les liens avec la crise de 29…Avec la crise, les théories keynésiennes sont remises au goût du jour

18 10 2011

là un article de la Dépeche 

Avec la crise, les théories keynésiennes sont remises au goût du jour

Réguler le capitalisme sans porter atteinte à l’autonomie de l’entreprise privée et refuser l’idée que les marchés s’autorégulent, tel est le credo de Keynes, l’un des penseurs économiques les plus influents du XXe siècle, auteur de la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ».

« Keynes a bâti sa théorie en partant de l’hypothèse que les marchés dysfonctionnaient et que le dysfonctionnement des marchés impliquait, pour que l’économie capitaliste puisse tenir debout, une intervention publique », selon Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

« Or, ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on a un dysfonctionnement majeur des marchés » et que cela « a amené naturellement à une intervention publique qui a été massive », constate l’économiste.

Pour Keynes, dans un contexte de crise, l’Etat doit adopter une politique monétaire avec injection de liquidités et baisse des taux d’intérêt.

Il doit aussi relancer la demande grâce en particulier à un accroissement des investissements publics et la redistribution des revenus au profit des classes aux ressources les moins élevées.

Des recettes qui reviennent en vogue dans les cabinets ministériels: le ministre des Finances britannique Alistair Darling a indiqué dimanche que la Grande-Bretagne allait augmenter ses dépenses publiques, suggérant le choix d’une approche keynésienne, en engageant des projets de grande envergure notamment dans le logement, l’énergie et les petites et moyennes entreprises.

Toutefois, pour Edwin Le Héron, président de l’Association pour le développement des études keynésiennes, toute relance conjoncturelle « part dans le vide ».

« Il faut séparer deux choses, souligne-t-il. Il y a d’une part un certain nombre de personnes qui disent qu’il faut re-réguler le capitalisme, qu’il faut changer la structure du capitalisme (…). Il y en a d’autres qui disent qu’il y a une politique de relance de l’économie réelle, avec des plans de relance conjoncturelle ».

« Les deux peuvent apparaître comme des idées keynésiennes », mais « j’ai tendance à penser que ce qui me semble keynésien, c’est une refonte structurelle du capitalisme », estime-t-il.

L’annonce de la réunion d’une série de sommets pour élaborer et appliquer les réformes du système financier international va dans ce sens. Mais « la fenêtre est très étroite » selon M. Le Héron, qui souligne les réticences des Américains à réformer un système issu des accords de Bretton Woods de 1944 et qui étaient centrés sur le modèle américain.

Plus optimiste, M. Fitoussi juge que « tous les pays actuellement sont à la recherche de bonne régulation, parce que la crise n’a épargné » personne. Si tout le monde a ressenti l’urgence de la régulation, tous ne sont pas d’accord sur ses modalités, note-t-il, faisant notamment allusion aux pays européens.

« In fine l’Europe a été capable de s’accorder sur un plan, la zone euro, et l’UE ensuite a été capable de s’accorder sur un plan global de sauvetage du système financier », rappelle M. Fitoussi. »Cela implique que peut-être les pays européens pourraient s’accorder sur un plan global de régulation des marchés », estime-t-il.




Pour les terminales ES la relance version Keynes

21 10 2009

suite du cours ..et un clin d’oeil à  JPD…voila article en entier et le lien là

Tout comme il y a un rêve libéral d’une société harmonieuse dans la concurrence, il y a un rêve keynésien d’une politique de relance permettant d’éviter les crises et qui, en plus, ne creuse pas les déficits. Ce rêve repose sur un effet un peu magique, l’effet dit “multiplicateur” de la dépense publique. Grâce à cet effet, 1 € de dépense publique permet une hausse du PIB de plus de 1 €.

Pourquoi cela ? Parce que l’argent reçu est à son tour dépensé. Lorsque l’Etat investit dans des grands projets, il permet à des entreprises d’embaucher des travailleurs qui reçoivent un salaire. Ces personnes dépensent à leur tour leur salaire, ce qui stimule l’activité économique (ainsi que cela est bien connu depuis les “villes champignons” qui poussaient autour des chantiers de construction des lignes de chemin de fer, je sais que c’est vrai, je l’ai lu dans Lucky Luke).

Pour poursuivre avec la métaphore du chantier, les commerçants et restaurateurs qui bénéficient de ces revenus accrus vont à se tour dépenser cet argent. Par exemple, ils vont à leur tour embaucher pour faire face à l’afflux de la demande. Ils vont acheter de nouveaux produits à leurs fournisseurs, et les entrepreneurs dont les revenus augmentent pourront acheter plus de biens de consommation (une nouvelle voiture, une télévision à écran plat, etc.).

Ces flux de dépenses s’additionnent les uns aux autres. C’est pour cela que, même si une partie de l’argent reçu par chacun est épargné, il y a, au final, un effet plus grand sur l’activité que l’impulsion qui a été initialement donnée par le gouvernement.

Si l’effet multiplicateur est suffisamment fort, on entre dans le rêve keynésien : non seulement l’économie est relancée, le chômage est évité, et le dirigeant politique jouit d’une popularité qui lui assure un sommeil paisible. Mais, cerise sur le gâteau, la relance ne coûte rien : le surcroît d’activité est tellement fort qu’il permet d’accroître les recettes de l’Etat à hauteur de ce qui a été dépensé initialement. Il ne faut en effet pas oublier que l’Etat perçoit des recettes à chaque nouveau tour de dépenses, ne serait-ce que, dans le cas des biens de consommation, grâce à la TVA. Mais les revenus de l’Etat augmentent également à proportion des hausses de revenus des ménages (hausse des rentrées de l’impôt sur le revenu) et des entreprises (hausse des recettes de l’impôt sur les sociétés).

Tout dépend finalement de l’ampleur de l’effet multiplicateur. Et c’est là que ça se gâte. Comme le démontre Olivier Bouba-Olga, le multiplicateur n’est pas très élevé en France : il n’atteint que 1,23. Pour 1 € dépensé par l’Etat, le PIB augmente de 1,23 €. C’est certes plus que 1, mais ce n’est pas beaucoup plus. C’est en tous cas très insuffisant pour permettre à la relance de s’auto-financer.

La relance va donc creuser le déficit, ce qui ne manquera pas d’alimenter plus tard les critiques à l’égard de l’Etat dépensier qui creuse les déficits, et on nous fera encore une fois pleurer sur les pauvres petits enfants français qui naissent endettés (alors qu’ils naissent riches, puisqu’ils ont à leur disposition, gratuitement, du fait du travail des générations passées, non seulement des institutions qui garantissent la paix et la justice, mais aussi des écoles, des hôpitaux avec des médecins dedans, des routes, et une montagne de capital productif accumulé dans les entreprises).

Par ailleurs, comme le montre mon voisin de bureau Arnaud Parienty, les dépenses engagées par le gouvernement français dans le cadre de son plan de relance sont très insuffisantes pour lutter contre la récession actuelle et éviter la hausse du chômage.

Pourquoi le multiplicateur n’est-il pas plus fort ? Comme l’indique Olivier Bouba-Olga, à cause de trois fuites :

- les consommateurs ne dépensent que 80% de leur revenu, et non pas 100%

- le revenu des consommateurs est ponctionné par les taxes à hauteur de 45%

- une part de l’argent dépensé profite à des producteurs étrangers de biens et services

Ces trois fuites nous indiquent comment on pourrait accroître le multiplicateur.

D’abord en notant que plus un ménage est pauvre, plus son taux d’épargne est faible (dans le jargon, on dit que sa “propension à consommer” est élevée). Il y a ici une justification en faveur de politiques fiscales redistribuant les revenus vers les plus pauvres, ainsi qu’en faveur d’une hausse des minima sociaux, puisque les personnes recevant ces revenus en dépensent la quasi-totalité.

Ensuite en baissant les impôts. C’est ce qu’a fait Bush avec son chèque de 1200$ aux ménages américains, et c’est ce que se propose de faire Obama. (A mon sens, la priorité n’est pas tant de diminuer les impôts sur les classes moyennes que de les accroître sur les personnes aisées et de redistribuer vers les plus modestes. Toute la question est évidemment de savoir où l’on met la barre permettant de définir ce que sont les personnes aisées.)

Enfin, on voit que plus un pays est ouvert, plus une part important de l’argent dépensé par l’Etat de ce pays profite non pas à ses producteurs, mais à des producteurs étrangers. C’est notamment à cause de cette fuite que la politique de relance de la gauche en 1981, même si elle n’a pas échoué à relancer l’activité comme on le répète trop souvent, a été problématique parce qu’elle a creusé le déficit commercial, les consommateurs français se tournant vers les produits allemands de meilleure qualité. (On se rappelle de la blague de Coluche à l’époque : “Comment reconnaître un produit français ? C’est facile, c’est le plus cher” – je cite de mémoire).

A l’inverse, un pays peu ouvert souffre moins de cette perte. Ce pays existe, il s’appelle l’Europe. Si tous les pays européens stimulent simultanément leur activité, certes des consommateurs français vont acheter plus de biens allemands ou espagnols, mais à leur tour les Anglais et les Italiens vont acheter plus de biens français. L’effet multiplicateur au niveau européen sera plus fort, et donc également au niveau de chaque pays. C’est pour cela que tous les regards se tournent vers l’Allemagne.

Autrement dit, si l’Europe fonctionnait et se coordonnait, on se rapprocherait un peu du rêve keynésien évanoui en Europe depuis “l’échec” de la relance Mauroy de 1982. Certes on ne serait pas dans la félicité keynésienne où la rareté et les crises sont abolies, mais on en serait un peu moins loin. C’est pourquoi les keynésiens (il paraît qu’il y en a à Alternatives Economiques) soutiennent la construction européenne.

Sinon, il reste évidemment l’alternative protectionnisme. En un sens, un keynésien est protectionniste, afin de maximiser l’effet multiplicateur de la dépense publique nationale. (Je dois dire que cette mesure ne me semble pas souhaitable, sauf au cas par cas pour sauvegarder certains secteurs : il est important de préserver le libre-échange entre pays européens, afin de préserver la construction européenne. Mais cela est discutable)

Au final, on retiendra que le cocktail idéal pour un effet multiplicateur maximal, c’est donc :
- la baisse des taxes ;
- des mesures qui accroissent les revenus des plus modestes ;
- et la coordination au niveau européen (ou le protectionnisme).




l’impact de la crise sur la stabilité de l’euro (JPDen particulier ) pour tous en général!!

1 07 2009

sur le, site de la fondation Res Publica présidée par JP Chevement le compte rendu des débats sur ce sujet si épineux de la stabilité de l’euro …

Avec
• Dominique Garabiol, administrateur de la Fondation et directeur à la Caisse nationale des caisses d’épargne,
• Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, auteur de « L’avenir du capitalisme » et de « La trahison des économistes » (1),
• Christian Saint-Etienne, professeur à Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique et auteur de « La fin de l’euro » (2),
• Jean-Pierre Patat, conseiller au CEPII et ancien Directeur général à la Banque de France, auteur d’une « Histoire monétaire de la France » et d’une « Histoire de l’Europe monétaire » (3),

entourés de :
• Alain Dejammet, ambassadeur de France et président du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica,
• Francis Gutmann, ambassadeur de France et ancien président de Gaz de France,
• Jean-Pierre Cossin, conseiller maître à la Cour des Comptes,
• Jean-Paul Escande, ancien président de banque.
 




Protégé : dissertation sur la régulation internationale

22 05 2009

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relance G20 1 100 milliards de dollars

11 04 2009

Relance G20 1 100 milliards de dollars

Toujours G20 la régulation de la finance

comment les chinois voient la crise




génial article de A Parienty à propos du protectionnisme

5 04 2009

 

Et maintenant le protectionnisme ?

Le monde connaît une crise économique très sérieuse. Cependant, jusqu’ici, les parallèles avec la Grande Crise de 29 ont eu pour principale fonction de bien marquer la différence entre la situation d’alors et les difficultés actuelles, histoire sans doute de se rassurer. Pour l’instant, malgré la chute vertigineuse du commerce mondial prévue en 2009, la tentation protectionniste, qui avait joué un si grand rôle dans l’approfondissement de la crise des années trente, a été contenue. Mais les choses peuvent basculer rapidement et nous rapprocher nettement des années noires de l’avant-guerre.
Le protectionnisme consiste à favoriser les producteurs opérant sur le territoire national par rapport aux autres, soit en limitant l’entrée de produits étrangers sur le territoire national par des quotas ou des normes difficiles à atteindre, soit en améliorant artificiellement la compétitivité des produits locaux par des droits de douane sur les biens importés ou des subventions accordées aux producteurs locaux. Selon la Banque mondiale, 2008 a été une année de remontée du protectionnisme ; et les choses pourraient s’aggraver rapidement.
Les plans de relance de l’activité élaborés récemment sont souvent à la limite du protectionnisme. L’aide à l’automobile en fournit un bon exemple. L’aide apportée par le budget de l’Etat aux constructeurs automobiles français (ou allemands ou américains) est une subvention qui les avantage face aux autres fabricants en réduisant leurs coûts. Bien qu’il soit justifié d’empêcher des destructions massives d’emplois dans ce secteur si c’est possible, il faut veiller à ce qu’un pays ne cherche pas à exporter son chômage par une croissance artificielle de ses parts de marché. En l’absence de coordination, les subventions à l’industrie automobile devraient atteindre cette année la somme faramineuse de 48 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Au surplus, l’essentiel de ces subventions concerne les pays riches et est souvent accompagné de clauses protectionnistes (maintien de l’emploi en France, par exemple, ce qui est une invitation explicite à supprimer des emplois ailleurs, compte tenu des surcapacités massives dans le secteur. Les pays de l’Est européen ne s’y sont pas trompés, qui ont violemment protesté contre le plan Sarkozy). L’effet de ces aides devrait donc être essentiellement de repousser les assauts des constructeurs implantés dans les pays en développement, aux frais du contribuable européen ou américain.
Pour l’instant, la Banque mondiale dénombre 47 mesures protectionnistes nouvelles au cours des derniers mois, ainsi qu’une remontée des actions anti-dumping. L’impact de ces mesures ne devrait pas être trop important, sauf si elles déclenchent un cycle de représailles. Mais il suffirait de peu de choses pour modifier la tendance. Lors du G20 de cette semaine, l’administration américaine devrait mettre l’accent sur la nécessité d’une politique budgétaire plus active en Europe et au Japon, les Etats-Unis ne pouvant plus tirer seuls la croissance mondiale. Il est probable que, sous l’impulsion de l’Allemagne, ils se verront opposer une fin de non recevoir. L’inénarrable Angela Merkel (qui ressemble beaucoup à Lady Thatcher, non pas dans son idéologie, mais dans sa mentalité d’épicière, dans son style I want my money back) ne semble en effet pas prête à des concessions sur ce point.




Protégé : retour sur ….les avantages comparatifs

31 03 2009

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pour le cours de terminale td sur la relance européenne

25 03 2009

pour les informations plus actuelles que celles du manuel voila un bon article sur les difficultés de l’UE de mettre en oeuvre un plan de relance ..à la mesure de la crise actuelle

Relance : l’Europe n’est pas à la hauteur




24 03 2009

  dans  les échos

l’omc le commerce mondial devrait reculer de 9% en 2009

Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction « sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale », sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale      

Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction « sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale », sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale       les échos.




pour les terminales le cours

23 03 2009

vous trouverez un argumentaire sur une partie du cours  »

La crise révèle à quel point les structure de l’Union européenne sont inadaptées pour permettre une coopération efficace sur le plan économique. L’analyse de Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques.

 prendredes notes sur les propos tenus dans la vidéo …et demander des explixations par commentaires