du grain à moudre.. la zone euro

9 03 2009

une émission de radio du grain à moudre sur france culture

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/

« Les pays qui ont des taux de croissance à l’européenne pouvaient supporter une dette publique égale à 60 % du PIB lorsque les taux d’intérêt étaient faibles. Or, avec un endettement de 80 à 90 % du PIB dans une multitude de pays et la hausse prévisible des taux d’intérêt, on peut s’attendre au pire », écrit Kenneth Rogoff, l’ancien économiste en chef du FMI ce matin dans Les Echos.
Et, en effet, les plans de relance qui se succèdent depuis 6 mois – sans effet apparent sur la croissance et sur l’emploi – commencent à inquiéter sérieusement les marchés.
Jusqu’à une période toute récente, les investisseurs, échaudés par leurs pertes sur le marché des actions, se sont précipités sur les emprunts d’Etats. Et ceux-ci ont pu emprunter à des taux raisonnables. Mais les marchés ont fait leurs comptes. Ils ont calculé que le niveau d’endettement – actuel et prévisible – de certains Etats rendait possible le défaut de paiement de certains d’entre eux. C’est-à-dire que les plus endettés seraient bientôt dans l’incapacité matérielle de payer les intérêts de leurs dettes. Du coup, pour ces Etats suspects, les primes de risque se sont mises à grimper – rendant leurs charges financières encore plus lourdes.
Sachant qu’au sein de la zone euro, il existe des Etats supportant un niveau d’endettement – et donc de remboursement – raisonnables, et d’autres qui ne sont probablement plus capables de rembourser, combien de temps, la zone peut-elle résister à cet effet de ciseau qui menace de la couper en deux ?
Question subsidiaire : et la France, de quel côté se situera-t-elle alors ?

  Invités

 
Agnes Benassy Queré.  Directrice du CEPII
Professeur d’économie à l’Université Paris X Nanterre et Professeur chargé de cours à l’École polytechnique

 
Laurence Boone.  Chef économiste France chez Barclays Capital



émission de radio : la crise expliquée au enfants

13 10 2008

Madame Patouillard, professeur d’économie au lycée Honoré de Balzac de la Porte de Clichy à Paris prend deux heures avec sa classe de terminale pour expliquer la crise financière à ses élèves. Questions simples et réponses limpides.

Un reportage de Delphine Saltel
Réalisation : Christine Robert

vous avez une semaine pour le télécharcher là




pour les tes : les politiques économiques en Europe

19 03 2008

Dans le cadre du chapitre sur les politiques économiques en Europe  .

..après l’Esping -Andersen à lire ….

et le numéro des cahiers français  335 de novembre décembre 2006,(qui est rappelons le au CDI) sur les politiques économiques

Un article de ce numéro en ligne à propos de la marge de manoeuvre pour la politique économique : le cas de la France .

dans un numéro sur les services publics paru en aout 2007 numéro 339

l’article sur les services publics : quel modèle pour les services publics de l’OCDE

une émission de radio sur france culture




pour première et terminale ES: par D Cohen sauver le systême financier

18 03 2008

Pourquoi assiste-t-on à une aggravation de la crise financière depuis deux jours ? La cause immédiate en est le rachat par JPMorgan de la banque d’affaires Bear Stearns quasiment pour un “franc symbolique”. Personne n’imaginait que la situation était grave au point que le paralytique doive racheter l’aveugle! En tout cas, cela met en lumière le fait que la Réserve fédérale américaine [Fed] n’a pas les outils adaptés pour faire face.

La crise s’est installée en trois temps. Premier temps, tout le monde a cru que l’affaire des subprimes américains avait déclenché une crise de liquidité.

Deuxième temps, derrière les notes triple A des agences de notation, on a découvert des actifs vraiment insolvables et des maquillages qui représentent autant d’escroqueries morales et financières. De quelques dizaines de milliards de dollars, les dégâts sont passés à 200 ou 300 milliards de dollars [127 ou 190 milliards d'euros] dans les comptes des établissements ayant acheté ces subprimes. La crise est devenue une crise de solvabilité.

Troisième temps, l’ensemble du marché hypothécaire américain est maintenant touché, car les prêts à risque ne sont plus les seuls concernés.

Sous l’effet de la baisse des taux, les actifs avaient pris de la valeur et généré des plus-values immobilières, déclenchant un phénomène de bulle et de richesse qui poussait la consommation.

Désormais le système américain fonctionne en sens inverse, c’est-à-dire que les ménages constatent que leur dette excède le prix de leur maison; ils rendent les clés à leur banque et stoppent leurs remboursements. Et le château de cartes s’effondre.

Une aversion au risque s’installe. Les banques ne se font plus confiance entre elles. Le coût du financement se durcit, parce que le crédit devient plus difficile à obtenir et non parce que les taux augmentent. La défiance engendre la défiance et le système financier s’installe dans un cercle vicieux.

Pourquoi les banques centrales ne sont-elles pas parvenues à l’éviter ?

Dans la phase un de la crise, elles ont injecté des liquidités. Dans la phase deux, la Fed a baissé ses taux, ce qui permet une recapitalisation des établissements, mais trop lente.

Voici que, comme lors de la crise de 1929, la Fed ressort des instruments non bancaires et s’autorise même à prendre en pension des actifs risqués! En fait, la bonne solution consisterait à faire ce que l’on a fait en France avec le Crédit lyonnais. On a séparé le bon grain de l’ivraie, les vrais actifs des insolvables, avant de recapitaliser.

Mais il est inconcevable de recapitaliser la totalité du système financier malade : cela nécessiterait des sommes considérables.

Quelle thérapeutique serait efficace ?

Restaurer la solvabilité des ménages est inadapté et les banques centrales font la preuve qu’elles n’ont pas les moyens de traiter le problème. Il faut donc faire sauter les barrières intellectuelles.

Le G7 doit s’interroger pour savoir s’il faut laisser mourir les banques ou les sauver, si c’est à la puissance publique de recapitaliser les banques et comment. Il faut que le G7 ait le culot de créer un fond public de réserve pour se porter au secours des établissements en difficulté.

Sinon, il faudra reconnaître que les seuls sauveurs possibles sont les fonds souverains et qu’on est passé à une nouvelle étape de la mondialisation qui ne concerne plus la libéralisation du textile par exemple, mais la libéralisation des liquidités. S’interdire de réfléchir à ces solutions atypiques conduirait à laisser la crise s’aggraver, car le système ne pourra s’en tirer seul.

A quelles réformes les banques doivent-elles s’astreindre pour éviter la répétition de cette crise ?

On savait depuis la crise de 1929 qu’il n’était pas une bonne chose que les banques d’affaires soient mariées avec les banques de dépôt. Les aléas des investissements à risque peuvent polluer les prêts aux entreprises et aux particuliers. N’est-il pas paradoxal de vivre aujourd’hui une crise financière, alors que l’économie réelle mondiale est en bonne santé ? Il faut donc sauver le système financier contre lui-même et revenir à une séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt.

La possible baisse des taux de la Fed vous semble-t-elle inutile ?

Elle laisse entière la menace de stagflation qui pèse sur l’économie américaine. Car l’inflation par les cours des matières premières semble devoir se poursuivre, alors que le refroidissement est à l’œuvre.

Normalement, le ralentissement de l’économie des Etats-Unis devrait faire baisser ces produits de base. Si tel n’était pas le cas, cela prouverait que la banque centrale a perdu sa crédibilité auprès des marchés, et ce serait vraiment très, très grave pour tour le monde.

Propos recueillis par Alain Faujas

article à retrouver là

 

Toujours avec D Cohen et l’école d’économie de Paris

l’économie en question hier sur france cultureà écouter et à podcaster




pour les tes : une emission de radio sur les problématiques de l’ETAT providence

12 03 2008

du grain à moudre sur france culture les invités Bruno Palier. Chargé de recherche CNRS au CEVIPOF
(centre de recherches politiques de Science Po)

Wojrek Kalinowski. Rédacteur en chef de la revue La vie des idées
Journaliste à Alternatives économiques

Laurent Bouvet. Professeur de science politique à l’université de Nice et à Sciences Po




pour les tes : une emission de radio sur la puissance économique de la Chine

11 03 2008

emission de radio sur france Culture l’économie en question sur la puissance de la Chine