… par un Prix Nobel d’économie, s’il vous plait : Jo Stiglitz (en fait le Prix Nobel d’économie n’existe pas, c’est un prix créé par la Banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel, à partir de 1969, mais passons…)
Stiglitz n’est pas seulement un grand économiste ; c’est aussi un citoyen engagé : après avoir été conseiller économique du président Clinton, il a dénoncé les méthodes du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale (dont il a été vice-président) dans les pays en développement, et plus récemment la guerre en Irak (qui coûtera selon lui 3000 Mds$, sans compter les blessés et mutilés à vie…).
Son analyse de la crise financière actuelle est facile à lire tout en étant féroce, tant à l’égard des établissements financiers que du gouvernement américain (qui essaie tant bien que mal d’éteindre aujourd’hui l’incendie à coups de milliards de dollars injectés dans le système financier) :
“Il est difficile d’avoir foi dans les solutions proposées quand elles viennent d’un gouvernement qui a été responsable de la pire gestion de la guerre en Irak ou de la réaction à l’ouragan Katrina. S’il existe une administration pouvant transformer cette crise en une nouvelle dépression c’est bien l’administration Bush.”
La suite ici (traduction d’une interview du 16 sept. pour The Guardian, grand quotidien progressiste britannique) : http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2167
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