le diplome ‘arme des faibles ‘?

23 10 2010

thème  du rapport entre études et emploi

ce qui donne le titre a cet article est cet article là :

http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article72&PHPSESSID=b08ed2bcc9a18fc1e046872c0bfeae90

Le livre est publié dans la collection dirigée par J.P. Terrail aux éditions La Dispute. Il se situe dans un courant qui insiste sur l’importance du rapport aux savoirs des élèves et notamment dans l’accès à la culture écrite (Terrail, Rochex et Bautier sont souvent cités dans le livre). Il insiste sur l’importance de l’école pour les élèves qui n’ont que l’école pour accéder aux savoirs. Il rappelle aussi (page 76) que de nombreux travaux sociologiques remettent en cause le thème de la « démission parentale » qui est pourtant un élément important du sens commun des enseignants.

Poullaouec remet en cause la thèse du « handicap socio-culturel » et il rappelle que cette thèse « disculpe par avance l’institution scolaire de toute responsabilité dans la genèse des inégalités scolaires » (p. 87). Il lui oppose cette citation de P. Bourdieu « En omettant de donner à tous, par une éducation méthodique, ce que certains doivent à leur milieu familial, l’école sanctionne donc des inégalités qu’elle seule pourrait réduire ».

Le livre souligne aussi l’importance de l’enseignement secondaire en ce qui concerne la réussite ultérieure. En ce sens on peut dire que si l’enseignement secondaire n’est pas une propédeutique à l’enseignement supérieur, il aggrave les inégalités sociales :

« Une fois à l’université, la réussite des bacheliers ne dépend plus que de la qualité de leurs parcours antérieurs : si beaucoup d’étudiants d’origine ouvrière échouent en premier cycle universitaire, c’est avant tout parce que leur scolarité dans le secondaire ne leur a pas permis d’obtenir un bac général dans de bonnes conditions » (p. 55)
Ce livre prend donc à contrepied les critiques post-modernes ou « artistes » de l’école. Ces critiques qui dénoncent les savoirs, les apprentissages méthodiques, les disciplines scolaires. Et ce livre rappelle opportunément que pour les faibles (c’est-à-dire les victimes de la domination économique, sociale et culturelle) l’école est ou pourrait être, une composante de l’émancipation. A condition qu’elle se consacre à sa mission, conduire les élèves à réaliser des apprentissages, à s’approprier des savoirs.

d’autres articles sur ce thème  du rapport entre études et emploi

un article important d’INSEE première  en format pdf là …>

Diplômes et emploi IP1313 oct 2010 (2)

et enfin cet article  de Daniel Martinelli, Corinne Prost, division Emploi, Insee   Le domaine d’études est déterminantpour les débuts de carrière

Résumé

Le devenir professionnel des jeunes est lié à leur niveau de diplôme mais dépend aussi beaucoup de leur spécialité de formation. Ainsi, les jeunes titulaires de CAP et de BEP de la production s’insèrent mieux que certains diplômés du supérieur. De même, les titulaires de DUT-BTS industriels ont souvent des débuts de carrière plus favorables que les titulaires de masters en lettres et sciences humaines. Pour les niveaux de diplôme allant des CAP-BEP aux DUT-BTS, les spécialités des services débouchent souvent sur des segments saturés du marché du travail, alors que les formations en mécanique, électricité ou informatique sont très prisées par les entreprises.

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EXTRAITS :

Le diplôme reste une protection forte contre le chômage

En moyenne, sur la période 2003 – 2009, les titulaires d’un doctorat de santé ayant terminé leurs études depuis moins de onze ans, ont un taux de chômage moyen de 2 % (tableau). Leur salaire net mensuel médian est supérieur à 2 500 euros (toutes primes comprises en euros 2009). À l’autre extrémité, se trouvent les jeunes les plus pénalisés, ceux qui n’ont aucun diplôme. 23 % d’entre eux ne sont pas présents sur le marché du travail. 31 % des jeunes actifs sans diplôme sont au chômage et le salaire médian de ceux qui travaillent est proche de 1 100 euros. Ces situations illustrent le rôle protecteur que joue le diplôme face au chômage.

Certains masters conduisent au même taux de chômage qu’un Bac professionnel

« Certains diplômés du supérieur ont des taux de chômage plus élevés (entre 9 et 15 %), comparables à ceux des bacheliers professionnels. Toutefois, ces diplômés du supérieur occupent des emplois relativement qualifiés. Il s’agit des diplômés des IUT et des STS de commerce, communication, hôtellerie et tourisme, des titulaires de licences en sciences humaines et sociales, de licences tertiaires et de masters en lettres, sciences humaines, communication et services aux personnes. Parmi ces titulaires de masters, le tiers des diplômés en sociologie, psychologie et arts occupent des emplois à temps partiel et, parmi eux, près de 40 % souhaiteraient travailler davantage. Les titulaires de Deug en lettres et sciences humaines ont pour leur part des débuts mitigés. Avec un salaire médian de 1 300 euros et un taux de chômage de 15 %, leur situation est  comparable à celle des titulaires de CAP ou BEP de la production. »

Secteurs porteurs

Le taux de chômage des diplômés des écoles d’ingénieurs et de commerce et des docteurs en sciences est faible (entre 4 et 7 %) tandis que leur salaire médian est supérieur à 2 300 euros.

« Pour leur part, les diplômés des écoles de commerce ont une formation plus généraliste mais des débuts de carrière tout aussi favorables. Ils accèdent à des emplois de cadres dans des secteurs très variés. Ces diplômés travaillent notamment dans l’industrie (21 %), le commerce (19 %), les activités financières ou immobilières (21 %) et dans le conseil et l’assistance aux entreprises (22 %). » Leur salaire médian est de 2570 euros en 2009.

Source : http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1313/ip1313.xls le tableau est ci-dessous …

Les titulaires de CAP, BEP et bac pro de la production ont souvent un devenir plus favorable que ceux des services

 
                 
Indicateurs

 

Diplôme et spécialité de formation

Part

des femmes parmi les actifs (en %)

Situation vis à vis de l’emploi

       
      Taux de chômage BIT

(en %)

Part d’emplois à temps partiel

(en %)

Part des cadres

(en %)

Part des professions intermédiaires*

(en %)

Salaire médian* (en euros 2009)

Non diplômés, CEP, brevet des collèges*

37

31

19

1

10

1130

 
CAP, BEP et équivalents

- Agriculture, pêche, forêt, espaces verts

20

13

11

1

6

1 220

 
  - Agro-alimentaire, cuisine

17

14

9

0

5

1 240

 
  - Génie civil, construction, bois

2

15

2

1

5

1 280

 
  - Textile, habillement, cuir

58

27

19

.

3

1080

 
  - Mécanique

2

14

4

0

9

1 290

 
  - Electricité, électronique

3

15

6

1

13

1 300

 
  - Autres spécialités de la production

14

15

8

1

11

1 320

 
  - Commerce, vente

70

24

30

1

7

1060

 
  - Finances, comptabilité, gestion

55

23

22

0

9

1140

 
  - Secrétariat, communication

85

25

28

1

13

1100

 
  - Accueil, hôtellerie, tourisme

64

23

25

1

11

1100

 
  - Coiffure, esthétique

92

20

24

0

3

1040

 
  - Autres spécialités des services

81

17

27

0

10

1150

 
  - Ensemble CAP, BEP et équivalent

37

18

14

1

8

1200

 
Diplôme paramédical et social de niveau CAP-BEP (notamment aides-soignantes)

93

6

15

0

2

1350

 
Bac général*

  55

13

18

9

28

1290

 
Bac technologique*

55

13

17

2

22

1250

 
Bac professionnel et équivalents

- Agriculture, pêche, forêt, espaces verts

22

6

9

1

9

1190

 
  - Agro-alimentaire, cuisine

20

8

4

1

14

1320

 
  - Génie civil, construction, bois

6

5

2

2

14

1370

 
  - Mécanique

2

7

2

1

23

1400

 
  - Electricité, électronique

2

9

2

2

30

1410

 
  - Autres spécialités de la production

7

5

1

1

23

1440

 
  - Commerce, vente

61

15

21

3

20

1140

 
  - Finances, comptabilité, gestion

66

14

20

1

15

1200

 
  - Secrétariat, communication

87

20

23

2

16

1170

 
  - Accueil, hôtellerie, tourisme

55

12

21

1

24

1170

 
  - Coiffure, esthétique

92

8

15

0

5

1100

 
  - Autres spécialités des services

70

10

20

2

45

1210

 
  - Ensemble bac professionnel

39

11

11

1

20

1270

 
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terminale le chapitre travail emploi

19 11 2008

vous trouverez là de nombreuses statistiques pour le prochain dossier travail emploi




révisions (suite) travail emploi

26 05 2008

le sujet de dissert :Le retour de la croissance économique permettrait-il le retour au plein emploi

voila qq éléments de correction

Sujet:Le retour de la croissance économique permettrait-il le retour au plein emploi ?



Introduction

Durant les années 1960, une forte croissance a rimé avec une situation de quasi plein emploi. A contrario, le ralentissement de l’activité économique à partir du milieu des années 1970 s’est traduit par l’élévation du taux de chômage, et cela de façon durable. De la même manière, depuis un quart de siècle le ralentissement de la progression du chômage, voire sa diminution a coïncidé avec des périodes de regain de croissance économique. Toutefois, cette réduction du chômage grâce au retour de la croissance n’est pas pour autant synonyme de plein emploi. Loin s’en faut et même si, depuis la fin des années 1990, la croissance en France accompagnée d’une moindre variation de la productivité se révèle plus riche en emplois, le taux de chômage reste à un niveau élevé. En fait, tout dépend de la nature de la croissance économique ; de l’évolution des gains de productivité ; de la façon dont ceux-ci sont répartis. Tout dépend aussi de la qualité des emplois créés. Quel est le prix social du retour vers le plein emploi ? Doit-on se satisfaire de la disparition du chômage, contre la montée de la précarité et l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres ? C’est pourquoi, après avoir montré que la croissance peut être favorable à l’emploi, nous verrons pour quelles raisons elle ne constitue pas pour autant une condition suffisante du retour au plein emploi.



I. La croissance est favorable à l’emploi


A. Croissance économique et emploi : une corrélation positive

1. Très forte corrélation entre croissance du PIB et de l’emploi dans les pays de l’OCDE entre 1994 et 2004 (doc. 1)

Les pays où la croissance économique a été la plus lente ont créé peu d’emplois et inversement, même si la croissance de l’emploi reste toujours inférieure à celle du PIB (sauf pour l’Espagne).

2. De même en France (doc. 2)

Depuis 1964, les courbes du taux de croissance du PIB et de l’emploi suivent la même évolution.

Les années 1990 sont marquées par un « enrichissement de la croissance en emplois » (doc. 2, 3 et 5).


B. Et des liens de causalité (connaissances personnelles)

1. La croissance stimule l’emploi

Augmentation du taux d’utilisation des capacités de production et hausse de l’emploi.

Investissements de capacité et hausse de l’emploi.

2. Et l’emploi favorise la croissance

La distribution de revenus supplémentaires accroît le niveau de la demande (+ effet multiplicateur de l’investissement).

Les anticipations sont optimistes : les entreprises ajustent le niveau de la production à celui de la demande effective (d’où croissance) et pour cela créent de nouveaux emplois (« cercle vertueux »).





Transition

La croissance économique est créatrice d’emplois et permet donc de résorber le chômage. Les pays à forte croissance ont de faibles taux de chômage (cf. États-Unis par exemple ; connaissances personnelles). Toutefois, d’autres pays de l’OCDE – en particulier ceux de l’UE – restent confrontés à des taux de chômage élevés que les phases d’expansion ne font guère diminuer (connaissances personnelles).

Des facteurs structurels (connaissances personnelles) liés aux stratégies des entreprises et aux caractéristiques du marché du travail contribuent à expliquer cela. La croissance n’agit que sur la composante conjoncturelle (doc. 2 et 4) du chômage ; ce n’est donc pas une condition suffisante du retour au plein emploi.


II. Mais pas ce n’est pas une condition suffisante du retour au plein emploi

A. Tout dépend de la nature de la croissance

1. Les stratégies d’entreprise consistent à choisir entre :

– La croissance extensive : hausse de l’emploi proportionnel à la hausse de la production, combinaison productive inchangée ou faible gains de productivité (cf. doc. 2, en France entre 1993 et 2000) ;

– La croissance intensive : hausse de la productivité obtenue par la substitution du capital au travail ou l’intensification du travail (cf. doc. 2 et 5, en France en 2004-2005).

2. Elles sont conditionnées :

– Par le coût relatif du travail par rapport au capital (cf. théorie néoclassique) (doc. 3 et 5 : réduction du coût du travail et progression de l’emploi non qualifié entre 1993 et 2000) ;

– Par les anticipations des entrepreneurs (doc. 5, en 2004, pessimisme des entrepreneurs face à la reprise : intensification du travail pour faire face à la demande, sans création d’emploi).


B. Tout dépend aussi de la qualité des emplois créés

1. La création d’emplois atypiques joue sur la structure et la durée du chômage plus que sur son niveau

Développement du travail à temps partiel subi (chômage déguisé) (connaissances personnelles).

Développement des emplois précaires (CDD, intérim, contrats aidés) chômage plus court mais récurrent (doc. 6).

L’appariement entre offre et demande de travail ne se fait pas toujours dans de bonnes conditions ce qui contribue aussi à expliquer le maintien d’un chômage structurel (doc. 4 et 6).

2. Se pose le problème de l’adéquation formation-emploi : pénuries de main-d’œuvre coexistent avec chômage

La difficile insertion des jeunes non diplômés ou la réinsertion des actifs âgés (doc. 6) et le maintien du chômage de longue durée.

Le chômage des jeunes diplômés ou le déclassement face à l’importance des emplois non qualifiés (connaissances personnelles).



Conclusion

Si, pendant les Trente Glorieuses, croissance et plein-emploi sont allés de pair, aujourd’hui le retour de la croissance ne garantit pas la disparition totale du chômage. La croissance réduit le chômage conjoncturel mais un chômage structurel demeure. La mise en place d’une flex-sécurité et l’évolution démographique en cours permettront-elles de l’endiguer ?





pour les terminales es sujet de bac 2006

5 05 2008
  • Sujet de dissertation 2006

quels sont les effets de l’internationalisation des échanges sur l’emploi des pays industrialisés ?

  • Sujet de QSTP 2006

Après avoir expliqué les évolutions du syndicalisme , vous montrerez que les syndicats reste des acteurs importants de l’action collective .

bac-2006-dissert-rei-emploi.pdf