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	<title>LE BARBLOG 100 % SES Première</title>
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	<description>DOCUMENTS ET ECHANGES A VOLONTE : BIENVENUE DANS LA SES ATTITUDE !</description>
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		<title>Les fractures sociales à Paris</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 07:01:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inégalités & revenus]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>

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		<description><![CDATA[SUR UN SITE DE GEOGRAPHIE, DES CARTES INTERESSANTES : Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales Geoffrey Heuline 20 décembre 2011 A Paris, les catégories sociales, les tranches d’âges, les métiers, les origines ethniques se côtoient, se croisent, se rencontrent. Les lignes de partage de la société s’inscrivent dans la vie, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SUR UN SITE DE GEOGRAPHIE, DES CARTES INTERESSANTES :</p>
<div>
<h1>Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales</h1>
<p>Geoffrey Heuline 20 décembre 2011</p>
</div>
<div><a href="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/paris-est-consideree-comme-une-ville-tres-attractive-45771.jpg"><img class="alignleft" src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/paris-est-consideree-comme-une-ville-tres-attractive-45771-610x250.jpg" alt="Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales" width="376" height="154" /></a></div>
<p>A Paris, les catégories sociales, les tranches d’âges, les métiers, les origines ethniques se côtoient, se croisent, se rencontrent. Les lignes de partage de la société s’inscrivent dans la vie, mais les échanges sont incessants.</p>
<p>Sans être en mesure de situer immédiatement tous les arrondissements les uns par rapport aux autres, les Parisiens les identifient par leur numéro, évocateur d’un milieu social, de monuments, d’activités. Ils en maîtrisent parfaitement la symbolique sociale : résider dans le 7e ou dans le 19e n’a pas le même sens. Car Paris oppose ses beaux quartiers de l’ouest aux quartiers populaires de l’est.</p>
<p>La <a title="cartographie" href="http://tropspace.eu/sujet/cartographie/">cartographie</a> est certainement l’outil le plus pertinent pour représenter le Paris des <a title="inégalités" href="http://tropspace.eu/sujet/inegalites/">inégalités</a>. Inspirés des recherches menées par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charot, voici nos résultats cartographiques.</p>
<p>Paris est la capitale de la très grande richesse. A l’échelon national, la capitale rassemble 16,1 % des assujettis à l’ISF, mais seulement 4 % des foyers fiscaux [Ministère de l'Economie et des Finances, 2008]. En 2006, « Paris Ouest », où le ministère regroupe les 7e, 15e et 16e arrondissements, compte 32 261 assujettis, soit 44 % du total parisien.</p>
<p>Le Paris des pauvres n’en demeure pas moins. Toutes les statistiques sur la pauvreté, la misère et l’exclusion situent Paris dans le haut du tableau. Un foyer parisien sur huit est pauvre au sens où il vit sous le seuil de pauvreté définit par l’INSEE. La répartition des catégories sociales modestes dans l’espace parisien revêt la forme d’un croissant, allant du nord-ouest au sud-est. La présence populaire est plus nette au nord et surtout à l’est.</p>
<p>Ainsi au Paris de l’ouest, bourgeois et confortable, s’oppose un Paris de l’est, beaucoup plus populaire.<br />
<img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/revenufiscal.jpg" alt="revenufiscal Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/basrevenus2.jpg" alt="basrevenus2 Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/isf1.jpg" alt="isf1 Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/emploi.jpg" alt="emploi Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /><br />
Les résultats des recensements sont sans ambiguïté : de 1954 à 1999 le pourcentage des employés et des ouvriers, dans l’ensemble de la population active résidant à Paris, a diminué de 65 % à 35 %, alors que celui des professions intermédiaires et supérieures augmentait de 19 % à 58,5 %.</p>
<p>La surreprésentation des cadres à Paris s’est accélérée. Cela n’est pas tellement dû aux beaux quartiers, où le taux de cadres était déjà assez élevé, mais aux quartiers à dominante populaire relative, où leur taux doublent et tendent à mettre sur un pied d’égalité les quartiers de à l’ouest avec les arrondissements du centre. En revanche, compte tenu du poids élevé des catégories populaires dans le nord-est, la structure en croissant reste visible. Mais à ce rythme, les différences pourraient bien s’atténuer à brève échéance.</p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/ratioscadres.jpg" alt="ratioscadres Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/cadrescompar.jpg" alt="cadrescompar Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="759" /></p>
<p>En 2007, les arrondissements où le taux d’étrangers est supérieur à la moyenne peuvent se répartir en trois groupes : de façon attendue, les arrondissements populaires du nord-est (18e, 19e et 20e), les arrondissements du centre et de l’est (2e, 3e, 10e et 11e) et, paradoxalement, deux des arrondissements les plus chics, le 8e et le 16e.</p>
<p>Le taux assez élevé d’étrangers dans le 8e et le 16e arrondissements correspond à une composition spécifique de cette population. On y trouve 20,5 % de « cadres et professions intellectuelles supérieures », cette catégorie ne représentant que 9,8 % des actifs étrangers dans le 18e. En outre, la composition des étrangers par nationalité n’est pas la même : dans le 8e arrondissement, les ressortissants de l’Union Européenne représentent 57,4 % de la population totale étrangère, et 19 % dans le 18e.</p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/c3a9trangers.jpg" alt="c3a9trangers Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/immigrc3a9s.jpg" alt="immigrc3a9s Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p>En 1991 et 2007, les prix immobiliers ont plus que doublé pour les appartements ayant plus de cinq ans. Le mètre carré est passé de 3 142 € à 6 464 €. Le taux d’augmentation oscille de 50 % à 144 % : mais le chiffre le plus bas concerne le 16e arrondissement, l’un des plus chers de la capitale. En revanche les prix ont augmenté de 120 % dans le coeur de Paris anciennement populaire. L’ « embourgeoisement » de Paris a pour cadre les anciens quartiers ouvriers de l’est.</p>
<p>Néanmoins, la présence massive du logement aidé à l’est laisse penser qu’une transformation sociale reste assez limitée. L’existence de ce marché immobilier spécifique et de ces poches de pauvreté constitue un obstacle aux processus de <a title="gentrification" href="http://tropspace.eu/sujet/gentrification/">gentrification</a>.</p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/immo.jpg" alt="immo Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/logsoc.jpg" alt="logsoc Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/prixfoncier.jpg" alt="prixfoncier Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
<p>La cartographie de la part des élèves dans le privé confirme une corrélation entre niveau de vie et éducation. Les parts les plus importantes se trouvant comme attendu dans l’ouest parisien.</p>
<p><a href="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/privc3a9.jpg"><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/privc3a9.jpg" alt="privc3a9 Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></a></p>
<p>Le croissant populaire de l’est est reconstitué par la disposition en arc de cercle des arrondissements où le Parti socialiste et ses alliés ont été majoritaires en 2001 et 2008. Ce croissant tend à s’épaissir en étendant son emprise sur un centre qui changea souvent de mains, comme le Marais (4e arrondissement). La géographie électorale vient confirmer la présence d’une véritable fracture sociale et politique qui oppose l’ouest à l’est.</p>
<p><img src="http://tropspace.eu/wp-content/uploads/2011/12/elections.jpg" alt="elections Cartographie des inégalités à Paris : fractures sociales et spatiales  Société Pauvreté Paris Inégalités featured Emploi Cartographie " width="540" height="381" /></p>
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		<title>La droite et la gauche expliquées aux lycéens</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 16:43:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action des pouvoirs publics]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Science politique & ECJS]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La droite et la gauche expliquées à ma fille Le Monde.fr &#124; 20.03.2012 &#8211; Par Patrick Moynot, maître de conférences à Sciences Po Paris La campagne présidentielle n&#8217;enthousiasme personne, et surtout pas les jeunes. Au lycée, qu&#8217;ils votent ou non, les adolescents sont au mieux perplexes, au pire indifférents. Dans les deux cas ce n&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<article>
<h1>La droite et la gauche expliquées à ma fille</h1>
<p>Le Monde.fr | 20.03.2012 &#8211; Par Patrick Moynot, maître de conférences à Sciences Po Paris</p>
<div>
<p style="text-align: justify">La campagne présidentielle n&#8217;enthousiasme personne, et surtout pas les jeunes. Au lycée, qu&#8217;ils votent ou non, les adolescents sont au mieux perplexes, au pire indifférents. Dans les deux cas ce n&#8217;est pas satisfaisant car ce qui se joue est malgré les apparences un débat d&#8217;idées qui mérite leur attention. Au-delà des discours caricaturaux, il est important de leur expliquer sereinement ce qui au fond différencie réellement Nicolas Sarkozy de François Hollande, et de façon plus générale la <em>&laquo;&nbsp;droite&nbsp;&raquo;</em> de la <em>&laquo;&nbsp;gauche&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify">Voici quelques repères pour répondre à leurs questions.</p>
<p style="text-align: justify">Il est utile de leur rappeler, d&#8217;abord et avant tout, que tous les candidats, quelque soit leur parti, ont pour ambition de rendre les gens heureux. Oui, même Marine Le Pen. La seule réserve, dans son cas, consisterait à dire que sa cible est moins large : dans <em>&laquo;&nbsp;les gens&nbsp;&raquo;</em>, elle range sans doute moins de monde que les autres candidats. Mais l&#8217;ambition demeure : les programmes prétendent tous améliorer la vie des gens. Il n&#8217;y a pas la méchante droite d&#8217;un côté, et la gentille gauche de l&#8217;autre, ou inversement. Les extrêmes n&#8217;y échappent pas, qui proposent toutefois des méthodes un peu plus radicales pour y parvenir.</p>
<p style="text-align: justify">Car ce sont les méthodes qui font la différence, les moyens à mettre en œuvre. S&#8217;agissant des principaux partis en lice, c&#8217;est même une différence de vision du monde, qui se traduit par l&#8217;ordre dans lequel ils placent l&#8217;individu et la société, c&#8217;est-à-dire le collectif.</p>
<p style="text-align: justify">Pour le dire en quelques mots et proposer à nos adolescents une formule qui résume bien le débat : la droite pense que pour que la société aille mieux, il faut que les individus aillent mieux. La gauche pense à l&#8217;inverse que pour que les individus aillent mieux, il faut que la société aille mieux.</p>
<p style="text-align: justify">La droite part de l&#8217;individu et considère qu&#8217;une société harmonieuse est le fruit, ou la somme, de la réussite ou du bien-être individuel. La gauche fait le chemin inverse, en considérant qu&#8217;il ne peut y avoir de bien-être individuel qu&#8217;au sein d&#8217;une société harmonieuse. La réussite collective précède et conditionne la réussite individuelle. C&#8217;est une distinction fondamentale qui traverse la science économique, la sociologie, et l&#8217;ensemble des sciences humaines. Il est logique qu&#8217;on la retrouve dans le champ politique.</p>
<p style="text-align: justify">Détaillons un peu.</p>
<p style="text-align: justify">Pour la droite, l&#8217;initiative individuelle est le moteur de la société. C&#8217;est elle qu&#8217;il faut favoriser, à qui il faut donner les moyens de son épanouissement. Le désir de réussir, l&#8217;envie de s&#8217;enrichir, la volonté de s&#8217;élever socialement : voilà des motivations que la droite reconnaît comme les principaux moteurs de l&#8217;action.</p>
<p style="text-align: justify">Elle s&#8217;interdit de porter un jugement moral : l&#8217;avidité ou l&#8217;appât du gain n&#8217;ont pas à être condamnés puisque la fameuse <em>&laquo;&nbsp;main invisible&nbsp;&raquo;</em> se charge de transformer ces vices privés en vertus publiques. Les mécanismes sont connus : la volonté de réussir provoque le besoin de s&#8217;instruire, de créer des entreprises, d&#8217;innover, ce qui au final crée de la croissance, des emplois et plus généralement de la richesse. Celle-ci peut alors être plus ou moins redistribuée par l&#8217;Etat, au travers de dispositifs comme la sécurité sociale, l&#8217;assurance chômage, l&#8217;enseignement, ou les infrastructures collectives.</p>
<p style="text-align: justify">La limite de ce raisonnement, c&#8217;est que ça ne marche pas aussi bien que prévu. La gauche pointe précisément cette faiblesse : depuis 20 ans en particulier, la richesse créée par la croissance n&#8217;a profité qu&#8217;à une très petite minorité, ce qui a conduit à une explosion des inégalités entre les classes aisées et les classes modestes. Elle réclame en conséquence davantage de régulation : en clair, que l&#8217;on cesse de se reposer sur l&#8217;initiative individuelle en pensant que les problèmes collectifs se résoudront d&#8217;eux-mêmes grâce à la main invisible.</p>
<p style="text-align: justify">La gauche propose en effet d&#8217;inverser la perspective. Elle constate que tout le monde ne part pas dans la vie avec les mêmes armes et que le mécanisme de la main invisible ne peut fonctionner que si chacun démarre avec le même bagage, dans le même contexte.</p>
<p style="text-align: justify">Elle propose de commencer par travailler ce contexte, afin que chacun dispose d&#8217;un capital de départ financier, culturel, symbolique, à peu près équivalent. C&#8217;est la raison pour laquelle les questions d&#8217;éducation, de protection sociale, d&#8217;infrastructure, de logement etc. sont si présentes dans son discours, là où la droite parle plus volontiers d&#8217;aider les entreprises et les entrepreneurs, ou met en avant <em>&laquo;&nbsp;la France qui se lève tôt&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify">A gauche, on n&#8217;hésite pas à justifier cette prééminence du collectif par des jugements moraux, contrairement à la droite. Considérant que le raisonnement politique doit s&#8217;imposer au raisonnement économique, elle considère certains comportements économiques comme clairement immoraux et entend encadrer davantage l&#8217;activité, afin de remettre l&#8217;économie volontairement au service de la société, et non mécaniquement par le biais de la main invisible.</p>
<p style="text-align: justify">Ce faisant, elle prend le risque de l&#8217;angélisme, qui consiste à ne pas reconnaître la réalité des comportements individuels en pariant sur une humanité vertueuse.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est la limite que pointe la droite : l&#8217;expérience montre que les réussites, qu&#8217;elles soient individuelles ou collectives, n&#8217;ont que peu à voir avec les bons sentiments. De surcroît, dans un contexte mondialisé et encore très déséquilibré entre les riches démocraties du Nord et les nombreux pays du Sud qui aspirent eux aussi à la prospérité sans avoir le même niveau d&#8217;exigence sociale, c&#8217;est prendre un risque important.</p>
<p style="text-align: justify">Chacune des visions porte naturellement une part de vérité et une part d&#8217;exagération. Aucune n&#8217;est suffisante et nos adolescents doivent en être conscients. Que cela ne les empêche pas de pencher d&#8217;un côté ou de l&#8217;autre. L&#8217;important, c&#8217;est de comprendre les termes du débat, et d&#8217;y participer.</p>
</div>
<p>Patrick Moynot, maître de conférences à Sciences Po Paris</p>
</article>
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		<title>Documentaire sur les bandes de jeunes</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 16:02:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cultures, socialisation et contrôle social]]></category>
		<category><![CDATA[délinquance]]></category>
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		<description><![CDATA[Une excellente enquête, par un ancien enfant de la banlieue sud-est de Paris :]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une excellente enquête, par un ancien enfant de la banlieue sud-est de Paris :</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/ses1re/2012/03/05/documentaire-sur-les-bandes-de-jeunes/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Egalité de salaires entre hommes et femmes : maintenant !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 16:35:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inégalités & revenus]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>

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		<description><![CDATA[SUR LE SITE D&#8217;ATTAC : Pour la première fois en France, les femmes viennent de faire reconnaître très largement les inégalités de fait entre femmes et hommes dans l’emploi. Elles ont imposé cette réalité au mouvement social et aux syndicats mais aussi aux media et aux politiques, jusqu’au gouvernement qui n’a pu gommer les faits, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">SUR LE SITE D&#8217;ATTAC :</p>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois en France, les femmes viennent de faire reconnaître très largement les inégalités de fait entre femmes et hommes dans l’emploi. Elles ont imposé cette réalité au mouvement social et aux syndicats mais aussi aux media et aux politiques, jusqu’au gouvernement qui n’a pu gommer les faits, malgré tous ses mensonges. Non seulement ces inégalités perdurent mais de plus elles s’aggravent et s’amplifient au moment de la retraite. <a href="http://www.france.attac.org/sites/default/files/egalitesalariale-corrige24-1-2012-2.pdf"><em>Suite du 4 pages à télécharger.</em></a></p>
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		<title>Socialisation secondaire : la conversion de Kery James</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 17:36:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cultures, socialisation et contrôle social]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Un reportage intéressant, permettant d&#8217;illustrer les mécanismes de socialisation secondaire, distincts de la socialisation primaire : l&#8217;histoire de la conversion à l&#8217;islam du rappeur Kery James : 1/3 2/3 3/3]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un reportage intéressant, permettant d&#8217;illustrer les mécanismes de socialisation secondaire, distincts de la socialisation primaire : l&#8217;histoire de la conversion à l&#8217;islam du rappeur Kery James :</p>
<p>1/3</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/ses1re/2012/01/29/socialisation-secondaire-la-conversion-de-kerry-james/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>2/3</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/ses1re/2012/01/29/socialisation-secondaire-la-conversion-de-kerry-james/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>3/3</p>
<p><a href="http://lewebpedagogique.com/ses1re/2012/01/29/socialisation-secondaire-la-conversion-de-kerry-james/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au temps des zoos humains&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 19:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cultures, socialisation et contrôle social]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Musée Branly, à Paris, consacré à l&#8217;ethnologie et aux &#171;&#160;arts premiers&#160;&#187;, montre actuellement une exposition sur les expositions coloniales et autres zoos humains, il y a environ un siècle&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Musée Branly, à Paris, consacré à l&#8217;ethnologie et aux &laquo;&nbsp;arts premiers&nbsp;&raquo;, montre actuellement une exposition sur les <a href="http://www.liberation.fr/culture/11011816-zoos-humains-ou-l-invention-du-sauvage#s1"><strong>expositions coloniales et autres zoos humains</strong></a>, il y a environ un siècle&#8230;</p>
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		<title>La transmission des inégalités par la famille</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 13:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs & spécialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures, socialisation et contrôle social]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités & revenus]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment la famille transmet l’ordre inégal des choses le 10 janvier 2012 &#8211; Observatoire des inégalités : inegalites.fr La famille est un vecteur de transmission des inégalités, notamment à travers la culture de l’écrit. L’analyse de Bernard Lahire, Professeur de sociologie à l’École Normale Supérieure de Lyon. Article adapté de la revue « Regards croisés sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: x-large"><strong>Comment la famille transmet l’ordre inégal des choses</strong></span><br />
le 10 janvier 2012 &#8211; Observatoire des inégalités : inegalites.fr<br />
<strong>La famille est un vecteur de transmission des inégalités, notamment à travers la culture de l’écrit. L’analyse de Bernard Lahire, Professeur de sociologie à l’École Normale Supérieure de Lyon. Article adapté de la revue « Regards croisés sur l’économie ».</strong></p>
<p style="text-align: justify">La famille, par l’intermédiaire de laquelle chaque individu apprend à découvrir la société et à y trouver sa place, est l’espace premier qui tend à fixer les limites du possible et du désirable. L’estimation par chacun des chances de parvenir à telle ou telle position sociale, à telles ou telles ressources matérielles ou symboliques, n’a rien d’un calcul conscient et ne se présente jamais aussi clairement que la résolution d’un problème de probabilité.</p>
<p style="text-align: justify">Comme l’écrivaient Pierre Bourdieu et Jean Claude Passeron au début des années 1970 : « Selon que l’accès à l’enseignement supérieur est collectivement ressenti, même de manière diffuse, comme un avenir impossible, possible, probable, normal ou banal, c’est toute la conduite des familles et des enfants (et en particulier leur conduite et leur réussite à l’École) qui varie parce qu’elle tend à se régler sur ce qu’il est &laquo;&nbsp;raisonnablement&nbsp;&raquo; permis d’espérer. » (1971, p. 262). Lorsque des grands-parents, des parents, des oncles et tantes, des cousins et cousines, parfois des frères et sœurs, sont déjà passés par l’enseignement supérieur ou, au contraire, lorsqu’ils n’ont jamais accédé à un tel niveau scolaire, lorsque l’enfant a entendu parler avec enthousiasme de la réussite au BEP de mécanique du cousin germain ou lorsqu’il perçoit la déception de ses parents face à l’entrée du frère aîné à l’université plutôt qu’en classes préparatoires, il intériorise progressivement les espérances subjectives de ses parents ou des adultes les plus significatifs de son entourage. Ces espérances qui dépendent de leur propre position dans la hiérarchie des diplômes scolaires et de leur rapport au système scolaire : perçu à partir d’un certificat d’études primaires, le baccalauréat revêt une certaine valeur, mais vu d’un parcours de polytechnicien, l’entrée dans une faculté de lettres et sciences humaines est un véritable « échec », etc.</p>
<p style="text-align: justify">Les acteurs sont « socialement raisonnables » : ils se raisonnent ou se font une raison plus qu’ils ne raisonnent. Dans les enquêtes par entretien, il est fréquent pour le sociologue d’entendre les enquêtés utiliser des expressions du type : « Ce n’est pas pour nous ». Ce genre de formulation, qui renvoie le plus souvent à des limites culturelles (« on ne se sentirait pas à l’aise »), montre l’intériorisation des contraintes par les enquêtés : ce qui n’est pas accessible ne devient plus désirable, et l’on finit par n’aimer que ce que la situation objective nous autorise à aimer. On prend non pas ses désirs pour la réalité, mais la réalité des possibles pour ses désirs les plus personnels. C’est aussi par des mécanismes de maintien de la dignité (« je ne peux pas &#8211; sans décevoir tout mon entourage &#8211; viser moins que&#8230; ») ou d’anticipation de la possible dénonciation des prétentions (« ils vont se demander pour qui je me prends ») que les espérances subjectives se calent et, du même coup, que les inégalités se perpétuent.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Pour comprendre comment, concrètement, se réalise cette transmission des inégalités, on peut prendre l’exemple de la lecture et de l’écriture.</strong> L’école joue en effet un rôle crucial dans la reproduction des inégalités sociales, surtout dans des sociétés où l’accès au marché du travail est filtré par l’institution scolaire. L’appropriation par les jeunes de la culture écrite scolaire est au cœur des premiers problèmes rencontrés et des processus d’échec scolaire. Or, les familles dotées de ressources culturelles livrent à l’école des enfants déjà porteurs de formes bien constituées d’habileté langagière, de connaissances culturelles diversifiées et même de compétences scolaires non négligeables.</p>
<p style="text-align: justify">Les enfants peuvent intérioriser très tôt &#8211; avant ou en dehors même de tout acte d’écriture ou de lecture &#8211; les « raisons » ou les « contextes » de recours à l’écrit. Ils entrent familialement dans l’écrit de différentes manières, celles-ci produisant de puissants effets de socialisation lorsqu’elles sont combinées entre elles.</p>
<p style="text-align: justify">Il peut s’agir tout d’abord d’incitations et de sollicitations parentales expresses et pédagogiques multiples. Certains parents assurent un enseignement quasi scolaire de la lecture et de l’écriture à la maison (armé parfois de manuels scolaires). Mais c’est aussi bien d’autres choses : apprentissage explicite de techniques ou de stratégies intellectuelles (par exemple, faire un brouillon lorsqu’on veut rédiger une lettre, relire sa lettre pour corriger les fautes d’orthographe, copier sa leçon pour l’apprendre, se servir du dictionnaire, etc.), invitations à écrire des textes durant les vacances pour prendre l’habitude de mettre en récit sa propre expérience, demande expresse de prises de messages écrits lorsqu’ils décrochent le téléphone, explications verbales pour faire comprendre l’intérêt du recours aux pense-bêtes ou au calendrier en vue de préparer ses activités et de ne pas oublier des choses importantes à faire, ou encore sollicitations permanentes à la lecture (offrir des livres en cadeaux, abonner son enfant à un magazine, l’amener régulièrement à la bibliothèque, lui lire des histoires, lui poser des questions sur ce qu’il lit, lui demander de lire un texte à haute voix en le gratifiant, etc.)…</p>
<p style="text-align: justify">L’entrée dans l’écrit s’effectue aussi par les multiples participations directes à des pratiques d’écriture et de lecture auxquelles sont conviés (et parfois forcés…) les enfants. Ces derniers peuvent contribuer à constituer les listes de commissions ou les listes de choses à emporter en voyage en notant eux-mêmes (en demandant aux adultes de le faire pour eux ou en écrivant sous la dictée de leurs parents) ; ils peuvent être en situation de tenir la liste dans le magasin pour faire le point sur ce qu’il reste à acheter, rentrer progressivement dans une culture de l’échange épistolaire (de la simple signature aux petits mots rajoutés à la fin des lettres parentales), participer à la constitution d’un itinéraire de vacances, aider leurs parents à classer et légender les photographies familiales, etc. Concernant les pratiques de lecture, les enfants peuvent faire la cuisine avec leurs parents en suivant avec eux les instructions d’une recette écrite, lire avec eux des histoires, rechercher avec eux des éléments constitutifs d’un futur exposé scolaire, consulter avec eux des revues sur un thème lié à des vacances ou à des sorties culturelles, etc. Dans de nombreux cas, ils participent ainsi à des activités d’écriture et de lecture parentales, s’insérant sur le mode de l’« aide » ou de la participation d’« égal à égal », mais apprenant sans doute autant sur l’activité, ses fonctions et son contexte dans leur ensemble que sur le seul rôle qu’on leur fait tenir. Avant d’être capables de « faire seul », les enfants apprennent ainsi à faire le tour des activités et des contextes impliquant l’usage de l’écrit, à les cerner. Grâce à ces multiples collaborations, ils peuvent en maîtriser les fonctions et les contextes d’usage longtemps avant d’être en mesure de les prendre en charge personnellement.</p>
<p style="text-align: justify">Les enfants peuvent aussi essayer de « s’y voir », c’est-à-dire de se voir déjà « grands » en imitant les rôles, attitudes et pratiques caractéristiques de leurs parents. Et comme les pratiques de lecture et d’écriture familiales sont très clairement articulées sur la division sexuelle des goûts, des habitudes, des rôles et des tâches, associant de manière particulièrement forte les femmes à l’écrit (ces imitations de comportements parentaux ordinaires sont indissociables de l’identification à des rôles adultes sexués (faire &#8211; c’est-à-dire, parfois, ne pas faire &#8211; comme maman ou comme papa). Les parents décrivent ainsi les multiples situations d’imitation ordinaires de leurs propres gestes, de leurs propres manières ou manies de lecteur ou de scribe.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Une imprégnation diffuse</strong></p>
<p style="text-align: justify">Enfin, les enfants entrent dans la culture de l’écrit par imprégnation indirecte et diffuse, c’est-à-dire à travers tout un climat familial plutôt qu’à travers des actes directs d’écriture et de lecture. Qu’il s’agisse de styles de parole explicites, lexicalement et syntaxiquement articulés à des habitudes de discours écrits, de types de discussions sur le sens des mots ou sur la correction syntaxique, littéraires ou philosophiques, de styles de raisonnement logiques ou mathématiques (évocations ordinaires des notions de proportions, de contradiction, etc.) ou de styles d’organisation domestique, de rapports au temps ou de rapports à l’ordre (liés à l’usage d’écrits organisateurs, planificateurs, etc.), l’écrit impose très indirectement sa présence subliminale à travers diverses attitudes et pratiques des adultes.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque l’univers familial constitue un univers à la fois pédagogiquement incitateur, faisant participer l’enfant à des activités nécessitant lecture ou écriture, fournissant des modèles d’identification pratiques commodes pour donner l’envie d’imiter, de « faire comme », et globalement « diffuseur » d’effets cognitifs ou organisationnels liés à l’incorporation par les parents d’une culture de l’écrit, alors les enfants sont dans des conditions idéales pour construire des habiletés, des représentations ou des goûts pour l’écriture et la lecture qui se révèleront au final rentables à l’école. La combinaison de ces différents ingrédients ne se rencontre que dans les familles dont le degré d’ancienneté de l’accès à l’école et à l’écrit est particulièrement élevé.</p>
<p style="text-align: justify">Tout oppose les enfants qui ont des grands-parents et/ou des parents quasi analphabètes ou en difficultés avec l’écrit à ceux dont les parents, les grands-parents, et parfois plusieurs générations antérieures, non seulement sont ou étaient alphabétisés, mais ont connu de longs parcours scolaires. Les premiers découvrent l’univers scolaire comme un monde relativement nouveau et étranger et dépendent le plus complètement de lui pour s’approprier les éléments d’une culture écrite. Les seconds font partie de familles scolarisées dans le secondaire ou le supérieur depuis plusieurs générations, qui ont totalement incorporé la culture scolaire, qui se la sont appropriée et peuvent ainsi se permettre de vivre un rapport plus détendu à l’univers scolaire élémentaire. Familles où les lectures parentales sont diverses et variées (des journaux aux livres en passant par les revues et les bandes dessinées) [<a id="nh1" title="[1] Concernant les conditions familiales d&#8217;accès à la lecture, les (&#8230;)&nbsp;&raquo; name=&nbsp;&raquo;nh1&#8243; href=&nbsp;&raquo;http://www.inegalites.fr/spip.php?article1530#nb1&#8243;></a>1], où les lectures les plus légitimes ont été sélectionnées et d’autres rejetées, où les parents conversent à propos de leurs livres et où, finalement, la lecture déborde largement le cadre scolaire pour s’intégrer aux moments les plus ordinaires de la vie du groupe. Pour les enfants vivant dans de tels univers familiaux, l’écriture et la lecture sont des réalités familiales avant d’être éprouvées comme des réalités scolaires. L’« écart » ou la « prise d’avance » se joue là, dans le premier cadre de socialisation où se transmettent nombre de ressources culturelles et morales indispensables dans le parcours de conquête d’une position sociale personnelle.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>La dimension immatérielle de tout héritage</strong></p>
<p>De façon générale, les phénomènes d’héritage contribuent à faire de chaque nouveau né un être inégalement doté et saisi d’emblée par les propriétés de son milieu social-familial. Héritier d’une fortune, d’une entreprise, d’une maison, d’une terre, de biens divers et variés dont la valeur économique comme culturelle peut être très élevée (tableaux de peintres connus, grande bibliothèque, meubles de valeurs, bijoux, etc.), celui qui naît dans un milieu richement doté (quel que soit le degré et la nature de la richesse en question) a le plus souvent à sa disposition les produits accumulés par de nombreuses générations qui le distinguent immédiatement de toutes celles et ceux qui, au même moment, sont happés tout au contraire par la pauvreté, la précarité, l’incertitude et l’horizon social limité de leur milieu familial.</p>
<p>Mais l’héritage matériel, qu’il soit de nature plutôt économique (biens matériels ou volume financier) ou plutôt culturel (biens symboliques tels que livres, tableaux, sculptures, etc.) comporte toujours une dimension immatérielle. En effet, l’héritage ne se réduit jamais à un processus de transmission matériel, mais s’accompagne toujours de la « transmission » de tout ce qui est nécessaire pour s’approprier adéquatement l’héritage matériel en question : goûts, compétences et dispositions à agir, à percevoir ou à juger. Sans cela, l’héritage resterait, comme on dit, « à l’état de lettre morte » (ce qui prend tout son sens lorsque l’héritage est constitué de livres), c’est-à-dire ne trouverait pas les conditions de son utilisation et, a fortiori, de sa fructification. Héritages sans héritiers en mesure &#8211; tant du point de vue des compétences que du désir &#8211; de les reprendre à leur compte et de se les approprier, héritages délaissés, dilapidés ou liquidés [<a id="nh2" title="[2] Cf. aussi le cas fictionnel de Moscarda Vitangelo (fils de banquier (&#8230;)&nbsp;&raquo; name=&nbsp;&raquo;nh2&#8243; href=&nbsp;&raquo;http://www.inegalites.fr/spip.php?article1530#nb2&#8243;></a>2] : les « ratés » de la transmission intergénérationnelle rappellent, en creux, tout le travail de socialisation (i.e. d’éducation diffuse ou explicite) qui doit être fait afin que chaque nouvelle génération reprenne à son compte les héritages du passé et fasse de cette appropriation une question existentielle « personnelle ».</p>
<p><em>Bernard Lahire est Professeur de sociologie à l’École Normale Supérieure de Lyon et Directeur-adjoint du Centre Max Weber (UMR 5283 CNRS) où il est responsable de l’Equipe &laquo;&nbsp;Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">[<a title="Notes 1" name="nb1" href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article1530#nh1"></a>1] Concernant les conditions familiales d’accès à la lecture, les grandes enquêtes nous montrent que la part des grands lecteurs est plus importante parmi ceux qui ont bénéficié d’une histoire contée par leur mère chaque jour que parmi ceux qui n’en ont écouté aucune (ou rarement), et que le poids des grands lecteurs est plus important parmi ceux qui possédaient une bibliothèque dans leur chambre que parmi ceux qui n’en avaient pas (Singly, 1993).</p>
<p style="text-align: justify">[<a title="Notes 2" name="nb2" href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article1530#nh2"></a>2] Cf. aussi le cas fictionnel de Moscarda Vitangelo (fils de banquier oisif, puis dilapidateur) mis en scène par Luigi Pirandello dans Un, personne et cent mille ([1926] 1982) et que j’analyse dans <em>L’Esprit sociologique</em> (2005) ou le cas bien réel d’un héritier n’étant pas placé dans les bonnes conditions pour hériter l’héritage paternel analysé dans <em>Franz Kafka. Éléments pour une théorie de la création littéraire</em> (2010).</p>
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		<title>Faut-il empêcher la hausse des loyers ?</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 09:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action des pouvoirs publics]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[marché]]></category>

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		<description><![CDATA[Un article intéressant dans Alternatives Economiques, correspondant à un TD sur les loyers, dans le site SESâme, sur le thème du marché. Indice des loyers et indice des prix à la consommation, base 100 en janvier 1990 &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.alternatives-economiques.fr/faut-il-encadrer-les-loyers-_fr_art_1094_54420.html">Un article intéressant dans <em>Alternatives Economiques</em></a>, correspondant à un TD sur les loyers, dans le site SESâme, sur le thème du marché.</p>
<div>
<div>Indice des loyers et indice des prix à la consommation, base 100 en janvier 1990</div>
</div>
<div><a title="Indice des loyers et indice des prix à la consommation, base 100 en janvier 1990" href="http://www.alternatives-economiques.fr/pics_bdd/article_options_visuel/A303029A.GIF"> <img class="alignnone" src="http://www.alternatives-economiques.fr/pics_bdd/article_options_visuel/A303029A.GIF" alt="" width="265" height="225" border="0" /></a></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Koh Lanta et les asymétries d&#8217;information</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 14:49:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cultures, socialisation et contrôle social]]></category>
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		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Vie culturelle & associative]]></category>
		<category><![CDATA[SES]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit article d&#8217;un collègue professeur de SES, qui analyse la saison 2011 de KOH LANTA, et notamment les histoires des &#171;&#160;colliers d&#8217;immunité&#160;&#187;. Quand on vous dit qu&#8217;on peut traiter de tous les sujets avec les SES ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.la-revanche-des-ses.fr/Koh-Lanta,asymetriesinformationnellesettheoriedesjeux.pdf"><strong>Un petit article d&#8217;un collègue professeur de SES, qui analyse la saison 2011 de KOH LANTA</strong></a>, et notamment les histoires des &laquo;&nbsp;colliers d&#8217;immunité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quand on vous dit qu&#8217;on peut traiter de tous les sujets avec les SES !  <img src='http://lewebpedagogique.com/ses1re/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Noah dénonce l&#8217;hypocrisie du dopage</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 06:44:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>E. B.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action des pouvoirs publics]]></category>
		<category><![CDATA[Santé & corps]]></category>
		<category><![CDATA[Vie culturelle & associative]]></category>
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		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Un article de Yannick Noah samedi 19 dans le quotidien Le Monde  accuse les Espagnols de dominer les sports grâce à une &#171;&#160;potion magique&#160;&#187;, comme dans Astérix&#8230; En conclusion, de manière provocante, il propose l&#8217;autorisation du dopage, pour que tous les pays soient à égalité. L&#8217;article a entraîné de nombreuses réactions indignés, de la part [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/11/19/la-potion-magique-par-yannick-noah_1605664_3242.html#ens_id=1272002"><strong>Un article de Yannick Noah samedi 19 dans le quotidien Le Monde</strong></a>  accuse les Espagnols de dominer les sports grâce à une &laquo;&nbsp;potion magique&nbsp;&raquo;, comme dans Astérix&#8230;</p>
<p>En conclusion, de manière provocante, il propose l&#8217;autorisation du dopage, pour que tous les pays soient à égalité.</p>
<p>L&#8217;article a entraîné de nombreuses réactions indignés, de la part des responsables politiques et sportifs (qu&#8217;il faut lire aussi, après avoir lu son article&#8230;) Ce n&#8217;est pas demain que Noah va quitter sa première place de personnalité la plus populaire auprès des Français&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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