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Coutumes et cultures dans l’économie de marché

Samedi 7 juin 2008

Le journaliste économique Paul Fabra, dans une chronique pour Les Echos, analyse la manière japonaise de gérer les crises (ils en ont connu une grave pendant toutes les années 90), fondée sur une culture et des coutumes assez différentes des nôtres. Elle a montré ses faiblesses (manque de transparence), mais aussi ses avantages (les effets de la crise ont été amortis pour les salariés).

Dans ce court texte (à lire !), il montre ainsi que la concurrence effreinée et la recherche d’énormes profits financiers ne constituent pas le seul mode de régulation possible de l’économie de marché, et que certains phénomènes culturels, comme les notions d’honneur ou de réputation, peuvent aussi avoir leur intérêt. Très SES comme idée, n’est-ce pas ?


Le supérieur de Jérôme Kerviel se défend

Mercredi 4 juin 2008

Le rapport d’enquête interne de la Société Générale sur l’affaire Kerviel (5 milliard d’euros de pertes, je le rappelle) est paru le 23 mai, quelques jours plus tard l’Assemblée Générale des actionnaires de la Générale a eu lieu : plusieurs petits actionnaires y ont allumé Daniel Bouthon, l’ex-PDG, qui est tout de même resté Président du Conseil d’Administration…

Aujourd’hui, c’est au tour du supérieur de Jérôme Kerviel de s’expliquer, et de décrire le travail de Kerviel, dans Le Figaro : lui a perdu son poste (il en fallait quand même un), mais il assure qu’à l’époque, bien entendu, il n’a rien vu ; il n’a aucun regret, et pour expliquer les actes de Kerviel, déclare qu’il “n’est pas psychologue”…


Le pétrole a dépassé le seuil des 130 dollars le baril

Mercredi 21 mai 2008

En raison de tensions à la fois sur l’offre et sur la demande, le prix du pétrole brut a atteint aujourd’hui un niveau record, à plus de 130 dollars le baril , à New York comme à Londres, soit un doublement du prix en un an - ce qui bien entendu pose un problème économique majeur (comme on l’a vu par exemple avec le cas des pêcheurs, parmi d’autres). 

Selon les spécialistes des matières premières, comme Philippe Chalmin, il n’y a aucune raison que les prix du pétrole et des autres matières premières diminuent cette année.


Le marché de l’angoisse

Mercredi 21 mai 2008

Le quotidien gratuit “Metro” titre ce matin : “Après les ponts et les grèves du mois du mai : Les lycéens sont-ils prêts pour le bac ?”, avec le chapeau suivant : “Elèves, professeurs ou parents, ils sont tous d’accord : les “événements” des dernières semaines vont pénaliser les candidats. L’heure est à l’angoisse et au bachotage.”…

 Suivent des témoignages affolés de certains lycéens, les commentaires désabusés des responsables de l’Education nationale (comme un inspecteur d’académie qui dit que “les élèves n’ont pas à subir les conséquences des perturbations”)… et bien entendu, les déclarations des cours privés, qui annoncent des “inscriptions de dernière minute” pour des “stages intensifs”, et claironnent que leur chiffre d’affaires est en progression de 10 à 20 % par an. Il n’y a donc pas que la presse ou le gouvernement qui ont intérêt à exploiter la peur et le ressentiment dans l’opinion publique.

Je me contenterai de rappeler cinq points - que vous pourrez éventuellement transmettre à vos copains de terminale :

- En dehors de quelques établissements bloqués, il y a eu cette années trois jours de grève de professeurs : ceux-ci ne sont donc pour rien dans cette “angoisse” ;

- Il n’y a pas eu de “ponts” au mois de mai dans les lycées, puisque les cours avaient lieu les vendredis 1er et 8 mai… mais il est vrai que toutes les familles n’étaient pas disposées à rester…;

- Cette année, le bac débute le 16 juin, soit une semaine plus tard que l’an dernier : et une semaine de révision, c’est énorme ;

- Le taux de réussite au bac l’an dernier était de 85 % environ en filière générale (donc plus que les 80 % de l’année 68, où le bac avait été soi-disant “donné” - en plus il concernait 5 fois moins de lycéens) L’année précédente, ce taux avait été à peine inférieure. Donc, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un examen périlleux pour tout élève un peu sérieux et solide qui révisera normalement ;

- Une grève, surtout si elle se prolonge, est un acte grave, qu’on ne fait pas de gaîté de coeur, et qui a des coûts : pour les salariés, ce sont des jours de salaire perdus (et dans le privé, des risques pour leur carrière), et pour les élèves et les étudiants, il y a aussi des “coûts d’opportunité” de ces joyeuses manifs et autres blocages qu’ils ont organisés. Il n’y a ni à s’en plaindre, ni à s’en réjouir ; il y a seulement des choix à faire et à assumer, que le mouvement réussisse ou échoue. Les candidats au bac apprennent là une leçon qui leur sera au moins aussi utile que le diplôme lui-même…


Exercices sur l’offre des entreprises

Mercredi 21 mai 2008

Parallèlement au cours, et en vue du prochain devoir, je vous incite fortement à faire chez vous les exercices n° 2, 3 et 4 sur l’offre des entreprises et leurs coûts, à l’adresse ci-dessous :

http://i.gautier.free.fr/ses/marcheTD/offre.htm

Ces exercices, trouvés sur le site de ma collègue Isabelle Gautier, sont bien faits, pas méchants et les solutions sont données (mais cherchez avant par vous-même…) Vous m’en direz des nouvelles, m’ssieurs dames…