Tous les billets de la catégorie ‘Actualité politique’

12 octobre : les plus grandes manifestations depuis quinze ans

Mercredi 13 octobre 2010

Le magazine Le Point (qui n’est pas une revue d’extrême-gauche) estime qu’il s’agit des plus grandes manifestations en France depuis quinze ans.

A Marseille, comme d’habitude, l’écart entre la police et les syndicats pour le calcul du nombre de manifestants a été énorme : un syndicat de police dénonce un maquillage des chiffres.

Voici des images orignales : la participation aux manifestation pour les retraites du Théâtre du Soleil.

Enfin, il ne faut pas oublier un aspect essentiel de tout mouvement social : le rôle joué par les médias. Aujourd’hui, certains médias, qui avaient minimisé la mobilisation jusqu’à présent, entonnent désormais le grand air de la radicalisation, l’embrigadement des jeunes (comme si les profs pouvaient forcer leurs élèves à descendre dans la rue), etc.

Voir l’analyse d’un site consacré à l’analyse des médias, Acrimed.

 

Et pour finir, pour vous donner une idée de ce que sont ces manifestations (les lycéens auxquels je m’adresse en priorité n’étant pas censés le savoir…), voici quelques images de la manifestation précédente, le 23 septembre, à Paris .

Et une petite vidéo de la manifestation à Bobigny (93) ce 12 octobre : « C’est dans la rue que ça se passe, quand il se passe quelque chose… » :)

Image de prévisualisation YouTube

 

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L’extrême-droite xénophobe entre au parlement suédois

Lundi 20 septembre 2010

La Suède est souvent désignée comme un modèle dans le domaine de la protection sociale, ou des égalités hommes-femmes. Pourtant, dans ce pays parmi les plus développés et les plus démocratiques au monde, les élections législatives ce week-end ont permis au parti d’extrême-droite, xénophobe et populiste, d’obtenir 5,8 % des voix et d’entrer ainsi au Parlement.

Comme la droite traditionnelle et la gauche ont obtenu des scores proches, aucune des deux principales formations n’arrivant à obtenir la majorité absolue, l’extrême-droite pourrait se trouver dans une position d’arbitre, pour le vote des lois, ce qui met mal à l’aise les démocrates européens… Un événement éloigné de la France, mais qui reflète la montée en Europe d’un certain état d’esprit, à l’égard des étrangers, et des valeurs d’égalité et de tolérance.

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Les mots de la sécurité ne sont pas innocents

Samedi 12 juin 2010

Sur le site d’information indépendant « Rue 89″, un article intéressant sur le vocabulaire de la sécurité, qui induit une certaine approche de la sécurité et de la lutte contre la délinquance, et influence leur présentation auprès de la population, et les images que celle-ci va conserver des « quartiers », ou des « délinquants »…

Aujourd’hui, il semble que le vocabulaire soit de plus en plus vague, ce qui veut dire que tout un chacun est un délinquant en puissance pour les « experts » de la sécurité :

http://www.rue89.com/2010/06/09/si-le-delinquant-nest-personne-cest-quil-est-tout-le-monde-154213

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Tous les juifs ne soutiennent pas les exactions d’Israël

Mardi 1 juin 2010

Il est bon de le rappeler, suite à l’assaut de la flotille d’aide humanitaire à Gaza par la marine israélienne hier, qui a fait au moins 9 morts pro-palestiniens.

En aucun cas, il ne faudrait opposer les « méchants » Israéliens aux « gentils » Palestiniens. Il existe de nombreux Palestiniens fataniques et participants actifs au terrorisme et à l’islamisme, et de plus en plus d’Israéliens – et de Juifs en dehors d’Israël – progressistes et partisans de la paix.

La pétition JCall veut faire entendre une autre voix – plus ouverte au dialogue avec les Palestiniens – dans les communautés juives dans le monde, et veut promouvoir la paix en Israel et dans les territoires palestiniens occupés.

Lire le texte de l’appel JCall.

Ce texte suscite une forte polémique entre intellectuels juifs, ce qui est sans doute une bonne chose et permettra peut-être de faire avancer le débat, et de sortir des clivages simplistes.

L’historienne Esther Benbassa a également signé un article dans Rue89 soutenant l’appel JCall, et condamnant l’intervention de la marine israélienne.

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Avez-vous la « Frêche touch » ?

Mardi 16 février 2010

Pour se détendre, voici la dernière réalisation du groupe humoristique « Action Discrète » sur Canal + : ils ont arpenté Montpellier, en faux militants de Georges Frêche, ayant troqué « la langue de bois pour la langue d’oc » ; et ils s’autorisent ainsi tous les dérapages verbaux à l’égard de différentes minorités, comme leur patron (qui s’est fait connaître par ses déclarations racistes), sans toujours rencontrer beaucoup de résistance de la part de la population…  :)

Mais la blague de potaches ne s’arrête pas là, puisque Georges Frêche a engagé un recours auprès du CSA – hélas, certaines associations locales se sont aussi senties insultées, alors que l’objectif était tout le contraire). A suivre…

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Alors, que fait-on avec le voile intégral ?

Mercredi 27 janvier 2010

La mission parlementaire sur le voile intégral (appelé souvent, à tort, « burqa ») a remis aujourd’hui son rapport, en préconisant son interdiction.

Un sociologue spécialiste de l’intégration répond de manière complète à un entretien, en montrant que le problème est très complexe, et que notre pays devra encore travailler la question au-delà d’une simple interdiction par une loi…

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La « haine de l’autre » comme mode de gouvernement ?

Lundi 28 décembre 2009

Trois articles à lire absolument sur les relations entre politique et médias, à propos du débat actuel sur l’identité nationale :

Dans une chronique au Monde datée du 18 décembre, l’excellente essayiste  Caroline Fourest montre les « failles de la médiocratie » : dans les dérapages récents dans la vie politique, tout n’est pas de la faute des médias, mais leur responsabilité est de créer les conditions d’un débat sain : on ne peut pas débattre n’importe comment, avec n’importe qui. De nos jours, au contraire, ce sont souvent les extrêmistes qui s’expriment dans les médias, et notamment internet.

Dans un entretien très intéressant au Monde le 26 décembre, Emmanuel Todd, démographe et historien – qui a publié plusieurs ouvrages importants croisant histoire, économie et sociologie, bien dans l’esprit SES donc – critique la politique de Sarkozy qui selon lui développe la « haine de l’autre » et stigmatise des boucs-émissaires (les immigrés, les musulmans) pour masquer les inégalités économiques classiques, qui s’accroissent (à travers notamment les baisses d’impôts qui bénéficient surtout aux riches), et l’échec de la politique de l’emploi.

L’auteur fait également référence au contexte précédent la Seconde guerre mondiale, période qui avait vu la montée des thématiques ethniques et racistes dans la vie politique… Bien sûr, les années 2000 ne sont pas les années 1930, mais il est toujours utile d’avoir bonne mémoire.

Un autre article, dans Alternatives Economiques, traite du même sujet, « La fabrique de l’identité nationale » et sa récupération politique, et revient aussi sur les années 30 et 40.

 

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Comment votent les ouvriers aujourd’hui ?

Mercredi 9 décembre 2009

Un institut de sondage vient de réaliser une étude sur le vote ouvrier, et son évolution récente : il s’agit d’une question intéressante et importante au plan politique, pour la gauche comme pour la droite.

En effet, les ouvriers représentent près de 30 % de la population ; plus généralement les catégories populaires constituent encore la majorité de la population (ouvriers + employés = 60 % de la population active) – contrairement à ce qu’on croit souvent, les « classes moyennes » ne dépassent pas un quart de la population totale, alors que les responsables politiques n’ont pensé qu’à elles ces dernières années, et se sont largement éloigné de leur électorat populaire…

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La vraie place de l’immigration en France

Vendredi 4 décembre 2009

Une enquête du Monde rappelle les statistiques de l’immigration en France, et son véritable poids. La France est un grand pays d’immigration depuis plus d’un siècle, et selon François Heran, spécialiste de la question, un Français sur 3 aurait un arrière-grand-parent né à l’étranger. Pourtant, la France est le pays européen où l’immigration pèse le moins dans la natalité.

Ce qui est nouveau, c’est la récupération politique de l’immigration par le gouvernement – et non plus seulement par l’extrême-droite – pour en faire le bouc-émissaire des problèmes du pays, et la présenter comme une sorte de menace :

A lire ! C’est riche et intéressant :

http://lemonde.fr/societe/article/2009/12/03/le-nouveau-visage-de-la-france-terre-d-immigration_1275576_3224.html#ens_id=1258775

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A quoi sert un débat sur l’identité nationale ?

Jeudi 5 novembre 2009

A l’heure où démarre le « grand débat national » voulu par Eric Besson, ministre de l’identité nationale et de l’immigration, les textes de spécialistes ou de grandes personnalités arrivent, et nous intéressent en SES.

Première source de commentaires : les anthropologues (ou ethnologues) comme l’immense Claude Levi-Strauss, qui vient de mourir. Celui-ci était hostile à la récupération politicienne du thème de l’identité nationale.

En outre, dans Alternatives Economiques, Guillaume Duval demande si les immigrés menacent l’identité nationale (puisque la notion d’identité nationale est systématiquement associée à la question de l’immigration par le gouvernement).

Enfin, l’ancien premier ministre Michel Rocard a donné une interview riche et intéressante au Nouvelobs.com, que je vous invite à lire ci-dessous : 

Faut-il un débat sur l’identité nationale ?

 

Michel Rocard : – Cela ne m’inspire pas grand-chose de bon. La France est incontestablement l’un des pays occidentaux qui a la plus forte identité nationale. Des individus comme Louis XIV, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle sont fortement créateurs de références identitaires. Et puis la France a cette particularité d’être différentes de tous les autres pays d’Europe sur un point majeur. Mais cela nécessite de prendre le temps de parcourir l’histoire.
Les grands empires qui sont apparus à travers le monde – en Amérique, en Afrique, comme au Moyen-Orient ou en Asie – sont presque toujours respectueux des identités linguistiques et religieuses des territoires qu’ils absorbent. Mais nous avons en Europe une autre tradition, beaucoup plus exigeante dans l’unification des territoires. C’est celle des royaumes. Nous n’avons pas d’empire qui réussit, mais huit ou neuf communautés linguistiques et religieuses – linguistiques à titre principal- qui vont créer des nations, chacune avec leurs rois ou leurs princes. Pendant un millénaire et demi, elles devront se défendre les unes des autres et construire une identité. C’est vrai du Portugal. C’est vrai aussi de l’Espagne, même s’il y a une petite difficulté linguistique avec la Catalogne et le Pays Basque. C’est vrai aussi de l’Angleterre et de la communauté néerlandophone, qui va prendre la forme des Provinces unies, les Pays-Bas. C’est vrai de la Pologne, c’est vrai aussi de la Hongrie et de la Russie.
Il y a deux retards dans la constitution des nations: l’Italie et l’Allemagne. Mais tout de même l’Italie et l’Allemagne ont ces caractéristiques d’être des communautés linguistiques, qui se donnent un peu après les autres une structure d’Etat.

La France est un cas absolument unique
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- La France est depuis le milieu du XIXe une terre de dépression démographique. Il y a avait vers 1935-36 déjà 4,5 millions d’étrangers en France. Et la presse de l’époque montre que certaines couches de la population traitaient les immigrés – Italiens, Polonais, Belges…- comme des chiens. La presse d’aujourd’hui n’ose pas, s’agissant des Arabes ou des Noirs, reprendre le vocabulaire, les insultes et les présupposés que colportait la France entre les deux guerres. Tous ces hommes sont devenus citoyens français. La France est faite comme ça! Se poser le problème de l’immigration, c’est se poser la question de la date à laquelle s’arrête la bienvenue que nous avons souhaité à tous ceux qui sont devenus Français en venant d’ailleurs, et qui sont aujourd’hui un bon tiers, sinon la moitié, de notre population totale. Alors à partir de quand on crache dessus ?
Exalter la France est une chose. Je me sens Français comme pas possible. Je suis éperdument fier d’être par hasard né dans ce pays. Mais je n’ai pas envie que la chance que cela représente soit fermée à d’autres, au nom d’un sectarisme qui n’est pas dans notre histoire. Et je crains beaucoup que le fait d’ouvrir le débat ne se traduise, comme souvent en France, par une volonté de formaliser, de décrire et de mettre dans des textes, ce qui va figer. C’est idiot… C’est idiot parce que je n’ose pas caresser l’espoir que dans ce débat sur l’immigration, la victoire aille à cette définition : la France est la seule identité nationale au monde qui soit en définition évolutive et constamment en train d’agglomérer de nouvelles sensibilités et de nouvelles représentations linguistiques ou de couleurs de peau.
  

C’est votre définition ?

 

- Oui. Absolument. En 1789, les Français secouent le joug de la monarchie absolue. Les trois ordres se réunissent, ils écrivent la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, et il ne leur vient pas à l’idée de n’écrire que pour eux. Ils écrivent pour le monde entier. Les deux premiers mots sont « Les hommes« , sans distinction géographique, linguistique ou raciale. « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
C’est un trait culturel. Et toute idée que le cadeau de la France au monde qu’est ce texte puisse être terni, par le fait qu’on donnerait plus d’importante à certains hommes qui sont rassemblés dans l’hexagone sur certains autres, c’est un attentat à la grandeur de la France.
 
 
  

Le débat sur l’identité nationale de la France est-il relancé à des buts électoralistes ?

 

- La perspective électoraliste ne peut pas être dissociée, c’est vrai. Mais dès lors qu’on ouvre le débat, la perspective électoraliste disparait. Il y a le sujet, et il y a ce qu’on va en faire. On pourrait concevoir ce débat comme un simple enrichissement culturel pour chacun, comme un inventaire des faits fondateurs. Si c’était pour reparler de Bouvines, je trouverais cela très bien. On pourrait rigoler ensemble bu baptême de Clovis.
Ma crainte, c’est qu’on mette des frontières là où il n’en faut pas. C’est que parler de l’identité nationale nous convainque qu’il y a une substance de plus, quelque chose de qualitativement différent, entre ceux qui sont Français et ceux qui ne le seraient pas mais habiteraient quand même notre territoire. C’est ça le risque. Car l’enjeu, c’est une insertion décente de tous ces gens, comme nous l’avons toujours fait.
 
 
. Une petite zone militarisée – Ile-de-France, Val de Loire – va produire une collectivité linguistique nationale. La langue française, c’est le Val de Loire, son lieu de naissance. Cette communauté va se militariser à outrance, parce qu’elle est petite et parce qu’elle est exposée dans une zone de plaine. En conséquence, le royaume de France va se développer en s’étendant militairement, bien au-delà de sa communauté linguistique. La naissance de la France se réalise par la conquête militaire d’au moins cinq cultures – j’appelle culture la coïncidence entre une langue et un art de prier. Je veux parler de la Bretagne, de l’Occitanie, de l’Alsace, d’une partie de la Flandre, de la Corse, et puis de notre petit bout du Pays basque. Vous avez le souvenir de la guerre des Albigeois ? Elle aurait fait entre 400 et 500.000 morts, avec les techniques militaires de l’époque – et la gentillesse de Simon de Montfort. C’est la conquête par le Nord de tout le Midi qui, au sud d’une ligne allant de Bordeaux à Grenoble, parlait Occitan.
C’est ça, la France. Le pouvoir central est construit militairement, ce n’est pas le produit d’une communauté. Tout cela est assez fabuleux et donne à la France une identité très spécifique qui est beaucoup moins marquée par le droit du sang. Très tôt, il y a un sentiment national étonnant, par l’échange de souvenir d’événements.
La victoire de Philippe Auguste à Bouvines [en 1214, NDLR] permet une sorte de fierté nationale. Il a un peu du David contre Goliath dans la bataille du petit royaume de France face à cette immensité qui était en train de se confédérer, le Saint Empire romain germanique. Et on a fait craquer l’empire.
Puis le moment de cristallisation nationale formidable, c’est la bataille de Valmy, sous la Révolution [en 1792, NDLR]. Dans les troupes commandées par Dumouriez, on évalue à moins de 20% ceux qui parlaient français.
Et ensuite arrive la IIIe République avec ses hussards noirs [les instituteurs, NDLR] qui imposent le français dans toutes les écoles.
Tout cela nous donne un art de vivre ensemble, parfois avec une assez grande indifférence au droit du sang, et donc une majoration de l’identité de choix de culture et de volonté d’un destin commun, largement façonné par la Révolution. Et tout cela est assez magnifique. On a même fait vivre cette identité à la Martinique, à la Guadeloupe, au Sénégal et à dans presque toutes nos colonies.
L’idée que tout cela fasse doute et qu’il faille en rediscuter me stupéfie. Cela fait une identité absolument merveilleuse, dont il est vrai qu’on la durcie quand on la prend comme Le Pen. Parce que Le Pen, au fond, nie la réalité de l’adhésion à cette nation de gens qui y sont depuis 150 ans. Ma mère était Savoyarde. Ce qui veut dire que moi-même, je dois d’être Français à un succès diplomatique de Napoléon III, tandis que pour Le Pen, je suis un Rital.
Cela ne me fait pas plaisir de rouvrir la conversation. Je trouve ça complètement imbécile. Il faut bien voir que cette logique de fabrication de la France se détruit si on la ferme. C’est une logique d’ouverture. La France se définit comme une sorte d’orgueil permanent. Moi je suis protestant. Cela veut dire que mes ancêtres sont considérés comme Français depuis ce jour mystérieux d’août 1789 où l’Assemblée constituante a fait citoyens français successivement les protestants, les juifs, les comédiens et les gens de couleur.
Dans l’idée d’arrêter ce mouvement de générosité, il y a quelque chose qui me choque. Parce qu’ouvrir le débat, c’est rechercher l’écriture d’une formalisation instantanée de la description de ce qu’est l’identité française. Or, elle a été dans l’histoire complètement évolutive. Et après tout, si on décide que c’est à la date du 3 août 1789 que s’arrête la fabrication de la France, moi je cesse d’être citoyen.
 

 

 N’est-ce pas aussi la question de l’immigration qui est sous-entendue dans le débat sur l’identité française ?

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