les autres chiffres du chômage: insee dénoncé sur ces méthodes
10 06 2008 Commentaires : Pas de Commentaires »ghjattanera
Catégories : ARTICLE DE PRESSE
La dynamique du capitalisme de Fernand Braudel
Ce petit ouvrage de quelques cent vingt pages réunit les textes de trois conférences données par Fernand Braudel au moment même où il achevait, à la fin des années 1970, son maître ouvrage Civilisation matérielle, économie et capitalisme(1). Le premier peut donc passer pour une sorte de condensé du second.
La question centrale qui sert de fil conducteur à Braudel est celle des conditions de formation du capitalisme en Europe au cours des temps modernes (du XVIe au XVIIIe siècle). Il tente d’y répondre en recourant au concept d’économie-monde. En définitive, pour Braudel, c’est pour être parvenue, à la faveur de son expansion commerciale et coloniale, à constituer autour d’elle et à son bénéfice une économie-monde à l’échelle planétaire que l’Europe occidentale a eu le privilège de constituer le berceau historique du capitalisme. C’est donc sur ce concept que je centrerai mon compte rendu.
Selon Braudel, une économie-monde est une formation socio-spatiale qui présente une structure caractéristique : autour d’un centre qui tend à accumuler richesse, pouvoir, savoir et culture s’échelonne une hiérarchie de zones périphériques de moins en moins développées au fur et à mesure où l’on s’éloigne du centre. Et, dans une telle économie-monde, l’insertion d’une formation sociale s’effectue en fonction de son articulation spécifique entre ce que Braudel nomme la civilisation matérielle, l’économie et le capitalisme. Au centre, le capitalisme se soumet les rapports marchands constitutifs de l’économie et les civilisations matérielles ; dans les régions semi périphériques se développent des rapports marchands qui ne connaissent cependant pas de transcroissance capitaliste ; enfin les vastes zones périphériques en restent aux civilisations matérielles.
La notion d’économie-monde nous renvoie donc à aux trois concepts clés que sont pour Braudel la civilisation matérielle, l’économie et le capitalisme, par lesquels il désigne ce qu’il considère comme trois niveaux différents d’organisation socioéconomique des sociétés préindustrielles. Penchons-nous sur chacun d’eux.
Au premier de ces niveaux, le plus fondamental et de loin quantitativement le plus important, se trouve la civilisation matérielle, soit l’immense champ des pratiques d’autosubsistance (d’autoproduction et d’autoconsommation). Pratiques le plus souvent ancestrales, profondément ancrées dans le quotidien, échappant dans une large mesure à la conscience des hommes, et au sein desquelles règnent en maîtres l’usage et la valeur d’usage, que ce soit à des fins de simple subsistance ou à des fins de jouissance.
Ce n’est qu’au second niveau que commence ce que Braudel nomme l’économie avec l’entrée dans l’échange d’une part du surproduit dégagé au sein de la « civilisation matérielle », donnant ainsi lieu au développement de la petite production marchande, dans l’agriculture et l’artisanat. L’échange, ses pratiques et ses normes, et la valeur d’échange commencent à s’y affirmer, notamment avec la naissance et le développement du commerce (l’activité visant à s’enrichir par la circulation de marchandises), tout en restant globalement subordonnés à l’usage et la valeur d’usage qui continuent à prédominer et à limiter leur autonomie. Car c’est encore la reproduction des producteurs et des échangistes qui reste la finalité de toute l’activité économique au sens que lui donne Braudel.
Au dernier niveau seulement s’épanouit ce que Braudel nomme le capitalisme, qu’il réduit cependant au développement du seul capital marchand (commercial et financier) : au négoce, à la banque et à la bourse, tous liés directement ou indirectement au commerce lointain, capable de se soustraire à la fois aux usages locaux et régulations traditionnelles, aux règlementations politiques et à la concurrence qui règne en principe au sein de l’économie de marché, de réaliser de ce fait de somptueux bénéfices et d’accumuler d’immenses capitaux, des capitaux concentrés et centralisés entre peu de mains. Là seulement s’affirme et se confirme la pleine autonomie de la valeur (d’échange), ce que manifeste le fait que le capitalisme (au sens où l’entend Braudel) n’a pas d’autre fin que la valorisation de la valeur et son accumulation, et par conséquent la pleine subordination de l’usage et de la valeur d’usage. En quoi il se distingue bien de « l’économie de marché » (la production et la circulation marchandes simples).
En lisant Braudel, on ne peut qu’être surpris et, pour tout dire, déçu par la grande pauvreté conceptuelle de ses analyses. Ainsi, faute de maîtriser, semble-t-il, la dialectique de l’usage et de l’échange, de la valeur d’usage et de la valeur d’échange, ne parvient-il ni à préciser correctement ni à différencier ses trois concepts de base : civilisation matérielle, économie et capitalisme. Dans la présentation précédente qui en est faite, c’est moi qui ai introduit cette dialectique à des fins de clarification, là où Braudel se contente d’exemples illustratifs. Car, au sens où Braudel les entend, « la civilisation matérielle » se caractérise bien par le règne exclusif de l’usage ,« l’économie » par un développement des échanges marchands qui n’abolit pas la prédominance continue de l’usage sur l’échange (ce qui correspond à ce que Marx analyse comme le propre du mouvement M – A – M : marchandise – argent – marchandise), « le capitalisme » seulement parvenant à inverser ce dernier rapport en instituant la prédominance de l’échange sur l’usage sous la forme du mouvement A – M – A’ : argent – marchandise – argent valorisé, la circulation de la marchandise n’étant plus alors que le simple moyen de conserver et d’accroître la valeur sous la forme autonomisée de l’argent – ce qui est bien pour Marx le propre du capital.
En second lieu, comme la plupart des économistes et des historiens à leur suite, Braudel travaille à partir d’une conception fétichiste du capital, en le réduisant soit à un ensemble de choses (réification) soit à une série de dispositions subjectives (personnification), en ignorant là encore ce que Marx nous a appris à son sujet. A savoir qu’il est d’abord ce rapport social de production qui transforme ces choses en moyens de valorisation et ces dispositions en pratiques de valorisation. Encore moins Braudel est-il capable de concevoir le capitalisme comme le mode de production, le type de société globale résultant du procès global de reproduction de ce rapport de production, processus par lequel ce dernier se subordonne l’ensemble de la pratique sociale, dans toute son étendue et toute sa profondeur. Cela apparaît clairement dans le passage suivant :
« Vous ne disciplinerez, vous ne définirez le mot capitalisme, pour le mettre au service de l’explication historique, que si vous l’encadrez sérieusement entre ces deux mots : capital et capitaliste. Le capital, réalité tangible, masse de moyens aisément identifiables, sans fin à l’œuvre ; le capitaliste, l’homme qui préside ou qui essaie de présider à l’insertion du capital dans l’incessant processus de production à quoi les sociétés sont toutes condamnées ; le capitalisme, c’est, en gros (mais en gros seulement), la façon dont est conduit, pour des fins peu altruistes d’ordinaire, ce jeu constant d’insertion. » (Page 52)
En troisième lieu, comme la plupart des historiens, victimes de la prédominance du paradigme libéral, Braudel réduit le capitalisme à une croissance et un développement des rapports marchands, notamment sous la forme du commerce lointain, en réduisant du coup le capital au seul capital marchand. Par conséquent, il tend à méconnaître voire à ignorer la différence essentielle, une nouvelle fois établie par Marx, entre capital marchand et capital industriel, autrement dit le moment où le capital se rend maître non plus seulement des conditions de la circulation (de l’échange) mais de celles de la production des marchandises. Alors seulement, en effet, pour parler comme Braudel, le capitalisme ne se contentera plus de jeter ses filets par-dessus les réseaux de « l’économie » et de survoler de très haut les continents des différentes « civilisations matérielles » : en colonisant la circulation marchande, il réduira la première à la portion congrue ; tandis qu’en s’emparant de la production, il pénétra les secondes dans toute leur profondeur.
En quatrième lieu, on retrouve le même manque de rigueur conceptuelle dans l’usage fait par Braudel de la notion d’économie-monde. Braudel la transforme en une sorte de notion tout terrain, qui le conduit à l’étendre à différents espaces et à différentes époques, au risque d’en compromettre l’unité : le monde romain antique centré sur la Méditerranée, le monde méditerranéen puis toute l’Europe occidentale au Moyen Age, la Russie d’avant Pierre le Grand, l’empire ottoman jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’Inde, l’Insulinde et la Chine, avant l’arrivée de Européens et même longtemps après, ont été pour lui autant d’économies-mondes.
Cela s’explique en définitive par le déficit de définition en compréhension du concept, que Braudel réduit à l’énumération de quelques caractéristiques descriptives. Mais rien ne nous est dit ni des conditions minimales requises pour que se constitue une économie-monde, ni de ses processus générateurs ou de ses dynamiques internes, encore moins de ses éventuelles contradictions. A peine Braudel évoque-t-il quelquefois le développement, au sein d’une économie-monde, comme condition nécessaire à sa constitution, d’une division du travail avec ses inévitables effets de développement inégal et par conséquent d’échange inégal. C’est ce qui l’empêche aussi de concevoir clairement les rapports entre les différentes parties dont se compose une économie-monde et, par conséquent, sa hiérarchie interne : la réduction du centre à une ville est abusive ; les rapports d’exploitation et de domination des zones périphériques par le centre ne sont pas systématiquement analysés et ne font pas partie de la définition principielle de la polarité entre les deux ; les notions de périphérie (incluse dans l’économie-monde) et de marge (au-delà de l’économie monde) sont enfin fréquemment confondues.
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(1)Paris, Armand Colin, 1979, 3 tomes.
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Chers élèves j’attends de votre part une réelle contribution à ce poste de ..ce blog pendant que je ne pourrais être connectée ..à vos commentaire et pieces jointes … apres vos lectures estivales !!
Faut-il sanctionner les chômeurs ?
Passant outre les partenaires sociaux, le gouvernement a décidé de légiférer pour sanctionner les chômeurs qui refuseraient une « offre valable d’emploi ». Sans prévoir les contreparties nécessaires.
Les partenaires sociaux vont ouvrir les négociations pour le renouvellement de la convention fixant les règles de l’assurance chômage, qui expire le 31 décembre prochain. Au menu, les conditions de l’indemnisation du chômage, sa durée et l’évolution de son montant. Du point de vue comptable, la situation est plutôt favorable: l’Unedic, qui gère l’assurance chômage au nom des partenaires sociaux, devrait afficher un excédent de 4,6 milliards d’euros en 2008. Cela devrait permettre, si cet excédent se reproduit comme attendu en 2009, de ramener à zéro les dettes accumulées dans les périodes de vaches maigres.
Comme à chaque renouvellement de la convention, une partie de bras de fer va s’engager entre patronat et syndicats. Le premier souhaite durcir les conditions d’accès à l’indemnisation, tandis que les syndicats réclament des droits élargis. Un troisième larron s’est mêlé de la partie cette fois-ci, en la personne du gouvernement: il a décidé d’imposer un nouveau système de sanctions pour les chômeurs en passant par-dessus la tête des partenaires sociaux. Un projet de loi devrait ainsi être présenté au Parlement dans les prochaines semaines, pour mise en application dès le 1er janvier prochain, quand verra le jour le nouveau service public de l’emploi, issu de la fusion ANPE-Assedic.
Une définition qui fait débat
Le coeur du débat porte sur la définition de ce qu’est une offre valable (ou raisonnable, selon la terminologie employée par le gouvernement) d’emploi, c’est-à-dire le type d’offre qu’un demandeur d’emploi ne peut refuser sauf à se voir privé de son indemnité. A priori, rien que de très logique dans l’idée qu’un chômeur indemnisé soit tenu d’accepter les offres qui lui sont faites: l’indemnisation n’est légitime que si les chômeurs ne sont pas payés à se tourner les pouces alors qu’il existe des emplois disponibles. Comme le répète à loisir le gouvernement, le haut niveau de protection sociale dont nous bénéficions suppose de ne tolérer parallèlement aucune fraude ou abus. C’est ainsi qu’on maintiendra la légitimité du système aux yeux de ceux qui le financent via leurs cotisations. On peut bien entendu penser que c’est plutôt en insistant sur des abus, en fait très réduits en nombre et en montant, qu’on affaiblit le système.
Mais l’important n’est pas là. Il est de savoir ce qui doit ou ne doit pas être considéré comme une offre qu’on ne peut refuser. Les agents du service public de l’emploi sont déjà aujourd’hui tenus de sanctionner le chômeur qui ne recherche pas activement un emploi ou qui se refuse à saisir les offres qui lui sont communiquées. S’ils ne le font que très rarement, c’est que les sanctions leur apparaissent souvent trop lourdes et les offres mal adaptées à la qualification des demandeurs d’emploi ou à leurs contraintes familiales ou de logement. Ou encore sont si mal rémunérées que les emplois concernés les contraindraient à voir leurs revenus fortement baisser par rapport à leur salaire antérieur… C’est pour sortir de cette situation que le gouvernement entend intervenir en imposant aux partenaires sociaux une définition claire de l’offre valable d’emploi.
Sur ces bases, la dernière version du projet gouvernemental impose aux demandeurs d’emploi de réduire leurs exigences au fil du temps (1). Durant les trois premiers mois de chômage, un demandeur d’emploi serait en droit de n’accepter que les emplois s’inscrivant dans son projet professionnel, rémunérés au niveau de son salaire antérieur et situés à proximité. Durant les trois mois suivants, il serait tenu d’accepter tout emploi « compatible » avec ses qualifications, dans la même zone géographique et rémunéré au moins à 95 % de son salaire antérieur. Après six mois, toute offre d’emploi compatible, même rémunérée à 85 % du salaire précédent, et dans un rayon impliquant jusqu’à deux heures de trajet quotidien devra être acceptée. Enfin, au-delà d’un an, l’exigence de rémunération minimale serait ramenée au niveau de l’allocation chômage, soit 57,4 % du salaire antérieur dans le cas général. Un couperet qui n’a rien d’anodin, quand on sait qu’en mars 2008, en dépit de la baisse du chômage observée depuis deux ans, 26 % des demandeurs d’emploi étaient au chômage depuis plus d’un an…
Qu’attend-on de ces nouvelles règles ? D’abord, une diminution des dépenses à la charge de l’assurance chômage. De quoi réduire à terme le montant des cotisations sociales versées à l’Unedic par les entreprises, et augmenter en contrepartie les cotisations d’assurance vieillesse, afin de répondre aux besoins de financement des retraites. Le tout sans accroître les charges qui pèsent sur les entreprises.
Le second résultat attendu est clairement d’augmenter la contrainte imposée aux salariés dans un contexte marqué, à en croire le gouvernement, par des tensions croissantes sur certains types d’emplois. Comme les générations qui entrent actuellement sur le marché du travail deviennent moins nombreuses que celles qui partent à la retraite, l’objectif gouvernemental est d’augmenter la main-d’oeuvre disponible par tous les moyens. La décision de mettre progressivement fin au dispositif de dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient jusqu’à présent les demandeurs d’emploi de 57 ans et plus poursuit le même objectif. Au final, l’enjeu est de permettre aux entreprises qui le souhaitent d’embaucher sans difficultés.
Philippe Frémeaux
Alternatives Economiques - n°270 – Juin 2008
Notes(1)Voir Liaisons sociales, n° 15114, 7 mai 2008.
le coût des retards scolaires: voila un article assez long sur la question en voila un passage significatif
[...] Question finale – la plus intéressante peut-être : pourrait-on éliminer ces problèmes de décote liée au retard scolaire en abolissant complètement les redoublements de la maternelle à l’université ? La réponse est oui, en théorie, car le retard scolaire ne révèlera rien au delà de l’intervention d’un éventuel accident « excusable ». Il restera cependant une distribution sous-jacente, imparfaitement observable, des talents et aptitudes des individus. Si donc on « bradait » les diplômes pour limiter au maximum les redoublements, les salaires des jeunes diplômés baisseraient inexorablement, car un diplôme signalerait alors un diplômé en moyenne moins talentueux. Si on maintient le niveau des diplômes et qu’on interdit le redoublement, les salaires des diplômés monteront par rapport aux non-diplômés ou aux diplômés de niveau inférieur, les effectifs inscrits aux divers niveaux varieront. On peut imaginer une réponse du marché socialement valable : l’accès à l’université étant redevenu plus difficile, le niveau moyen des étudiants qui s’arrêtent au niveau bac montera, donc le salaire de ces bacheliers se réévaluera ; cela aura pour contrecoup d’accroître les incitations de ceux qui auraient abandonné leurs études secondaires à essayer d’avoir le bac, diminuant le taux de sortie sans diplôme.[...]
la dissertation:« Les échanges internationaux reposent-ils sur le libre échange ? »
la qstp: « Après avoir caractérisé la mobilité sociale en France, vous montrerez que l’école joue un rôle dans ce phénomène ».
eds SMITH et Schumpeter
Les « faux chômeurs », c’est-à-dire ceux qui s’inscrivent à l’ANPE sans vouloir retrouver du travail, ne représentent pas plus de 2 % des demandeurs d’emploi. C’est l’une des nombreuses surprises que réserve l’étude sur les « freins à la reprise d’emploi », publiée hier par le ministère du Travail. Menée en mai 2007 auprès de 3.280 personnes (1), cette enquête ne fait pas forcément l’affaire du gouvernement, qui voit dans le renforcement du contrôle des chômeurs l’un des principaux moyens de parvenir au plein-emploi. Loin des idées reçues, il montre que les chômeurs sont prêts à de lourdes concessions pour retrouver le chemin du travail. Plus des trois quarts d’entre eux accepteraient un emploi inférieur à leur qualification. La moitié serait disposée à déménager. Un sur deux serait même prêt à signer un contrat de travail précaire ou à temps partiel si cela lui était proposé.
Comment expliquer, dès lors, que le nombre de chômeurs frôle encore la barre des 2 millions, alors que les emplois non pourvus sont au moins 300.000 ? Si les candidats à l’emploi restent au chômage, c’est parce que les offres sont insuffisantes, ou qu’elles sont inadaptées à leur qualification et à leur expérience, indiquent une grande majorité (82 %) des personnes interrogées par le ministère de l’Emploi.
Les diplômés du supérieur sont d’ailleurs les plus nombreux à refuser les offres qui leur sont proposées. Un tiers d’entre eux ont été au moins une fois dans ce cas. C’est beaucoup plus que les bacheliers (26 %) et que les personnes n’ayant aucun diplôme (14 %).
Dans bien des cas, ce sont les raisons financières qui justifient ces refus. C’est, en tout cas, le motif le plus souvent cité, devant la « mauvaise situation géographique » et la « pénibilité du poste ». De fait, les personnes qui ont repris un emploi s’avèrent souvent déçues : quatre sur dix estiment que leur situation financière ne s’est pas améliorée un an après leur reprise d’emploi. La mise en place du « revenu de solidarité active », qui vise à rendre le travail systématiquement plus intéressant que l’assistance, semble donc plus que jamais d’actualité.
Voici quelques questions possibles.
Questions
è Calculez le TCAM du PIB par habitant de la Chine, de la Corée, et du Japon sur la période considérée (tableau). Pourquoi l’auteur a-t-il intégré la Corée parmi les pays à « croissance forte et soutenue » ?
è Justifiez la phrase : « au taux de 7 % par an, le PIB double en effet tous les dix ans »
è Récapitulez les principales conditions d’une croissance soutenue et durable, en expliquant à chaque fois en quoi cela contribue à la croissance.è Complétez le schéma suivant :
| D+ PIB, D+ Recettes fiscales, D+ Niveau d’études, D+ Investissements publics, D+ Investissements privés, D+ Consommation des ménages, | D+ Exportations, D+ productivité, D+ compétitivité, D+ Revenus distribués, D+ Epargne des entreprises, D+ Epargne des ménages. |

à remplir
Le modèle d’export-led-growth
è Quelle problématique et quel plan adopteriez-vous pour traiter ce sujet de Bac : « L’insertion dans les échanges mondiaux assure-t-elle toujours la croissance ? » (Asie 2007)
pour vendredi les annales , le manuel , et biensur les anciens cours ,
toujours la revanche pour la préparation du 2 groupe d’épreuves
les sujets du bac en amérique du nord en dissertation :
quelle sont les effets de la croissance sur l’emploi ?
et en QSTP:
en eds
Tocqueville et la bureaucratie et la division du travail et l’extension des marchés par Adam Smith
Les enseignants du primaire et du secondaire représentent aujourd’hui entre 3,5% et 4% de la population active occupée, soit environ 1,5% pour le primaire et un peu moins de 2,5% pour le secondaire (Tableau 1). Ces proportions sont à peu près identiques à celles que l’on observait voilà vingt-cinq ans, au début des années 1980. De fait, le nombre d’enseignants du secondaire et du primaire a augmenté à peu près au même rythme que l’ensemble de la population occupée au cours des vingt-cinq dernières années, leur groupe social gardant finalement une importance très stable dans le pays.
Au cours de la même période, le paysage social s’est pourtant assez profondément transformé. On le sait, les industries traditionnelles ont reculé brutalement, au profit de nouveaux secteursdes services, employant un salariat de cols blancs en moyenne bien plus qualifié. Entre 1982 et 2005, la part des cadres et professions intermédiaires du privé dans la population active occupée a gagné près de 10 points, passant de 16,8% à 26,4%. Au cours de cette période, il s’est ainsi créé près 3 millions d’emplois de cadre et profession intermédiaire du privé, contre environ 500 000 emplois de cadre et profession intermédiaire du public (dont 100 000 à peine pour les enseignants).
Du point de vue des enseignants, les décennies récentes ont été celles d’une réduction quantitative des groupes sociaux communément classés comme plus modestes qu’eux (ouvriers et employés), et d’une forte expansion des catégories généralement classées comme autant, sinon plus favorisées qu’eux (cadres et professions intermédiaires du privé). Cette évolution a incontestablement contribué à une forme de banalisation, sinon de déclassement, des métiers enseignants. Dans le même temps, les nouveaux emplois de cadre et de profession intermédiaire du privé (notamment dans les entreprises de services) ont perdu les protections et avantages naguère associés au statut de cadre. Cette seconde évolution compense en grande partie la première et contribue à maintenir l’attrait objectif des carrières enseignantes, commeva le révéler l’analyse qui va suivre de l’évolution des hiérarchies salariales au cours des deux dernières décennies.la suite là :
les enseignants , leur rémunération , et leur niveau de vie:1982 2005 ..