AVEC RETARD qq articles d’alter éco
28 05 2008 Commentaires : Pas de Commentaires »ghjattanera
Catégories : ARTICLE DE PRESSE, COURS TES, inégalités-conflits-cohésion sociale, les nouveaux cadres de l'action publique, Sujets de baccalauréat
paru dans les échos le 26/05/08
Comme tous les Américains, les papy-boomers doivent affronter la crise, boursière et immobilière, ainsi que la flambée des prix de l’énergie et des soins de santé. Ce qui oblige nombre d’entre eux à reprendre un travail. Il y aurait déjà 14 % de retraités qui auraient suivi cette voie. Petit avantage, souligne le magazine américain, ce retour dans la vie active repousse la date prévue pour la faillite des caisses de retraite. Au-delà des raisons conjoncturelles liées à l’actuelle crise économique, des causes financières et sociales profondes devraient obliger nombre d’entreprises à revoir leurs projections à long terme sur ce phénomène. D’après les calculs de Coyne, il y aurait de 5 à 10 millions de retraités de moins que prévu à l’horizon 2017. Premier signe de ce phénomène, au cours des quatre premiers mois de 2008, environ 30 % des personnes âgées de soixante-cinq à soixante-neuf ans étaient encore employées ou à la recherche d’un emploi, nettement plus qu’en 2000 (24 %). L’une des causes est la multiplication des divorces, qui obligent de plus en plus de baby-boomers à ne compter que sur un seul revenu. L’autre est l’augmentation du nombre de femmes cadres occupant des emplois moins durs physiquement que les générations précédentes. Enfin, les baby-boomers sont la première génération aux Etats-Unis à devoir compter sur des retraites par capitalisation et non sur des pensions garanties. Ce qui appelle tout le monde à plus de prudence.
le sujet de dissert :Le retour de la croissance économique permettrait-il le retour au plein emploi
voila qq éléments de correction
Sujet:Le retour de la croissance économique permettrait-il le retour au plein emploi ?
Introduction
Durant les années 1960, une forte croissance a rimé avec une situation de quasi plein emploi. A contrario, le ralentissement de l’activité économique à partir du milieu des années 1970 s’est traduit par l’élévation du taux de chômage, et cela de façon durable. De la même manière, depuis un quart de siècle le ralentissement de la progression du chômage, voire sa diminution a coïncidé avec des périodes de regain de croissance économique. Toutefois, cette réduction du chômage grâce au retour de la croissance n’est pas pour autant synonyme de plein emploi. Loin s’en faut et même si, depuis la fin des années 1990, la croissance en France accompagnée d’une moindre variation de la productivité se révèle plus riche en emplois, le taux de chômage reste à un niveau élevé. En fait, tout dépend de la nature de la croissance économique ; de l’évolution des gains de productivité ; de la façon dont ceux-ci sont répartis. Tout dépend aussi de la qualité des emplois créés. Quel est le prix social du retour vers le plein emploi ? Doit-on se satisfaire de la disparition du chômage, contre la montée de la précarité et l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres ? C’est pourquoi, après avoir montré que la croissance peut être favorable à l’emploi, nous verrons pour quelles raisons elle ne constitue pas pour autant une condition suffisante du retour au plein emploi.
Les pays où la croissance économique a été la plus lente ont créé peu d’emplois et inversement, même si la croissance de l’emploi reste toujours inférieure à celle du PIB (sauf pour l’Espagne).
Depuis 1964, les courbes du taux de croissance du PIB et de l’emploi suivent la même évolution.
Les années 1990 sont marquées par un « enrichissement de la croissance en emplois » (doc. 2, 3 et 5).
Augmentation du taux d’utilisation des capacités de production et hausse de l’emploi.
Investissements de capacité et hausse de l’emploi.
La distribution de revenus supplémentaires accroît le niveau de la demande (+ effet multiplicateur de l’investissement).
Les anticipations sont optimistes : les entreprises ajustent le niveau de la production à celui de la demande effective (d’où croissance) et pour cela créent de nouveaux emplois (« cercle vertueux »).
Transition
La croissance économique est créatrice d’emplois et permet donc de résorber le chômage. Les pays à forte croissance ont de faibles taux de chômage (cf. États-Unis par exemple ; connaissances personnelles). Toutefois, d’autres pays de l’OCDE – en particulier ceux de l’UE – restent confrontés à des taux de chômage élevés que les phases d’expansion ne font guère diminuer (connaissances personnelles).
Des facteurs structurels (connaissances personnelles) liés aux stratégies des entreprises et aux caractéristiques du marché du travail contribuent à expliquer cela. La croissance n’agit que sur la composante conjoncturelle (doc. 2 et 4) du chômage ; ce n’est donc pas une condition suffisante du retour au plein emploi.
– La croissance extensive : hausse de l’emploi proportionnel à la hausse de la production, combinaison productive inchangée ou faible gains de productivité (cf. doc. 2, en France entre 1993 et 2000) ;
– La croissance intensive : hausse de la productivité obtenue par la substitution du capital au travail ou l’intensification du travail (cf. doc. 2 et 5, en France en 2004-2005).
– Par le coût relatif du travail par rapport au capital (cf. théorie néoclassique) (doc. 3 et 5 : réduction du coût du travail et progression de l’emploi non qualifié entre 1993 et 2000) ;
– Par les anticipations des entrepreneurs (doc. 5, en 2004, pessimisme des entrepreneurs face à la reprise : intensification du travail pour faire face à la demande, sans création d’emploi).
Développement du travail à temps partiel subi (chômage déguisé) (connaissances personnelles).
Développement des emplois précaires (CDD, intérim, contrats aidés) chômage plus court mais récurrent (doc. 6).
L’appariement entre offre et demande de travail ne se fait pas toujours dans de bonnes conditions ce qui contribue aussi à expliquer le maintien d’un chômage structurel (doc. 4 et 6).
La difficile insertion des jeunes non diplômés ou la réinsertion des actifs âgés (doc. 6) et le maintien du chômage de longue durée.
Le chômage des jeunes diplômés ou le déclassement face à l’importance des emplois non qualifiés (connaissances personnelles).
Conclusion
Si, pendant les Trente Glorieuses, croissance et plein-emploi sont allés de pair, aujourd’hui le retour de la croissance ne garantit pas la disparition totale du chômage. La croissance réduit le chômage conjoncturel mais un chômage structurel demeure. La mise en place d’une flex-sécurité et l’évolution démographique en cours permettront-elles de l’endiguer ?
Les syndicats appellent à une journée de mobilisation, jeudi 22 mai, contre le passage annoncé de 40 à 41 années de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Pour Raphaël Hadas-Lebel, président du Conseil d’orientation des retraites, cette augmentation est inévitable du fait du choc démographique lié au vieillissement de la population. Selon Thomas Piketty, économiste, notre système de retraites est devenu bien trop complexe. Il estime qu’il serait temps d’en changer en s’inspirant du modèle suédois. Propos recueillis par Constance Baudry et Jonathan Parienté
VOUS TROUVEREZ LA UN TEST A FAIRE TRES TRES SERIEUSEMENT IL EST UN PEU LONG MAIS IL VOUSFAUT ALLER JUSQU’AU BOUT
1899 : Théorie de la classe de loisir de Thorstein Veblen (éditions Gallimard 2007)
L’homme crée la société, mais chaque société forme les sortes d’homme dont elle a besoin. Ce livre est un élément fondateur de la compréhension des sociétés modernes. Au lieu de cultiver l’esprit collectif où l’essentiel consiste à faire comme tout le monde, il s’agit de se différencier, soit pour affirmer son pouvoir, soit pour faire preuve d’une illusoire vanité. Thorstein Veblen nous présente la comédie humaine, la rivalité puérile des adultes en quête d’argent, de gloire et de prestige, jamais capables d’atteindre un but qui fuit à mesure qu’ils en approchent puisque ce but se définit non pas en soi mais par rapport aux conquêtes des autres. Voici quelques extraits :
Dans le cours de l’évolution culturelle, l’émergence d’une classe oisive coïncide avec les débuts de la propriété. La toute première forme de propriété est la possession des femmes par les hommes. Avec les progrès de l’industrie et la concentration des biens dans les mains de possesseurs relativement moins nombreux, le niveau de richesse de la haute classe va s’élevant.
Pour s’attirer et conserver l’estime des hommes, il ne suffit pas de posséder simplement richesse ou pouvoir ; il faut encore les mettre en évidence. En mettant sa richesse bien en vue, non seulement on fait sentir son importance aux autres, mais encore on affermit les raisons d’être satisfait de soi. L’homme comme il faut consomme à volonté et du meilleur, en nourriture, boissons, narcotiques, parures, divertissements. Comme on signale sa richesse en consommant ces produits plus parfaits, on en tire grand honneur. On l’appelle ici gaspillage parce que cette dépense n’est utile ni à la vie ni au bien-être des hommes. Mais aux yeux d’un économiste, ce genre de dépense n’est ni plus ni moins légitime qu’un autre. S’il a choisi ce genre de dépenses, la question est en effet tranchée : c’est qu’il y trouve relativement plus d’utilité que dans des formes de consommation sans gaspillage. Il ne nous vient pas toujours à l’esprit que l’impératif de prodigalité ostensible est présent dans nos critères du bon goût, mais il n’en est pas moins contraignant et sélectif ; il forme et entretient notre sentiment du beau.
La même règle du bon goût veut que l’on traite les animaux domestiques** qui n’ont aucun intérêt industriel (les pigeons, les oiseaux en cage, les chiens et les chats…) comme des articles de consommation ostensible ; ils sont donc honorifiques par nature, et l’on est en droit de les trouver beaux. Ainsi le chien a-t-il droit à nos bonnes grâces, car il laisse libre essor à notre volonté de dominer ; car c’est un article de dépense ; car il n’est d’aucun usage industriel. Bien des gens de bonne foi trouvent belles jusqu’à ces races grotesques et difformes que l’on doit à certains éleveurs ; la valeur qu’ils prennent aux yeux de leurs propriétaires est celle d’articles de consommation ostentatoire. Il en va du cheval rapide comme du chien. On s’est donc habitué à rechercher les marques de superfluité et de cherté qu’offrent les marchandises ; on s’attend qu’elles présentent une utilité de l’espèce indirecte ou surclassante : voilà qui conduit à changer d’étalon pour en apprécier l’utilité.
Dans toutes les classes de la société, la plus grande part de la dépense que l’on engage dans les vêtements va aux apparences respectables et non au souci de couvrir le corps. Il est rare que l’on se sente aussi miteux qu’aux moments où l’on est au-dessous du niveau
prescrit par l’usage en fait d’habillement. La valeur commerciale des vêtements se divise en deux parties : l’une, de beaucoup la plus importante, est consacrée à l’élégance ; l’autre plus modeste, va à la fonction de couvrir. Il est remarquable que des messieurs, quand ils vont à la chasse, prennent grand soin de s’accoutrer et armer jusqu’aux dents : ils pénètrent ainsi leur propre imagination du sérieux de leur entreprise. Ces cabotins des clairières aiment à se carrer sur leurs jambes. De même les concours d’athlétisme ne vont presque jamais sans rodomontades et crâneries, bel écran de fumée qui signale le batelage. Le tempérament qui se sent porté aux sports est essentiellement puéril. La substance des sports est futilité, leur enjeu est simulacre. Ils laissent carrière à la rivalité, ce qui leur donne un attrait de plus. L’inclination pour les sports athlétiques, qu’il s’agisse de participation directe ou tout aussi bien de soutien moral, est une caractéristique de la classe de loisir. Les populations d’occident comptent peu d’individus qui soient assez dépourvus d’instinct rapace pour ne trouver aucun amusement à contempler les jeux et concours d’athlétisme.
Au point de vue de la théorie économique, le rapport de fidélité, que celle-ci soit jurée à une personne physique ou à une personne extra-physique, se conçoit comme une variante de cette subordination personnelle qui entre pour une si large part dans le genre de vie rapace et quasi pacifique. Pour s’attacher avec tant de loyauté à la personne d’une divinité anthropomorphe, douée d’une nature aussi archaïque, il faut que le dévot possède les mêmes penchants archaïques. Les pratiques de dévotion se constatent dans la consommation pieuse de biens et de services. Tout culte exige une consommation sans but matériel immédiat : ornements cérémoniels, temples, églises, vêtements, sacrements, etc. Le prêtre ne doit pas mettre la main à un travail mécanique et productif ; en revanche il doit consommer en quantité ; or il faut noter que cette consommation doit prendre des formes qui ne contribuent pas à son propre confort : « Soit que vous mangiez ou que vous fassiez autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu ».
C’est dans les études proprement dites, et plus particulièrement dans les études supérieures, que l’influence des idéaux de la classe de loisir est la plus patente. Avec le temps, l’ensemble des connaissances forma un système amplifié ; on vit naître une distinction entre la connaissance ésotérique et la connaissance exotérique. La première – pour autant qu’il y ait une différence réelle entre l’une et l’autre – était la science de ce qui n’a pas d’effet utile pour l’économie ou l’industrie. Aujourd’hui même, la société savante admet dans ses usages la toque et la toge, l’examen de fin d’études, les cérémonies de remise des diplômes, la collation des grades universitaires, les prérogatives. A n’en pas douter, c’est dans les usages des ordres religieux que l’on trouve la provenance immédiate de tous ces traits du rituel savant. Au niveau supérieur vers lequel les écoles s’efforcent généralement, elles visent essentiellement à éduquer les jeunes gens des classes sacerdotales et oisives, à leur apprendre à consommer les biens matériels et immatériels. Rares sont les personnes qui, ayant cultivé leur sens du mérite universitaire, ne voient que vanité dans les accessoires rituels de la science.
Aucune classe de la société, même si elle se trouve dans la pauvreté la plus abjecte, ne s’interdit toute habitude de consommation ostentatoire. On n’y renonce que sous l’empire de la plus implacable nécessité. Voilà pourquoi nulle branche du commerce ne fournit aujourd’hui des marchandises qui ne contiennent pas l’élément honorifique, à quelque degré que ce soit. Un consommateur qui voudrait à toute force, tel Diogène, éliminer de sa consommation tous les éléments d’honorabilité et de gaspillage, serait dans l’incapacité de fournir à ses besoins les plus insignifiants sur le marché moderne. En vérité, si même il se mettait en devoir de fournir à ses propres besoins par ses propres efforts, il aurait du mal à s’assurer la fourniture d’un jour, pour le strict nécessaire, sans incorporer par inadvertance à ses produits quelque chose de cet élément honorifique, le travail en pure perte. Mais pour recueillir une approbation sans réserve, un fait économique doit recevoir la sanction de l’utilité impersonnelle, de l’utilité du point de vue génériquement humain. La conscience économique ne se satisfait pas de voir un individu faire bonne figure en se comparant à un autre, en rivalisant avec lui ; elle ne peut donc approuver la concurrence dépensière. La règle du désœuvrement exige que l’on soit futile, rigoureusement et complètement ; l’instinct artisan veut que l’on soit utile et agissant.
qu’en est -il aujourd’hui?
**j’ai trois chats et vous ?
Dans le cadre du programme de terminale Es sur le chapitre:les nouveaux cadres de l’actions publique, dernier item du programme portant sur les services publics à la française et le service universel ,au sens de orientations européennes voila un programme qui anticipe , il date de 1996 ,les réformes actuelles ..pour comprendre comment la pensée(certains diraient l’idéologie ) permet de construire un modèle européen libéral de plus en plus cohérent et bien-sur de plus en plus libéral même si il avance masqué et à pas lents ….
Vous trouverez ci-joint ( et ci-dessus en ligne) un rapport de l’OCDE, « la faisabilité politique de l’ajustement » ou comment faire passer LA réforme. C’est un texte de 1996 ( comme quoi tout est programmé de longue date ! ) qui « propose » des méthodes aux gouvernements…
en voici qq bribes
Page 17 : « Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes ( c’est-à-dire qu’il serait neutre du point de vue social ) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement. »
Page 30 : « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »
Page 11 : « …Pourtant, d’autres mesures, comme la coupure des investissements publics ou des dépenses de fonctionnement ( salaires exclus ), n’entraînent aucun trouble. »
édiffiant n’est cepas !