Tous les billets de juin 2009

Réflexions sur la burqa

mardi 30 juin 2009

Voici deux textes intéressants à lire, et rigoureux, sur un sujet d’actualité sensible à propos duquel on entend dire un peu tout et n’importe quoi…

Dans Le Monde, un philosophe musulman montre que la burqa ne peut être assimilée à une prescription religieuse, ni même à une tradition ancrée dans les sociétés musulmanes :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/29/aucune-justification-religieuse-a-la-burqa-par-abdennour-bidar_1213022_3232.html

 

 Sur le site de « La vie des idées », Cécile Laborde se demande si la France est « catho-laïque », et compare sa politique à celle du Canada : http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=print&id_article=427

 

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Corrigé de la dissert au bac

jeudi 25 juin 2009

Oui, je pense les mêmes choses que vous de ce sujet (et beaucoup de professeurs avec moi)… on s’est compris.   😉

De toute façon, très peu de candidats l’ont choisi ; ce qui veut dire aussi que pour un élève sérieux, ayant bien travaillé ce dernier chapitre (en commençant par venir aux cours jusqu’à la fin…), il y avait un bon coup à jouer, car les correcteurs seront généreux face à ces copies « courageuses », même si elles ne sont pas bien réussies.

Voici un plan qui pouvait être réalisé par un élève « normal » de terminale (sûr de lui, solide et courageux, d’accord, mais c’était malgré tout faisable) :

 

I – L’UEM impose de fortes contraintes aux politiques conjoncturelles (monétaires et budgétaires)

1. La po budgétaire est encadrée par le Pacte de stabilité et de croissance (Amsterdam 1997, qui fait suite au traité de Maastricht de 1992), sous l’influence de théories libérales (donc antikeynésiennes – à préciser) : Doc. 3 et 4

2. La po monétaire est prise en charge par la BCE : monnaie unique, objectif exclusif de stabilité des prix et d’un taux de change élevé : Doc. 1 (et éventuellement le Doc. 2, difficilement exploitable…)

3. Ces contraintes ne sont pas tolérées par tous les Etats membres, qui ne sont pas tous dans la zone euro : ils ne le peuvent pas (la plupart des nouveaux Etats membres d’Europe de l’Est, les PECO), ou ils ne le veulent pas (Roy-U, Dan., Suède) : Doc. 4

II – Cependant, des marges de manoeuvre existent pour les Etats (a priori, par les règles de l’UEM ; et a posteriori, par le comportement des Etats eux-mêmes)

1. L’assouplissement de la po budgétaire : celle-ci est de toute façon du ressort des Etats, et des déficits sont autorisés en cas de récession : Doc. 3, 4 et 5.  De toute façon, depuis plusieurs années, les deux principaux pays de la zone euro, la France et l’Allemagne, ne respectent plus les critères de Maastricht (ou d’Amsterdam)

2. L’assouplissement de la po monétaire : la baisse des taux d’i, grâce à l’UEM, desserre la contrainte extérieure, donc facilite l’endettement public et favorise la croissance économique : Doc. 2 et 5

3. La possibilité, et même la nécessité, de politiques structurelles au plan national – infrastructures, éducation & innovations (« stratégie de Lisbonne » : l’Union européenne a des objectifs ambitieux dans ces domaines, mais ne se donne pas les moyens budgétaires pour les atteindre) : Doc. 6

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Un corrigé de la QS de SES

mercredi 24 juin 2009

J’étais pris toute la journée hier, mais je vous donne enfin mon corrigé du sujet qui sera choisi par la très grande majorité des candidats : la QSTP sur les inégalités.

ENVOYEZ-MOI VOS COMMENTAIRES SUR LES SUJETS DE SES !

Très bientôt, j’envoie le corrigé de la Dissert.

 

TRAVAIL PREPARATOIRE :

1. Faire une phrase du type « 2,1 % des cadres… » ; en revanche, une phrase se contentant de répéter l’indicateur (« le taux de pauvreté est de 2,1 % ») est notée zéro.

2. La question ne précise pas qu’il faille citer plusieurs indicateurs, d’autant qu’elle fait suite à une question portant uniquement sur le taux de pauvreté (en plus, cette question-ci ne vaut qu’un point). Il fallait effectuer un calcul simple montrant l’écart entre les deux PCS.

3. Pour cette question à 2 points, il fallait faire à la fois un constat chiffré (pas forcément sur plusieurs colonnes du tableau : on pouvait accepter une comparaison des PCS à propos d’un seul indicateur), et une explication mettant en évidence des facteurs socioculturels, à l’aide d’un vocabulaire précis (ex. capital culturel, conditions de travail, protection sociale…)

4. La paraphrase n’était pas admise, d’autant que la question vaut 2 points. Il fallait apporter des connaissances supplémentaires : flexibilité, dualisme du marché du travail, discriminations, désaffiliation et disqualification sociales…

5. On peut distinguer deux parties dans la réponse : d’une part une définition des qualificatifs de « stable » et « vulnérable » à propos des actifs ; puis une explication permettant de répondre précisément à la question, et qui est d’ordre historique : l’INSEE a créé les CSP en 1954 puis les PCS en 1982, cad. à des époques où les statuts d’emploi étaient stables et garantis par les partenaires sociaux (« compromis fordiste ») ; depuis les années 80, le développement de la précarité et des emplois atypiques n’a pas donné lieu à une nouvelle nomenclature des PCS.

6. Ne pas se contenter de citer les trois variables figurant dans le tableau (sexe, âge, et origine immigrée ou non) ; il fallait présenter ces inégalités (ex. « les femmes, les jeunes, a fortiori d’origine immigrée… subissent des inégalités / discriminations »…), sans oublier d’utiliser correctement plusieurs chiffres du tableau (sans forcément faire de calculs, car la question ne le demandait pas).

QUESTION DE SYNTHESE

Le terme d’« intérêt » dans l’énoncé est ambigu ; du coup, le sujet est faussement simple, car portant sur une question méthodologique plutôt pointue, à propos des PCS (programme de première). L’essentiel était de bien relier les PCS et les inégalités – une simple description des différents types d’inégalités ne traitait pas le sujet demandé -, mais on n’attendait pas de vous des précisions détaillées sur les critères de construction des PCS, ni un débat théorique sur l’existence des classes sociales ou les différents type de stratification sociale (les connaissances dans ce domaine étant toutefois valorisées : classes sociales chez Marx ou Warner, « toupie »…).

Le plan de la QS était assez simple à trouver, en collant au plus près de l’énoncé de la synthèse. On pouvait distinguer dans chaque grande partie, deux sous-parties : les inégalités économiques (fondées sur l’emploi, pour simplifier : elles étaient relativement claires et stables à l’époque de la création des PCS, mais elles sont plus complexes et instables aujourd’hui), et les inégalités sociales et culturelles (faisant intervenir les inégalités face à l’école et les discriminations concernant l’âge, l’origine ethnique, les quartiers…).

Vous aviez intérêt à piocher dans plusieurs chapitres : emploi, intégration sociale, mobilité sociale… L’utilisation d’auteurs n’était pas obligatoire, mais valorisée (Bourdieu, Castel…)


 

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C’est l’emploi qui va s’effondrer en 2009

vendredi 19 juin 2009

L’INSEE livre ses dernières prévisions au sujet de la grande crise économique en 2009-2010 : une récession peut-être moins grave qu’attendue, mais une catastrophe dans le domaine de l’emploi, avec environ 600 000 emplois perdus cette année, et près de 3 millions de chômeurs (le chiffre d’il y a quinze ans) de nouveau fin 2009… Retenez quelques chiffres, qui pourraient vous servir pour le devoir de SES mardi… 😉

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/06/19/la-recession-pourrait-s-attenuer-fin-2010-l-emploi-plonge_1208692_1101386.html

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« Que gagne-t-on à échanger ? » : une réponse

vendredi 19 juin 2009

«Que gagne-t-on à échanger ? Un supplément d’âme»
Le philosophe Vincent Cespedes a planché pourLibération.fr sur un des
sujets du bac de philo.

J’ajoute que cette dissertation peut aussi être lue comme une belle définition de la relation entre l’enseignant et ses élèves…


Par VINCENT CESPEDES, philosophe écrivainDe mon point de vue, «Que gagne-t-on à échanger?» est le plus beau sujet du Bac philo 2009. Beau parce que poétique (c’est-à-dire faisant trembler nos émotions les plus intimes) et politique (c’est- à-dire faisant trembler le monde). Le présupposé est facile à déceler: «Nous avons la capacité d’échanger». C’est ce verbe assez mystérieux qu’il faut interroger d’emblée.

On pense tout de suite aux transactions matérielles – troc, argent, biens divers. Puis l’immatériel nous saisit – conversation, dialogue, confidences, apprentissage, mais aussi émotions, tendresse, amour. Point commun : pour qu’il y ait échange, il faut que je prenne et que je donne, autrement dit qu’il y ait transaction entre au moins deux partis, transmission mutuelle. Comment, dès lors, parler de «gain», si la nature même de l’échange est de tendre vers la réciprocité, le donnant-donnant, l’accord des deux parties ? Inversement, si l’échange est déséquilibré, s’il induit une nette différence permettant de parler d’un «gagnant» (victorieux) et d’un «perdant» (lésé), en quoi s’agirait-il encore d’un échange, à proprement parler ?

Une distinction semble ici nécessaire. Dans l’échange matériel, ce que je donne ne m’appartient plus, je le perds au profit de ce que je reçois en contrepartie ; tandis que dans l’échange immatériel, je ne me dépossède pas de ce que je donne. L’échange matériel inverse la possession des choses, change les titres de propriété (cela vaut également pour les flux virtuels de la Bourse) ; l’échange immatériel, en revanche, est un partage. Je ne perds pas le savoir que j’enseigne, l’information que je livre ni la caresse que je prodigue.

Le commerce des biens est une translation négociée, où dans le meilleur des cas chacun ressort «gagnant» quand il atteint ses objectifs – des objectifs quantifiables −, mais où il est coutume d’essayer de sortir plus gagnant que l’autre, voire de l’écraser. Échange d’armes, serait-elles virtuelles ou indexées sur le CAC 40. Échange-combat, fait de pressions, de chantages, de bluff ; «univers impitoyable» à la Dallas, où tout le monde essaie d’être l’arnaqueur en évitant à tout prix d’être l’arnaqué. Charles Fourier (1772-1837) va même jusqu’à dire que «le commerce est en guerre contre tout le corps social, spoliant les classes productives, les gouvernements.»Au bout de cet échange-là, si l’on pousse sans frein sa logique guerrière, il y a l’esclavage et la déshumanisation: que l’on soit riche ou pauvre, personne n’en ressort gagnant. Relisons les magnifiques pages de Benjamin Constant (1767-1830) dans De l’esprit de conquête et de l’usurpation (1814) : «La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d’arriver au même but, celui de posséder ce que l’on désire. Le commerce n’est autre chose qu’un hommage rendu à la force du possesseur par l’aspirant à la possession. C’est une tentative pour obtenir de gré à gré ce qu’on n’espère plus obtenir par la violence. Un homme qui serait toujours le plus fort n’aurait jamais l’idée du commerce. C’est l’expérience qui, en lui prouvant que la guerre – c’est-à-dire l’emploi de sa force contre la force d’autrui – est exposée à diverses résistances et à divers échecs, le porte à recourir au commerce, c’est-à-dire à un moyen plus doux et plus sûr d’engager l’intérêt des autres à consentir à ce qui convient à son intérêt.»

Le commerce dominateur et sans scrupules partage avec la guerre les mêmes objectifs: non pas l’échange, mais l’appropriation. Et c’est lorsque j’y perds matériellement (en force, en argent) que j’y gagne immatériellement (en expérience, en savoir-faire). L’échange guerrier − commercial ou ouvertement violent – ne constitue un gain en lui-même que dans la mesure où je perds la bataille et j’apprends de mes erreurs. L’adversaire triomphant, lui, a bien tiré profit du conflit sur le plan matériel, mais n’a rien tiré de l’échange en lui-même. Il conquiert l’autre en le niant, passant donc à côté du gain lié à l’acte d’échanger : un gain foncièrement immatériel, qualitatif. Un gain d’humanité.

Ce gain de l’échange en lui-même, indépendant du bénéfice financier, est bien mis en valeur dans la pratique très orientale du marchandage. Discuter un prix, charmer, convaincre, jouer, cela vise bien plus qu’une négociation commerciale, n’en déplaise aux touristes cul-serrés. C’est le plaisir de l’échange pour l’échange, contrairement aux marchands européens qui arnaquent peut-être davantage mais en toute objectivité, puisque leurs prix sont affichés. Discuter un prix sur le marché, c’est d’abord et avant tout discuter. Le gain n’est pas d’abord un profit quantifiable mais une complicité, une énergie transmise, un enthousiasme qui rapproche. Or, ce commerce des âmes, bien plus vital que celui des biens, fait cruellement défaut aux sociétés technocratiques et informatisées. L’écrivain étatsunien Don DeLillo le note avec humour, dans sa pièce « Valparaiso » (1999) : «Elle a sa console et sa RAM. J’ai mon pauvre petit bout de papier. Mais je veux que quelque chose passe entre nous. Un soupçon d’échange humain. Une nuance.»

Cette «nuance» nous transforme, c’est cela qui est bon, et effrayant. Car échanger, c’est s’échanger. Je dirais même − pour reprendre le concept central de ma philosophie − : «se mélanger». Italo Calvino (1923-1985) l’écrit poétiquement : «La vie n’est qu’un échange d’odeurs». Oui, c’est de la vie qui s’échange dans l’échange immatériel, y compris les informations prétendument «objectives» dont nous abreuvent les mass media. Qui n’a pas senti dans l’échange quel qu’il soit une certaine «magie qui passe», une «bonne vibration» qui chamboule nos émotions et ancre l’autre dans notre corps, notre cœur, notre mémoire ? La philosophie française, obsédée par l’allemande, a trop longtemps dénigré et méprisé cette
expérience singulière et essentielle qui bouleverse tout un chacun.

Pour Julien Offray de La Mettrie (1709-1751), la conversation est un vital appétit d’échange qui «me rend le même service qu’un bon livre, elle relève mon âme, elle nourrit et restaure en quelque sorte un être qui mourrait comme d’inanition : c’est presque rendre la vie à un cadavre.» Dans l’échange philosophique, Socrate délivre les pédants de leurs préjugés et redonne vie à la pensée pétrifiée en dogmes. Dans l’échange pédagogique, le bon maître apprend à l’élève, mais aussi de l’élève : le cheminement de l’apprentissage s’opère par un va-et-vient passionnant. Dans l’échange amoureux véritable (à ne pas confondre avec l’encouplement qui met l’amour sous contrat !), les libertés se renforcent l’une avec l’autre, les horizons s’élargissent en se conjuguant ; les amants mélangent leurs jus et leurs joies dans une intense « percolation ». L’échange humain se décline sur le mode fertile et incontrôlable de la création.


Que gagne-t-on à échanger? – Un accroissement de vie ou, pour le dire autrement : un supplément d’âme. Un essor, aussi infime soit-il, qui déploie et vivifie grâce à l’autre nos désirs, nos rêves, notre identité, nos talents. C’est la leçon qu’Édouard Glissant nous chuchote, depuis sa Caraïbe : «Je peux changer, en échangeant avec l’Autre, sans me perdre pour autant.»Vincent Cespedes, philosophe, écrivain

auteur de J’aime, donc je suis (Larousse) un cahier de vacances philo
sur l’amour.

 

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Derniers conseils avant le bac philo

mercredi 17 juin 2009

« Le penseur » de Rodin (Musée Rodin, Paris)

 

Un professeur de philosophie, Charles Pépin, vous donne de bons conseils pour la dissertation de philo dans une vidéo :

http://www.toutpourlebac.com/conseilVideo/show/pid/350

Approfondissez votre réflexion, détendez-vous, et tout va bien se passer !  😉

 

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Les Français sont sages dans leurs achats de fringues

mercredi 17 juin 2009

Le dernier numéro d’INSEE Première fait le point sur les achats d’habillement en France sur le long terme, en relation avec les évolutions du commerce international. Des textes, des tableaux et des graphiques très clairs, pour vous exercer à la lecture de statistiques…

Cette étude confirme l’effondrement de l’emploi dans le textile et la chaussure, les Français achetant de plus en plus de produits importés. On apprend aussi, entre autres, que les Français consacrent aux vêtements une part relativement faible de leur budget, comparé aux autres pays européens.

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M. Sarkozy plaide pour une régulation de la mondialisation

mardi 16 juin 2009

A la tribune de l’Organisation internationale du travail (OIT), l’un des organismes de l’ONU, à Genève, le Président de la République a demandé la reconstruction du système financier, et la mise en place de règles mondiales dans le domaine social. 

Lire l’article dans Le Figaro (quotidien de droite) : un bon exemple d’actualité à citer au début ou à la fin d’une copie…

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/06/15/01002-20090615ARTFIG00483-sarkozy-il-faut-changer-de-modele-de-croissance-.php

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« Trou » de la Sécu : c’est grave, docteur ?

mardi 16 juin 2009

Hier a été annoncé le déficit de la Sécurité sociale, d’un montant de 20 milliards d’euros (dont 8 pour les retraites). Ce déficit justifie, selon le gouvernement, des mesures drastiques telles que le contrôle strict des dépenses de santé ou l’allongement de l’âge légal de la retraite, qui passerait de 60 à 65 ans (comme plusieurs pays européens l’ont déjà décidé, mais pas tous, loin de là).

Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE (le laboratoire d’économie de Sciences Po Paris, de tendance keynésienne) critique cette approche alarmiste du « trou de la Sécu », et considère que ce trou n’a pas à être comblé automatiquement, puisqu’il est dû à la récession économique actuelle (phénomène conjoncturel donc), ainsi qu’à des évolutions plutôt positives, tels que l’augmentation des dépenses de santé et le vieillissement de la population (on ne va pas se plaindre de vivre plus longtemps, non ?)

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Le marché du travail français n’est pas rigide

lundi 15 juin 2009

Deux études économiques remises respectivement au Président de la République et au Premier Ministre montrent que contrairement à ce que l’on dit souvent depuis les années 90 (à la suite d’une étude erronée de l’OCDE), la part du travail dans la valeur ajoutée (cad. la part des salaires, cotisations sociales et retraites dans la valeur ajoutée, donc le PIB) n’a pas sensiblement baissé dans les années 90. Cette stabilité dans le partage de la valeur ajoutée montre que la France se comporte dans le domaine de l’emploi et des salaires comme d’autres pays libéraux « flexibles » : les Etats-Unis, le Royaume-Uni

Lisez l’article dans Le Monde de l’économiste Philippe Askénazy (spécialiste de l’emploi et des conditions de travail), c’est tout à fait accessible et intéressant pour vous muscler le vocabulaire et le raisonnement avant le bac… Oh, c’est dans une semaine, tiens !  😉

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/15/partage-flexibilite-par-philippe-askenazy_1206841_3232.html

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