Tous les billets de la catégorie ‘Environnement & développement durable’

Une banque qui prête aux pauvres

Mercredi 1 octobre 2008

Ce qui est formidable avec les SES, c’est qu’on trouve toujours dans l’actualité un sujet en rapport direct avec ce qu’on est en train d’étudier en cours : par exemple, en lien avec le cours de ce matin, sur les banques et le crédit, voici un article sur une banque pas comme les autres, qui fait des “prêts solidaires” (on appelle cela aussi le micro-crédit) pour les pauvres du Tiers-Monde, qui n’ont souvent besoin que de quelques dizaines de dollars pour créer une petite entreprise et sortir de la misère.

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Que signifie le PIB ?

Jeudi 25 septembre 2008

Voici un court article tiré du dernier numéro de la revue préférée des SES, Alternatives Economiques (mensuel qu’on peut trouver au CDI, très intéressant pour nous et facile à lire) ; quelque chose me dit qu’il vous servira pour votre devoir à la maison…  ;)

http://alternatives-economiques.fr/vraie-et-fausse-richesse_fr_art_746_38225.html

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Hier, nous avons épuisé le produit annuel de la Terre

Mercredi 24 septembre 2008

Une information qui concerne de près ce que nous étudions en ce moment en cours (la formation du PIB, sa répartition, l’équilibre emplois-ressources) : selon une association canadienne, le 23 septembre doit être considéré pour l’année 2008 comme le “Global Overshoot Day” (Jour du Dépassement Mondial) - en américain, “global” doit être traduit par “mondial” - cad. qu’entre le 1er janvier et cette date, l’humanité a épuisé l’ensemble des ressources produites par la Terre en un an.

Ainsi, à partir d’aujourd’hui, nous vivons au-dessus de nos moyens écologiques ; nous surexploitons la Terre et dégradons l’environnement… C’est en 1986 que notre “empreinte écologique” (la surface de la Terre nécessaire à nos besoins : la consommation de nourriture, d’énergie, de matières premières, le stockage des déchets…) a commencé à excéder les ressources annuelles de la nature, et bien entendu, au fil des ans, la date du Dépassement est de plus en plus avancée dans l’année :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/09/24/le-jour-ou-l-humanite-a-epuise-le-produit-global-de-la-terre_1098932_3244.html

Pour info : l’empreinte écologique moyenne d’un Américain est de 9,5 hectares, celle d’un Français de 6 hectares, celle d’un Somalien ou d’un Afghan, d’un demi hectare…

 

Vous-même, calculez votre empreinte écologique !
 
 
(cliquer sur le bandeau vert au milieu de la page)
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Les centrales nucléaires en Europe

Mercredi 24 septembre 2008

EDF vient de racheter une entreprise britannique, et prend pied ainsi en Grande-Bretagne.
C’est l’occasion d’examiner le
parc des centrales nucléaires en Europe , dans une animation agréable à regarder : certaines centrales sont franchement dangereuses, et pourraient exploser d’un jour à l’autre. L’énergie nucléaire comporte de nombreux avantages (il s’agit d’une énergie renouvelable, peu polluante à court terme) mais pose également des problèmes préoccupants (comme le coût très élevé pour entretenir et remplacer les centrales, ou bien les multiples incidents qui surviennent, même en France).

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Vivre avec moins d’un dollar par jour

Mardi 6 mai 2008

 

Message d’un collègue de SES :

Il y aurait 1,2 milliards d’habitants à vivre avec moins d’un dollar par jour. Comme toute statistique, ce nombre mériterait d’être discuté. D’une part, car il est calculé sur la base de données fournies par des pays ou la statistique publique est fragile, d’autre part car il ne prend en compte que les revenus d’une population qui vit largement hors des circuits monétaires.

Pour autant, il n’est pas dénué de signification. Voici le témoignage d’un habitant du Burkina Faso qui décrit les revenus des habitants d’un village (Sambtinga) près de Ouahigouya. Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec le Burkina Faso, le mil est une culture vivrière donc auto-consommée, le haricot et l’arachide sont des cultures de rente vendues principalement aux habitants des villes.

Gilles Renouard  (il n’a pas précisé la source du texte ci-dessous)

A Sambtinga on cultive du mil, du haricot, de l’arachide et du maïs  C’est les principaux. Mais il y a aussi du gombo, de l’oseille, du bissap aussi.
Ce qui est vendu en grande quantité c’est l’arachide et le haricot mais aussi un peu de mil quand il y a une situation compliquée. Les revenus servent à acheter des médicaments et du riz pour changer l’alimentation. Ils servent aussi à payer la scolarité des enfants.  Ce qu’il faut souligner c’est que seuls ceux qui ont produit beaucoup peuvent vendre une partie de leur production. Tout le monde ne peut pas le faire. Cela dépend aussi des saisons bonnes ou mauvaises. Il y a aussi une partie des arachides  et du haricot qui est réservé pour les semences de la saison à venir. Le mil est cultivé spécialement pour la nourriture.

Les dépenses varient selon la grandeur de la famille et par rapport à son pouvoir d’achat. Il y a des familles de 25 personnes qui ne peuvent pas dépenser 500 F (76 centimes d’euro) par jour par contre y a des familles de 5 personnes qui dépensent 1000 F (1,52 euro) par jour. A Sambtinga, comme partout  au Burkina Faso, les ressources sont inégalement reparties.

Mais il faut aussi ajouter que la vie chère est beaucoup plus compliquée au village qu’en ville. Par ce que qu’en ville on vend à manger partout et un tout petit effort est payé en liquidité donc on peut s’acheter ce qu’on veut manger même si c’est peu. Par contre au village, il y a pas ces avantages. Les activités qui procurent des revenus sont rares au village. En dehors de la vente du bois, de sable et de gravillons qui d’ailleurs est très mal payé ou provoque la destruction massive de la foret. Imagine quelqu’un qui coupe le bois et parcours 30 km pour vendre à 300 F CFA (0,46 centimes d’euros). Tu trouves pas que c’est la merde ? Ou bien tu charges une benne du sable à la main et  à cinq pour prendre 1000 F (1,52 euros) par personne. Donc au village ils n’ont pas du tout d’avantages comme en ville.

Les dépenses des familles varient en fonction de leurs revenus. Il y a des familles qui n’ont absolument rien pour les dépenses quotidiennes même pas les condiments. Voila pourquoi les femmes cultivent des gombos, de l’oseilles, et coupent les feuilles de baobab et les font sécher pour servir de condiment  au cours de la saison sèche.  Notre nourriture principale est le to accompagné de sauce de feuille de baobab ou du gombo.  Plus un peu de potasse et du sel. Les nantis peuvent ajouter du poisson fais ou sec ou bien de la viande. Le riz ce n’est pas donné à n’importe qui. C’est un luxe de consommer le riz. N’en parlons même pas des pâtes alimentaires.