Protégé : retour sur ….les avantages comparatifs
31 03 2009ghjattanera
Catégories : COURS TES, REI et MONDIALISATION, théories du commerce international
Pourquoi les patrons sont ils si bien payés …TELOS
Les scandales autour des rémunérations ou des indemnités versées aux dirigeants de grandes entreprises se multiplient. L’idée que le patron d’une firme qui fait appel à l’aide publique ou supprime massivement des emplois puisse bénéficier de plusieurs millions d’euros de bonus ou de parachute doré choque. Mais il a fallu une crise grave pour que ces revenus considérables fassent véritablement débat. La connaissance récente de ce qui relevait autrefois du secret des affaires n’avait jusqu’alors guère suscité de réactions. Selon une justification régulièrement donnée, il n’y aurait aucune raison qu’un patron d’une entreprise du CAC 40 gagne moins qu’une vedette du sport, du cinéma et de la chanson ; lui aussi appartiendrait à une élite issue d’une sélection très étroite.
C’est oublier que toutes les élites ne bénéficient pas des mêmes avantages : un conseiller d’État ou un professeur au Collège de France gagne au maximum cinq fois le SMIC, sept ou huit fois avec les primes. Rien de commun avec le directeur général de l’Oréal qui a gagné, sans compter le rendement considérable de ses stocks options, plus de 250 fois le SMIC en 2007, soit 20 ans de salaire d’un smicard par mois.
Vous trouverez là les oeuvres de E.Durkheim en ligne
et là les points vus hier matin…
| Biographie en résumé |
| Sociologue français. Considéré comme le “père” de la sociologie française moderne |
| Vie et œuvre |
| «Né en 1858, d’un père rabbin, à Épinal, dans l’Est de la France, il choisit dès l’adolescence d’abandonner la religion judaïque et décida de son futur métier: professeur de philosophie. Entre 1879 et 1882, il fréquenta la prestigieuse École Normale Supérieure (ENS) à Paris. La tragédie de la Commune (mars-mai 1871), sorte de guerre civile après la défaite, l’avait marqué très jeune; il en vint à se persuader que s’il devait un jour enseigner, sa mission serait d’aider ses compatriotes à frayer le chemin vers une société qui, unie et solidaire, dépasse ses propres conflits – et de contribuer à l’impulsion de changements sociaux allant dans le sens d’une cohésion qui permettrait à ses concitoyens de vivre ce qu’il a appelé le «bien par excellence»: la communion avec autrui.
Époque de troubles et de crise profonde en France, en effet. Politiquement, la IIIe République parvient à naître en 1875 après d’âpres luttes entre Républicains et Royalistes. Économiquement, l’essor du capitalisme industriel se heurte à une prise de conscience de plus en plus aiguë des classes ouvrières qui s’organisent, notamment sous l’influence des thèses socialistes et du marxisme. À cela s’ajoute l’émergence progressive de l’esprit «laïque», qui cherche à faire pièce à la mainmise de l’Église sur l’éducation. À l’époque, les sciences physiques et naturelles font d’immenses progrès, renforçant la confiance dans le pouvoir de l’esprit scientifique. Le jeune Émile a le sentiment qu’il a un rôle à jouer dans le devenir de sa société et qu’en choisissant d’être professeur, il pourrait contribuer, par l’éducation, à ce devenir. Mais, enseigner le groupe, faire voir aux hommes ce que peut être une «bonne société», présuppose une réflexion fondamentale et scientifique sur ce que c’est qu’une société. Avant même qu’il ne rejoigne l’ENS, Durkheim se posait déjà la question clef des rapports de l’homme et du groupe, du fondement des sociétés et pensait que, pour édifier une sociologie scientifique, il était urgent de dépasser les idéologies politiques et sociales. À cet égard, son séjour à l’ENS a été déterminant: là en effet se nouent les fils de ce projet d’une action à la fois politique et pédagogique, mais une action d’abord fondée sur un détour scientifique de connaissance, en l’occurrence l’introduction d’une variable nouvelle dans le processus de changement social: la prise de conscience sociologique dans la représentation que la société se fait d’elle-même. En 1882, sa décision est prise. C’est le début d’une carrière où le labeur du sociologue renforce celui du missionnaire (voire du prophète) soucieux de définir les conditions d’existence d’une société respectueuse des personnes, et d’élaborer les modèles d’école et de pédagogie qui rendent possible la réalisation de ces conditions. La question d’où il part était celle-là même qui se posait aux doctrines politiques et sociales de l’époque: faut-il privilégier le bien de l’individu ou celui de la société? Faut-il être «individualiste», comme le voulaient les libéraux et les économistes, ou «socialiste», au sens où l’entendaient Proudhon et Marx? Dès sa sortie de l’ENS, Durkheim n’aura de cesse de montrer que l’intégration d’une société moderne, issue de l’essor du capitalisme, est conditionnée par une nouvelle définition de l’individualisme et du socialisme que seule la science sociale pouvait donner. Après quelques années d’enseignement de la philosophie dans l’enseignement secondaire, Durkheim est nommé en 1887 à la Faculté des lettres de Bordeaux où il est chargé d’un cours de «science sociale et pédagogie», avant de venir à Paris, en 1902, occuper à la Sorbonne la chaire de «science de l’éducation», transformée en «science de l’éducation et sociologie» qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1917. Institutionnellement, la constitution d’une science de l’éducation est ainsi inséparable de la formalisation durkheimienne de la sociologie elle-même. Le «père» de la sociologie française sera ainsi le premier sociologue de l’éducation, à l’époque même où, entre 1882 et 1886, le ministre Jules Ferry jette les bases d’une école laïque, obligatoire et égalitaire (2). Située dans le cadre de l’élaboration d’une science sociale appelée, selon lui, à jouer un rôle éminent dans le devenir des sociétés, la «pensée» durkheimienne de l’éducation doit être, de ce fait, articulée au modèle d’analyse des faits sociaux que Durkheim a construit – modèle qui doit permettre de penser l’éducation tant dans sa nature que dans son évolution. (…) Le modèle de Durkheim pose d’emblée la spécificité des phénomènes sociaux, non-réductibles en particulier à des faits d’ordre psychologiques. Même si le sociologue a besoin de faire référence à la psychologie, la règle est d’expliquer le social par le social. Par ailleurs, c’est un modèle qui se réclame de l’apport des «premiers sociologues» que revendique volontiers Durkheim: l’analogie d’une société avec un organisme vivant, constitué d’organes (structure) remplissant des fonctions (3). Comprendre un fait social consiste d’abord à en identifier les causes et les fins qu’il sert. L’originalité de Durkheim tient à qu’il a engagé l’analyse structuro-fonctionnaliste dans deux voies parallèles. La première identifie le groupe (ou la société), ainsi constitué d’organes, à une totalité systémique: on parlera d’un système social, de sous-systèmes, répondant à des besoins sociaux. La seconde voie envisage le système social, à un moment donné, comme analysable sous forme d’une superposition de paliers entre lesquels il s’agit de dégager les rapports et les interactions: le substrat du social (sa matérialité), les institutions, les représentations collectives. Ajoutons que l’analyse en termes de «réponses à des besoins» privilégie la recherche de causes efficientes ou finales et que l’analyse en termes de «paliers» cherche une causalité qu’on pourrait qualifier de causalité d’expression. (…) Rappelons les grandes lignes du modèle durkheimien. La notion de «conscience collective» y est centrale. Une société est faite d’individus qui «tiennent» ensemble parce qu’ils ont en commun des valeurs et des règles, partiellement transmises par l’école. La société, en tant qu’objet construit par la sociologie, n’est ni transcendante, ni immanente aux individus: elle a une spécificité que définissent les paramètres d’intégration (allégeance au groupe) et de régulation (reconnaissance de règles contrôlant les comportements individuels). Cette «conscience collective» se traduit par des phénomènes collectifs qui vont du niveau proprement psychique des représentations collectives, à celui des institutions et à celui d’un substrat matériel (volume et densité de la population, voies de communication, édifices, etc..). Durkheim a recours à la métaphore de la «cristallisation» pour désigner cette présence de la conscience collective dans tous les secteurs de la vie sociale. Ici il faut préciser deux points: d’une part, les «paliers» des représentations et des institutions comportent des aspects tant formalisés (idéologies constituées, droit écrit) que non formalisés (représentations effervescentes, coutumes); d’autre part, il existe des liens de causalité tant dans le sens substrat-institutions-représentations qu’en sens inverse: représentations-institutions-substrat. C’est ce modèle d’analyse qui permet à Durkheim de poser la problématique du changement: les représentations collectives nouvelles qui émergent tendent à se traduire en de nouvelles institutions, pour autant que ces représentations correspondent à de nouveaux besoins sociaux. On entre alors dans des périodes où des conflits doivent être résolus entre forces de stagnation et forces d’évolution. Ainsi l’intensification de la division du travail dans les sociétés modernes exige une plus grande prise en compte de l’individu, ce qui donne naissance à des idéologies «individualistes» qui tendent à leur tour à faire émerger des institutions protectrices des «droits de l’homme». (…) La société moderne étant fondée sur une industrialisation et une division croissantes des tâches, il s’ensuit une différenciation accrue des rôles sociaux, la spécialisation des fonctions sociales et, à terme, un risque d’éclatement de la «solidarité sociale». Ce risque doit être contrebalancé, dit Durkheim, par le développement – que l’on observe – des valeurs ultimes relatives à la légitimation des droits, à la responsabilité et à la vocation des acteurs sociaux. LE RESPECT DE L’HUMANITÉ EN L’HOMME, VALEUR ULTIME Avec De la division du travail social (1893), Durkheim esquisse déjà les grandes lignes d’un tableau de l’«individualisme moderne», où le respect de la personne humaine est érigé en valeur ultime, seule à même d’assurer la cohésion des sociétés industrielles modernes. Quatre ans plus tard, dans Le suicide, il affirme que si les hommes peuvent encore «communier» en quelque chose, ce ne peut être que dans le respect de l’homme en tant qu’homme, et ce respect est le seul ciment social restant, le seul «lien social véritable». Après 1895, lorsque Durkheim eût établi que toute société sécrète une ou des religions, le Dieu (ou les dieux) symbolisant aux yeux des acteurs sociaux la société elle-même, et que le «sacré» de la religion exprime le caractère transcendant du groupe, il en vient à dire que c’est l’homme lui-même, dans son «humanité», qui devient un «Dieu pour l’homme», nouveau sacré exclusif de tout autre. Un texte de 1898 intitulé «L’individualisme et les intellectuels», définit ce nouvel individualisme qui doit «désormais» se concrétiser par des changements politiques et sociaux: «On s’achemine peu à peu vers un État où les membres d’un même groupe social n’auront plus rien de commun entre eux que leur qualité d’homme, que les attributs constitutifs de la personne humaine en général… Il ne reste plus rien que les hommes puissent aimer et honorer en commun, si ce n’est l’homme lui-même. Voilà comment l’homme est devenu un dieu pour l’homme et pourquoi il ne peut plus, sans se mentir à lui-même, se faire d’autres dieux. Et comme chacun de nous incarne quelque chose de l’humanité, chaque conscience individuelle a en elle quelque chose de divin, et se trouve marquée d’un caractère qui la rend sacrée et inviolable aux autres.» (L’individualisme et les intellectuels, dans La science sociale et l’action, p. 271-272). De la nécessité – liée aux par les conditions d’existence des sociétés industrielles modernes – d’une reconnaissance des valeurs personnalistes en tant que fondement du consensus social, Durkheim tire des conséquences d’ordre économique et politique. Ses Leçons de sociologie dessinent en particulier le profil d’une société «émergente» qui, au niveau économique, transcende les oppositions de classe, distribue des gratifications aux «mérites» et assure le maximum d’égalité de chances entre les hommes. Dans le même ouvrage, il développe une théorie de l’État moderne comme «groupe de fonctionnaires», en communication permanente avec les autres groupes dont est constituée la société, un État attentif aux valeurs humanistes et maître d’oeuvre de décisions transparentes. Une telle société peut être dite démocratique et méritocratique, voire «individualiste» (Leçons de sociologie, 7ème leçon); on peut aussi la qualifier de «socialiste», mais de ce socialisme humaniste que Durkheim voit à l’oeuvre «dans le devenir des sociétés supérieures» («Sur la définition du socialisme», La science sociale et l’action, p. 235).» Notes Source: Jean-Claude Filloux, Émile Durkheim (1858-1917), Perspectives: revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXIII, n° 1-2, 1993, p. 305-322. |
| Œuvres de Émile Durkheim |
| Sociologie
De la division du travail social, 1893; rééd.: Paris, P.U.F., 1991 Sociologie de l’éducation et pédagogie Éducation et sociologie, ouvrage présenté par Paul Fauconnet, paru en 1922 et regroupant les textes suivants: L’éducation morale (cours prononcé en 1902-1903, présenté par Paul Fauconnet, 1925), Paris, P.U.F., 1992. |
| Documentation |
| Ouvrages généraux
Filloux, J.-C., Durkheim et le socialisme, Genève, Droz, 1977. Textes sur Durkheim et l’éducation Cherkaoui, M. «Socialisation et conflit: les systèmes éducatifs et leur histoire selon Durkheim», Revue française de sociologie, vol. XVII, n° 2, 1976. |
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Catastrophe, ils baissent l’impôt
Ça y est. Ça les a repris, comme une envie pressante. Ils recommencent à baisser la fiscalité. Après le sommet social de jeudi dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé une diminution de l’impôt sur le revenu de 1,1 milliard d’euros. Ils sont impossibles, ces politiques. Ils doivent pourtant bien savoir qu’il est urgent de relever cet impôt-là.
Entendons-nous bien. Les Français paient beaucoup d’impôts, trop sans doute. Avec un Etat plus efficace, nous ne serions peut-être pas les champions du monde de la dépense publique (53 % du PIB). Mais les Français ne paient pas assez d’impôt sur le revenu. A peine 60 milliards d’euros cette année, à en croire les prévisions officielles, moins de 3 % des richesses produites dans l’année, mesurées par le PIB. A titre de comparaison, le discret duo CSG et CRDS ramasse moitié plus et la TVA trois fois plus. A titre de comparaison encore, aucun pays développé n’a un impôt sur le revenu aussi faible. Les Américains paient trois fois plus, les Suédois cinq fois.
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…………….Ensuite, la suspension de l’impôt sur le revenu ne profitera pas aux Français les plus fragiles. Par définition, elle concerne les Français qui paient cet impôt. Or 17 millions de foyers n’ont pas cette chance. Ils ne bénéficieront donc pas de la mesure (sauf quelques-uns, qui auraient été imposés s’ils n’avaient pas eu tel ou tel abattement). Si la société française était également répartie sur une échelle à dix barreaux, le gouvernement donnerait ainsi un avantage fiscal uniquement à ceux qui sont autour du cinquième barreau ! Un cinquième barreau où l’on retrouve beaucoup de fonctionnaires et de retraités, les couches de la population les moins exposées à la crise… Non, décidément, il n’est pas raisonnable de jouer avec l’impôt sur le revenu.
pour les informations plus actuelles que celles du manuel voila un bon article sur les difficultés de l’UE de mettre en oeuvre un plan de relance ..à la mesure de la crise actuelle
là dans les échos
l’omc le commerce mondial devrait reculer de 9% en 2009
Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction “sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale”, sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale
Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction “sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale”, sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale les échos.
comme j’ai pu vous en parler en cours voila le lien pour avoir accès aux documents sous la forme numérique de ce dossier sur la crise financière fort bien documenté………….
vous trouverez là un argumentaire sur une partie du cours ”
La crise révèle à quel point les structure de l’Union européenne sont inadaptées pour permettre une coopération efficace sur le plan économique. L’analyse de Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques.
prendredes notes sur les propos tenus dans la vidéo …et demander des explixations par commentaires
géniale vidéo pour ceux qui parlent anglais normalement en classes de première et en terminales es
même si pour des anglais il est manifestement difficile de dire Bourdieu …;-)