Tes à podcadster les nouveaux chemins de la connaissance & Géopolitique de l’investissement

12 10 2009

pour les tes

vous pouvez podcaster ces émissions pour les réecouter




matriarcat en photo ..pour les classes de seconde

10 10 2009

Vous trouverez là un bel exemple de photos de femmes vivant dans un régime matiarcal

Il y a deux ans, Nadia  Farrukhi débute un travail sur les sociétés matriarcales dans le monde : « J’avais envie de valoriser ces femmes fortes. Elles n’ont pas simplement le pouvoir dans la cuisine ou la charge de l’éducation des enfants : ce sont elles qui dictent les règles du groupe. »
Elle braque d’abord son objectif sur Tumai, un village kenyan à 300 km de Nairobi. Fondé en 2001, composé d’une soixantaine de femmes et interdit aux hommes, il est basé sur une démocratie participative et l’excision y est bannie. Un refuge solidaire pour se protéger de la violence des pères, des maris ou des soldats, que la plupart ont subie. Une rencontre si forte pour Nadia qu’elle décide à son retour de monter une association, Douniatou, pour les soutenir. Le produit de la vente des photos de deux expositions a été envoyé au Kenya : « Grâce à cet argent, elles ont acheté deux vaches, quelques chèvres et ont pu scolariser un enfant. »

Après le Kenya, Nadia met le cap sur la Chine, chez les Mosuo, une ethnie millénaire du Yunnan. Puis, elle pose son matériel en Inde, dans des tribus de l’État du Meghalaya, où ce sont les femmes qui transmettent leur nom et leur patrimoine aux enfants. « Quand j’aurai bouclé mon périple, j’aimerais monter une exposition et éditer un beau livre avec l’ensemble des matriarcats représentés. » Dans son carnet de route, Nadia a aussi prévu l’Europe de l’Est, l’Indonésie et, dès le mois de mai, le Mexique, chez une tribu descendante des Mayas : « J’ai déjà prévenu mon fils que j’allais repartir ! » Pour le moment, le petit peut se rassurer : Nadia expose jusqu’au 22 novembre dans le cadre de Photoquai, sur les bords de la Seine. Elle y présente neuf diptyques France-Algérie, réalisés entre la Cité radieuse de Le Corbusier, à Marseille, et l’Aéro-habitat d’Alger.

Cette sensibilité, Nadia dit la tenir de sa mère. « Pour moi, les femmes regardent le monde avec un grand angle. Leur champ de vision est plus large que celui des hommes. » Elle avoue pourtant préférer attendre un garçon qu’une fille : « En tant que future maman, un garçon me semble moins compliqué. » Vœu réussi, puisque le petit Nil est né peu de temps après notre rencontre. Un prénom en forme d’appel vers l’ailleurs et l’Afrique, déjà. Avec un papa lui aussi photographe, ses premiers jouets risquent de tourner autour de l’image. Effectivement : « Dès qu’on le peut, on lui achète des appareils en plastique ! »

Voir notre diaporama : un extrait du travail de Nadia dans le village de Tumai, au Kenya, et chez les Mosuo, en Chine >>

un beau reportage de géo

 

pour les femmes en Chine là un long article

et en Inde ici

Les Mosuo sont une minorité ethnique non-Chinoise vivant dans les limites de la Chine. Ils sont considérés comme étant par les anthropologues chinois comme une société matriarcale, parce qu’ils vivent toujours selon les modèles de matrilinéarité et du matrilocalité.
Ils occupent la vallée entière entourée par les hautes montagnes, dont une s’appelle « Gun mu » montagne mère », la déesse protectrice des Mosuo. Toutes les personnes de chaque clan-maison ont le nom de la femme la plus âgée, la mère du clan.
Les noms, aussi bien que la propriété commune de la maison et de la terre, sont exclusivement hérités par la lignée femelle. À environ treize ans, après la cérémonie d’initiation, les filles sont considérées comme les membres à part entière du clan et ont la clef de leur propres chambre.




cagnotte et absentéisme …suite de cours TES

10 10 2009

là un article de ouest france

Pour lutter contre l’absentéisme, trois lycées ont décidé d’attribuer une cagnotte collective à différentes classes. Le montant de cette cagnotte, qui sera versée à la fin de l’année scolaire, variera en fonction de l’assiduité des élèves sur l’ensemble de l’année, moins il y aura eu d’absentéisme et plus la cagnotte sera importante. Cet argent servira par exemple à réaliser un voyage scolaire ou à payer le permis de conduire aux élèves.

Cette expérimentation, voulue par Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives et par le ministre de l’Education Luc Chatel, fait polémique, de la gauche aux parents d’élèves. Jusqu’à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, qui s’est dite « très réservée » : « Faut-il payer un adolescent pour ce qu’il doit faire ? »

Selon un sondage Ifop/Dimanche Ouest-France, 64% des Français se déclarent opposés au principe de l’attribution de cagnottes collectives. 50% des Français rejettent même totalement cette mesure. A l’inverse, 36% des personnes interrogées déclarent approuver cette initiative, dont 17% « tout à fait ».

et là les propos de M Hirsch au figaro et ceux de X Darcos ancien ministre de l’EN




pour les secondes Familles recomposées site de l’insée

9 10 2009

En 2006, 1,2 million d’enfants de moins de 18 ans vivent au sein d’une famille recomposée en France métropolitaine.

Parmi eux, 800 000 vivent avec un parent et un beau-parent, le plus souvent un beau-père. Quand leur parent et leur beau-parent n’ont pas d’enfant en commun, ils vivent dans une famille comprenant peu d’enfants. Ainsi, pour un tiers, ils sont les seuls enfants de la famille.

400 000 enfants sont nés après la recomposition familiale : ils résident donc avec leurs deux parents et un demi-frère ou une demi-sœur. Ils appartiennent plus souvent à des familles nombreuses. Le plus âgé des enfants de l’union actuelle a en moyenne sept ans de moins que le plus jeune de ses demi-frères ou demi-sœurs.

Dans les familles recomposées, la femme est plus souvent plus âgée que l’homme : c’est le cas une fois sur trois dans les familles recomposées, contre une fois sur cinq dans les familles traditionnelles.

Les parents de famille recomposée sont moins diplômés et sont dans une situation plus fragile sur le marché du travail que les autres couples avec enfants. Les mères de famille recomposée ont un niveau de diplôme très proche de celui des mères de famille monoparentale

.la suite de l’article long là




pour les tes suite de cours de jeudi AM…

8 10 2009

voila les propos de E Maurin dans le monde à propos de la peur du déclassement

ENTRETIEN

Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Eric Maurin publie La Peur du déclassement (Le Seuil,  » La République des idées « , 94 p., 10,5 euros) un essai décapant et passionnant sur les peurs françaises.

Pourquoi le déclassement est-il devenu la préoccupation majeure en France ?

Il faut distinguer le déclassement et la peur du déclassement. Le déclassement est une réalité qui touche la société à la marge. Alors que nous traversons une des pires récessions de notre histoire, le nombre de salariés ayant perdu un emploi stable dans les 12 derniers mois est, par exemple, de l’ordre de 300 000 personnes. Sur un plan personnel et familial, ces licenciements représentent un drame, mais ils ne concernent cependant qu’une toute petite fraction de la société, à peine 1 % de la population active totale. L’immense
majorité des Français reste en fait à l’abri de la déchéance sociale.
A l’inverse, la peur du déclassement est ressentie par l’ensemble de la société, y compris par les classes moyennes et supérieures, celles qui ont le plus à perdre. Cette peur est la conséquence de politiques publiques qui, depuis cinquante ans, ont systématiquement privilégié la protection de ceux qui ont déjà un emploi plutôt que le soutien de
ceux qui n’en ont pas. Progressivement s’est constitué un rempart de droits sociaux entre les salariés à statut (CDI) et la précarité sociale. L’aspect positif, c’est que les salariés en place ont été de mieux en mieux protégés. L’aspect négatif, c’est que cette barrière est devenue de plus en plus difficile à franchir pour tous les autres.
Les salariés à statut en ont bien conscience qui craignent plus que tout de tomber de l’autre côté de la barrière. Plus les statuts sont protégés, moins souvent on les perd, mais plus on perd quand ils disparaissent.

Comment a émergé cette société de statut ?

Dans notre vieille société hiérarchique, la dignité sociale est historiquement attachée à la conquête et à la conservation d’un
statut. C’est un phénomène qui n’a guère d’équivalent dans les pays anglo-saxons ou scandinaves. Ce qui a changé depuis l’Ancien Régime, c’est que les statuts ne s’héritent plus de père en fils, mais doivent se reconquérir à chaque génération, au terme d’une lutte généralisée. Dans un tel contexte, chacun commence sa vie avec la crainte de ne jamais trouver sa place, et la finit avec l’angoisse de voir les protections chèrement acquises partir en fumée ou ne pas pouvoir être transmises à ses enfants. Une telle société est particulièrement difficile à transformer, parce que toute réforme paraît léser une génération au profit d’une autre.

L’angoisse scolaire n’a jamais été aussi forte. Pourquoi ?

On fait un contresens total lorsqu’on avance que la valeur des diplômes se serait réduite. C’est l’inverse : jamais les diplômes n’ont été aussi déterminants pour l’obtention de statuts au sein de la société. En 2008, le chômage parmi les diplômés du supérieur est inférieur à 10 %. Pour les non diplômés, il monte à 50 %, soit un écart de 40 points. La différence n’était que de 10 points au milieu des années 1970. L’impératif de ne pas échouer à l’école est devenu écrasant. L’enjeu de la compétition scolaire n’a jamais été aussi élevé, les diplômes ont pris une valeur exorbitante. C’est particulièrement angoissant pour les familles.

Pourquoi les jeunes sont-ils les premiers touchés lors des crises en France ?

L’attachement d’une société aux statuts et aux rangs a pour contrepartie la relégation des nouveaux arrivants. Or, les nouveaux arrivants, ce sont les jeunes. Avant de s’assurer une place sur le marché du travail et dans la société, ils ont toujours dû patienter. Le paradoxe est qu’une fois arrivés au pied de l’échelle sociale, les jeunes eux-mêmes défendent ce système. C’est ainsi que j’analyse le refus du CPE en 2006 : les jeunes ne voulaient surtout pas qu’on dévalue ce qu’ils cherchaient tant à obtenir. La fonction publique est à l’abri des risques de déclassement. Pourtant, la peur du déclassement y est aussi très forte. Pourquoi ?
La crise de 1993 est la première à frapper la France après qu’elle a
massifié son enseignement secondaire et supérieur. On assiste alors à  une augmentation, limitée mais bien réelle, du chômage des diplômés.Craignant un déclassement irréversible, une génération entière de diplômés se tourne alors en masse vers la fonction publique pour sécuriser ses investissements scolaires. Dans les années qui précèdent 1993, 10 % à peine des diplômés allaient dans le public ; après 1993, la proportion grimpe à 50 %. Cet afflux crée un formidable embouteillage et accroît fortement la proportion de jeunes surdiplômés  dans l’administration. Face à la récession, une génération a échangé ses diplômes non pas contre une qualification, mais contre une protection. Cela portait en germe le risque d’une radicalisation, notamment parmi les classes moyennes du public.

Pour quelles raisons ?

Tout projet de réforme de l’Etat sera désormais perçu comme une remiseen cause intolérable d’un statut légitimement et chèrement acquis. Leseffets seront durables. D’abord le mouvement social de 1995 : on se trompe si on interprète ce mouvement comme le cri de détresse de personnes qui auraient perdu leur statut social. C’est au contraire la mobilisation de salariés, particulièrement de fonctionnaires, qui savent qu’ils ont atteint un objectif très précieux et qui mettent toute leur force pour défendre cet acquis. Ensuite sur la perception de la construction européenne : la clé de l’évolution du oui au traité de Maastricht, vers le non au traité constitutionnel, en 2005, réside dans le basculement des classes moyennes du public. En 1992, elles avaient majoritairement voté oui. En 2005, elles ont voté non. Ces catégories du public se sentent désormais agressées par les réformes
libérales portées par l’Europe. D’où cette convergence inédite entre classes moyennes du public et du privé qui se retrouvent dans le rejet  des projets portés par les élites. C’est désormais une coupure fondamentale dans la vie politique et sociale du pays.

Ce scénario se reproduit-il avec la crise actuelle ?

Rien n’indique qu’il pourrait en aller autrement. D’une part parce que la proportion de diplômés est plus élevée aujourd’hui qu’en 1993.
D’autre part parce qu’apparaissent, en 2009 comme en 1993, des signaux très négatifs sur le marché de l’emploi pour les jeunes diplômés. Comme, par ailleurs, les périodes de récession se traduisent par des difficultés budgétaires pour l’Etat, le gouvernement poursuivra probablement la réduction des budgets publics. Donc une politique  » agressive  » vis-à-vis des fonctionnaires. On peut penser que, de leur côté, les nouveaux entrants dans la fonction publique seront, plus que jamais, attachés à la défense de ce qu’ils ont tant bataillé – eux et leurs familles – pour obtenir : un statut, une protection.

Qui est le mieux armé idéologiquement, entre la droite et la gauche, pour répondre à ces peurs sociales ?

J’ai été frappé, lors des dernières élections, par les discours de Nicolas Sarkozy sur les valeurs, donc sur la défense des statuts sociaux implicites au sein de la société. Ce discours était efficace, y compris chez des enseignants de gauche, mobilisés par cette forme de conservatisme qui pouvait leur sembler rassurant. La gauche, elle, se
trouve dans une situation plus délicate. Notamment le Parti socialiste : il lui faut à la fois continuer à satisfaire ceux qui composent lecoeur de ses militants, de ses élus, de sa clientèle électorale – qui bénéficient majoritairement de statuts protégés (CDI, fonction publique) – et se tourner vers les classes populaires, non protégées. La crise du PS s’explique certes à travers les dissensions internes, mais cette question de fond me paraît bien plus centrale : comment rassurer ceux qui ont peur de perdre leur statut sans désespérer davantage ceux qui n’en ont aucun ? Jusqu’à présent, le PS n’a pas résolu cette équation.

Quelles sont les réponses possibles ?

La difficulté est que déclassement et peur du déclassement appellent des réponses totalement opposées. Pour conjurer le déclassement, les politiques sont contraints de renforcer les protections dont bénéficient déjà les salariés les plus protégés. Ainsi en va-t-il de la proposition récente de la gauche de réintroduire l’autorisation administrative de licenciement. A l’inverse, pour lutter contre la peur du déclassement, il faut réduire l’écart gigantesque entre ceux qui sont protégés et les autres, car c’est ce gouffre qui est le principe même de la peur. On voit bien que ces deux politiques sont largement incompatibles. On voit bien, aussi, qu’au-delà de mesures techniques, ces questions touchent aux fondements mêmes de la société. Je n’ai pas de solution miracle. Mais il me semble qu’une société où ce qui s’acquiert et ce qui se perd seraient moins irréversibles, moins définitifs, pourrait constituer un progrès. Une société où les protections sont davantage universelles et moins étroitement sélectives.

Propos recueillis par Luc Bronner et Catherine Rollot




un an après cinq regards sur la crise….

6 10 2009

une autre façon plurielle de voir la crise ..qui se poursuit !!




une croissance sans emploi et sans hausse de salaire

6 10 2009

paru dans le monde

Que la reprise soit ou non au rendez-vous, les entreprises risquent fort de poursuivre leurs politiques de réduction des coûts et, en particulier, de compression de leur masse salariale en 2010. Telle est l’une des conclusions qui apparaît à la lecture de l’enquête sur les rémunérations en France, publiée lundi 5 octobre, par la filiale française du cabinet américain de conseil Mercer. Près du quart des 313 sociétés interrogées, qui couvrent tous les secteurs d’activité, prévoient de geler les salaires en 2010. Un gel qui intervient après une année 2009 drastique à cet égard, puisque, selon ce cabinet, plus de 30 % des entreprises auront déjà gelé les salaires de leurs cadres, en 2009, et près d’une sur deux (47 %) ceux de leurs cadres dirigeants.

En 2010, quand des augmentations seront accordées, elles resteront peu élevées. Seul un quart des firmes comptent donner plus de 3 % d’augmentation salariale. Les ouvriers devraient connaître la plus faible progression (+ 2 %). Alors que cette catégorie aura déjà été durement affectée en 2009, avec le plus faible taux d’augmentation du salaire médian (+ 1,6 %). En revanche, les cadres dirigeants, dont les salaires médians auront connu la plus faible progression en 2009 (+ 1,3 %), seront un peu moins affectés en 2010 (+ 2,5 %).

Ces faibles progressions surviennent après une année 2009, durant laquelle les augmentations auront été historiquement basses, de 2,2 % pour les salaires médians, selon Mercer. « Les taux d’augmentation n’ont jamais été aussi faibles depuis une trentaine d’années », observe-t-on chez Hewitt, autre cabinet de conseil en ressources humaines.

Certes, le taux d’inflation aura aussi été bas – soit + 0,3 % en 2009 selon le Fonds monétaire international (FMI). Mais il est prévu qu’il se redresse, ce qui réduit d’autant l’augmentation affichée pour 2010. En France, la progression réelle des salaires médians (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation) n’atteindra en 2010 que 1,4 % soit moins qu’en 2009. La progression des salaires sera un peu meilleure en Allemagne (+ 2,3 %). Elle sera du même ordre de grandeur au Royaume-Uni (+ 1,3 %), et plus faible aux Etats-Unis (+ 0,9 %).

Ces consignes budgétaires dans les entreprises auront très vraisemblablement des répercussions importantes en termes d’emploi. « L’enveloppe d’augmentations qui m’est accordée par ma direction pour mes équipes est inférieure aux augmentations annuelles obligatoires prévues par les conventions collectives », constate ce responsable de filiale. « La seule solution est donc de licencier », conclut-il. « Nous ne pouvons remettre en cause des dispositifs conventionnels du jour au lendemain », explique Philippe Fontaine, secrétaire national de la CFDT Cadres. Ce qui effectivement peut, dans certains cas, provoquer des réductions d’emplois, quand les départs naturels ne sont pas suffisants.

Certes, ces dispositifs d’augmentations systématiques (augmentations générales ou à l’ancienneté) sont de plus en plus rares. Dans l’ingénierie et les bureaux d’études, par exemple, il n’y a plus ni l’un ni l’autre. Pour geler la masse salariale, beaucoup d’entreprises n’auront qu’à décider de ne pas accorder d’augmentations individuelles. Certaines ne pourront néanmoins s’y résoudre de crainte de voir partir leurs meilleurs éléments. Ce qui les obligera donc, aussi, à tailler dans leurs effectifs. « Pour fidéliser les talents, les entreprises vont accorder des augmentations de façon sélective. C’est la fin du saupoudrage. La France rattrape son retard en la matière. Cette tendance de fond va s’accélérer en 2010. Ce sera vrai pour l’ensemble des catégories de personnel, les cadres et les non-cadres », indique Bruno Rocquemont, responsable des enquêtes de rémunération chez Mercer en France.

La nouvelle loi en faveur de l’emploi des seniors, applicable à partir du mois de janvier, complique encore la situation. « Un directeur des ressources humaines ne pourra plus se séparer des seniors, sinon il risque d’avoir à payer des pénalités. S’il lui reste un peu de marge, elle ne remplacera pas les partants, ne donnera pas d’augmentations individuelles ou générales. Dans le cas contraire, elle n’évitera pas le plan social », estime Michel Yahiel, président de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (Andrh).

Certaines entreprises pourraient même être amenées à adopter les deux stratégies à la fois, gel des salaires et licenciements, redoute la CGT des sociétés d’études. Dans le secteur de l’automobile, en particulier, où les salariés ont déjà subi un long chômage partiel en 2009. A l’inverse, les salariés de certains secteurs en plein développement, comme le nucléaire, l’énergie ou encore l’environnement, et qui ont besoin de recruter, seront épargnés, précise-t-on chez Syntec-Ingénierie.

Pour les autres, et en France, comme ailleurs dans le monde, la reprise pourrait bien être « sans emploi s », présage le FMI. D’autant qu’à l’exception du Canada, du Royaume-Uni, et des Etats-Unis la plupart des pays (développés ou émergents) semblent avoir certes réduit leurs effectifs, mais moins que ce que la réduction de la production aurait pu laisser supposer. Jusqu’à présent, « une partie de l’ajustement s’est opérée par la réduction du nombre d’heures travaillées. Cela ne fera que retarder les pertes d’emploi inévitables, sauf au cas où la reprise serait plus forte que prévu », indique le FMI.

la suite là




en vrac et pour tout le monde

5 10 2009



pour terminales et premières en vrac

3 10 2009

l’abandon de la gratuité de l’école ..ma cagnotte ma cagnotte!!!