Le gala 2007 à l’Institut du monde arabe
Publié le 13 juin 2007 par Arthur dans Evènements
Lundi 11 juin avait lieu le traditionnel gala de Sciences Po, organisé par le Bureau des élèves, et parrainé par l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter. Cette fois-ci, les étudiants s’installaient donc le temps d’une soirée à l’Institut du monde arabe.
Dans un premier temps avait lieu le dîner, sur la terrasse et dans le salon du 9ème étage, offrant une vue
exceptionnelle sur tout Paris. Le décor et le repas étaient évidemment orientaux, avec poufs, tapis, narguilés… Il était réservé en priorité aux 5ème année, qui nous quittent à la fin de l’année, leur diplôme en poche. A ce que j’ai entendu, le dîner était excellent, mais
les quantités un peu insuffisantes, et l’on regrettait quelque peu les 55€ que l’on avait du débourser pour y participer. Pour se consoler, il y avait des « people ». Enfin, trois journalistes qui avaient un trou dans leur emploi du temps ce jour là, comme Patrick Poivre d’Arvor, David Pujadas, Michel Denisot, et, surtout, LA star du gala, Nelson Montfort ! Etaient également présents Pascal Boniface, Philippe Moreau-Desfarges et, bien évidemment, le parrain de cette soirée, Robert Badinter.
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A partir de 23 heures, la soirée commençait, les quelque 500 étudiant ayant participé au dîner étant rejoint par autant d’autres dont le portefeuille troué ne leur avait pas permis de débourser plus de 25€ pour cette soirée. Les plus beaux costumes, smokings et robes de soirée étaient de sortie. Pour les touches d’originalité, on aura vu des étudiants arriver en limousine (sic), un grand blond avec des baskets blanches, un Saint-Cyrien en uniforme, quelques costumes mal taillés, une cravate en polyester représentant le plan du métro londonien, j’en passe et des meilleurs.
Après un peu de queue pour que les membres du BdE vérifient nos cartons d’invitation et notre identité (Brice Hortefeux n’aurait pas mieux fait – notons que l’orthographe d’« Hortefeux » n’est pas acceptée par Word, version 2003 j’en conviens), nous entrions dans la salle du bas, transformée en « espace discothèque ». Soit une grande salle bien laide et bas-de-plafond, avec de gros piliers partout, qui gênaient tant la visibilité que les chorégraphies pourtant travaillées de nos chers coreligionnaires en sciences pipoterie. On se serait crus dans un parking (pour Smart, certes, puisque je doute qu’une Série S puisse évoluer sereinement dans ce milieu empli de piliers). Un DJ bien connu des étudiants de Sciences Po, puisque mixant pour toutes les soirées BdE, menait le dancefloor comme il pouvait : musique de boom d’ados attardés, avec Bob Sinclar et Madonna en vedettes. Seulement deux bars, et sans champagne, mais finalement assez accessibles.
Nous montions ensuite vers l’ascenseur pour découvrir l’espace lounge, au 9ème étage. Magnifique endroit, superbement décoré, avec un bar à champagne au milieu, des poufs autour, une luminosité agréable et design. Le DJ y était considérablement meilleur, l’ambiance montant rapidement au fil de la soirée, tandis que parallèlement ça se vidait en bas. A côté, une terrasse immense, où nous pouvions papoter autour d’une coupe de champagne, la sécurité prohibant à toute personne de s’approcher à moins d’un mètre des rambardes. Il faut dire que l’alcoolémie de certains laissait présager le pire.
On regrettera toutefois une organisation parfois approximative, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en champagne, ce qui a occasionné des mouvements de foule (armées de flûtes en plastique, quoi de plus classe, je vous le demande ?), jusqu’à la destruction du bar central de l’espace lounge, et le bris de deux grand vases, dont un vînt tomber malencontreusement sur une sympathique demoiselle du BdE qui ne lui avait pourtant rien fait. Dès lors, la délocalisation du bar sur la terrasse n’a rien arrangé, puisqu’il fallait y amener les bouteilles. On aura même vue une serveuse, du BdE, se faire envoyer à la figure une coupe qu’elle venait de servir à quelqu’un dont la patience avait vraisemblablement des limites. S’ensuivit une belle course poursuite en talons aiguilles et Weston. Selon nos informations, le jeteur de flûte n’a pu être rattrapé. Nous attendons confirmation des autorités compétentes.
Evidemment, les hormones et l’alcool aidant, des couples plus ou moins durables se sont formés, allant de la fraction de seconde à, qui sait, la vie – on n’a pas eu jusque là d’échos de personnes s’étant rencontrés au gala, mais celui-ci n’existe il est vrai que depuis 2004. Plein de surprises, plein de ragots potentiels qui animeront, soyons-en sûrs, la période d’examens qui s’ouvrira en fin de semaine. De quoi remplir Facebook pour un petit moment.
A quatre heures pétantes, nous nous faisions dégager, le site fermant. Dommage, l’ambiance devenait meilleure à ce moment. En attendant dehors, nous avons pu voir évacués en fauteuil roulant ou civière les quelques personnes qui avaient un peu trop abusé du raisin-qui-fait-des-bulles-mais-qui-tourne-à-la-tête-quand-on-en-prend-plus-que-de-raison. Bizarrement, à ce moment de la soirée, les talons étaient plus dans les mains que sous les pieds, les nœuds de cravate légèrement plus bas qu’à 23 heures, pendouillant allègrement autour du cou de leurs propriétaires, et les premiers boutons de chemise moins fermés, voire ouverts…
Une bonne soirée donc, mais moins oufissime que nous aurions pu l’espérer. Des bons souvenirs, mais rien d’inoubliable. En espérant que la List it easy, qui vient de remporter les élections du BdE, saura nous offrir quelque chose d’encore mieux l’an prochain. Félicitations tout de même au BdE Looping qui, malgré les critiques de certains, que notre déontologie nous empêche de citer nommément, a finalement réussi son pari malgré quelques ratés.
Vous pourrez retrouver toutes les photos du gala sur Lapéniche.net, comme d’habitude. Pour l’instant, pas de vidéos en vue, mais s’il y en a, je les publierai, bien évidemment.
13 juin 2007 à 12:47
Waow, sur les photos y’en a qui ont l’air mechamment torchés…
“musique de boom d’ados attardés, avec Bob Sinclar et Madonna en vedettes”
Bob Sinclar ^^
Nathan
13 juin 2007 à 3:34
On dirait que t’as vraiment envie qu’on se pendes en cas d’échec au concours
(remarque les soirées en droit ça doit pas être trop mal non plus…j’espère…)
13 juin 2007 à 3:41
Mais non, c’est juste pour motiver !
13 juillet 2007 à 7:49
Bonjour.
>
> Je m’appelle Salvatore.Pertutti.
> simple citoyen( je suis électricien), démocrate et athée, je lutte au quotidien contre l’intolérance religieuse.
> Je suis connu, dans l’environnement laïc/humaniste, pour mes prises de positions déterminée.
> Plusieurs sites Internet et un média (têtu), parlent régulièrement de mes actions.
> Dans cette logique militante, j’ai écrit un livre (le livre athée/160 pages), consacré aux croyances (principalement aux trois religions
> abrahamiques).
>
> Il est écrit en langage vulgaire, afin qu’il soit compréhensif par le plus grand nombre.
> Ma démarche s’inscrivant dans un cadre international, ce livre sera traduit en plusieurs langues.
Simple, direct et logique, il est sans complaisance pour les
religions.
Cet ouvrage est parsemé d’extraits de la bible et du coran ce qui
permet d’étayer mes propos.
Afin d’en favoriser la diffusion mon ouvrage est mis en ligne
gratuitement via mon site :
http://www.le-monde-pluriel.eu
Mon but n’est pas de provoquer ou de polémiquer, mais d’essayer de
créer un débat autour d’une question simple:
Les doctrines religieuses sont elles compatibles avec nos idéaux
humanistes de parité femme/homme, de respect des minorités et de
tolérance.
mes coordonnées:
info.pertutti@gmail.com
mon site:
http://www.le-monde-pluriel.eu
22 décembre 2007 à 10:09
Les religions protégées…
Les sociétés démocratiques font de la liberté d’expression, de la liberté de pensée, de conscience et de religion des principes fondamentaux.
Généralement elles mettent en place des garde-fous qui permettent de limiter les dérives.
Ainsi le fascisme est, à juste titre, condamné.
Les partisans de cette doctrine nauséabonde sont montrés du doigt, expriment rarement leurs opinions en sociétés, et disposent (fort heureusement) de très peu de relais dans les médias…
Pour les religions, les choses sont radicalement différentes :
- les clergés en tout genre disposent de moyens de communication nombreux et modernes (ainsi que d’une grande “bienveillance” des grands groupes de presse et audiovisuels).
- les représentants de ces sectes sont perçus comme d’honorables personnalités (voire même des personnes “sacrées”…);
Or les doctrines religieuses sont très proches de la doctrine fasciste…
Les deux entités ont pour points communs :
- d’être sexistes, homophobes, sectaires ;
- de privilégier le communautarisme et de ne pas supporter le mélange (religieux pour les uns, racial pour les autres);
- toutes deux sont très “moralistes”, mettent en avant des valeurs conservatrices comme la famille.
- elles sont adeptes du culte de la personnalité (chef politique pour les uns, guide “spirituel” pour les autres… )
Question simple:
Pourquoi la doctrine fasciste est-elle, à juste titre, tellement décriée, et les doctrines religieuses, si proches, tellement “sacralisées”,”protégées” ?
Je vous laisse à cette réflexion…
salvatore.pertutti