Tous les billets de la catégorie ‘Inégalités & revenus’

Que proposent les socialistes sur le pouvoir d’achat ?

Mercredi 14 mai 2008

On entend souvent dire que le PS est totalement divisé et impuissant, et n’a aucun programme… C’est comme tout ce qu’on lit dans les médias : c’est ni tout à fait faux, ni tout à fait vrai…

Voici de petites vidéos courtes mais intéressantes, pour mieux comprendre les propositions des socialistes (qui ne sont pas tous d’accord entre eux, mais bon…) sur le délicat problème du pouvoir d’achat.

Je précise que Benoît Hamon, ici interviewé, fait partie de l’aile gauche du PS ; il est une des personnalités d’avenir de ce parti - en tout cas, sans se prononcer sur le contenu de ses propos, il est jeune, sympathique, intéressant et assez compétent en économie : il a donc tout pour être présent sur ce blog !  ;-)

Entraînez-vous à chercher des arguments à opposer à ce discours : l’esprit critique, c’est comme les muscles, ça s’entraîne…


Le RSA : bonnes idées mais petits moyens

Jeudi 8 mai 2008

Le Revenu de Solidarité Active, qui doit à terme remplacer le Revenu Minimum d’Insertion, va enfin être lancé, même si son financement est toujours incertain, et insuffisant pour le moment.

Le RSA sera en partie financé par la Prime pour l’emploi (PPE), mais il ne s’adresse pas au mêmes personnes : la PPE doit consolider les revenus des travailleurs pauvres à temps plein, gagnant jusqu’à 1,4 fois le Smic, alors que le RSA doit aider les exclus à revenir dans le monde du travail, à temps partiel.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/07/le-rsa-nous-permettra-de-faire-la-moitie-du-chemin_1041999_823448.html#ens_id=1039019

 


Faut-il sanctionner les chômeurs ?

Lundi 5 mai 2008

J’évoquais dans le cours de ce matin le fonctionnement du marché du travail. Voici un débat intéressant sur la chaîne Public-Sénat, concernant les mesures prises actuellement à l’égard des chômeurs.

Il oppose Chantal Brunet, porte-parole de l’UMP, à Gérard Filoche, inspecteur du Travail et militant PS (j’ai déjà parlé de lui à propos de la réforme du Code du travail). Le débat présente les deux points de vue - libéral et anti-libéral - de manière très vivante et pédagogique : chacun se fera son opinion.

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57094


La composition sociale des filières scolaires

Lundi 5 mai 2008

Un tableau intéressant, trouvé sur le site de l’Observatoire des inégalités, à propos de l’origine sociale des élèves, à différents niveaux d’études : comme on dit, “y a pas photo”. Entraînez-vous à faire des phrases avec les chiffres du tableau…

Si l’on est optimiste, on peut dire qu’il y avait tout de même, au moment de l’enquête, 16 % (1/7) d’élèves de classes préparatoires ayant des parents ouvriers, employés ou inactifs : ce n’est pas rien, et il n’est donc pas impossible de suivre des filières de prestige en étant d’origine modeste - comme le disait l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, “la route est droite même si la pente est raide”…


La pauvreté se porte bien

Jeudi 1 mai 2008

Extrait du Monde - 30/04/08 : (passages soulignés par moi)

L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l’un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin.

Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s’accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s’éloignent de ce seuil et “s’enfoncent” dans la précarité.

 

Même l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s’est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient 1,47 million.

La pauvreté touche d’abord des travailleurs qui connaissant de longues périodes de chômage, mais aussi ceux qui sont employés toute l’année à temps partiel (21 % des travailleurs pauvres) et les non-salariés (27 % sont indépendants).

Les difficultés des travailleurs pauvres sont aussi souvent liées à leur situation familiale. Un tiers d’entre eux a un conjoint chômeur ou inactif (contre 23 % de l’ensemble des travailleurs) et un autre tiers est sans conjoint (contre un quart de l’ensemble des travailleurs). Plus de 40 % des travailleurs pauvres ont ainsi un revenu supérieur à un smic annuel mais qui, rapporté à la composition de leur ménage et en l’absence d’autres ressources, ne permet pas de dépasser le seuil de pauvreté.

Laetitia Van Eeckhout