new deal ?

9 12 2008

Plan de relance : une correction utile mais pas un 

 New deal »

Le plan de relance présenté par Nicolas Sarkozy corrige la mauvaise politique budgétaire menée jusqu’ici par le gouvernement. Mais il n’a rien d’extraordinaire : les 26 milliards d’euros annoncés représentent 0,7% du PIB par an, à comparer avec les 2,5% du plan de relance américain.

par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques

Nicolas Sarkozy a solennellement présenté le 4 décembre son plan de relance de l’économie française à Douai, ville symbole des difficultés actuelles de la branche automobile (voir ici). Un plan que le Président a voulu « ambitieux, audacieux et imaginatif ». Malgré les superlatifs qui ont entouré sa sortie, ce plan reste en réalité d’une ampleur limitée, notamment quand on le compare aux mesures déjà mises en œuvre aux Etats-Unis ou préparées pour 2009 par Barack Obama. Il vient toutefois corriger, et c’était plus que nécessaire, la politique budgétaire restrictive que constituaient les budgets 2009 de l’Etat et de la Sécurité sociale tels qu’ils ont été présentés et discutés au Parlement.

Depuis deux mois, nous vivions en effet une situation surréaliste. Lors de son discours de Toulon, le 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait – à juste titre – souligné l’ampleur de la crise financière et de ses conséquences prévisibles sur l’économie réelle : « dire la vérité aux Français, c’est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat », rappelait-il. Pourtant, le lendemain même de ce discours, le gouvernement présentait un budget de rigueur pour 2009, avec des dépenses publiques en baisse, une fois l’inflation déduite, et même des budgets de l’emploi et du logement en baisse tout court, en valeur nominale. Et dans le même temps, ce budget prévoyait la hausse de différents prélèvements. Même chose quelques jours plus tard pour le budget de la Sécurité sociale.

Durant l’été, le Premier ministre François Fillon avait rejeté de façon catégorique la perspective d’un plan de relance bien que l’économie française ait déjà connu une croissance négative au second trimestre 2008. La priorité restait de limiter les déficits publics afin de corriger les dérapages causés par le paquet fiscal de 2007. Et le paquebot budgétaire conçu à ce moment-là continuait sur sa lancée. Au fil des semaines, cette politique de rigueur devenait d’autant plus surréaliste que parallèlement des sommes énormes étaient affichées pour venir en aide au secteur bancaire.

Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy corrige donc enfin de façon significative la mauvaise trajectoire budgétaire sur laquelle la France était engagée. Les 26 milliards d’euros sur deux ans revendiqués officiellement pour ce plan n’ont cependant rien d’extraordinaire : ils représentent une dépense supplémentaire de 0,7 % du PIB sur chacune de ces deux années. De plus, comme toujours, quand on en connaîtra le détail de façon précise, on se rendra probablement compte que ce volume affiché inclut nombre de mesures d’ores et déjà engagées ou prévues. A titre de comparaison, les pouvoirs publics des Etats-Unis ont investi cette année 2,5 % du PIB pour soutenir l’activité, et Barack Obama prépare pour 2009 des mesures encore plus ambitieuses… Et parmi les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, très peu sont liées au final à la transformation écologique des modes de consommation et de production. Comme cela avait déjà été le cas à la fin de l’été lors des débats sur les bonus-malus écologiques et les écotaxes, ceux qui, au sein de la majorité, souhaitaient mettre la « croissance verte » au cœur de la politique de relance n’ont manifestement pas été entendus.

Parallèlement, les mesures à portée sociale, de nature à soulager immédiatement les Français qui sont le plus en difficulté, restent elles aussi très limitées : au lieu par exemple d’augmenter le niveau des minima sociaux, qui ont perdu ces dernières années beaucoup de pouvoir d’achat, le gouvernement se contentera de verser une prime unique de 200 euros aux titulaires de minima sociaux (soit 760 millions d’euros, 3 % du total du plan de relance…). De même, les mesures annoncées en matière d’aide à la création d’emplois ne vont guère dans le sens d’améliorer la qualité desdits emplois puisqu’elles consistent à renforcer, une fois de plus, les exonérations de charges à proximité du Smic, responsables de la « trappe à bas salaire » qui bloque de plus en plus de salariés au bas de l’échelle des rémunérations.

Bref, si ce plan infléchit utilement la politique budgétaire restrictive engagée jusque-là, on reste très loin d’un new deal à la française. L’annonce en solo de ce plan marque également l’échec d’une politique européenne concertée de soutien à l’économie réelle. Contrairement à ce qui s’était passé pour les banques, le volontarisme du chef de l’Etat n’a pas réussi cette fois à entraîner l’ensemble de l’Union. Il faut dire qu’après le cavalier seul du paquet fiscal en 2007, le soupçon de laxisme populiste en matière budgétaire était très fort chez nos voisins à l’égard de Nicolas Sarkozy. Le refus du gouvernement d’Angela Merkel d’agir pour relancer de façon significative la demande intérieure outre-Rhin risque toutefois de limiter encore plus les effets du plan français.

Guillaume Duval

 

04 Décembre 2008

 




relances européennes

9 12 2008

relances européennes : une catastrophe par A Parienty

Les plans de relance concoctés par les divers pays européens sont désormais connus. Ils procèdent manifestement de philosophies très différentes d’un pays à l’autre et tiennent compte de situations, des finances publiques notamment, diamétralement opposées. Il vaut la peine de s’attarder un moment à essayer de décrypter ces logiques et de comparer les chances des uns et des autres.
C’est la première fois depuis le premier choc pétrolier, il y a 35 ans, que tous les pays s’accordent sur la nécessité de mesures budgétaires de relance de l’activité économique. Ces mesures sont motivées par une récession très profonde, devant laquelle la politique monétaire s’avère inefficace, à la fois parce que la baisse des taux d’intérêt ne peut compenser le pessimisme radical des anticipations et parce qu’il ne faut pas compter sur la BCE, toujours en retard d’une baisse, pour mesurer la gravité de la situation.
A quoi sert une politique budgétaire de relance ? Pour les économistes orthodoxes, il faut le rappeler, elle ne sert à rien. Elle est inutile, car les mécanismes du marché suffiront à remettre l’économie sur sa trajectoire de croissance. Elle n’accroît pas la demande, car les agents privés, sachant que les dépenses publiques d’aujourd’hui sont les impôts de demain, réduisent leur consommation pour faire face à l’inévitable hausse des impôts. Elle arrive après la bataille, car les délais de mise en œuvre de cette politique sont longs et variables. Fermez le ban.
Une politique de relance ne peut donc se concevoir que si on préfère à la loi de Say, selon laquelle il ne peut exister d’insuffisance de la demande, la vision keynésienne, qui voit dans l’insuffisance des investissements l’origine d’une croissance durablement insuffisante pour absorber la main-d’œuvre disponible et éviter le chômage. Pour y remédier, des dépenses publiques doivent se substituer aux dépenses privées qui manquent et accroître la demande anticipée par les entrepreneurs.
Conformément à cette philosophie, le Royaume-Uni a fait le choix de distribuer directement de l’argent aux ménages, sous forme de diminution de la TVA, en faisant l’hypothèse que les ménages augmenteront leurs dépenses et que les entreprises ajusteront leurs plans de production à cette demande accrue. La Commission européenne proposait exactement la même chose à l’échelle européenne, mais cette suggestion a été rejetée par l’Allemagne. Celle-ci s’oppose en effet violemment à toute stimulation de la consommation des ménages et plaide pour un maintien des contraintes du pacte de stabilité.
La position allemande s’explique par une vieille hostilité au keynésianisme, mais aussi par le mécanisme très particulier de la croissance allemande. L’Allemagne n’a pas besoin d’une croissance aussi rapide que la France ou le Royaume-Uni du fait de sa faiblesse démographique (sa population active stagne). D’autre part, l’Allemagne, premier exportateur mondial, s’appuie beaucoup sur la demande extérieure pour tirer la croissance. Il est donc logique qu’elle cherche d’abord à améliorer la situation de ses entreprises, dans le but d’accroître ses parts de marché. Pour ce faire, elle insiste sur la maîtrise des prix et l’équilibre des finances publiques, qui lui permet d’emprunter à des taux d’intérêt faibles. Cependant, cette stratégie n’est pas coopérative : les parts de marché ne peuvent se gagner qu’au détriment des autres. Si chacun adoptait la même attitude, tout le monde serait perdant.
Confrontée à cette situation, que peut faire la France ? Une relance de la demande intérieure s’impose. Elle ne peut venir que de mesures augmentant le pouvoir d’achat des ménages, car les investissements publics n’agissent qu’après un délai assez long. Le plan dévoilé le 4 décembre par le président Sarkozy ne répond pas du tout à cette nécessité, ce dont le gouvernement est certainement conscient. L’essentiel des mesures annoncées visent à améliorer la situation des entreprises (constructeurs automobiles, promoteurs immobiliers, PME). On peut également s’interroger sur l’utilité économique d’investissements publics tels que la construction de prisons.
Le tableau brossé ci-dessus permet en partie de comprendre pourquoi : une relance de la demande française servirait d’abord les entreprises allemandes, tout en creusant le déficit budgétaire et le déficit commercial. Le gouvernement a donc choisi une stratégie à l’allemande : aider d’abord les entreprises et doper un peu les investissements publics. Si ce plan réussit, la France connaîtra donc une situation catastrophique en 2009 (les instituts de conjoncture prévoyaient une évolution du PIB comprise entre -1,2% et -0,1% avant de connaître les détails du plan de relance ; on doute que ce dernier les fasse changer d’avis) et une lente amélioration à partir de 2010-2011, dont l’ampleur dépendra essentiellement de la croissance mondiale. La seule consolation pour le gouvernement est que la situation pourrait être bonne au seul moment qui compte pour lui, à savoir la campagne électorale de 2012.
Etait-il possible de faire mieux ? Evidemment. Il est anormal que la première puissance économique mondiale attende sa croissance des marchés extérieurs et s’appuie sur les mesures de relance décidées par les autres. Au contraire, une Europe consciente de ses responsabilités devrait prendre le relais des Etats-Unis, exsangues, comme locomotive de la croissance mondiale. Une relance européenne combinant investissement et consommation, financée par des emprunts européens sur les marchés, serait la solution la plus efficace. Le crédit de l’Europe, globalement à l’équilibre et s’appuyant sur une économie diversifiée et puissante, est excellent. Sa monnaie est solide.
Ce qui empêche la mise en œuvre d’une telle solution coopérative n’est pas la faiblesse institutionnelle de l’Europe, mais la divergence des intérêts nationaux et des visions du monde de ses dirigeants ; pour le plus grand malheur des peuples




une suite d’articles à propos du plan de relance 1(première et terminale )

9 12 2008

le retour de Keynes  paru dans alternatives économiques

Crise économique : le retour de Keynes

La crise économique que nous vivons suit le cercle vicieux classique étudié il y a longtemps par Keynes : les anticipations pessimistes des ménages et des entreprises renforcent encore la dépression qui les avait rendus pessimistes. La sortie de crise passe elle aussi par Keynes : ce n’est pas la dépense privée mais bien la dépense publique qui permettra de rompre ce cercle vicieux.

par Denis Clerc, fondateur d’Alternatives Economiques, auteur de La France des travailleurs pauvres (Grasset, 2008).

La crise bancaire semble derrière nous, mais la panne du crédit, elle, est lourde de conséquences, surtout si elle se prolonge. On le voit bien dans le secteur du bâtiment. Les prix s’effondrent parce que plus personne n’ose acheter un nouveau logement, de peur de ne pouvoir revendre celui où il habite actuellement. Tandis que l’accession à la propriété, qui repose sur le crédit, est gelée. De même, les entreprises trouvent difficilement les financements dont elles auraient besoin pour concrétiser leurs projets d’investissement (ce qui amènera sans doute une grande partie d’entre elles à réduire leur distribution de dividendes, de façon à pratiquer davantage l’autofinancement). Seul le crédit à la consommation continue de prospérer, à la fois parce qu’il pratique des taux très élevés et parce qu’il s’accompagne de procédés expéditifs en cas de non-remboursement (saisies). Mais, globalement, la panne du crédit comprime à court terme la demande (moins d’achats de logements et de biens d’équipement) et à moyen terme l’offre (freinage des capacités de production et de l’innovation).

A cette panne du crédit s’ajoute désormais une montée de l’épargne privée. Pour deux raisons. D’abord, quand le patrimoine des ménages perd de la valeur, il se produit ce qu’on appelle « un effet de richesse » : les ménages concernés s’efforcent de mettre davantage d’argent de côté de façon à compenser, au moins partiellement, cet « appauvrissement » [L'inverse est également vrai : quand le patrimoine se valorise, l'épargne se réduit et les emprunts gagés sur ce patrimoine (crédit hypothécaire) peuvent s'accroître.]. Ce mécanisme est plus important dans les pays anglo-saxons qu’ailleurs, mais il s’applique à l’échelle mondiale. Aux Etats-Unis, on estime que la crise financière et immobilière a amputé de 10 % environ le patrimoine des ménages, ce qui représente une perte de l’ordre de 1 500 milliards de dollars, que les ménages vont s’efforcer de combler, au moins en partie.

Deuxièmement, face aux difficultés économiques, les ménages autant que les entreprises cherchent à se constituer, ou à préserver, une sorte de matelas de sécurité protecteur et évitent de s’exposer aux risques liés à l’endettement. Bref, le comportement de fourmi l’emporte sur celui de cigale et l’épargne de précaution se gonfle aux dépens de la consommation et de l’investissement.

Au total, du côté des ménages autant que de celui des entreprises, la dépense est bridée à la fois par manque de financement et par un comportement de prudence. Selon les économistes néoclassiques, ce supplément d’épargne des ménages et des firmes devrait déboucher sur un supplément d’investissement. Mais, justement, cela est peu probable en raison des comportements de prudence de la grande majorité des acteurs économiques. Au lieu de stimuler l’investissement, l’accroissement de l’épargne contribue à freiner la demande.

La crise économique et les anticipations

Car, comme l’avait bien vu Keynes dans les années 1930, face au ralentissement de l’activité, les acteurs économiques développent des « anticipations » pessimistes. Keynes estimait que ces anticipations jouaient un rôle extrêmement important. Lorsque tous anticipent un ralentissement de l’activité, la demande effective (qui, dans son langage, ne désignait pas la demande observée, mais la demande attendue) aboutit à geler nombre de projets d’investissements, ce qui engendre une contraction effective (d’où le terme) de l’activité par une sorte d’autoréalisation. Ce que nous craignons se concrétise précisément parce que cela influence nos actes, dans le domaine économique sans doute comme dans d’autres domaines. Loin d’être un mécanisme équilibrant, les forces du marché aggravent encore la situation. C’est exactement ce que nous pouvons observer actuellement dans des secteurs comme le bâtiment. Si cela devait se poursuivre, un cercle vicieux pourrait alors se développer : moins de consommation engendre moins d’investissement, qui engendre moins d’activité, qui suscite davantage d’épargne de précaution, qui… Nous passerions alors de la récession (une légère réduction d’activité) à la dépression (un ralentissement marqué et durable).

Ces anticipations pessimistes accentuent encore la baisse des cours boursiers, initiée par la « réallocation » des actifs financiers : les titres les moins sûrs, les plus incertains en termes de valorisation sont vendus au profit de titres d’Etat, même assortis d’un intérêt faible, parce qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Là encore, Keynes retrouve une actualité brûlante. Il a été le premier à expliquer que, lorsque l’efficacité marginale anticipée du capital diminue, seul l’Etat est en mesure de capter l’épargne de précaution qui se développe et ne s’investit plus. Le rôle de l’Etat est alors de procéder à un recyclage public de cette épargne, sous forme de dépenses publiques, de manière à mettre fin à la dépression issue d’une dépense privée en diminution.

Quelles solutions à la crise ?

Voilà l’engrenage qui nous guette si nous n’y prenons pas garde. La réponse de Keynes demeure d’actualité : à l’Etat de compenser la baisse de demande par des dépenses publiques supplémentaires, de façon à déjouer, puis à renverser les anticipations. Au prix d’une dette publique accrue ? Evidemment : puisque les épargnants se ruent sur les titres d’Etat, c’est le moment d’en émettre, pour recycler cette épargne de précaution dans des dépenses publiques nouvelles.

Ces dépenses vont permettre de renverser les anticipations tout en améliorant les conditions de vie de nombreuses personnes. Il ne s’agit donc pas de dépenses à détente longue, comme de nouvelles infrastructures de transport ou de nouvelles centrales nucléaires pour lesquelles il peut s’écouler dix ans, voire davantage, entre la décision et la concrétisation. Non, il s’agit d’investir dans le logement social en faisant d’une pierre trois coups : donner du travail au secteur du bâtiment qui souffre beaucoup, donner des logements accessibles à des ménages qui en ont besoin, et dépenser vite l’argent public pour relancer la demande et retourner les anticipations.

Assumer l’action publique

Tous les pays, Chine comprise, semblent l’avoir compris. En France cependant, le Premier ministre commence certes à préparer l’opinion à l’idée que le déficit public va se creuser, mais il le fait en expliquant que c’est la faute au ralentissement, et non pour lutter contre le ralentissement. En d’autres termes, le gouvernement français demeure prisonnier d’une vision néoclassique et ne semble pas (encore ?) prêt à assumer une action publique résolue.

Mais tout ceci veut dire que la dette publique va exploser, souligneront les anxieux. Certes. Et on peut regretter que depuis dix ans, l’action publique ait consisté à baisser les impôts plutôt qu’à rembourser la dette : si les gouvernements précédents avaient pris la dette au sérieux, nous disposerions aujourd’hui de davantage de marges de manœouvre. Il n’empêche : plonger l’économie dans la dépression est, y compris pour les générations futures, un risque bien plus grave que l’alourdissement de la dette publique. D’autant qu’il ne s’agit pas de gonfler les dépenses publiques de façon permanente mais temporairement, le temps de renverser les anticipations. C’est pourquoi, d’ailleurs, des dépenses d’investissement valent mieux que des dépenses de fonctionnement, plus difficiles à réduire une fois le risque de dépression écarté. Le soutien scolaire, ou l’investissement dans la formation des jeunes mériteraient sans doute un accroissement important de la dépense, mais de façon permanente, pas de façon temporaire, ce qui en fait de mauvais candidats au titre de la lutte contre la récession.

Denis Clerc

 

26 Novembre 2008