pour première et terminale ES une image de la société

8 03 2009

à retrouver sur le site d’un de mes collègue très talentueux Christophe Floraison sur son blog   SOS SES…

Un très bon post sur l’écart entre statistiques et perception concernant l’évolution de la situation des classes moyennes (définition Credoc) Moyennisation, polarisation, toupie, pyramide etc…

toutes mes excuses à Christophe FORAISON mais je crois que comme moi il aime les fleurs !! en ce temps de printemps en Corse un rayon  de soleil dans ce brouillard de la crise ===….




origine et permanence d’une Xénophobie d’Etat par Olivier Le Cour Grandmaison

21 05 2008

à retrouver

l’article d’Olivier le Cour Grandmaison :

Colonisés-immigrés et “périls migratoires” : origines et permanence du racisme et d’une xénophobie d’Etat (1924-2007)

Immigrés, “clandestins”, “flux migratoires” et menaces diverses supposées peser sur la France en raison de la présence de “trop nombreux étrangers” que l’on dit mal intégrés à la société : vieille est cette antienne. En mai 2007, c’est elle qui a justifié la création, sans précédent connu, d’un ministère ad hoc doté de compétences multiples qui vont de la « gestion » de l’immigration à la défense de l’identité nationale en passant par l’intégration et le co-développement. Vaste programme. Pour l’heure, cette nouvelle administration et celui qui en a la charge se font surtout connaître par une activité menée avec un acharnement que rien ne vient tempérer : les expulsion massives d’étrangers en situation irrégulière pratiquées dans la continuité des orientations mises en œuvre par l’ancien ministre de l’Intérieur devenu président de la République. Comme le prouvent certains documents présents sur le site officiel du ministère que dirige Brice Hortefeux, une telle politique permet, conformément à la “culture du résultat” aujourd’hui de saison, de faire croire aux Français qu’en ces matières le chef de l’Etat et le gouvernement font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font . Nouveauté ? Rupture comme l’affirme le credo présidentiel relayé par de nombreux experts en communication ? A rebours de ce bruit médiatique savamment orchestré, on s’interrogera sur les origines républicaines, et la permanence, d’un racisme et d’une xénophobie d’Etat que l’on découvre déjà présents dans les années 20 du siècle précédent. Quels ont été leurs ressorts anthropologiques, ethnologiques et politiques ? Dans quelles circonstances ont-ils surgi ? Quelles furent, pour les populations coloniales visées alors, les conséquences juridiques des dispositions adoptées ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous chercherons à répondre.

 




pour les terminales ES les minima sociaux : la réforme

21 05 2008

vous trouverez là

les données sur les minima sociaux

la réforme des minima sociaux

 

La rationalité des allocataires de minima sociaux, les effets potentiels de dérégulation du marché du travail et le sort de ceux qui ne pourront pas en bénéficier, constituent les trois impensés du projet de Revenu de Solidarité Active. Ces points sont ici mis en perspective par le rappel des résultats de travaux récents.

Au sein des pays industrialisés, la France a la particularité de compter neuf minima sociaux définis à l’échelle nationale. Ce sont des prestations non-contributives qui forment, à côté des revenus de remplacement contributifs comme les allocations de chômage ou les pensions de retraite, le pilier assistanciel de l’État-providence et ses principaux modes d’intervention contre la pauvreté. Ils sont versés sous conditions de ressources et visent à assurer un revenu minimum à certaines catégories de personnes.

L’histoire de ces dispositifs témoigne de l’évolution de la pauvreté dans notre pays, comme le récent rapport de Valérie Létard sur les minima sociaux l’a opportunément rappelé [la France traite la pauvreté en fonction du statut social des personnes, et non de leurs besoins. Si tel était le cas, il suffirait de majorer une allocation forfaitaire universelle selon la situation de la personne (sur le modèle de l’Income Support britannique par exemple).

Une chose est sûre : après l’entrée dans l’ère du chômage de masse, l’adoption du RMI à la quasi-unanimité du Parlement en 1988 répondait à l’inquiétude de la société française face à la paupérisation de nouvelles franges de la population. Même si la France ne peut être considérée comme ayant un système de protection sociale universel, ce dispositif a indiscutablement transformé la conception française de l’assistance : pour la première fois, une allocation était conçue pour garantir à toute personne, qu’elle ait ou non déjà travaillé, un revenu minimum, hors de toute référence à une activité professionnelle antérieure et pour une durée potentiellement illimitée.

Pour couper court au risque d’indemniser la pauvreté par le versement d’une allocation déconnectée de toute contrepartie en termes d’activité, le droit au revenu minimum d’insertion a été couplé avec un volet dit « d’insertion » qui concentre aujourd’hui toutes les attentions. La réforme, voire la fusion envisagée des minima sociaux, ne concerne en effet que les minima sociaux dits d’insertion (Allocation Parent Isolé, Revenu Minimum d’Insertion), auxquels on reproche désormais de ne pas remplir leur rôle d’incitation à la reprise d’un travail, voire d’encourager les individus à être et à rester assistés.

La notion d’insertion a été formalisée par un contrat dont l’objectif était d’assurer un traitement individualisé et territorialisé de situations de pauvreté dont la nouveauté était d’être multidimensionnelle. En effet, au problème d’absence de ressources suffisantes s’ajoutent les cumuls de handicaps, ainsi que les processus de disqualification sociale [désaffiliation [..lire la suite