Etat nation cas de la géorgie

21 11 2008

l’emission interception

Le 7 août dernier, l’armée géorgienne bombarde Tskhinvali, la capitale de la région autonome d’Ossétie du Sud, provoquant en retour l’intervention de l’armée russe. Le gouvernement géorgien affirme répondre aux provocations russes. Les Russes, eux, disent intervenir pour protéger les populations, tandis que des milices indépendantistes Ossètes et Abkhazes se livrent à des exactions.

Le soudain réveil de ce conflit entre la Géorgie et les séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie sous influence russe n’est pas une surprise. Depuis la chute de l’URSS en 1991, le Caucase, mosaïque de peuples et région stratégique entre l’Asie centrale et l’Europe, est travaillé par les nationalismes, les séparatismes et la volonté russe de conserver son influence. Mais les sources du conflit remontent au-delà des années 90, dans une histoire que chaque peuple de la région cherche à s’approprier pour affirmer ses droits. La brève guerre de l’été dernier n’a rien réglé sur le fond et une nouvelle séance de négociations doit se tenir mardi prochain.

Sébastien Laugénie s’est rendu en Géorgie au moment du retrait des troupes russes, en octobre. Il a interrogé des réfugiés, des personnalités politiques de la région et des historiens sur les racines de ce conflit pour mieux en comprendre les ressorts.

 




pour l’option de science politique le pouvoir

12 10 2008

Jean-Paul Fitoussi, économiste, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), analyse le rapport de force entre l’économique et le politique à l’occasion des Entretiens de Valpré

 

La crise financière marque-t-elle, selon vous, la fin de la suprématie du pouvoir des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie ?

Jean-Paul Fitoussi : Cette crise a transformé les apparences. Le pouvoir politique, dont on pensait qu’il avait perdu toute maîtrise sur les évolutions économiques et sociales, démontre qu’il conserve la main. Cette crise prouve aussi que le pouvoir des marchés financiers a davantage été octroyé par le pouvoir politique qu’il n’a été le résultat d’un fonctionnement spontané.

La première chose que les marchés demandent en période de crise, c’est l’intervention des politiques et il n’y a qu’eux qui peuvent les sauver. En l’occurrence, le gouvernement américain, qui décide de venir au secours des marchés pour éviter que leur chute n’entraîne celle de l’ensemble de l’économie, dans une situation comparable à celles des années 1930.

Le vrai pouvoir se trouve aujourd’hui chez George Bush et Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale. Que leur plan de sauvetage marche ou non. Car ce sont eux qui peuvent racheter les mauvaises dettes et mettre à contribution l’ensemble de la société américaine, pour éviter que le malade ne meure trop brutalement. Finalement, on voit bien que, dans les régimes démocratiques, il n’y a qu’une seule souveraineté, celle du peuple. Croire que les marchés financiers détiennent le pouvoir, c’est déjà se placer dans un autre régime, ou faire preuve d’idéologie.

Le pouvoir a-t-il les moyens d’imposer de nouvelles règles ?

Il doit arbitrer entre différents équilibres. Aujourd’hui, les marchés financiers sont accusés d’être coupables de tous les maux. Hier pourtant, on considérait qu’ils accomplissaient bien leur mission de financement de l’économie et de la croissance. Faut-il alors jeter le bébé avec l’eau du bain ou bien mettre les systèmes financiers sous contrôle, comme à l’époque de l’Union soviétique ? Entre les deux, on doit trouver des arrangements pour permettre à l’économie de continuer à être financée de façon souple et efficace, en essayant de minimiser les risques d’accidents.

La voie est étroite. Car n’oublions pas que les marchés financiers sont fondés sur un système de prédation. Les créanciers sont des prédateurs. Mais s’ils affament leurs proies, elles ne pourront plus les rembourser et ils mourront à leur tour. C’est un équilibre que l’on retrouve dans le monde animal. Le problème est que le système peut, à un moment donné devenir fou, avec des dérapages liés souvent à des comportements individuels, comme on l’a vu avec la rémunération des grands patrons. Le toujours plus est inscrit dans la nature humaine.

 

la suite là

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origine et permanence d’une Xénophobie d’Etat par Olivier Le Cour Grandmaison

21 05 2008

à retrouver

l’article d’Olivier le Cour Grandmaison :

Colonisés-immigrés et “périls migratoires” : origines et permanence du racisme et d’une xénophobie d’Etat (1924-2007)

Immigrés, “clandestins”, “flux migratoires” et menaces diverses supposées peser sur la France en raison de la présence de “trop nombreux étrangers” que l’on dit mal intégrés à la société : vieille est cette antienne. En mai 2007, c’est elle qui a justifié la création, sans précédent connu, d’un ministère ad hoc doté de compétences multiples qui vont de la « gestion » de l’immigration à la défense de l’identité nationale en passant par l’intégration et le co-développement. Vaste programme. Pour l’heure, cette nouvelle administration et celui qui en a la charge se font surtout connaître par une activité menée avec un acharnement que rien ne vient tempérer : les expulsion massives d’étrangers en situation irrégulière pratiquées dans la continuité des orientations mises en œuvre par l’ancien ministre de l’Intérieur devenu président de la République. Comme le prouvent certains documents présents sur le site officiel du ministère que dirige Brice Hortefeux, une telle politique permet, conformément à la “culture du résultat” aujourd’hui de saison, de faire croire aux Français qu’en ces matières le chef de l’Etat et le gouvernement font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font . Nouveauté ? Rupture comme l’affirme le credo présidentiel relayé par de nombreux experts en communication ? A rebours de ce bruit médiatique savamment orchestré, on s’interrogera sur les origines républicaines, et la permanence, d’un racisme et d’une xénophobie d’Etat que l’on découvre déjà présents dans les années 20 du siècle précédent. Quels ont été leurs ressorts anthropologiques, ethnologiques et politiques ? Dans quelles circonstances ont-ils surgi ? Quelles furent, pour les populations coloniales visées alors, les conséquences juridiques des dispositions adoptées ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous chercherons à répondre.

 




pour les premières es option la V° République en débat

21 05 2008

la V° République en débat

une vidéo réalisée par l’IEP de Paris

A l’occasion des 50 ans de la Ve république, et à quelques jours de l’examen parlementaire du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions(demain), Guy Carcassonne et Olivier Duhamel reviennent, dans le cadre de leur séminaire à l’IEP de Paris, sur les réformes en cours et la nécessaire amélioration de la vitalité démocratique de nos institutions.




pour les premières et les terminales ES : la révisions des politiques publiques

29 04 2008

les notes bleues de Bercy

Les finances de l’Etat

La révision générale des politiques publiques (RGPP)

Lancée le 10 juillet 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) consiste en une analyse approfondie des missions et actions de l’État, suivie de la mise en œuvre de réformes. Cette remise à plat des politiques publiques sert trois objectifs majeurs : améliorer la qualité des services publics, rationaliser la dépense publique et valoriser le travail des fonctionnaires.

Concrètement, vingt-six équipes d’audit ont passé au crible les 1 000 milliards d’euros de dépenses annuelles de l’État. Des scénarios de réforme ont été élaborés et chaque décision ou orientation a été ensuite étudiée et validée en Conseil de modernisation des politiques publiques, instance de décision de la RGPP (le premier CMPP s’est déroulé le 12 décembre 2007). Il faut souligner que chaque mesure est détaillée et soumise à des objectifs précis : bénéfices attendus, coûts, risques, parties prenantes et calendrier. Il revient ensuite à chaque ministre d’assurer le suivi et la mise en œuvre des réformes.

Les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de modernisation du 4 avril 2008 se répartissent en quatre grandes catégories :

·         un État recentré sur les besoins (ex. : réforme du crédit impôt recherche au profit des entreprises moyennes) ;

·         un État plus lisible (ex. : fusion de la direction générale des Impôts et de celle de la Comptabilité publique) ;

·         un État plus moderne (ex. : rationalisation et mutualisation des fonctions support au ministère de la Défense) ;

·         un État tourné vers les usagers (ex. : dématérialisation du paiement des impôts).

Ces décisions « permettront d’atteindre l’objectif de non remplacement d’un départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux entre 2009 et 2011, en améliorant dans le même temps la qualité du service public ». Elles devraient se traduire par un total de 7 milliards d’euros d’économies d’ici à 2011, dont une partie sera redistribuée aux fonctionnaires.

Les réformes issues de la RGPP seront mises en œuvre dans le premier budget pluriannuel de la France qui couvrira la période 2009-2011.

Le document source : Rapport sur « la révision générale des politiques publiques (RGPP) », présenté par Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, le 4 avril 2008

Autre(s) document(s)
L’intégralité du rapport sur « la révision générale des politiques publiques (RGPP) », présenté par Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, le 4 avril 2008

Site(s) utile(s)
Le site de la RGPP




pour les première es en sciences pol internet et les usages citoyens

7 03 2008

suite du cours de ce matin la démocratie fce au media dans la V) République la place d’internet a la documentation française les cahiers français 316-vedel.pdf




pour les es en option sciences pol : démocratie et vulgarité

4 03 2008

Vous trouverez là le lien avec l’interwiev de Marc Vinvent Howlett

 et là le texte le-triomphe-de-la-vulgarite.odt 




pour les première ES sciences politiques : la nation un débat en Espagne

29 02 2008

Espagne polémique sur la nation

en voici le textela-nation-debat-en-espagne.odt