Pour TES …Le site de Claude Bordes …une mine d’informations

27 09 2009

une petite visite par le site de mon collègue Claude Bordes ..pour des choses vues en cours ..les théories de la croissance ..les effets démographiques et en lien avec l’article précedent

« Les économistes restent quand même bien utiles pour expliquer ce qui se passe. Pour comprendre la baisse de la fécondité, il faut aussi prendre en compte l’évolution du rendement du capital humain. Quand les gens réalisent que l’éducation paie, ils ont tendance à faire moins d’enfants. Or, le développement – le progrès technique, le changement structurel (not. le passage d’une société agraire à une société urbanisée et salariée), la démocratisation de la société … — élève fortement le rendement des études et, partant, l’incitation pour les parents à privilégier la « qualité » des enfants plutôt que leur « quantité ». Evidemment, la conscience du phénomène n’est pas immédiate. Pour changer de comportement, il faut avoir constaté chez ses voisins, que les familles réduites s’en sortent mieux que les familles nombreuses (cf. ce texte remarquable de Lucas, traduit par moi : Un million de mutinés).
 
Bref, pour comprendre l’évolution de la fécondité (la transition démographique des pays en développement, ou sa stabilisation récente dans les pays riches), il est utile de lire de bons économistes, en l’occurrence Gary Becker, Robert Lucas, David N. Weil, Oded Galor… »"
 
==> Pour en savoir plus, cf. ce récent billet : Fécondité et Développement (L’Antisophiste)
 



la consommation non soutenable …pour TES

27 09 2009

vous trouverez là l’article

Aurélie Trouvé, docteur en économie et ingénieur agronome, est enseignante-chercheuse à l’Agrosup Dijon et copréside la branche française d’Attac. Elle réagit aux déclarations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) selon laquelle il y aura 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir en 2050 – soit 9 milliards d’être humains – et qu’en conséquence une hausse de 70% de la production agricole est nécessaire.

Les chiffres fournis par la FAO vous étonnent-ils?
Pour l’augmentation de la production agricole de 70%, non, il n’y a rien d’étonnant s’il n’y a pas de prise de conscience et de transformation de notre mode de consommation alimentaire, notamment dans les pays du Nord.

Pour des néophytes de la question il est difficile de comprendre qu’une augmentation de la population mondiale d’environ un tiers nécessite d’augmenter la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir tout le monde.
Dans les pays du Sud, notamment en Asie et en Afrique, il y aura une augmentation des besoins pour des raisons démographiques et aussi parce qu’on assiste actuellement à une transformation du modèle alimentaire. Il tend notamment à imiter les pays du nord, notamment en ce qui concerne l’alimentation carnée. Et il ne faut pas oublier que pour produire une kilocalorie animale, il faut plusieurs plusieurs kilocalories végétales. C’est une des explications de la disproportion entre l’augmentation des besoins alimentaires de 70% et la hausse de la population qui n’est que d’un tiers.

Une telle augmentation de la production agricole en si peu d’années vous semble-t-elle possible?
C’est une question qui fait couler beaucoup de salive et d’encre parmi les agronomes et les scientifiques. Cela doit surtout amener à une prise de conscience, parce qu’aujourd’hui le modèle de consommation alimentaire des pays du nord est non soutenable à une échelle mondiale. Si toute la population planétaire se nourissait comme un habitant des Etats-Unis, on ne pourrait nourrir que 2 milliards d’être humains au lieu des 6 qui peuplent actuellement la Terre.

Parmi les enjeux, il y a donc une question culturelle liée à la mondialisation, mais aussi des raisons politiques. Non?
Evidemment, et ces raisons politiques ont induit des choix. Aujourd’hui, la plupart de l’alimentation animale vient d’Amérique à des prix qui sont artificiellement très bas. Parce que cette alimentation provient de très grandes exploitations qui produisent massivement et qui, pour beaucoup, ont des coûts sociaux et environnementaux très faibles. Notre alimentation très carnée s’appuie aussi sur une production qui induit un accaparement de plus en plus important des terres dans ces pays et concurrence directement l’agriculture vivrière. Au Brésil, il y a ainsi des millions de paysans sans terre.

L’UE est-t-elle aussi responsable de cette situation?
En Europe, on a mis des droits de douane proches de zéro sur la question de l’alimentation animale. L’UE a donc avantagé l’importation alors que l’on aurait pu avoir une production locale liée à l’herbe. Plus globalement, l’UE a développé une logique exportatrice, à l’opposé d’une logique d’autonomie alimentaire et de relocalisation des activités. Résultat: nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan alimentaire, puisque nous importons plus que nous n’exportons, malgré des conditions agronomiques très favorables.

Que préconisez-vous?
Il faut réinterroger profondément la libéralisation des marchés qui est le dogme actuel des négociations internationales. Cette libéralisation des marchés est orchestrée par le FMI, la Banque mondiale et l’OMC depuis les années 80. Elle est toujours en marche et est soutenue par les pays les plus puissants.
La crise alimentaire mondiale nous a montré que cette libéralisation des marchés était destructrice pour l’agriculture vivrière, notamment des pays du sud, et qu’elle induit une très forte volatilité des prix qui fragilise les petites exploitations et sélectionne les plus compétitives. Ces petites exploitations paysannes, ultra majoritaires, sont directement concurrencées par l’agriculture industrielle des pays du Nord et l’agriculture ultra compétitive des grandes exploitations du Sud qui commettent des dégâts humains et environnementaux considérables.

Pensez-vous qu’on puisse encore changer de modèle économique et politique agricole?
Je pense surtout que c’est nécessaire et que nous n’avons pas d’autre choix. Un exemple instructif: pour l’année 2009, nous sommes en train d’exploser les chiffres de la faim dans le monde. Aujourd’hui, c’est davantage une question d’inégalités mondiales que de quantité, davantage un problème de juste répartition et de règles alimentaires.
Faut-il, comme pour le climat, agir dès à présent?
L’agriculture a une place dans la crise climatique: elle est à la fois victime (les régions qui souffrent déjà de la faim seront les plus touchées par le réchauffement, les régions tropicales et subtropicales vont voir leur potentiel agricole touché) et responsable (essentiellement le modèle agricole intensif et industriel des pays du nord). N’oublions pas par ailleurs que l’agriculture intensive est dépendante des ressources fossiles, qui sont en cours d’épuisement.
En Asie et ailleurs, on a vu des stagnations des rendements agricoles, stagnations imputées au modèle intensif: à savoir, l’épuisement des sols et des ressources hydriques, la résistance aux maladies et aux ravageurs (animaux nuisibles aux cultures)… De même, sur les cultures OGM en Argentine, on a vu des retournements de rendements…
Y a-t-il quand même de quoi garder un peu d’espoir ou tout est d’ores et déjà foutu, surtout pour les pays du Sud?
Ce qui est certain, c’est qu’il va y avoir une tension de plus en plus forte sur les terres. Si on ne change pas de mode de développement et de consommation, on va avoir besoin de terres à l’extérieur pour les besoins alimentaires et aussi pour la production d’agrocarburants par des grandes entreprises privées et les pays.
Mais si je suis une chercheuse engagée, c’est que j’ai de l’espoir, tout en sachant qu’il n’y a pas d’autre choix que de changer de modèle de développement et aussi les politiques qui les régulent. Il ne faut oublier qu’actuellement, trois quarts des personnes qui sont sous-nutries dans le monde sont des paysans.
Alors, quel modèle adopter?
Des centaines d’experts en agronomie de l’IAASTD, un organisme qui, pour faire vite, peut-être comparé au Giec pour le climat, mettent en avant l’agro-écologie, les connaissances indigènes, le lien de la production et des connaissances agricoles avec le fonctionnement des écosystèmes.

Libération du 27 septembre 2009




des articles sur le suicide au travail …

26 09 2009

Un article de Baudelot et Establet :
 
« La signification du travail dans nos sociétés ne se réduit pas à une dépense pénible d’énergie compensée par des gratifications matérielles, ainsi que le voudrait une économétrie sommaire. Il faut mettre en relation le travail et la signification que chacun lui attribue, non seulement dans le moment présent, mais sur la perspective d’une vie, inscrite dans le temps long des générations. »
 
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/chomeurs-et-precaires-sont-les-plus-touches-par-christian-baudelot-et-roger-establet_1245141_3232.html#ens_id=647065

 

 
Un article de Christophe Dejours :
 
« Ceux qui se suicident au travail ne sont pas toujours des jean-foutre ni des bras cassés, mais plutôt ceux qui aiment leur travail et se sont dévoués sans compter pour leur entreprise. Si ces gens réussissent et sont aimés, pourquoi se suicident-t-ils ? Parce que plus la tâche devient difficile à accomplir, plus il faut donner de soi, à chaque modification des objectifs, il faut transformer ses savoir-faire. « 
« Pourquoi les salariés consentent-ils à des contrats d’objectifs au-dessus de leurs forces et acceptent-ils de donner leur concours à des pratiques professionnelles que, moralement, ils réprouvent ? Parce que l’organisation du travail a détruit le collectif et la coopération. C’est seulement lorsqu’il y a du collectif qu’on peut débattre de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas, juger de ce qui est juste et injuste et finalement élaborer des compromis rationnels entre qualité et quantité. « 
« Travailler, ce n’est pas seulement produire, c’est aussi vivre ensemble. »
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/contre-l-isolement-l-urgence-du-collectif-par-christophe-dejours_1245140_3232.html#ens_id=647065
 

 

France Télécom : l’évaluation individuelle à l’origine du mal-être, par Marin Ledun et Brigitte Font Le Bret
 
« L’évaluation individuelle des compétences est encore une fois l’une des clefs pour comprendre ce phénomène. Tant que les résultats sont au rendez-vous, le stress généré par les nouvelles règles du travail se transforme en volonté de bien faire et se solde par un surinvestissement croissant du salarié dans sa vie professionnelle, récompensé par une reconnaissance hiérarchique, le plus souvent sous la forme de primes au mérite et de nouvelles responsabilités. Le jour où ces principes sont remis en question (par exemple, du fait d’une perte de responsabilités, d’une mutation forcée dans une autre ville, d’un changement d’équipe ou même de métier), l’univers de reconnaissance professionnelle et d’estime de soi dans lequel le salarié s’est construit s’effondre brutalement. Avec les drames humains que l’on sait. »
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/france-telecom-l-evaluation-individuelle-a-l-origine-du-mal-etre-par-marin-ledun-et-brigitte-font-le-bret_1245143_3232.html#ens_id=647065




classes sociales premières et terminales ES

23 09 2009

vous trouverez là un long article

:Vivons-nous encore dans une société de classes ? Trois remarques sur la société française contemporaine 

 

Olivier SCHWARTZ




E dali! sempre di piu ….Racisme cela continue

23 09 2009

vous trouverez   un long article sur le racisme ordinaire




des vidéo pour les ses

18 09 2009

vous trouverez là une ressource documentaire sous forme de vidéo




Premiere et terminale normes et sport

17 09 2009

un article sur les deux cas d’Afrique du Sud …




toujours le pib en débat suite ….TES

17 09 2009

Merci à Jean Philippe pour la lecture assidue de post de ce blog .il nous propose en commentaire d’un post ancien   à propos du Pib le débat entre une philosophe et un économiste …

là écouter le débat Dque Meda J Gadrey

toujours sur  cette question qui fait débat une suite de lien pour prendre en compte les deux grandes actualités en cours

1 les indicateurs contreversés :

accords et désaccords sur le rapport Stiglitz

et un texte qui relie avec le theme 2 sur la taxe carbonne

un texte qui peut sans doute éclairer le débat sur la commission Stiglitz et
l’inanité de mesurer l’environnement ou le « bien-être » :

L’obsession du chiffre de Julien Milanesi  (Ecorev n° 31, mars 2009)
Combien dépenser pour protéger les baleines ? La construction d’une autoroute provoque-t-elle des avantages supérieurs à la perte d’espaces naturels détruits ? Quel est le coût du réchauffement  climatique ? Le problème essentiel posé à l’exercice d’évaluation est qu’une espèce animale ou végétale, la pollution atmosphérique, etc., n’est pas échangé sur un marché. Un rapport des industriels européennes  chiffraient le coût de l’adoption de la directive REACH sur les produits chimiques à près de 30 milliards d’euros. Un centre de recherche anglais, commissionné par la Confédération Européenne des Syndicats, a évalué à plus de 90 milliards les gains attendus de cette nouvelle réglementations. 55 milliards étaient attribués aux « gains de bien-être » des ouvriers qui ne tomberaient pas malades grâce à cette directive.

Selon Jeremy Bentham, est bien ce qui procure du bonheur (de l’utilité) aux individus ; toute règle morale est ainsi évacuée. Cette philosophie permettait de s’émanciper des carcans, notamment religieux, des sociétés de l’ancien régime. L’exercice était louable pour l’époque, mais finalement peu pertinent : comment  hiérarchiser la vie humaine et animale par exemple ? La morale est ce qui permet de poser des hiérarchies, comme le caractères supérieur de la vie humaine ou le droit de vivre dans un environnement protégé. Les enquêtes d’évaluation contingente, défendu par exemple par Kenneth Arrow, ne sont pas éclairantes. Il ne pouvait répondre à la question impertinente d’un de ses étudiants : combien serait-il prêt à recevoir pour le débarrasser de sa grand mère ?
L’évaluation monétaire de l’environnement cherche à mesurer quelque chose  qui n’existe pas. La valeur est plurielle et le prix n’en est qu’un élément,  particulier à la sphère marchande. Les différentes dimensions de la valeur  sont irréductibles les uns aux autres, comme peuvent l’être la valeur esthétique d’une forêt, l’attachement émotionnel qu’en ont ses habitants, la valeur économique du bois coupé, le rôle de ses arbres sur le climat ou la richesse de son  écosystème. Une analyse coût-avantage, loin d’être
scientifique, entretient l’illusion d’objectivité par le recours à la quantification. A la critique, les zélateurs de l’évaluation monétaire de l’environnement ont objecté que sans évaluation chiffrée, la nature était condamnée à ne pas être prise en compte dans les décisions. Le risque est que se crée un système techno-administratif clos sur lui-même,construisant ses propres références, n’ayant comme légitimé que le fait que les personnes qui les utilisent les croient véritables. Sous couvert de simplicité, on lamine la diversité de la valeur sous le bulldozer de l’évaluation monétaire. C’est non seulement inefficace, du fait de la faible validité scientifique de ces méthodes, mais c’est surtout antidémocratique. L’économiste doit savoir s’arrêter à la frontière de ses compétences et rester à sa place dans le  processus de décision publique.
La moins mauvaise des réponses apportées au problème de la valeur s’appelle.la démocratie. Mais pour que le débat démocratique puisse avoir lieu, il faut reconnaître le caractère potentiellement conflictuel des questions environnementales et l’irréductibilité de la valeur des biens naturels sous un étalon commun, monétaire ou pas.

2 sur la taxe carbonne suite

les propos du Président de la République




pour les terminales taxe carbonne suite …

15 09 2009

Pour poursuivre le dossier sur la taxe carbonne un lien sur le site de Telos sur l’impôt vert




pour les terminales taxe carbonne

15 09 2009

un article plus critique sur la taxe carbonne