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… des SES VIVANTES…

politique économique et la suite du protocole de Kyoto

la situation économique dans les 27 pays de l’union

Dix ans après le lancement de l’euro, les économies européennes affichent des croissances hétéroclites, voire déconcertantes.Des situations très contrastées chez les Vingt-Sept

Santé robuste allemande

Malgré l’euro fort et la crise financière la croissance allemande a atteint 6 % en rythme annuel au premier trimestre 2008. Un record depuis 12 ans. Peu exposée aux risques immobiliers, l’Allemagne bénéficie de la puissance exportatrice de son industrie : la production continue de grimper, les carnets de commande restent remplis. Les entreprises profitent d’une compétitivité regagnée depuis dix ans à force de restructurations et de modération salariale.

Toutefois, le rythme de croissance ne devrait pas perdurer. Fin avril, l’indice Ifo qui mesure le climat des affaires en Allemagne est apparu en net recul, laissant augurer une décélération de l’activité industrielle. L’Autriche a suivi une voie comparable.

Atterrissage brutal en Espagne et en Irlande

Après des années de frénésie, portées par le boom de l’immobilier et des taux d’intérêts faibles, l’Espagne est frappée de plein fouet par la crise financière : la croissance ralentit et l’inflation reste élevée. Les syndicats estiment que l’immobilier, qui emploie 2,6 millions de personnes, pourrait perdre plus de 600 000 emplois au cours des deux ou trois prochaines années.

Le taux de chômage a bondi de 8,6 % fin 2007 à 9,6 % au premier trimestre. Le gouvernement vise malgré tout un nouvel excédent budgétaire en 2008 et a récemment annoncé un plan de relance de 18 milliards d’euros sur deux ans.

En Irlande aussi, la croissance devrait tomber à 2,5 % en 2008 contre 6,5 % en moyenne depuis le décollage de 1994. Le chômage atteint 5,5 %, son plus haut niveau depuis neuf ans. Mais la bonne tenue du secteur manufacturier et des exportations limite les conséquences de la crise immobilière

Anémie durable en Italie et au Portugal

Les prévisions de la Commission européenne pour l’Italie n’indiquent rien de bon : en 2008, la croissance ne sera que de 0,5 %, soit la dernière place en Europe. Frappant 6 % de la population active, le chômage a cessé de baisser : en cause, l’industrie italienne, en perte de compétitivité. Le Portugal et la Grèce sont dans une situation proche, en difficultés dans la mondialisation et avec des finances détériorées.

Choc d’inflation dans les Etats baltes

Les Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) mais aussi la Bulgarie, qui disposent d’un taux de change fixe par rapport à l’euro, souffrent particulièrement. Les bulles immobilières et boursières constituées sont en passe d’éclater. L’inflation s’est envolée, atteignant jusqu’à 16,5 % en avril en Lettonie.

L’adhésion de ces pays à l’euro est repoussée durablement. Le resserrement du crédit contribue à faire chuter les investissements et la consommation. Un économiste estonien vient de prévenir que 20 000 personnes pourraient se retrouver à la rue faute de pouvoir rembourser leurs emprunts immobiliers.

Résistance polonaise et tchèque

Les grands pays d’Europe centrale qui disposent d’un taux de change flexible par rapport à l’euro résistent bien. En Pologne, et République tchèque, « le ralentissement est sensible, mais ces économies résistent mieux car elles n’ont pas connu les excès de leurs voisines », selon Jean-Loïc Guieze, économiste chez BNP Paribas.

Fin du boom britannique

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a été clair : les belles années sont finies. L’inflation s’est élevée à 3 % en avril et pourrait bondir à 3,7 % cet été. Le chômage repart légèrement à la hausse.

L’économie britannique est confrontée au ressac des deux principaux moteurs, la consommation et l’immobilier. Les ménages se serrent la ceinture comme le montre la contraction des ventes de détail, tandis que les prix de l’immobilier devraient chuter de 5% à 10 % en 2008. Une récession, la première depuis 1991, n’est plus exclue.

Tassement en Europe du Nord

En Suède, la croissance se tasse mais se maintien. En Finlande, le seul pays nordique de la zone euro, le pic de croissance est passé selon les experts. Le ralentissement de l’économie danoise, annoncée depuis plus d’un an à cause du manque de main d’œuvre, est amorcé, avec une croissance qui ne devrait pas excéder 1 % en 2007.

Les prochains mois devraient permettre de voir si le modèle nordique résiste à un ralentissement mondial. La Norvège, qui n’est pas membre de l’UE, devrait allait récolter près de 7 milliards d’euros supplémentaires grâce à l’augmentation des prix du pétrole et du gaz. Le taux de chômage est extrêmement bas, autour de 2,4 %, en conséquence de quoi la Norvège a largement fait appel à de la main d’œuvre immigrée. correspondants européens


Publié le 16 mai 2008 par ghjattanera dans ARTICLE DE PRESSE,COURS TES,intégration européenne,REI et MONDIALISATION
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