Faut-il empêcher la hausse des loyers ?
Jeudi 22 décembre 2011Un article intéressant dans Alternatives Economiques, correspondant à un TD sur les loyers, dans le site SESâme, sur le thème du marché.
Tags : Etat, marché
Un article intéressant dans Alternatives Economiques, correspondant à un TD sur les loyers, dans le site SESâme, sur le thème du marché.
Tags : Etat, marché
L’un des économistes français les plus connus, Jean-Paul Fitoussi, dénonce l’”immoralité” selon lui de la sortie de crise : les banques, responsables de la crise financière, ont été largement soutenus par des fonds publics, et recommencent à faire des profits juteux ; dans le même temps, les Etats, qui ont creusé leurs déficits budgétaires et par conséquent se sont lourdement endettés pour sauver le système financier international, sont pénalisés par ces mêmes marchés financiers, qui s’inquiètent de leurs dettes jugées trop lourdes, voire “insoutenables”… Les “agences de notation”, payés pour évaluer les dettes et les entreprises cotées à la Bourse, n’ont pas vu venir la crise financière, l’ont même favorisée par leur malhonnêteté et/ou leur incompétence, mais continue à donner leurs avis aujourd’hui, et critique l’endettement croissant des Etats, les menaçant de leur donner une mauvaise note pour leur dette…
Ainsi, les marchés financiers pénalisent les Etats qui ont déboursé des milliers de milliards de dollars ou d’euros pour les sauver… Comme on dit en Provence : “Fais du bien à Bertrand, il te répondra en cagant”…
Fitoussi, depuis longtemps, critique l’idée que la dette de l’Etat serait le mal absolu, et qu’elle devrait être à tout prix réduite : selon lui, tout dépend de la situation de la conjoncture (l’état de l’économie à un moment donné), les finances publiques n’étant pas un objectif en soi, mais un instrument au service de politiques économiques et de choix collectifs. Et depuis quelques années, les finances publiques se dégradent sans que ces dépenses soient consacrées aux services publics ni au bien-être des catégories populaires…
Tags : Etat, relance
L’économiste américain James Kenneth Galbraith – fils d’un autre célèbre économiste, John Kenneth Galbraith, qui critiquait déjà le capitalisme libéral depuis les années 60 – vient de publier un livre très dur contre l’alliance de l’Etat néo-conservateur américain (à la sauce George W. Bush) avec les grandes entreprises, pour se partager le pays : L’Etat prédateur. On l’a bien vu lors du démarrage de la guerre en Irak – qui avait peu de rapport avec les “armes de destruction massive”, et bien plus avec de gros marchés juteux pour les amis de la famille Bush…
Contrairement à une idée reçue, le néo-libéralisme contemporain ne vise pas à laisser le marché fonctionner tout seul (dans l’esprit de la fameuse “main invisible” de Smith) ; il s’agit d’une politique volontariste (active) de l’Etat, afin de démanteler les anciennes régulations et les anciennes protections sociales, et instaurer de nouvelles règles du jeu, généralement favorables aux grandes firmes (vous vous souvenez de la notion d’”oligopole”) Jamais les grandes entreprises n’auraient pu faire autant de profits depuis vingt ans, et les riches s’enrichir autant, sans la complicité, consciente ou non, de l’Etat. Les petits producteurs, les consommateurs et les salariés, quant à eux, y ont trouvé beaucoup moins d’avantages…
Ainsi, les vrais défenseurs (naïfs) du marché seraient finalement… les responsables de gauche ! La droite dure, elle, aux Etats-Unis comme dans d’autres pays, est passée à autre chose, dans l’intérêt de quelques puissants, loin bien sûr de l’intérêt général…
Il faudrait par conséquent, selon l’auteur, revenir à une notion taboue, qui semble renaître de l’époque communiste : la planification !
Lisez l’entretien avec Galbraith fils, stimulant et facile à lire, dans Libération
Tags : entreprises, Etat, Etats-UnisLe Président de la République s’est dit “réservé” – ce qui en langage diplomatique signifie qu’il est contre – face à l’arrivée d’un quatrième opérateur sur le marché de la téléphonie mobile.
Les trois opérateurs actuels – SFR, Bouygues et Orange (France Telecom) - se partagent le marché et ont déjà été condamnés dans le passé par la justice pour entente illégale (un cartel donc, au détriment du consommateur) ; nul doute qu’ils vont être heureux de l’annonce du Président (en particulier Martin Bouygues, ami proche de M. Sarkozy, mais c’est une pure coïncidence…) :
Tags : entreprises, Etat