L’Etat américain défend l’économie de marché ? Bien au contraire !

Samedi 24 octobre 2009

L’économiste américain James Kenneth Galbraith – fils d’un autre célèbre économiste, John Kenneth Galbraith, qui critiquait déjà le capitalisme libéral depuis les années 60 – vient de publier un livre très dur contre l’alliance de l’Etat néo-conservateur américain (à la sauce George W. Bush) avec les grandes entreprises, pour se partager le pays : L’Etat prédateur. On l’a bien vu lors du démarrage de la guerre en Irak – qui avait peu de rapport avec les “armes de destruction massive”, et bien plus avec de gros marchés juteux pour les amis de la famille Bush…

Contrairement à une idée reçue, le néo-libéralisme contemporain ne vise pas à laisser le marché fonctionner tout seul (dans l’esprit de la fameuse “main invisible” de Smith) ; il s’agit d’une politique volontariste (active) de l’Etat, afin de démanteler les anciennes régulations et les anciennes protections sociales, et instaurer de nouvelles règles du jeu, généralement favorables aux grandes firmes (vous vous souvenez de la notion d’”oligopole”) Jamais les grandes entreprises n’auraient pu faire autant de profits depuis vingt ans, et les riches s’enrichir autant, sans la complicité, consciente ou non, de l’Etat. Les petits producteurs, les consommateurs et les salariés, quant à eux, y ont trouvé beaucoup moins d’avantages…

Ainsi, les vrais défenseurs (naïfs) du marché seraient finalement… les responsables de gauche ! La droite dure, elle, aux Etats-Unis comme dans d’autres pays, est passée à autre chose, dans l’intérêt de quelques puissants, loin bien sûr de l’intérêt général…

Il faudrait par conséquent, selon l’auteur, revenir à une notion taboue, qui semble renaître de l’époque communiste : la planification !

Lisez l’entretien avec Galbraith fils, stimulant et facile à lire, dans Libération

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Qui a fait gagner Obama ?

Vendredi 7 novembre 2008

A l’issue d’une élection présidentielle, il est toujours intéressant de repérer quelles catégories d’électeurs ont le plus voté pour le vainqueur. Par exemple, en 2007, si mes souvenirs sont bons, environ 80 % des retraités avaient voté pour Nicolas Sarkozy.

Ainsi, l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis est le fruit d’un choix global du peuple américain, certes, mais certaines catégories y ont davantage concouru que d’autres ; et c’est tout le talent d’Obama d’avoir convaincu de nombreux Américains (qui souvent n’allaient jamais voter) de se mobiliser et de faire souvent plusieurs heures de queue pour voter pour lui.

Un article du site d’informations indépendant (mais sérieux) La Rue 89 pose la question : “qui a vraiment fait gagner Obama ?”.

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Bigard et le 11 septembre

Mercredi 10 septembre 2008

Jean-Marie Bigard vient de présenter ses excuses pour ses propos niant les attentats du 11 septembre – suite à des documentaires qu’il avait vus sur internet (qui, ne l’oublions pas, peut diffuser tout et n’importe quoi, le meilleur et le pire).

Voir l’article du Monde :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/09/08/le-11-septembre-jean-marie-bigard-et-la-theorie-du-complot_1092919_3224.html

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