La France connaît pour le deuxième trimestre une légère baisse du PIB, qui se confirmera sans doute le trimestre suivant : deux trimestres consécutifs avec une croissance du PIB négative, c’est la définition de la récession selon l’INSEE. Au total, sur l’année, le taux de croissance du PIB devrait être inférieur à 1 %.
On connaît les facteurs ayant un effet dépressif sur les composantes de la demande globale : crise du pouvoir d’achat depuis des mois (qui affecte la consommation des ménages), resserrement du crédit suite à la crise financière internationale (qui affecte le moral des entrepreneurs et l’investissement), compétitivité insuffisante de l’industrie française (qui nuit aux exportations).
Pour comprendre comment la France s’enfonce dans la récession, lisez la dépêche AFP (Agence France Presse, qui rédige les informations “brutes”, avant qu’elles soient reprises par les médias), avec un texte et de jolis graphiques : très SES quoi…
Il est tôt ce matin : attendons les déclarations officielles et les analyses des experts qui, plutôt que de “récession” - ce qui est la vérité -, préfèreront parler de “ralentissement”, de croissance qui ”marque le pas”, qui doit être “consolidée”, de la nécessité de préserver la confiance… et autres morceaux de “langue de bois”. Connaissez-vous l’”énarquite” ? (par l’excellente équipe d’Action Discrète, sur Canal+) :)
Tenez, qu’est-ce que je disais ! Voilà ce qu’on a entendu à la radio ce matin.
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