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Vivre avec moins d’un dollar par jour

Mardi 6 mai 2008

 

Message d’un collègue de SES :

Il y aurait 1,2 milliards d’habitants à vivre avec moins d’un dollar par jour. Comme toute statistique, ce nombre mériterait d’être discuté. D’une part, car il est calculé sur la base de données fournies par des pays ou la statistique publique est fragile, d’autre part car il ne prend en compte que les revenus d’une population qui vit largement hors des circuits monétaires.

Pour autant, il n’est pas dénué de signification. Voici le témoignage d’un habitant du Burkina Faso qui décrit les revenus des habitants d’un village (Sambtinga) près de Ouahigouya. Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec le Burkina Faso, le mil est une culture vivrière donc auto-consommée, le haricot et l’arachide sont des cultures de rente vendues principalement aux habitants des villes.

Gilles Renouard  (il n’a pas précisé la source du texte ci-dessous)

A Sambtinga on cultive du mil, du haricot, de l’arachide et du maïs  C’est les principaux. Mais il y a aussi du gombo, de l’oseille, du bissap aussi.
Ce qui est vendu en grande quantité c’est l’arachide et le haricot mais aussi un peu de mil quand il y a une situation compliquée. Les revenus servent à acheter des médicaments et du riz pour changer l’alimentation. Ils servent aussi à payer la scolarité des enfants.  Ce qu’il faut souligner c’est que seuls ceux qui ont produit beaucoup peuvent vendre une partie de leur production. Tout le monde ne peut pas le faire. Cela dépend aussi des saisons bonnes ou mauvaises. Il y a aussi une partie des arachides  et du haricot qui est réservé pour les semences de la saison à venir. Le mil est cultivé spécialement pour la nourriture.

Les dépenses varient selon la grandeur de la famille et par rapport à son pouvoir d’achat. Il y a des familles de 25 personnes qui ne peuvent pas dépenser 500 F (76 centimes d’euro) par jour par contre y a des familles de 5 personnes qui dépensent 1000 F (1,52 euro) par jour. A Sambtinga, comme partout  au Burkina Faso, les ressources sont inégalement reparties.

Mais il faut aussi ajouter que la vie chère est beaucoup plus compliquée au village qu’en ville. Par ce que qu’en ville on vend à manger partout et un tout petit effort est payé en liquidité donc on peut s’acheter ce qu’on veut manger même si c’est peu. Par contre au village, il y a pas ces avantages. Les activités qui procurent des revenus sont rares au village. En dehors de la vente du bois, de sable et de gravillons qui d’ailleurs est très mal payé ou provoque la destruction massive de la foret. Imagine quelqu’un qui coupe le bois et parcours 30 km pour vendre à 300 F CFA (0,46 centimes d’euros). Tu trouves pas que c’est la merde ? Ou bien tu charges une benne du sable à la main et  à cinq pour prendre 1000 F (1,52 euros) par personne. Donc au village ils n’ont pas du tout d’avantages comme en ville.

Les dépenses des familles varient en fonction de leurs revenus. Il y a des familles qui n’ont absolument rien pour les dépenses quotidiennes même pas les condiments. Voila pourquoi les femmes cultivent des gombos, de l’oseilles, et coupent les feuilles de baobab et les font sécher pour servir de condiment  au cours de la saison sèche.  Notre nourriture principale est le to accompagné de sauce de feuille de baobab ou du gombo.  Plus un peu de potasse et du sel. Les nantis peuvent ajouter du poisson fais ou sec ou bien de la viande. Le riz ce n’est pas donné à n’importe qui. C’est un luxe de consommer le riz. N’en parlons même pas des pâtes alimentaires. 

 


Les pauvres dans le monde sont trop nombreux, mais heureusement ils meurent tôt…

Vendredi 11 avril 2008

Il semble que les mortalités infantile et maternelle n’évoluent pas dans le bon sens : lisez dans Le Monde pourquoi ces “Objectifs du millénaire” (fixés par les Nations Unies en 2000, en matière de développement) ne seront sans doute pas tenus d’ici l’échéance de 2015…

En outre, l’augmentation des prix des denrées alimentaires pourrait précipiter 100 millions de personnes dans le monde dans une pauvreté encore plus grave qu’actuellement.

Parallèlement, cette année pour la seconde année consécutive, l’aide au développement de la part des pays riches est en baisse ! (les 22 pays donateurs donnent 103 milliards de dollars contre 104 l’an dernier). Mais je vous rassure : on trouvera tout de même quelques dizaines de milliards de dollars pour faire repartir le système financier en crise, et quelques centaines de milliards pour terminer la guerre en Irak.


Prévisions pour l’an 3000 !

Mardi 1 avril 2008

Dans l’excellente émission de géo-politique “Le Dessous des cartes”, sur Arte, voici la présentation d’un rapport rédigé par un groupe d’universitaires, dressant une prospective pour l’an 3000 !

Très sérieux et intéressant, soyez attentifs.


Pollution à Lyon : on a dégusté…

Mercredi 20 février 2008

La semaine dernière, pour la qualité de l’air dans l’agglomération lyonnaise, l’indice maximum 10 (très mauvais) a été atteint. Lyon Capitale fait le bilan des problèmes de santé dus aux pollutions . Des médecins conseillent même de porter des masques…