L’éco quartier de Granville est un projet prévu pour 2011.

Voici les objectifs :

-intégrer les préoccupations environnementales comme des éléments centraux du projet urbain.

-proposer un projet respectueux de l’environnement qui valorise le site.

-développer une nouvelle offre de logements mixtes pour les granvillais.

-proposer des logements de qualités tout en maintenant des prix attractifs.

-profiter d’une des dernières opportunités foncières de grandes tailles pour mettre en oeuvre une opération d’aménagement exemplaire.

 

Les thèmes et les approches avec l’environnement :

 -ceux qui ont une grande importance :

        -la gestion de l’eau

        -la préservation de la biodiversité

        -l’intégration paysagère

        -la gestion des déplacements

 -ceux qui ont une moyenne importance

       -l’énergie et l’environnement climatique

       -la gestion des déchets.

 -ceux qui ont une faible importance

       -l’environnement sonore

       -les sites et sols pollués.



Visite du chantier en compagnie de M. Simonet (paysagiste), M. Biaudelle (responsable voirie) et M. Leloup (conseiller municipal en charge du projet).

Mise en évidence des perspectives d’évolution :

- Création d’un futur village de vacances à côté du quartier tout en bois avec toitures végétales.

- Récupération des eaux de pluies à l’aide de bassins tampons permettant également de ralentir l’arrivée de l’eau dans le réseau du centre-ville.

- Des haies borderont tout le lotissement. Des aires de bocages seront créées ( sous forme de vergers).

- Travail de perspectives : en haut du lotissement hauteur de 45 m Au dessus de la mer (église : 1O m) ce qui permet d’intégrer la vue avec le centre-ville.

- Intégrer la notion d’odeur dans le paysage à l’aide d’un “jardin des senteurs”.

- L’aménagement paysager représente 10 % du coût du projet global (500 000 Euros sur un total de 5 millions d’euros)

Réflexions autour de la notion de HQE :

- Réflexion sur la notion d’écoquartier et les difficultés d’appliquer les nouvelles normes HQE.

- Les normes environnementales de fonctionnement sont respectées mais les normes de construction ne sont pas forcement respectées car les normes sont trop récentes et la difficulté de trouver des entreprises qui travaillent en HQE.

Les cibles privilégiées :

- La gestion de l’eau.

- Multiplier les liaisons piétonnes avec le centre-ville afin d’éviter les déplacement de voitures au sein du quartier (favoriser, par exemple, l’accès au centre de loisirs des Tilleuls et au marché).

- Privilégier l’insertion de la population divaise.

- Volonté de mixité sociale.

Les obstacles:

- L’ évolution vers l’habitat écologique est rendu difficile par la politique des pavilloneurs qui proposent des solutions uniquement standardisées.

- Le financement du logement social est également un obstacle car l’application des normes HQE est coûteuse et on assiste au contraire, à un désengagement de l’Etat en faveur du logement social.

- Ces opérations expérimentales doivent être généralisées pour éviter que ce soit uniquement des produits d’appel pour les élus.

Les projets :

- Une partie du quartier va faire l’objet d’une accession  groupée à la propriété avec ossature bois.

- Favoriser la vie sociale au sein du quartier : intégrer les nouvelles population au réseau social déjà dense de la ville.

- Réflexion autour de l’accès aux transports en commun.

Questionnement :

Ce quartier est le fruit d’un travail pluridisciplinaire important, mais on peut se demander si la concertation avec les habitants a été suffisante.



Le but de ce nouvel éco-quartier est principalement de viser la mixité sociale et d’intégrer le nouveau quartier dans le paysage. Pour se faire des paysagistes et des architectes des Bâtiments de France ont veillé à l’intégration visuelle et sociale du quartier et ont travaillé sur la notion de développement durable.

Nous chercherons donc à mettre en évidence les liens qui unissent les pavillons et les logements sociaux, les formes mises en oeuvre pour l’intégration du quartier dans le paysage et les différences architecturales qui existent entre le domaine public et le domaine privé.



On peut constater sur l’ensemble de la surface de réhabilitation des éco-quartiers, une envie de mixité sociale. Cependant on peut voir une démarquation entre le public et le privé au niveau de la situation des deux ensembles sur le plateau.

il a était conservé une idée de réhabilitation des espaces verts, orientés vers la ville qui valent à eux-même un tiers de l’occupation du terrain. Ce sont en partie ces espaces qui rentre dans la norme des éco-quartiers.

La hauteur du plateau et sa situation vis à vis de la ville nous offre des axes de perception de l’église.

On pourra dire qu’il y a deux parties dominantes sur le domaine: la première, les logements sociaux qui ont un accès direct à la ville, un panorama sur celle-ci et sur l’église et les logements privés qui eux sont plus excentrés et donc ont un panorama  orienté plus vers la mer. C’est en parti ce qui peut creuser un écart entre les deux classes sociales à travers les batîments.

Néanmoins le prix de chaque logement est estimé en fonction du mètre carré.



Charte d’engagement des architectes en faveur du développement durable

Paris, 2 juin 2005

« LES ARCHITECTES AU COEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE »

Par leur approche globale de la Cité et de l’habitat et parce qu’ils constituent un maillon essentiel de la chaîne de construction, les architectes ont un rôle central à jouer dans la conception et la mise en oeuvre de projets répondant aux enjeux du développement durable. Il leur appartient par conséquent de proposer, en partenariat avec l’ensemble des autres acteurs de la filière, des solutions créatives et innovantes intégrant les quatre piliers: culturel, social, environnemental et économique d’une architecture durable.

Une telle approche se fonde simultanément sur les valeurs et pratiques de développement durable de la profession. Elle s’inscrit dans une perspective de progrès collectif volontaire et négocié, dans laquelle chacun doit prendre sa part par le dialogue, l’incitation, la diffusion et le partage des connaissances tout en privilégiant l’innovation, la créativité et l’adéquation permanente des réponses apportées.

Cette démarche implique naturellement de promouvoir de bonnes pratiques en visant avant tout la qualité de la performance par des réponses pertinentes tout en respectant les exigences réglementaires ou normatives.

Nos valeurs de développement durable

1. Ancrage culturel et développement local

L’architecte :

􀂃 Considère que les formes architecturales et urbaines existantes, même les plus modestes, sont des

ressources non renouvelables et constituent des repères essentiels de notre histoire et de notre

inconscient collectifs.

􀂃 Veille aux exigences d’intégration du bâti sur son territoire et dans le temps.

􀂃 Favorise l’épanouissement culturel par la création d’ouvrages répondant aux aspirations

contemporaines des citoyens, à l’évolution des styles de vie et des modèles familiaux.

􀂃 Contribue au développement économique et culturel en valorisant les matériaux et les savoir-faire

locaux.

2. Intégration sociale et solidarités

L’architecte :

􀂃 Intègre la recherche du bien être et de la qualité d’usage, du « digne confort » et de l’accessibilité pour

tous.

􀂃 Concourt au développement social au travers de projets fédérateurs et par une réflexion sur les

pratiques sociales, les modes de travail et l’habitat.

3. Protection de l’environnement et éco – efficience

L’architecte :

ô€‚ƒ Contribue à la recherche d’une éco – efficience maximale de toute construction pour réduire les

consommations de ressources naturelles, la production des déchets et des rejets polluants et de tout

autre impact dommageable à l’homme et à la nature.

􀂃 Favorise la prise en compte des impératifs de sécurité ainsi que les exigences écologiques et

sanitaires pour chaque projet afin de limiter les risques pour les usagers et pour l’environnement,

facilitant ainsi le respect de recommandations concernant leur éco – comportement.

􀂃 Encourage le recours à des matériaux performants sur le plan environnemental et énergétique ainsi

qu’aux énergies renouvelables, afin de lutter contre le réchauffement climatique.

4. Économie et performance collective

L’architecte :

􀂃 Aborde la conception économique dans une approche en coût global de la programmation à la

déconstruction, en intégrant l’exigence sociale.

􀂃 Privilégie, dans une logique de retour sur investissement, les choix techniques réduisant les coûts

d’exploitation et de maintenance.

􀂃 Prend en compte les coûts et bénéfices pour la collectivité.

Nos pratiques de développement durable

5. Concertation et pédagogie

L’architecte :

􀂃 Accompagne tout projet en devenant un acteur de la concertation avec toutes les parties concernées.

􀂃 Développe la pédagogie de l’architecture durable auprès de l’ensemble des acteurs participant à l’acte

de bâtir et d’aménager.

􀂃 Contribue aux démarches pédagogiques visant à promouvoir des référentiels attestant de niveaux de

performances significativement supérieurs à ceux atteints par les pratiques usuelles.

6. Conformité, transparence et gouvernance

L’architecte :

􀂃 Favorise la sécurité, la protection sanitaire des usagers et la protection de l’environnement dans le

cadre des exigences réglementaires.

􀂃 Encourage toute proposition permettant de faire évoluer la réglementation.

􀂃 Lutte contre toutes les formes de corruption.

7. Recherche, innovation et créativité

L’architecte :

􀂃 Accroît ses capacités à répondre aux défis culturels, sociaux, environnementaux et économiques en

accentuant ses efforts de recherche, de formation, d’innovation et de créativité.

􀂃 Anticipe les besoins par une approche globale en renforçant la transversalité entre les savoirs, les

pratiques et les techniques.

8. Vision du long terme et respect des générations futures

L’architecte :

􀂃 Évalue, dès la phase de conception, les capacités de flexibilité et de modification d’usage de tout

ouvrage projeté, ainsi que ses capacités d’adaptation aux exigences technico-économiques futures de

la société.

􀂃 Envisage le devenir de tout ouvrage à court terme et à plus long terme pour les générations futures au

regard de son utilité sociale.

􀂃 Sensibilise le maître d’ouvrage, lors de la conception, les risques majeurs, naturels et technologiques.

Conseil national de l’Ordre des architectes

9 rue Borromée – 75015 Paris

www.architectes.org

 

 

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