souvent près des églises et donc des cimetières. Mais elle est aussi un précieux auxiliaire en agriculture car elle se nourrit à plus de 95% de petits rongeurs, musaraignes, mulots, souris et campagnols.

Publié le 02/12/2011 sur http://www.20minutes.fr/



Carpes, silures, anguilles : Paris veut étudier la biodiversité de la Seine

5 12 2011

En lien avec le défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_marne.htm

PARIS (AFP) – La mairie de Paris souhaite lancer une étude sur la biodiversité de la Seine qui serait « une première » et la traduction concrète du Plan biodiversité voté lors du Conseil de Paris de novembre, a annoncé mardi Fabienne Giboudeaux, adjointe EELV en charge des espaces verts.

Dans la Seine ondulent de nombreuses variétés de poissons comme l’anguille commune, le silure glane, la méduse d’eau douce. Le fond de l’eau abrite aussi l’écrevisse rouge américaine, la carpe commune et l’éponge d’eau douce de Müller…

La ville rappelle qu’ »à ce jour les données relatives à la Seine dans Paris sont partielles et concernent essentiellement certains groupes de la macrofaune (poissons, amphibiens, oiseaux) ».

« Il n’existe pas », selon elle, « de données globales, ni de données détaillant les différents habitats qui lui sont inféodés, tant aquatiques, que sur les berges et les quais ».

Elle entend présenter lors du Conseil de Paris de décembre une délibération pour réaliser cette étude évaluée à 200.000 euros TTC. Les élus seront amenés à voter une demande de subvention auprès de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, à hauteur de 50% du montant HT de l’étude.

Ce projet s’intègre aussi à l’aménagement des berges de Seine cher à Bertrand Delanoë, qui se traduira par la fermeture totale aux voitures d’une partie des quais rive gauche (sur 2,5 km).

Publié le 29/11/2011 sur http://www.liberation.fr/



Nos poubelles au régime. Pourquoi ? Comment ?

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Symbioses n°92
A la veille de la semaine européenne de réduction des déchets (du 19 au 27/11), Symbioses, le magazine d’éducation à l’environnement, publie un dossier complet sur le contenu de nos poubelles. Il aidera les enseignants et animateurs à mieux comprendre les grands enjeux liés aux déchets, à s’interroger sur nos modes de production et de consommation, leur fera découvrir des projets d’écoles, des actions citoyennes, des expériences d’économie sociale… Du tri au recyclage, du troc à la récup’. Il propose articles de réflexion, reportages, outils et activités pédagogiques, adresses utiles. Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.symbioses.be/



Les ressourceries se multiplient

24 11 2011


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CONSOMMATION – De plus en plus de lieux de récupération et de revente des objets voient le jour…

Collecte, remise en état, recyclage ou revente d’objets condamnés à la déchèterie, les «ressourceries», ces boutiques qui allient réduction des déchets et création d’emplois, profitent de la crise et de la sensibilisation aux menaces contre l’environnement. Les «ressourceries» sont des structures qui essaiment peu à peu en France -il y en a 80, dont 11 en Ile de France. Le principe: réduire les déchets ultimes en les «transformant en ressources» et en les vendant à prix modique. Et par ce biais créer des activités et des emplois durables, ainsi qu’un lieu de rencontres et de formation professionnelle.

«D’une société du tout jetable à une société du tout utile»

Les «ressourceries» répondent à une double crise: crise économique, «qui met en cause notre modèle de consommation», et crise environnementale, qui nous impose de limiter notre usage des ressources, a souligné devant la presse François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté et du traitement des déchets, à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (19-27 novembre). «Le recyclage et le réemploi des déchets sont une réponse», avec le «passage d’une société du tout jetable à une société du tout utile», souligne-t-il.

Depuis deux ans, la mairie soutient les projets, et le concept «monte en puissance» dans la capitale, avec plusieurs projets qui devraient rapidement voir le jour. «Le gisement sur Paris est énorme, c’est une nécessité économique, sociale, et écologique», affirme l’élu PS du XIXe. Première ressourcerie de la capitale, l’Interloque, ouverte dans le XVIIIème en 2006 à l’initiative de Gian-Carlo Pinna, récupère, valorise et revend les «déchets» et propose un atelier de pièces détachées de vélos. Elle essaie de sensibiliser son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement, par des ateliers d’animation et des programmes pédagogiques. Elle a créé 12 emplois pérennes.

«Une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi»

Emmaüs défi, rattachée à Emmaüs France, marie insertion professionnelle et gestion d’objets collectés auprès des particuliers. Elle les vend dans son bric-à-brac du «Centquatre», dans le XIXème, ou dans son entrepôt du boulevard Jourdan. Là, selon Charles-Edouard Vincent, un de ses responsables, «on y fait la queue» le samedi pour acheter un lustre, des livres, de la vaisselle ou un piano… «Nous travaillons dans la logique du développement durable», insiste Sophie, une autre responsable.

Emmaüs défi devrait ouvrir prochainement un grand bric-à-brac sur le site de l’ancien marché Riquet, dans le XIXème, ce qui permettra à l’association de doubler son activité, et donc d’embaucher davantage de personnes en très grande exclusion. «On donne une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi», dit Sophie. «La réserve des arts» est une «ressourcerie spécialisée», qui s’adresse aux étudiants en arts ou artistes peu fortunés, et leur propose à faible coût des matériaux récupérés, qui peuvent être réutilisés, pour promouvoir «une pratique artistique responsable». Dans un tout proche avenir, la ressourcerie de «la Maison du Canal» va ouvrir une «librairie solidaire» avec des ateliers visant à créer du lien social.

Publié le 23/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/societe/828950-reponse-crise-ressourceries-vent-poupe



Donner, réparer, échanger… Le plein d’idées pour réduire ses déchets

24 11 2011

Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Quelques conseils pour mettre ses poubelles au régime…

Trois-cent quatre-vingt-dix kilos par personne et par an: chaque Français produit, souvent sans s’en rendre compte, plus d’un kilo de déchets par jour. La troisième édition de la Semaine européenne de réduction des déchets, du 19 au 27 novembre, veut mettre nos poubelles au régime sec: réutilisation, achats réfléchis et don de nos vieux objets pourrait permettre de réduire considérablement la quantité de déchets qui partent, trop souvent, en fumée: en 2008, 60% des déchets municipaux européens finissaient encore dans des décharges ou des incinérateurs, émetteurs de CO2 et de méthane qui contribuent au changement climatique.

Adopter des lombrics et acheter en vrac

Selon l’Ademe, un tiers de nos poubelles est composé de matières «organiques», c’est-à-dire des restes de repas, épluchures, pain sec… Pour éviter le gaspillage alimentaire, on peut apprendre à cuisiner et conserver les restes, et surtout acheter les bonnes quantités de nourriture. Un lombricomposteur peut avantageusement remplacer la poubelle pour ce genre de déchets que les vers se feront un plaisir de décomposer pour les transformer en engrais.

Au deuxième rang du classement des occupants les plus nombreux de nos poubelles, les papiers et cartons d’emballage représentent 21,5% des déchets des Français, selon l’Ademe. En cause notamment, le suremballage, que l’on peut apprendre à éviter en faisant ses courses: on peut bouder les cartons inutiles comme celui autour du tube de dentifrice ou des yaourts, certains magasins proposent des produits en vrac et les grandes contenances ont souvent un ratio emballage/produit plus intéressant que les portions individuelles. Mais attention dans ce cas à ne pas acheter trop et à jeter des produits non consommés…

Les ressourceries ressuscitent les objets

Cette année, la Semaine européenne de réduction des déchets veut ressusciter nos vieux objets. La plupart des choses que nous jetons pourraient être réutilisées, soit en les faisant réparer, soit en les donnant. Si les vide-greniers et les brocantes connaissent un succès croissant, de nouvelles manières d’échanger ses objets naissent sur le Web ou via l’économie sociale et solidaire. Les ressourceries sont ainsi en plein développement: ces lieux reprennent les objets usagés pour les transformer ou les réparer, sans but lucratif. Les objets sont revendus à des prix accessibles et bien souvent les ressourceries emploient des salariés en réinsertion. L’activité des ressourceries représentait en France environ 16.000 emplois en 2008, chiffre l’Ademe, et a compté 2,4 millions d’acheteurs de produits de seconde main.

Pour les filles dont le placard déborde, les vêtements peuvent aussi s’échanger, avec des sites Internet qui permettent de troquer ce qui ne nous plaît plus, ou se donner via les points de collecte «Le relais», qui en feront profiter les associations caritatives. Selon l’Ademe, donner une seconde vie aux objets permettrait de réduire les déchets de Français de 13kg par personne et par an.

Publié le 21/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/



L’arbre, allié de taille

22 11 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

UN ÉPURATEUR D’ATMOSPHÈRE

Nous, humains, avec nos 2 mètres carrés de peau, sous-estimons la surface de l’arbre. Pour la calculer, il faut mesurer chaque feuille recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues et fines et des poils absorbants, sans oublier les poches dans l’écorce. Un arbre feuillu de 15 mètres occupe au total 200 hectares, l’équivalent de Monaco. Il double de poids quand il est mouillé. Toute cette surface respire, nous fait respirer.

« Grâce à la photosynthèse, l’arbre est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique « , estime Francis Hallé. Tout arbre, absorbe quantité de dioxyde de carbone (CO2), responsable de l’effet de serre. 20 % à 50 % de la matière produite par l’arbre – bois, racines, feuillages, fruits… – est constituée de CO2. Ainsi, en respirant, l’arbre épure l’atmosphère. Il séquestre le dioxyde de carbone et les polluants urbains tels que les métaux lourds, le plomb, le manganèse, les suies industrielles, les oxydes d’azote et de soufre, l’ozone… Ceux-ci sont dissous par l’eau intérieure, puis stockés dans le bois. C’est pourquoi il faut couper les vieux arbres le moins possible. Plus ils sont grands, plus ils purifient l’air.

En même temps, l’arbre libère l’oxygène qui nous fait vivre, l’O2. Un humain adulte consomme environ 700 grammes d’O2 par jour, soit 255 kg par an. Pendant ce temps, un arbre moyen en produit 15 à 30 kg. Il faut donc une dizaine d’arbres pour oxygéner un homme. En plus, l’arbre humidifie et rafraîchit l’atmosphère par évaporation et transpiration. Une zone boisée de 50 m2 fait baisser la température de 3,5 °C et augmente le taux d’humidité de 50 %. L’agitation des feuillages, surtout des conifères, libère des ions négatifs qui auraient un effet bénéfique sur la santé et l’humeur. Et l’arbre accueille nombre d’espèces utiles.

Pascal Cribier, jardinier talentueux, habite au-dessus du jardin du Luxembourg, à Paris. Il désigne la cime rougeoyante des arbres : « Nous ne voyons que la moitié d’un arbre. Nous n’imaginons pas l’activité souterraine, la taille et la force de ses racines, les espèces qui vivent en symbiose avec lui. Nous oublions que, sans les arbres, le sol se dégrade vite, et pour toujours. » Il faut savoir que sous-bois, racines et sous-sols font vivre champignons, lichens, fougères, plantes épiphytes, insectes, vers et mammifères. Sous terre, les racines font circuler des tonnes d’eau pour abreuver les feuilles. Souvent, elles dépassent en longueur les branchages.

« L’homme ne saurait vivre sans l’arbre, et il le menace partout, s’étonne Francis Hallé. Pourtant, la réciproque n’est pas vraie… » Les Nations unies ont déclaré 2011 Année internationale de la forêt. Les arbres abritent 50 % de la biodiversité terrestre et apportent la subsistance à 1,6 milliard d’humains.

Les enquêtes de l’ONU montrent que la moitié des forêts de la planète a été détruite au XXe siècle. Ainsi, 7,3 millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu chaque année entre 2000 et 2005, soit 20 000 hectares par jour. Résultat, la déforestation et la dégradation des forêts tropicales contribuent pour 15 % à 20 % aux émissions de CO2 : brûlés, abattus, les arbres libèrent leur carbone. A l’inverse, l’ONU estime que des plantations d’arbres pourraient compenser 15 % des émissions de carbone dans la première moitié du XXIe siècle.

DE L’ASPIRINE AU PAPIER

L’arbre se contente de peu – lumière, eau, oligoéléments – et déjoue ses ennemis sans bruit, en développant un arsenal chimique. Un if produit des molécules qui éloignent souris et insectes et, ce faisant, il fournit le taxol à l’homme, un anticancéreux efficace. Et chacun sait que le tilleul ou le bouleau, le noisetier ou le citronnier donnent des médicaments.

Prenons un citadin qui déguste en terrasse une salade à l’huile d’olive et au citron avec des pignons, puis commande une omelette aux truffes et un verre de chablis. Au dessert, poire belle-Hélène accompagnée d’un café à la cannelle. En digestif, une goutte de vieux gin. Ensuite, après une aspirine, il prend quelques notes avec un stylo jetable sur un carnet. Cet homme vient de mettre quinze arbres à contribution. Un frêne pour sa chaise, un orme pour la table, un olivier, un pin parasol, un citronnier, un chêne pour la truffe, un robinier (faux acacia) pour le fût du vin blanc, un poirier et un cacaoyer, un caféier, un cannelier, un genévrier, un saule pour l’aspirine, du ricin pour le plastique, un pin sylvestre pour le papier. Nous ne saurions vivre sans les arbres.

ARBRES ET FORÊTS DES VILLES

En Europe, Bruxelles protège les 5 000 hectares de la forêt de Soignes, en pleine ville ; Zurich fait de même, Barcelone a classé sa forêt riveraine, Nantes prévoit de planter 1 400 hectares d’arbres à ses portes. Julien Custot, expert à la FAO, explique : « L’arbre urbain est fondamental pour préserver les sols, contenir les inondations, apporter de l’énergie, pourvoir des aliments sains. Il rend les villes plus agréables, plus fraîches. Il nous faut une vraie politique de foresterie urbaine. »

L’économiste indien Pavan Sukhdev a chiffré les services rendus par les écosystèmes à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, dont la France vient de signer le protocole. Il calcule la valeur économique de la nature et ses dégradations. Après trois ans d’enquêtes menées par cent experts, « les gros chiffres impressionnent », affirme-t-il. Si nous divisions par deux le rythme de la déforestation d’ici à 2030, les réductions d’émission de CO2 allégeraient de 2 600 milliards d’euros le coût du réchauffement. L’érosion de tous les écosystèmes terrestres – forêts, sols ou encore zones maritimes – nous fait perdre entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros chaque année.

En jardinier, Pascal Cribier s’inquiète de ces chiffres : « Un arbre est inestimable, ce qu’il nous apporte n’a pas de prix… »

D’après un article publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 20.11.11



A Limeil, la montagne d’ordures aurait gravement pollué les eaux

1 11 2011

Le maire a fait analyser les eaux de ruissellement du site où ont été stockés illégalement des déchets. Il parle de « résultats alarmants ». Les habitants vivant à deux pas du « volcan » pourraient être évacués.

Des eaux dégageant une forte teneur en soufre ruissellent le long de la « montagne d’ordures » de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) et sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales, a annoncé lundi le maire de la commune. Dans une lettre à la ministre de l’Écologie, l’élu indique avoir été informé vendredi de résultats « alarmants » des mesures qu’il a fait prendre à l’aide de sondes posées sur le site durant deux semaines. Les analyses indiquent une forte toxicité chronique de l’eau de ruissellement chargée de soufre, conséquence de l’intervention sur place de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour refroidir la montagne de déchets, qui abrite un brasier permanent.

« Odeur de soufre »

Selon le maire, « ces eaux sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales et l’odeur de soufre se dégage des bouches d’égouts ». Selon les résultats des analyses menées par la Lyonnaise des Eaux, les sondes enregistrent « parfois 1.200 ppm » (parties par million) de sulfure d’hydrogène, alors que le niveau de risque mortel serait situé à 300 ppm. Respirer l’odeur de soufre à proximité des bouches d’égouts serait donc très dangereux pour la santé.

« Je ne peux pas laisser les riverains dans cette situation, indique le maire. Je prépare un arrêté pour évacuer les habitants. Vingt-sept pavillons sont concernés. J’envisage également l’arrêt du chantier situé à proximité. » Selon l’édile, sept riverains se sont plaints vendredi de nausées, mais le lien avec l’odeur de soufre n’était pas établi.

Diagnostics contradictoires

Une réunion avec la préfecture est prévue lundi à 14h30. Les nouvelles mesures font suite à d’autres analyses menées depuis le mois d’août et qui présentaient, selon le maire, des résultats contradictoires. Lors d’une récente visite sur le site, le préfet du Val-de-Marne a affirmé que les phénomènes de pollution qui ont pu être déclarés sont « sans danger sur le plan sanitaire parce qu’il ne s’agit pas d’eau destinée à l’alimentation en eau potable ».

Le « volcan d’ordures » de Limeil est en cours d’évacuation et doit être déblayé d’ici juin. L’État engage 14 millions d’euros pour pallier les manquement de la société responsable, LGD Développement, qui a laissé s’accumuler illégalement sur le site 150.000 mètres cubes de déchets.

Publié le 24/10/2011 sur www.metrofrance.com



Les pesticides en tête des micropolluants dans les milieux aquatiques

1 11 2011

Dans le cadre du Plan national micropolluants 2010-2013, le Commissariat général au Développement durable vient de publier un rapport dans lequel il dresse un état des lieux des micropolluants (1) présents dans les milieux aquatiques. Ces conclusions se basent sur des suivis réalisés de 2007 à 2009 dans les rivières, les plans d’eau, les eaux souterraines et les sédiments des eaux superficielles de France Métropolitaine et des DOM. Au cours de cette période, près de 950 substances différentes, dont près de 60 % de pesticides, ont été recherchées.

Présents dans la composition de nombreux produits à usage industriel, agricole ou domestique, les micropolluants sont utilisés à grande échelle et peuvent être rejetés dans l’environnement lors de leur fabrication ou de leur emploi. Ils peuvent s’avérer très toxiques pour les milieux aquatiques, même à des concentrations très faibles. Selon le rapport, des pesticides ont été détectés dans 91 % des points de suivi des cours d’eau français, DOM compris, 75 % des points de suivi des plans d’eau et 70 % des points de suivi des eaux souterraines. Les pesticides les plus fréquemment rencontrés dans les eaux continentales sont les herbicides en métropole et les insecticides dans les DOM. Ils proviennent généralement de substances aujourd’hui interdites, mais très utilisées par le passé, comme l’atrazine en métropole et du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Le glyphosate, herbicide à l’usage très répandu (marque Roundup par exemple), et son produit de dégradation, l’AMPA, touchent respectivement le quart et la moitié des points de mesure des cours d’eau de métropole.

On distingue une plus grande diversité de molécules dans les cours d’eau de métropole que dans les plans d’eau et les eaux souterraines. Toutefois, les normes de qualité appliquées aux eaux souterraines étant plus strictes, celles-ci sont plus souvent dépassées. Un peu plus de 27 % des points d’eaux souterraines ne furent pas conformes aux normes réglementaires au moins une année entre 2007 et 2009.

Outre les pesticides, la présence de 329 micropolluants, de familles d’origine et d’usage différents, a été recherchée dans les eaux souterraines, et plus de 400 substances dans le cas des cours d’eau. Produits lors de diverses combustions (incinération de déchets, feux de forêts, domestiques etc.) , les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont largement présents dans les cours d’eau métropolitains. Les polychlorobiphényles (PCB) et les retardateurs de flamme ont, eux, été retrouvés dans les sédiments.

(1) Le terme «micropolluants» désigne un ensemble de substances à la fois minérales (métaux) et organiques (hydrocarbures, pesticides…) qui, même à de très faibles concentrations, présentent un risque toxique.

 Publié le 22-10-2011 sur www.univers-nature.com 



Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire : pour ne plus voir de nourriture à la poubelle

21 09 2011

L’Ademe veut sensibiliser les Français et leur donner des trucs pour jeter moins de nourriture…

La France jette chaque année 1,2 million de tonnes de nourriture: Inacceptable pour l’Ademe, qui a décidé de faire du 15 septembre la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire. Avec un site Web et une campagne dans la presse et à la télévision, l’Ademe espère sensibiliser les Français, qui jettent chacun en moyenne 20 kilos d’aliments par an, dont 7 kilos d’aliments encore emballés. Quelques trucs pour ne pas nourrir la poubelle…

Ne pas craquer sur les promos si on n’en a pas besoin

Premier «truc» évident pour ne pas jeter : ne pas acheter ce dont on n’a pas besoin. Éviter de se laisser tenter par les offres «3 pour le prix de 2» si l’on n’a besoin que de deux… et faire attention aux dates de péremption sur les produits pour ne pas se retrouver avec 12 yaourts bons pour la poubelle deux jours après les avoir acheté.

Second conseil de l’Ademe: bien conserver les aliments permet d’en prolonger la durée de vie. Au réfrigérateur, faire attention à mettre les bons produits au bon endroit (très frais en haut, légumes dans le bac en bas), permet de ne pas nuire à la qualité des produits. Beaucoup d’aliments peuvent aussi être congelés et dégustés plusieurs mois plus tard. Pour les corbeilles de fruits, penser à enlever les fruits pourris évite de contaminer ceux qui sont encore sains.

Cuisiner les restes, ça s’apprend

En cuisine, l’Ademe recommande de bien doser les quantités pour éviter le gâchis. Pas la peine de faire un kilo de pâtes si on est deux (sauf si on a vraiment très faim). Les cuisiniers devraient aussi utiliser en priorité les produits dont la date de péremption est proche: une «gestion de stock» qui permet de limiter la perte de produits même pas déballés. Et l’imagination des marmitons pour cuisiner les restes est sans limites: pain perdu, ratatouille recomposée ou salade de pâtes en deuxième vie, peu importe pourvu que ça finisse dans votre estomac et pas dans la poubelle.

>> Et vous, que faites-vous pour éviter le gaspillage? Donnez-nous vos trucs et vos recettes pour cuisiner les restes dans les commentaires.

Publié le 15/09/2011 sur http://www.20minutes.fr/



Je donne, tu prends, on recycle : les sites de récup’ profitent de la crise

22 08 2011

ECHANGES – Depuis quinze jours et la baisse des bourses, les sites de récup’, d’échanges ou de locations d’objets connaissent des records d’affluence….

C’est pratique, éco-responsable et entièrement gratuit: la récup’ de proximité profite à plein de la crise économique actuelle grâce à internet, encourageant à multiplier les gestes solidaires pour la planète.

«A l’origine je voulais surtout lancer une initiative de développement durable et puis il y a eu un côté social qui s’est greffé dessus», raconte à l’AFP Olivier Nass, 37 ans, inventeur du site donnons.org avec 550.000 objets donnés en un peu plus de trois ans.

Basé sur le principe des petiteannonces, son site propose aux internautes une quarantaine de catégories d’objets, accessoires, matériels et outils en tous genres pour s’équiper, dépanner, changer de décoration intérieure ou enrichir une collection pour zéro euro.

Seule obligation: le preneur doit se déplacer chez le donneur. Les dons d’animaux et d’aliments notamment sont exclus. «Il n’y a aucun frais de port chez nous, on veut privilégier les relations de proximité et la réduction des émissions de CO2 pour les déplacements», souligne Olivier Nass, développeur de sites web. Plus de 60.000 visiteurs consultent quotidiennement son site.

Présent sur ce créneau depuis avril seulement, co-recyclage.com de Thomas Duclos Chanteaud, qui a travaillé 7 ans chez Veolia Propreté, veut avant tout «mettre en rapport de manière simple et pratique deux personnes qui veulent recycler» sur le principe «je donne, tu prends et ensemble nous recyclons».

«Celui qui prend, par exemple un canapé, n’en achètera pas un neuf et n’augmentera pas son bilan carbone, celui qui s’en débarrasse ne le mettra pas à la déchetterie où il sera sans doute incinéré», explique-t-il à l’AFP.

Actuellement chaque ménage produit 391 kilos de déchets par an, deux fois plus qu’il y a 40 ans, selon les statistiques officielles. Sans oublier la taxe d’enlèvement des ordures qui coûte plus d’un milliard annuellement aux contribuables…

«Et puis donnons.org est devenu une bouée de secours pour un grand nombre de gens qui n’ont pas de quoi s’équiper ou s’habiller et peuvent ainsi dépenser leur argent pour le loyer», souligne-t-il. Début août les vêtements tenaient le haut du palmarès sur son site, suivis par le mobilier, le matériel hi-fi et vidéo et les livres. Sur le livre d’or Dalmar écrivait le 1er août: «réutiliser les objets c’est humain, solidaire et cela permettra de ralentir la surconsommation.»

Basé sur le modèle du covoiturage, e-loue.com , une plate-forme de location entre particuliers, s’inscrit, elle, dans la nouvelle tendance d’une économie de fonctionnalité. «Les gens commencent clairement à prendre conscience que l’usage c’est plus important que la possession», précise à l’AFP Alexandre Woog co-auteur du site qui loue avions, autos, bijoux, engins de chantier, sac à main ou résidences secondaires…

Publié le 12 août 2011 sur http://www.20minutes.fr