Tous les billets de mai 2010

Documentaire sur les patrons

dimanche 30 mai 2010

Une vidéo formidable, à ne pas manquer, et parfaite pour réviser l’année de terminale en SES : un documentaire d’Anne Kunvari (réalisatrice de « L’histoire du salariat », souvent utilisée en cours) sur l’histoire des patrons, depuis le début des années 80.

Voici la seconde partie du documentaire, qui a été diffusée il y a une semaine seulement ! Trop forts, les collègues qui l’ont mis en ligne sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/xdhr38 http://www.dailymotion.com/video/xdhraf http://www.dailymotion.com/video/xdhsax Tags : , , ,

Vidéo sur l’extrême-gauche

dimanche 30 mai 2010

Pour illustrer le chapitre de terminale sur les conflits sociaux – qui en TES1 est le dernier chapitre de l’année – voici un reportage extrait de l’émission « Complément d’enquête » de mai 2009, sur le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le principal parti d’extrême-gauche (à ne pas confondre avec les partis de la gauche radicale, comme le Parti communiste français ou le Parti de Gauche).

Trois éléments intéressants dans ce reportage sur le NPA : on voit la rencontre entre les nouveaux militants et les « vieux de la vieille » de l’extrême gauche ; ça se passe en partie à Lyon ; et enfin on peut observer leurs méthodes, qui évoluent vers une plus grande visibilité médiatique (alors que par le passé l’extrême-gauche était plutôt orientée vers des activités discrètes, voire quasi-clandestines).

Attention tout de même : depuis la date du reportage (mai 2009), la situation du NPA a beaucoup changé, en raison de deux échecs électoraux (aux européennes en juin 2009, et aux régionales en mars 2010) : le NPA est quelque peu en perte de vitesse :

http://www.dailymotion.com/video/x978sp

 

Toujours sur le thème des conflits sociaux, allez consulter l’article précis du Monde sur la grève des sans-papiers à Paris : un cas particulier, qui pose plusieurs questions intéressantes.

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Les cumulards du CAC 40

vendredi 28 mai 2010

Alternatives Economiques montre que le capitalisme financier est très concentré, puisque les sociétés du CAC 40 (les 40 plus grosses capitalisations à la Bourse de Paris) entretiennent des liens étroits, en partageant des administrateurs en commun. Certains dirigeants d’entreprises sont administrateurs dans plusieurs autres sociétés du CAC 40. « Alter Eco » a réalisé une belle infographie montrant les liens de consanguinité entre ces entreprises – et mettant en avant les plus grands « cumulards ».

Parfois, ces dirigeants envoient même leurs femmes ou leurs épouses dans les conseils d’administration… Ainsi, une petite centaine de grands patrons constituent-ils une véritable caste, qui a la haute main sur le coeur économique de notre pays.

Rappelons que ces participations ne sont pas bénévoles : les « jetons de présence » dans les conseils d’administration rapportent plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année…

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Les retraites, d’accord, mais si on parlait des jeunes ?

jeudi 27 mai 2010

Le sociologue Louis Chauvel, que nous avons étudié en cours de terminale, dans le chapitre sur les inégalités, vient de publier un article dans Le Monde. Il reprend un thème qu’il a beaucoup étudié, depuis plusieurs années : le fait que la jeune génération actuelle (ceux qui ont 30 ans environ aujourd’hui) soit dans une situation bien plus mauvaise que la génération précédente.

Une bonne lecture en période de révisions de SES… 😉

Point de vue
Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse, par Louis Chauvel
LE MONDE | 26.05.10 
 

Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes a battu un record historique : 24 %. Les enquêtes de conjoncture de l’Insee montrent depuis deux ans un pessimisme exceptionnel de nos concitoyens vis-à-vis de notre avenir. Au-delà des indicateurs de la conjoncture, les questions structurelles préoccupantes pour le long terme de notre pays s’accumulent et nous ne voyons dans ce contexte avec quels moyens les nouvelles générations pourraient améliorer leur sort. 
 
L’échec de la France à l’entrée dans la société de connaissance, la misère de l’université low cost, la situation toujours plus problématique de nos banlieues, voilà parmi bien d’autres les difficultés que doit affronter notre jeunesse, qui exigeraient des financements urgents et un effort de l’ensemble de la collectivité pour surmonter le défi de la décennie qui vient. Mais tout cela semble ne compter pour pas grand-chose par rapport au seul enjeu qui passionne le public : celui de l’avenir de « notre retraite ». Peu importe l’horreur économique, si nous pouvons disposer après 60 ans d’argent et de loisir pour oublier les peines de la vie de travailleur, comme 15 millions de nos concitoyens.
 
Dans ce contexte, quelques voix timides s’entendent à droite et à gauche pour rappeler le relatif bien-être des retraités d’aujourd’hui, et leur capacité à contribuer ne serait-ce que modestement à l’effort de la nation : la décote de 10 % pour « frais professionnels » de l’impôt sur le revenu des retraités, l’alignement du taux de la CSG des seniors sur celle des cotisants, voilà de bien modestes propositions en regard des efforts qu’il faudrait mener urgemment pour financer notre avenir collectif. La discipline gouvernementale à droite et le bon sens politique à gauche font taire ces voix isolées qui tendent à rappeler, brisant ainsi un tabou, que les jeunes seniors auraient les moyens de contribuer à notre avenir, eux qui ont plus que profité du passé des « trente glorieuses » dans leur jeunesse et qui, souvent, leur a mis le pied à l’étrier.
 
Ce tabou est bien étrange, puisque ce n’est pas un secret statistique : par rapport au reste de la population, les 55-64 ans n’ont jamais bénéficié d’un niveau de vie aussi élevé, en moyenne. Alors que, en une vingtaine d’années, les quadragénaires n’ont connu aucun accroissement de leur niveau de vie et stagnent autour de 16 000 euros, les jeunes sexagénaires sont passés de 15 500 à 20 000 entre 1985 et 2005 (+ 29 %). Il est d’usage de s’apitoyer sur les modestes pensions des seniors, mais il est habituel de ne mentionner que la pension principale de la Caisse nationale d’assurance- vieillesse (CNAV) des titulaires de revenus sociaux qui sont souvent fort diversifiés, en omettant aussi les nombreux revenus plus ou moins défiscalisés de la propriété. Généralement, on feint d’ignorer, comme Henri Sterdyniak, que les ménages de retraités sont aussi de petite taille : alors que les salaires des quadras font vivre aussi leur progéniture, les jeunes seniors, de plus en plus d’anciens couples biactifs, sont l’exemple modal des « Dinks » (« double income no kids », deux revenus pas d’enfant) du marketing américain.
 
La réalité est que jamais le taux de pauvreté des seniors n’a été aussi bas par rapport à une jeunesse paupérisée. Jamais leur revenu moyen n’a dépassé si nettement celui des générations de travailleurs, jamais leur patrimoine net moyen accumulé n’a été aussi élevé, comparé à celui des nouvelles générations. Jamais le taux de propriété ne les a mieux protégés de la crise du logement vécue par les jeunes. Jamais le taux de suicide des jeunes retraités n’a été aussi faible, relativement à celui des quadragénaires. Jamais ils ne sont partis plus longtemps en vacances, aussi, alors que, depuis 1979, cette pratique a régressé chez les adultes d’âge actif.
 
Evidemment, ce constat tracé aujourd’hui est historiquement exceptionnel : inédit, il ne pourra se prolonger puisque les futurs jeunes seniors de 2020 connaîtront le retournement de toutes ces tendances. Générations de la crise économique, du chômage de masse à l’entrée dans la vie adulte et des salaires nets amputés par l’explosion des coûts salariaux, de la moindre accumulation patrimoniale au cours de la vie active, les jeunes seniors de 2020 seront la variable d’ajustement des problèmes de retraite, comme les jeunes chômeurs et précaires sont celle du monde du travail.
 
Nous pourrions feindre de nous étonner du silence, voire des dénégations des politiques devant le contraste des difficultés des générations actives et du festin des générations de jeunes retraités. Mais la réalité appelle non au pessimisme mais à la lucidité. Dans l’ordre des idées, la gauche devrait se préoccuper de justice sociale et remédier à ces inégalités entre générations. La droite, dans un souci légitime d’efficacité, devrait chercher les solutions pour donner plus d’incitations au travail et à l’effort, par exemple en rétribuant mieux le travail et moins le loisir, dès aujourd’hui, en agissant sur le stock des retraités aisés de maintenant.
 
Pourtant, dans l’ordre de la réalité, ni les uns ni les autres, par pragmatisme électoraliste sans doute, n’ont intérêt à heurter les sensibilités d’une population de retraités qui n’ont jamais été aussi actifs politiquement. Le Parti socialiste a rendu son verdict : sa position est celle du maintien, le plus longtemps possible, des apparences de la retraite à 60 ans. Arc-boutée sur sa position fondée sur le symbole de l’héritage mitterrandiste, Mme Aubry va jusqu’à proposer à chaque Français l’horizon radieux d’une « révolution de l’âge » où les jeunes n’existent semble-t-il que pour recevoir une aide de leurs anciens. L’augmentation du taux de cotisation et l’invention de nouvelles taxes sur le capital serviraient bien sûr à combler le gouffre. Mais ces moyens nouveaux feront défaut à des besoins collectifs bien plus urgents, comme la formation efficace de nos jeunes et de nos salariés. En réalité, l’effort reposera pour l’essentiel sur les cotisations alourdies des salariés, notamment les plus jeunes, bien mal défendus par la gauche. Le gouvernement quant à lui compte bien sanctuariser les ressources économiques de seniors dont le vote sera décisif : faut-il rappeler que sans le vote des plus de 68 ans, Mme Royal eût été élue. Il n’est donc pas question de manoeuvrer le curseur le plus efficace : le niveau des pensions des retraités d’aujourd’hui.
 
C’est la force des idéologies que de fourvoyer les plus faibles, ceux qui n’y ont aucun intérêt, dans des directions qui leur seront néfastes. Le débat sur les retraites correspond bien à cela, puisque, à droite comme à gauche, les positions semblent en profonde contradiction avec la logique qui devrait guider les deux camps, à la défaveur des jeunes travailleurs, groupe social sans support politique. Du point de vue de la justice sociale, les retraités aisés doivent contribuer, mais, d’un point de vue pragmatique, ils en seront exonérés. C’est ici la conséquence du fonctionnement politique français, fondé sur un faux libéralisme qui réserve la liberté à ceux qui peuvent l’acheter et sur un faux socialisme qui a oublié ses enfants.
 
Le scénario gris foncé de l’avenir des générations de jeunes actifs d’aujourd’hui se confirme. Il en résultera que les jeunes travailleurs d’aujourd’hui sont destinés à se contenter de faibles salaires nets, à rester les victimes d’un coût du travail exorbitant, à bénéficier au bout du compte de maigres pensions, à un âge tardif, dans un contexte où les négociations sur l’aménagement de postes de travail et de conditions moins pénibles pour les actifs vieillissants seront esquivées. Tous ces constats portent vers cette conclusion : les nouvelles générations doivent faire un effort considérable de lucidité de long terme, de façon à comprendre que ce monde qui se fait politiquement sans elles se fera contre elles. Ces déséquilibres massifs exigeront bientôt un lourd réajustement : ce sera le retour du pendule. Mais l’injustice suscite l’injustice, avec l’émergence de générations doublement sacrifiées, dans leur jeunesse d’abord, puis dans leur séniorité ensuite. C’est écrit, pour 2025. 
 
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Louis Chauvel, sociologue, professeur à Sciences Po.

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Deux économistes contre l’austérité en Europe

mercredi 26 mai 2010

Un économiste qu’on connaît bien en TES1, Eric Heyer, dénonce les plans d’austérité qui se multiplient en Europe, et considère qu’avec eux, « on court à la catastrophe » (à lire dans Les Echos d’aujourd’hui).

Un autre économiste, encore plus prestigieux, disait la même chose il y a quelques jours :

 

Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d’économie (en réalité lauréat du Prix d’économie de la Banque de Suède, mais passons) en 2001, est l’une des « stars » de l’économie mondiale – et pas seulement pour les profs de SES… 😉

Joseph Stiglitz : « L’austérité mène au désastre »
 
LEMONDE| 22.05.10 | 13h12 • Mis à jour le 23.05.10 | 08h54
 
Ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la
Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les
grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la
mondialisation et le monétarisme. Il livre au Monde son analyse de la crise
de l’euro. 
  
Vous avez récemment dit que l’euro n’avait pas d’avenir sans réforme
majeure. Qu’entendez-vous par là ?
 
L’Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les
pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique
économique : le taux de change et les taux d’intérêt. Il fallait donc
trouver autre chose qui leur permette de s’adapter à la conjoncture si
nécessaire. D’autant que Bruxelles n’a pas été assez loin en matière de
régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais
l’Union européenne (UE) n’a rien prévu dans ce sens.
 
Et aujourd’hui, elle veut un plan coordonné d’austérité. Si elle continue
dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande
Dépression des années 1930, que ce n’est pas ce qu’il faut faire.
 
Que devrait faire l’Europe ? 
Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de
solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour
les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps
économiques plus cléments, permettrait d’aider les pays qui ont des
problèmes quand ceux-ci surgissent.
 
L’Europe a besoin de solidarité, d’empathie. Pas d’une austérité qui va
faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un
Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes
tous dans le même bateau. C’est d’abord et avant tout le manque de
solidarité qui menace la viabilité du projet européen.
 
Vous prônez une sorte de fédéralisme ?  
Oui. De cohésion. Le problème, c’est que les Etats membres de l’UE n’ont pas
tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a
eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel
pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne,
s’en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont
mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.
 
Ce n’est pas le cas ?  
Non. Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le
gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité.
Mais c’est d’abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a
provoqué cette situation.
 
Quant à l’Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être
accusée d’avoir manqué de discipline. Bien sûr, l’Espagne aurait dû être
plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en
quelque sorte, c’est l’euro qui a permis ça, en lui procurant des taux
d’intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie
unique. Aujourd’hui, ces pays ne s’en sortiront que si la croissance
européenne revient. C’est pour cela qu’il faut soutenir l’économie en
investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.
 
La baisse de l’euro serait donc une bonne chose ?
C’est la meilleure chose qui puisse arriver à l’Europe. C’est à la France,
et plus encore à l’Allemagne qu’elle profitera le plus. Mais la Grèce et
l’Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en
seront également bénéficiaires.
 
Mme Merkel, pourtant, sait que la solidarité peut être importante. Sans
cela, il n’y aurait pas eu de réunification allemande. 
 
Oui. Mais, justement, il a fallu plus de dix ans à l’Allemagne pour absorber
la réunification. Et d’une certaine manière, je pense que les ex-Allemands
de l’Ouest estiment qu’ils ont déjà payé un prix élevé pour la solidarité
européenne.
 
Pensez-vous que la viabilité de l’euro soit menacée ?  
J’espère que non. Il est tout à fait possible d’éviter que la monnaie unique
ne périclite. Mais si on continue comme ça, rien n’est exclu. Même si je
pense que le scénario le plus probable est celui du défaut de paiement. Le
taux de chômage des jeunes en Grèce s’approche de 30 %. En Espagne, il
dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s’il monte à 50 % ou 60 %. Il y a un
moment où Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de
savoir s’il a intérêt à poursuivre le plan que lui ont imposé le Fonds
monétaire international (FMI) et Bruxelles. Et s’il n’a pas intérêt à
redevenir maître de sa politique monétaire.
 
Rappelez-vous ce qui s’est passé en Argentine. Le peso était attaché au
dollar par un taux de change fixe. On pensait que Buenos Aires ne romprait
pas le lien, que le coût en serait trop important. Les Argentins l’ont fait,
ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils
en ont largement profité. Depuis six ans, l’Argentine croît à un rythme de
8,5 % par an. Et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent qu’elle a eu
raison.
 
Propos recueillis par Virginie Malingre

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Les limites de Facebook

mardi 25 mai 2010

Dans un article interactif du Monde, les internautes montrent les principaux problèmes posés par Facebook, qui les ont parfois amenés à réduire leur fréquentation de ce système, voire à fermer leur page :

http://www.lemonde.fr/technologies/article_interactif/2010/05/24/j-ai-decouvert-le-controle-social-avec-facebook_1362418_651865.html

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L’eau peut-elle redevenir un service public ?

mercredi 19 mai 2010

Un cas intéressant de service public… qui ne l’est plus, puisqu’il a été transféré dans la grande majorité des collectivités locales à de grandes entreprises privées (ce qu’on appelle des « délégations de service public ») : l’eau, qui est pourtant un « bien commun », indispensable à la vie, qui pourrait (devrait ?) être géré par la collectivité.

Voici l’interview d’un élu du département de l’Essonne, qui présente son projet de régie publique de l’eau (sans précision sur son étiquette politique, puisque cela n’a aucune importance ici) : cet élu ne déroule pas un discours idéologique, mais explique concrètement cette innovation intéressante.

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Texte formidable d’un économiste génial

mercredi 19 mai 2010

Si vous voulez comprendre la crise actuelle en Europe, et le monde économique dans lequel nous vivons, précipitez-vous sur l’article, publié dans Le Monde avant-hier, de Michel Aglietta, l’un des meilleurs spécialistes français de la finance internationale (et membre de l’Ecole de la Régulation, qui a conçu notamment le concept de « fordisme » comme type de régulation économique et sociale du capitalisme – un grand classique en terminale…).

Le texte est très clair, et très accessible même pour des élèves de terminale.

 

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Croissance zéro : l’investissement baisse et la consommation stagne

lundi 17 mai 2010

La relance de la croissance n’est vraiment pas à l’ordre du jour, que ce soit en France ou dans la zone euro.

Lisez l’article des Echos, qui analyse les différents aspects de la conjoncture : investissement, consommation, croissance…

Ah, au fait, le PIB en termes réels en 2009 a diminué de 2,6 %, soit une baisse plus importante qu’annoncée initialement (bizarre non ? ;))

 

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Jacques Généreux à propos de la protection sociale

lundi 17 mai 2010

C’est étrange, mais en ce moment je ne mets sur le blog que des analyses d’économistes ; peut-être parce que notre époque complètement folle a un besoin urgent d’avis éclairés.

Aujourd’hui, Jacques Généreux, professeur à Sciences Po Paris, commente dans une émission de radio la proposition d’Alain Minc – commentateur professionnel depuis 30 ans, expert en tout sans être spécialiste de rien, et accessoirement conseiller de N. Sarkozy – de faire payer leurs dépenses de santé aux personnes âgées fortunées : 4 mn lui suffisent à expliquer l’esprit de la protection sociale républicaine, par opposition à l’esprit du marché et de l’individualisme.

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