pour les tes en EDS Keynes !!

9 02 2010

…1   John Maynard Keynes (1883-1946)

John Maynard Keynes, qui a révolutionné l’économie, au point que ses différents courants se définissent aujourd’hui par rapport à sa pensée, est un pur produit de Cambridge. Il a fréquenté l’élite intellectuelle de cette ville universitaire dès son plus jeune âge. Passionné par la politique, il a pris position sur les dossiers chauds de son temps, notamment en tant que journaliste, mais aussi en tant qu’acteur de la vie économique et politique. Il quitte momentanément l’enseignement à Cambridge pour travailler au Trésor britannique qu’il représente à la conférence de la Paix à Versailles. Formellement opposé aux réparations de guerre que le traité de 1919 impose aux Allemands, il les dénonce dans son pamphlet Les conséquences économiques de la paix (1919). Il démissionne alors du Trésor britannique et revient à Cambridge.

C’est dans le contexte de la crise économique des années 30 qu’il rédige son oeuvre fondamentale : La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). Mais c’est pendant la guerre, sous le gouvernement de Winston Churchill, que Keynes atteint le sommet de son influence. Ainsi, en 1944, à la conférence de Bretton Woods qui crée le Fonds monétaire international (FMI), il est l’un des principaux architectes du système monétaire international de l’après-guerre.

Sa pensée

S’il fallait résumer la pensée de celui qui a le plus marqué la réflexion économique du XXe siècle, ce pourrait être : « Oui, le marché engendre du chômage involontaire. » Dans son grand oeuvre – La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie –, Keynes avance deux types d’explication possibles pour rendre compte de cette tendance du capitalisme à fonctionner en deçà de ses potentialités :

– une explication radicale, fondée sur l’incertitude du futur, qui pousse les hommes d’affaires à faire montre de prudence et, du coup, à investir moins qu’ils ne le devraient ;

– une explication plus traditionnelle, fondée sur le fait que toute insuffisance initiale de la demande tend à engendrer un cercle vicieux : moins de demande, donc moins de débouchés, donc moins de production, donc moins de salaires, donc moins de demande…

Alors que la deuxième analyse débouche sur une politique économique visant à regonfler la demande défaillante, la première passe par des institutions et des règles capables de réduire l’incertitude de l’avenir. Ces deux lectures de Keynes débouchent donc sur deux rôles assez différents de l’Etat : c’est toute l’ambiguïté d’un personnage brillant, capable de suivre plusieurs idées à la fois sans jamais trancher entre elles. Et c’est ce qui en fait aussi la richesse.

Ses écrits

Les conséquences économiques de la guerre (1919), éd. Gallimard, 2002, dans un volume qui contient aussi Les conséquences politiques de la paix de J. Bainville.

La fin du laissez-faire (1926), Agone éditeur, 1999.

Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), éd. Payot, 1990.

Essais sur la monnaie et l’économie (articles – dont « La fin du laissez-faire » – rédigés entre 1923 et 1931), éd. Payot, 1972.

La pauvreté dans l’abondance (articles – dont « La fin du laissez-faire » – rédigés entre 1924 et 1938), éd. Gallimard, 2002.

Comment payer la guerre (1940), éd. L’Harmattan, 1997.

Pour aller plus loin

« Deux Keynes pour le prix d’une théorie », Alternatives Economiques n° 173, mars 2000.

« Keynes, un social libéral avant l’heure », Alternatives Economiques n° 202, avril 2002.

« John Maynard Keynes ou l’économie au service du politique et du social », Alternatives Economiques n° 220, décembre 2003.

Pour une bibliographie complète, voir le site du Center for Economic Policy Analysis (CEPA)

Alternatives Economiques - Pratique n°21 – Novembre 2005

2un cours

1. Keynes et les classiques

A – La critique de la théorie classique

Le chômage involontaire est possible

- Deux types de chômage chez les classiques : le chômage frictionnel & le chômage volontaire

- Le chômage pour Keynes résulte d’une insuffisance de la demande globale. L’inflation n’apparaît qu’en période de plein emploi lorsqu’il y a plein utilisation des facteurs de production et qu’en conséquence l’offre est inélastique.

L’offre ne crée pas sa propre demande.

B – La réponse de Keynes : le principe de la demande effective

La demande effective composée de la consommation et de l’investissement, est le moteur de l’économie : « Ce sont la propension à consommée et le montant de l’investissement nouveau qui déterminent conjointement le volume de l’emploi et c’est le volume de l’emploi qui détermine de façon unique le niveau des salaires réels ».

Cette analyse explique le paradoxe de la pauvreté dans l’abondance : Plus une communauté est riche plus sa propension marginale à consommer est faible. Dans les société pauvres, en revanche, le plein emploi est plus facile à obtenir ; un faible montant d’investissement suffit à l’assurer.

L’épargne et l’investissement sont nécessairement égaux.

C – Les déterminants de la consommation et de la propension à consommer

Le principal facteur objectif de la propension à consommer est le revenu. Ce postulat est connu sous le nom de « loi psychologique fondamentale ».

Les facteurs subjectifs sont les facteurs qui agissent sur les dépenses une fois le revenu fixé. Huit facteurs subjectifs : « précaution, prévoyance, calcul, ambition, indépendance, initiative, orgueil et avarice ».

Tout cela ne signifie pas que les taux d’intérêt n’ait aucun effet sur les montants consommés ou épargnés. Pour Keynes, la hausse des taux d’intérêt n’influencent que marginalement la consommation et l’épargne. En revanche, une hausse des taux d’intérêt défavorise considérablement l’investissement, ce qui est préjudiciable à la production, au revenu, à la consommation, donc à l’emploi. Il faut gouverner les taux d’intérêt afin qu’il détermine le niveau d’investissement le plus favorable à l’emploi : « Si le taux d’intérêt était gouverné de telle sorte que le plein emploi fût toujours maintenu, la Vertu reprendrait ses droits ».

2. L’incitation à investir

A – L’efficacité marginale du capital

L’efficacité marginale du capital est le rendement escompté de l’investissement compte tenu de la dépréciation de la machine et des coûts qui résultent de son emploi.

« L’état de confiance » joue un rôle important dans la prévision à long terme. Keynes critique la spéculation et suggère pour l’éviter la création d’une lourde taxe d’État frappant toutes les transactions.

B – Le taux d’intérêt

Le taux d’intérêt résulte de la confrontation entre l’offre et la demande de monnaie et non de la confrontation demande/offre de capitaux. « L’épargne et l’investissement sont des facteurs déterminés et non déterminant ». Keynes définit le taux d’intérêt comme « La récompense pour la renonciation à la liquidité ».

La préférence pour la liquidité des agents résulte de trois motifs :

- motif de transaction.

- motif de précaution.

- motif de spéculation.

La demande de monnaie dépend du revenu et du taux d’intérêt. La demande de monnaie est une fonction décroissante du taux d’intérêt.

C – La création monétaire stimule l’investissement en période de sous-emploi

Un accroissement de la quantité de monnaie à pour effet de diminuer le taux d’intérêt et d’augmenter l’investissement jusqu’à ce que le plein emploi soit réalisé.

En situation de plein emploi, la création monétaire provoque l’inflation, dans la mesure où tous les facteurs de production utilisés, l’augmentation de la quantité de monnaie ne peut pas accroître le niveau de la production.

3. Le rôle de l’État selon Keynes

A – La Politique monétaire de l’État

La politique principale est la politique monétaire. Il faut créer de la monnaie afin de faire baisser les taux d’intérêt. Non seulement cette politique encourage l’investissement, mais elle n’est pas préjudiciable à l’épargne qui ne dépend pas des taux d’intérêt, mais du revenu. Keynes préconise « l’euthanasie des rentiers et du capital oisif ».

Une politique de création monétaire est préférable à une baisse des salaires.

La politique monétaire est nécessaire mais pas suffisante. Il se peut qu’une fois le taux d’intérêt tombé bas, la préférence pour la liquidité devienne virtuellement absolue. La préférence pour la liquidité, rend inefficace la politique monétaire : c’est la trappe à liquidités.

B – La relance de l’investissement a un effet multiplicateur

L’investissement a un effet multiplicateur sur la production. En effet, une augmentation de l’investissement entraîne une augmentation de la production de machines, qui entraîne une augmentation des revenus donc une augmentation de la consommation, qui, accroissant la demande, augmente la production, puis le revenuŠ

L’intervention de l’État est donc d’autant plus efficace que la propension marginale à consommer es élevée ; cette intervention a toutefois des limites :

- effet d’éviction

- risque de défiance pour l’avenir et effets d’anticipations

- l’effet multiplicateur peut profiter à l’étranger

Keynes préconise une « socialisation de l’investissement ». Il suggère que l’État procède lui-même à certains de ces investissements grâce au déficit budgétaire notamment.

C – Politique commerciale et politique de redistribution

Keynes témoigne d’une certaine sympathie envers les mercantilistes, et pense qu’il faut soutenir les exportations et limiter les importations, afin de réduire le chômage et les taux d’intérêt. « une absurde compétition internationale est préjudiciable à tous ».

Le problème principal de l’ouverture des économies est la perte d’autonomie de la politique monétaire.

Une politique favorisant la consommation peut être favorable au plein emploi. Il faut selon Keynes, favoriser l’investissement et la propension marginale à consommer. Il faut mettre en place une politique de redistribution qui permettrait d’accroître la demande globale.

Keynes se prononce aussi contre le partage du temps de travail : « nous ne voyons pas de raison valable d’obliger ceux qui préfèrent un supplément de revenus à jouir d’un supplément de loisirs

et un article sur la mode !!!

Le « concours de beauté » de John Maynard Keynes

Guillaume Erner

Cet encadré est issu de l’article « Comment se crée une mode »

La prophétie autoréalisatrice (voir ci-contre) fonctionne pour promouvoir un objet unique. En revanche, il apparaît difficile de la mobiliser seule pour lancer ex nihilo une mode. Impossible d’expliquer uniquement par son biais la mode des 4×4 ou le retour des rougets dans nos assiettes. Il faut donc isoler un mécanisme social susceptible d’expliquer une action conjointe – et cependant non concertée – d’un grand nombre d’individus.

Un tel mécanisme existe ; il a été décrit par John Maynard Keynes sous le nom de « concours de beauté ». Imaginons, nous dit J.M. Keynes, une compétition où un jury est censé classer des candidats en fonction de leur plastique. En règle générale, chacun vote en conscience, choisissant le physique qu’il préfère. Mais ici, la règle est modifiée : il s’agit d’opter non pour celui que l’on choisirait mais pour celui que l’on croit que les autres choisiront. À travers cette parabole, J.M. Keynes décrit l’exercice d’anticipations rationnelles auquel se livrent des spéculateurs opérant sur un marché. Le sens commun pense qu’il leur suffit d’acquérir les « meilleurs » titres, autrement dit ceux des entreprises les plus performantes. Pas du tout, rétorque l’économiste : face aux cours boursiers, le sage et l’ignorant sont placés sur un pied d’égalité ; ils ne savent rien ou presque. Dès lors, la bonne solution ne se trouve pas en eux-mêmes mais dans la représentation qu’ils se font des opinions d’autrui. « Conscients du peu de valeur de notre propre jugement individuel est sans valeur, nous nous efforçons de nous en remettre au jugement des autres (…). Nous essayons donc de nous conformer au comportement de la majorité ou de la moyenne. À ce petit jeu, celui qui gagne, c’est évidemment celui qui devine ce que la foule va faire (1). » Le concours de beauté nous enseigne donc qu’il vaut mieux pour sa réputation échouer avec les conventions plutôt que d’essayer vainement de réussir contre elles.

La parabole du concours de beauté modélise la situation dans laquelle nous sommes tous – fabricants, distributeurs ou consommateurs – face à l’exercice de prévision des tendances. Dès lors, celles-ci s’organisent autour de deux paradoxes. Tout d’abord, l’imitation dans ce domaine n’est pas un comportement étrange propre aux suiveurs : elle est au contraire la règle. En état d’incertitude, cette attitude est même complètement rationnelle : elle est la seule adaptée pour anticiper ce que seront les tendances. Deuxième conséquence : dans le domaine de la mode, spéculer c’est imiter. C’est pourquoi une mode est structurellement vouée à éclipser toutes les autres. L’ensemble du marché s’organisera pour répondre à la demande supposée et contribuera, dès lors, à l’amplifier.

NOTES

(1) J.M. Keynes, « The general theory of employment », Quarterly Journal of Economics, vol. LI, 1937




l’interim en Allemagne

27 01 2010

Schleker est la première chaîne de drogueries en Europe (4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008 et plus de 30.000 salariés), dont on trouve les enseignes dans bien des villes allemandes. Ces jours-ci Schlecker défraie la chronique non pour ce qu’elle vend mais pour des motifs tenant à la gestion de ses ressources humaines. Le comportement de cette entreprise est révélateur des conséquences de la déréglementation du marché du travail intervenue ces dernières années et des abus qu’elle provoque. En cela, on peut parler d’un « syndrome Schlecker ». Lire l’article




pour les terminales Chômage inflation préoccupations des français

27 01 2010

le chomage et l’inflation inquiètent les français

Le moral des consommateurs français s’est légèrement amélioré en janvier mais leur regain d’inquiétude sur le chômage et l’inflation pourrait peser sur leurs dépenses dans les mois à venir. L’indicateur résumé de l’opinion des ménages sur la situation économique s’est redressé d’un point, à – 29, le chiffre de décembre ayant été révisé à – 30, contre – 31 en première estimation, selon l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages publiée mercredi par l’Insee. Les économistes s’attendaient à une stabilisation du moral des ménages, dont le rebond amorcé à l’été 2008 s’était accéléré entre août et novembre 2009 avant de marquer le pas en fin d’année dernière.

« Les Français ont conscience qu’une première étape de la crise a été franchie, mais ils savent également que les mois qui viennent s’annoncent plutôt éprouvants », observe Alexander Law, économiste au cabinet d’études Xerfi. Si la consommation des ménages a bien tenu en 2009, comme l’ont montré les chiffres publiés mardi sur les dépenses en produits manufacturés, les inquiétudes demeurent vives pour 2010, prévient-il. « Après avoir fortement progressé au quatrième trimestre 2009, avec le boom des achats automobiles porté par la prime à la casse, la consommation des ménages devrait enregistrer un contrecoup début 2010″, prévient Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas.

HANTISE DU CHÔMAGE

Si les ménages se montrent plus optimistes sur l’évolution de leur niveau de vie et un peu plus enclins à effectuer des achats importants, ils sont, en revanche, plus inquiets sur l’évolution de l’emploi et des prix. « Pour la première fois depuis juin, les ménages sont plus nombreux à anticiper une augmentation du chômage », souligne l’Insee.

Le nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de décembre 2009 doit être publié à 18 heures alors que Nicolas Sarkozy s’est voulu rassurant lundi soir sur TF1 en estimant que dans les semaines et les mois qui viennent le chômage reculerait en France. Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, a pour sa part évoqué une « bonne » tendance en décembre sur le front du chômage. Ces indications sont toutefois intervenues après la période de conduite de l’enquête de conjoncture réalisée du 4 au 19 janvier auprès d’environ 2 000 ménages.

Les Français perçoivent aussi un léger regain d’inflation, le solde d’opinion sur l’inflation passé augmentant par rapport à décembre (+ 3 points) et les anticipations en matière d’inflation future se dégradant nettement (+ 5 points). « L’année dernière, les prix ont augmenté de 0,1 % seulement mais cette année nous attendons une progression, certes modeste, de 1,1 % qui retirera mécaniquement un point de pourcentage au pouvoir d’achat, de sorte que ce dernier pourrait baisser », prévient Alexander Law….




directive des services

22 01 2010

suite du cours de ce matin ..l’emploi dans un cadre européen le retard de la France pour le  le passage de la directive des services dans le droit français

http://www.euractiv.fr/marche-interieur-entreprises/article/france-en-retard-transposition-directive-services-002397

Le délai donné par la Commission européenne aux Etats membres pour transposer la directive «services» dans le droit national est dépassé depuis le 27 décembre au soir. «Nous sommes en retard, comme la quasi-totalité des Etats membres», tempère une source officielle. Mais comparaison n’est pas raison. D’autant plus que la Commission européenne ne communique pas sur l’état des transpositions.

La France a choisi de transposer cette directive secteur par secteur, en utilisant tous les instruments juridiques à sa disposition: lois, décrets et arrêtés. D’où des dizaines, voire des centaines de textes. Les uns devront être approuvés par l’Assemblée nationale et le Sénat. Pour les autres, une décision gouvernementale suffira. Mais le calendrier est pour le moins flou.




Protégé : corrigé terminale sur le déversement

21 01 2010

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encore les retraites

21 01 2010

Du fait de la crise, la négociation sur les retraites des prochains mois s’annonce encore plus délicate que les précédentes : les comptes se sont dégradés mais dans un contexte de chômage de masse, repousser l’âge de départ à la retraite reviendrait surtout à diminuer encore le montant des pensions et aggraverait le chômage des jeunes. Il faudra donc bien, à terme, augmenter les cotisations…

Les retraites vont être un des grands sujets de l’année : lors de la dernière réforme, en 2003, rendez-vous avait en effet été pris pour 2010 afin de réajuster les dispositifs en fonction des évolutions constatées.

Dans un premier temps, le gouvernement avait même caressé l’idée d’une refonte complète. Il se serait agi de transformer le régime général, qui aujourd’hui accorde une pension au prorata des revenus touchés pendant les meilleures années de la carrière professionnelle, en un système par point, analogue à celui des régimes de retraite complémentaires, selon le modèle de la réforme des retraites suédoises décidée dans les années 1990 (1). Compte tenu de la dégradation de la situation économique et de l’ampleur des incertitudes qu’une telle révolution aurait suscitée, cette hypothèse semble désormais écartée.

 

la suite là




déterminants de l’investissement révisions

10 12 2009

Les déterminants de l’investissement productif

! Recherche à partir du site :  www.educnet.education.fr/insee/invest

! Cliquer sur « pourquoi »

Pour investir, les entrepreneurs examinent la situation économique dans deux directions :

- du côté ou encore de la demande et/ou

- du côté ou encore de l’offre.

a – Du côté de la demande :

1 – De quels éléments est composée la demande adressée aux entreprises ?

! Cliquer sur « consommation »

a1 – la consommation :

2 – Quelle a été l’influence de la consommation sur l’investissement depuis 1998 ? Justifiez

par la lecture des chiffres.

! Cliquer sur « 2000 ».

3 – Pourquoi la consommation entraîne-t-elle une hausse de l’investissement ? Répondez sous

forme d’un schéma d’implication.

! Cliquer sur « l’entreprise investit suite à une augmentation de la demande si ses

capacités de production sont saturées ».

4 – Comment obtient-on un taux d’utilisation des capacités de production ? Comment a-t-il

évolué ? Justifiez par des chiffres.

! Aller à l’adresse suivante :

www.educnet.education.fr/insee/pourquoi/tauxdemarge1.htm

5 – Si vous rapprochez ce graphique du taux d’investissement, à partir de quel pourcentage, le

taux d’utilisation des capacités de production pousse les entreprises à investir ? Notion de

goulot de production.

# Complétez la phrase suivante : On peut donc considérer qu’au-delà de

, les entreprises sont face à un et sont incitées à investir

c’est-à-dire à augmenter si la augmente.

! Revenir à la page précédente et se diriger vers « les exportations ».

a2 – Les exportations :

6 – Comment a-t-on obtenu « 11.8 % » en 1997 ? Insérez ce nombre dans une phrase.

7 – Rectifiez l’erreur de 2000, inscrivez le nouveau pourcentage sur votre feuille. Comparez

l’évolution en 1999 et 2000, que constatez-vous ?

! Cliquer sur « 2000 » puis promener la souris sur les liens en bleu.

8 – Comment s’explique cette forte hausse entre 1999 et 2000 ?

! Cliquer sur « la demande mondiale adressée à la France »

9 – Quels sont les partenaires commerciaux principaux de la France ? Insérez un pourcentage

dans une phrase. Quelles raisons pouvez-vous avancer pour justifier cette situation ?

10 – La demande étrangère a-t-elle augmenté ? En quoi une augmentation des exportations

constitue-t-elle un déterminant de l’investissement ? Expliquez par un schéma d’implication.

b – Du côté de l’offre :

! Cliquer sur « les variables financières »

11 – Si l’on examine ces variables, de quoi dépend le niveau d’investissement ?

! Cliquer sur « les profits réalisés »

12 – Rappelez ce qu’est le taux de marge.

13 – Rappelez ce qu’est l’EBE. Comment obtient-on le bénéfice qui permet à l’entreprise

d’investir ?

! Cliquer sur « graphique »,

« en savoir plus sur le taux de marge ».

14 – Comment a évolué le taux de marge des sociétés non financières et des entreprises

individuelles entre 1993 et 2000 ?

15 – Comment a évolué la part des salaires dans la VA ? Déduisez-en la part de l’Etat dans la

VA ?

Revenir au graphique « Taux de marge et taux d’investissement des entreprises »

16 – Trois périodes caractérisent l’évolution du taux de marge. Lesquelles ?

17 – Qu’est-ce le taux d’investissement ? Insérez le chiffre de 1999 dans une phrase.

18 – Réalisez « l’exercice en ligne » et notez votre score.

! Revenir au « rôle des variables financières ». Aller à « s’autofinancer »

19 – Rappel : D’où provient l’autofinancement ? Qu’est-ce que le taux d’autofinancement ?

20 – Que signifie le chiffre de 1999 ? Comment a évolué le taux d’autofinancement ?

21 – Quel est le lien entre taux de marge et taux d’autofinancement ?

! Revenir au « rôle des variables financières ».

Cliquer sur « le niveau des taux d’intérêt ».

22 – Les entreprises ont-elles continué d’emprunter ?

23 – Comment ont évolué les taux d’intérêt depuis 1986 ?

24 – Dès lors, les entreprises ont-elles intérêt à placer des capitaux sur les marchés financiers

? Notion de profitabilité.

13 – Cette tendance des taux d’intérêt est-elle favorable à l’investissement ?

! Cliquer sur « Questions ».

Complétez le schéma récapitulatif suivant en utilisant les notions étudiées.

L’investissement augmente si certaines conditions sont réunies comme …

Contraintes de demande Contraintes d’offre

Condition 1 Condition 1

Condition 2 Condition 2

! Cliquer sur « Quels effets ? » – Introduction à « investissement et croissance ».

Répondre aux questions posées puis au vrai / faux et justifiez votre réponse.

a) La hausse de l’investissement encourage la croissance économique.

b) Si l’investissement augmente, la demande augmente.

c) Si la demande augmente, l’investissement augmente.




du bon usage du tableau banc

7 12 2009

pour les tes de quoi reviser les déterminants de l’investissement




pour les terminales Les salariés ont de moins en moins de place pour travailler et s’en plaignent

6 12 2009
Les salariés ont de moins en moins de place pour travailler et s’en plaignent
 Le Monde Article paru dans l’édition du 03.12.09
L’immobilier est l’une des principales sources d’économie pour les entreprises
es difficultés économiques poussent les sociétés à réduire leurs coûts. Après les salaires, l’immobilier est le second poste de dépenses pour nombre d’entreprises du secteur des services. En 2008, un poste de travail coûtait en moyenne 9 980 euros par an, selon Investment Property Data. Les entreprises sont donc à la recherche de locaux moins coûteux tout en « optimisant les mètres carrés », ce qui se traduit parfois par une réduction de l’espace dévolu à chaque salarié. 

Dans ce contexte, l’hémorragie d’emplois de la capitale vers la périphérie se poursuit. Les 1 300 salariés de Prisma Presse, venus du 17e arrondissement de Paris et de Neuilly-sur-Seine, vont emménager à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). L’entreprise de restauration Sodexho regroupe sept de ses sites, soit 900 collaborateurs, en un seul, de 18 000 mètres carrés, à Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines). Le Crédit agricole est en train d’acheter un immeuble à Montrouge (Hauts-de-Seine) pour une partie de ses équipes actuellement basées à Paris-Montparnasse. Atos va réunir 8 000 salariés à Bezons (Val-d’Oise) et faire ainsi passer son loyer de 50 à 25 millions d’euros par an, sans compter une remise de deux ans de loyer.

Si les grandes entreprises ont besoin d’immeubles entiers pour réunir leurs employés et réaliser de substantielles économies, les PME commencent à suivre le mouvement. Selon une enquête de CB Richard Ellis, ce sont environ 20 000 emplois de PME et 3 500 de PMI, qui ont, chaque année, quitté la capitale entre 2005 et 2008, au profit des départements de la petite couronne, pour les PME, et de la grande, pour les PMI.

Une vraie souffrance

Pas sûr, cependant, que les salariés y trouvent leur compte. Un sondage d’Opinion Way pour le compte d’AOS Studley, conseil immobilier, réalisé, du 22 au 30 octobre, auprès de 1 100 salariés, révèle que 33 % d’entre eux trouvent leur bureau « motivant », 23 % « purement fonctionnel » et 44 % « inadéquat ». Les surfaces octroyées à chacun ne cessent de se réduire : un salarié occupe désormais, en tout, 20 mètres carrés, mais seulement 12 mètres carrés de surface de travail proprement dit (bureau, salle de réunion).

Ce ratio continue de diminuer, puisque dans les immeubles neufs les plus « efficaces », l’espace de travail est passé de 10 à 6 mètres carrés, voire 4 dans les bureaux dits partagés ou flexibles, comme, par exemple, les expérimentent, depuis février, les employés d’Atos Consulting au 15e étage de la tour Manhattan de la Défense. Seulement 80 places sont aménagées pour accueillir 100 salariés. « Du coup, les consultants travaillent chez eux, et une vraie souffrance s’installe, qui empirera lorsque nous déménagerons à Bezons, dans un site très mal desservi », insiste Sébastien Bollinger, délégué du personnel et secrétaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). L’étude commandée par celui-ci montre que le temps de transport moyen passera, à cette occasion, de quarante-trois à soixante-treize minutes, tandis que la direction l’évalue à cinquante-deux minutes. Pas étonnant que, pour les salariés, le bureau idéal soit « localisé près de chez eux, accessible » et « dans un bâtiment à taille humaine », selon l’enquête menée par Foncière des régions auprès de 750 d’entre eux, et qui montre aussi que 58 % préfèrent un bureau privé plutôt que l’espace ouvert.

« Nous sommes sans doute allés trop loin dans les économies et l’uniformisation. Il faut trouver des solutions mixtes, des espaces pour six à huit personnes à la fois, offrant du confort acoustique, de l’intimité avec un mobilier plus enveloppant, des rangements », reconnaît Pierre Bouchet, de Génie des Lieux, spécialiste de l’aménagement d’espace de travail. « Il y a certes des progrès, mais les dirigeants portent encore trop leur attention et leurs moyens sur les lieux de réception, les halls d’accueil, la salle du conseil ou le bureau du PDG, et pas assez sur les espaces de trav ail », plaide Odile Duchenne, directrice d’Actineo, observatoire de la qualité de vie au bureau.

Isabelle Rey-Lefebvre




Face à la crise, les entreprises se sont protégées aux dépens des salariés les plus fragiles

16 11 2009

 

Face à la crise, les entreprises se sont protégées aux dépens des salariés les plus fragiles

le monde du 12/11/09

La flexibilité a protégé les entreprises. Pour faire face aux ralentissements conjoncturels des derniers trimestres, elles ont joué sur deux tableaux. Sur les ajustements internes, avec le recours au chômage partiel, sur le périmètre externe avec l’utilisation de l’intérim et des contrats à durée déterminée (CDD).

Au final, s’est conforté un marché du travail « à deux vitesses ». Comme l’analyse le Centre d’analyse stratégique (CAS) dans sa note de novembre (n° 156). Pour René Sève, son directeur, la crise a causé un choc conjoncturel intense. Pour y faire face, les entreprises se sont resserrées sur leur coeur de métier et sur leurs salariés en CDI. « Les salariés en contrats stables appartenant au coeur de l’emploi ont été relativement épargnés par les destructions d’emplois au second trimestre 2009″, note bien le CAS. En externe, le travail intérimaire a joué « le rôle d’amortisseur de choc conjoncturel, notamment dans l’industrie où il a représenté plus de la moitié des destructions d’emplois entre le 1er avril 2008 et le 30 juin 2009″.

Dans les services marchands, ce sont les CDD qui ont joué ce rôle. Pour préserver ce « coeur » de main-d’oeuvre, les entreprises ont aussi recouru massivement au chômage partiel : « Le nombre total de personnes salariées en chômage partiel en France métropolitaine dépassait au second trimestre 2009, le nombre maximal atteint lors du choc de 1993″, dit le CAS.
Des inégalités criantes
Cette protection des salariés « stables » – observée aussi en Allemagne – a accentué la « dualisation du marché du travail ».
Le phénomène n’est pas nouveau, mais il a connu un coup d’accélérateur. Il a commencé à se dessiner au fil de la seconde moitié des années 1990 et des recompositions successives du tissu productif français, avec des entreprises qui, en se recentrant sur leur coeur de métier, ont recouru massivement à la sous-traitance, contribuant à généraliser l’intérim.
Cette dualité du marché du travail, qui a joué son rôle de bouclier pendant la récession, risque maintenant de desservir les entreprises qu’elle a protégées. Cette gestion par l’externe pourrait se montrer inefficace en sortie de crise si les entreprises n’en profitent pas pour préparer l’avenir. « L’enjeu est de savoir si elles sauront organiser la « mobilité interne », à savoir la formation de leurs salariés aux nouveaux métiers, aux nouvelles technologies », explique M. Sève.
Au-delà du gisement supposé d’emplois autour de l’environnement, du développement durable ou des nouvelles technologies, former ses salariés à de nouvelles tâches est désormais le premier levier pour augmenter l’efficacité de l’entreprise. « Pour assurer sa profitabilité, si elle veut dégager des marges, accroître sa valeur en cas de revente, attirer des fonds, l’entreprise doit développer une stratégie industrielle et, pour ce faire, organiser cette mobilité », déclare M. Sève.
Problème, explique l’auteur de la note, Maxime Liégey, « il n’est pas sûr que les entreprises existantes puissent d’elles-mêmes s’adapter et redéployer leurs efforts vers de nouveaux marchés ». Surtout les petites et moyennes, qui peinent le plus à se convertir à de nouvelles logiques. Et ce, malgré l’opportunité que représente le recours massif aux dispositifs de chômage partiel ou aux actions de reclassement, avec les possibilités de formation qui les accompagnent.
La situation varie là encore d’un secteur à l’autre, ce qui amplifie encore les inégalités et différencie le sort des salariés. Les secteurs d’activité qui recourent le plus facilement aux contrats courts et intérimaires sont aussi ceux qui ont aussi le plus de difficultés à organiser les formations. Contrairement aux secteurs qui offrent des emplois stables, à faible rotation, des salaires plus élevés et des perspectives d’évolution.
La crise aura eu un rôle d’accélérateur dans l’esquisse d’un marché du travail hexagonal véritablement dual, où certains salariés cumulent les inconvénients.

 

Rémi Barroux
Article paru dans l’édition du 13.11.09