24 03 2009

  dans  les échos

l’omc le commerce mondial devrait reculer de 9% en 2009

Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction « sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale », sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale      

Les dernières prévisions de l’Organisation Mondiale du Commerce font état d’une contraction « sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale », sous l’effet de la récession économique et de la contraction de la demande mondiale       les échos.




l’Europe à l’épreuve de la récession

5 03 2009

sur le site de la fondation Schuman

L’Europe à l’épreuve de la récession

Auteurs :
Jean-François Jamet : ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Université Harvard, est économiste et enseigne à Sciences-Po.
Franck Lirzin : ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), est ingénieur des mines.

Résumé

Alors que la Commission peine à coordonner les politiques des Etats membres face à la crise, il est essentiel que des initiatives fortes soient prises pour que la récession ne devienne pas dépression. Ceci implique notamment la mise en place d’instruments de sauvegarde destinés à protéger l’Union européenne des effets dévastateurs des crises de changes (assurance de prêts de la BCE aux Banques centrales faisant face à des crises de change, coordination avec le FMI, fonds de garantie européen, augmentation des fonds structurels) ou de faillites bancaires (possibilité de convertir de la dette obligataire en action en cas de défaut). Ces instruments ne doivent pas néanmoins limiter la discipline budgétaire nécessaire des Etats membres dont la dette publique est d’ores et déjà trop élevée. Pour les autres pays, il est important de clairement indiquer que des efforts seront mis en œuvre au terme de la crise pour assainir les finances publiques.

Il faut également accroître l’effort de coordination des plans de relance pour que les pays s’entendent sur les instruments à utiliser, assurent la rapidité et l’efficacité de leur mise en œuvre et coupent court aux rumeurs de protectionnisme. La possibilité pour la BCE de créer une ligne de crédit spéciale pour l’achat de billets de trésorerie pourrait, par exemple, permettre de relâcher la pression sur ce point en limitant le recours aux Etats pour le refinancement des grandes entreprises. Des initiatives au niveau international (relance de la coopération transatlantique en matière d’intégration commerciale, conclusion du cycle de Doha à l’OMC) sont nécessaires pour envoyer un signal fort de refus du protectionnisme. Par ailleurs, la crise sociale associée à la crise économique rend également nécessaire une réponse des Etats et de la Commission qui pourrait trouver sa cohérence autour d’un objectif commun de renforcement de l’effort de formation professionnelle en faveur des chômeurs et de l’aide au retour à l’emploi.

Enfin, les hommes politiques européens doivent faire preuve de responsabilité, en particulier au moment des élections européennes de juin prochain. L’esprit européen doit l’emporter sur la tentation du repli sur soi. Des solutions, cherchées et apportées ensemble, peuvent et doivent constituer le fondement d’une solidarité européenne qui est la meilleure protection contre le risque de transformation de la récession en dépression.

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pace e salute

5 01 2009

pour tous et toutes ..ceux qui sont mes élèves , ceux qui ne sont que des visiteurs ..pour la nouvelle année ..que des voeux ..sans récession?…nous verons

Pour commencer l’année en fanfare un lien sur JMK (John M Keynes )homme del’année à venir ..à lire dans le Figaro




pour les terminales ES une crise protéiforme

2 05 2008

Dans un dossier de 8 pages  du quotidien LeMonde (29.04.2008), on aborde enfin l’idée de crise radicale sous le titre : « Le XXIe siècle face à un choc d’une nature exceptionnelle ». Face à des analystes qui en restent encore à un choc simplement conjoncturel, le préambule insiste sur la nouveauté d’une crise simultanée dans six domaines : « La finance en danger ; La chute du billet vert ; La forte hausse des prix alimentaires ; Pétrole et métaux qui battent des records ; Des écosystèmes menacés comme jamais ; Le spectre de la récession qui hante les experts ».

La référence au choc pétrolier de 1974 paraît dorénavant tout à fait dépassé. Le 12 décembre 1998, le baril cotait 10,76 dollars, et 58  dollars en janvier 2007. Le 2 janvier 2008, le baril cote pour la première fois 100 dollars ce qui a été salué comme un record incroyable. Le 25 avril, il est déjà à 117.6. Mais cette envolée n’est qu’un élément parmi d’autres. Nous avons en effet à faire face à un schéma inédit, à savoir la conjonction de crises à la fois différenciées et interdépendantes, crise de surendettement aux USA, crise de surchauffe dans les pays émergents, crise globale à cause de la hausse du prix des matières premières. Les écosystèmes son plus menacés que jamais, conclut la FAO dans un rapport publié en février. Mais les puissances occidentales ne peuvent plus faire payer à d’autres pays le coût de la crise comme ils l’avaient fait en 1929 avec la baisse du prix des matières premières. Comme les Etats du Sud, désormais intégrés dans la compétition mondiale, ne sont plus en position de dominés, le jeu entre tous les acteurs de ces crises est devenu non coopératif.