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A ne pas manquer : un très grand économiste explique très clairement la crise grecque

Dimanche 9 mai 2010

Ne manquez pas l’interview sur France Culture d’André Orléan, l’un des plus grands économistes français, qu’on entend trop peu dans les médias. Démarrez l’écoute de l’émission « Les retours du dimanche » d’aujourd’hui, à 3 min 30, et jusqu’à 29 mn. (une petite demi-heure donc, mais un grand moment, je vous l’assure)

Avec une approche originale, développée depuis les années 80 et faisant intervenir l’anthropologie et la psychologie, donc éloignée de la pensée économique dominante – mais très appréciée en SES ;) -, André Orléan explique ici de manière lumineuse la crise financière actuelle, ses origines et ses solutions possibles – car elles existent ! Encore faudrait-il un minimum de volonté politique de la part des Etats, par exemple dans la zone euro qui fait la preuve aujourd’hui de sa faiblesse, et de son manque de solidarité entre Etats-membres.

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3 scénarios possibles dans la zone euro

Samedi 1 mai 2010

Alternatives Economiques, dans son numéro de mai, analyse trois scénarios possibles, à propos de la crise grecque qui fragilise toute la zone euro : lisez le texte ci-dessous, de Christian Chavagneux :

 

L’Union européenne n’a jamais été si mal en point. Elle semble certes prête à passer le test grec, mais les risques qui se profilent à l’horizon augurent mal pour les mois qui viennent.

Le premier scénario est celui d’un nouvel emballement sur le dossier grec. Admettons qu’après le déblocage des fonds du plan d’aide à la Grèce, le calme revienne de façon durable sur les marchés financiers, le pays ne sera pas pour autant sorti d’affaire sur le plan budgétaire. L’austérité supplémentaire qui lui est demandée en contrepartie de l’aide risque, en effet, de provoquer un cercle vicieux déflationniste : une baisse non maîtrisée et durable des prix et de l’activité − qui entraînera à son tour une chute des recettes fiscales − accroîtra les taux d’intérêt réels et limitera fortement les effets des mesures d’austérité sur le rétablissement du solde budgétaire et de la dette.

Dans les mois qui viennent, on peut s’attendre à de mauvaises nouvelles sur le front grec. Celles-ci pourraient réveiller le volcan des marchés et lui faire cracher de nouveau ses poussières pour embrumer nos économies. Compte tenu des difficultés rencontrées pour aider les Grecs, on n’ose imaginer la cacophonie qui résulterait de la nécessité d’aider l’Espagne si elle devait être touchée. Et cela d’autant plus qu’une aide à l’espagne réclamerait des sommes bien supérieures : entre 350 et 500 milliards d’euros, selon les estimations. L’absence totale de leadership européen, que ce soit de la part de la Commission européenne, d’Herman van Rompuy ou de la présidence espagnole du Conseil européen, fait craindre le pire pour la suite.

La hausse des taux d’intérêt

Le deuxième scénario à risque est celui d’une hausse trop rapide des taux d’intérêt. L’Europe est la zone qui reste le plus à la traîne de la croissance mondiale. Si le reste du monde repart plus vite, les prix du pétrole et des matières premières vont monter, poussés à la fois par la demande et par la spéculation. De quoi rendre la Banque centrale européenne (BCE) nerveuse ; d’autant plus qu’il est à peu près sûr que, dans l’année qui vient, la Fed américaine annoncera haut et fort qu’elle va remonter ses taux à court terme, pour les remonter effectivement ensuite.

L’euro en subira les conséquences en se dépréciant. Cela apportera un soutien aux exportations européennes et à la croissance, mais la BCE ne laissera pas la monnaie commune trop décrocher, surtout si les prix des matières premières alimentent l’inflation. Certes, il n’y aura pas de tensions structurelles sur les prix : l’offre de produits de pays émergents à bas prix sera toujours là, et on voit mal les entreprises qui délocalisent à tour de bras se mettre à augmenter vigoureusement les salaires. Néanmoins, la BCE, toujours soucieuse de protéger les investisseurs détenteurs d’obligations, réagira en augmentant ses taux si des tensions conjoncturelles apparaissent. Au risque d’entraver le retour de la croissance et de l’emploi.

Ce scénario augure également mal pour le coût de la dette publique, si les taux à long terme suivent. Certes, dans un contexte de liquidités mondiales abondantes, le mouvement des taux longs ne reflète plus forcément celui des taux courts. Mais le risque existe que, face à des situations budgétaires tendues et un endettement public élevé, les marchés réclament des taux d’intérêt plus importants pour continuer à prêter aux Etats endettés.

Retour de la rigueur

Ce qui nous amène au troisième scénario de risque : face aux exigences des marchés financiers, les gouvernements peuvent être tentés de montrer leur attachement viscéral à la bonne gestion des deniers publics et de serrer la vis budgétaire par des réductions de dépenses plus rapides. Alors même que l’endettement privé sera encore atone, l’Etat viendrait alors étouffer le dernier moteur interne de la croissance.

Ces trois scénarios de risque font peser une forte menace sur l’Europe. Dès lors qu’aucun mécanisme de solidarité n’existe entre pays européens pour faire face à une crise, la zone euro devient une machine à fabriquer de la divergence entre les économies (comme le soulignent à juste titre Patrick Artus et Marie-Paule Virard, dans leur prochain livre à paraître bientôt Pourquoi il faut partager les revenus), réduisant encore la volonté politique de trouver des solutions communes.

Le pire, c’est précisément le manque de volonté politique. Les dirigeants européens actuels − à commencer par Jose Manuel Baroso et Herman van Rompuy −n’ont pas de projet pour relancer la construction européenne. En face, les Etats membres ne veulent pas s’engager dans une évolution qui risquerait de leur enlever la moindre petite parcelle de prérogative nationale. De leur côté, quand elles peuvent s’exprimer, les opinions publiques renvoient surtout une image négative de l’Europe actuelle. On voit donc mal d’où pourrait venir une initiative politique à la hauteur des défis.

Le projet européen n’allait pas bien avant la crise. Depuis, il a pris du plomb dans l’aile.

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La directive Bolkestein n’est pas enterrée, elle est appliquée près de chez vous !

Vendredi 16 avril 2010

Au moment du débat sur le Traité constitutionnel européen en 2005, un projet de directive avait choqué de nombreux citoyens, en France notamment. Il s’agissait de la « directive Services » proposée par le commissaire européen Fritz Bolkestein, selon laquelle une entreprise européenne pourrait proposer ses services dans un autre pays avec les prix et les salaires de son pays d’origine (et non du pays d’accueil). La directive Bolkestein avait été illustrée par l’affaire du « plombier polonais » : Bolkestein avait expliqué avec cynisme qu’il avait une résidence secondaire dans le nord de la France, et qu’il aimerait bien pouvoir trouver un plombier polonais, parce qu’il n’y avait jamais d’artisan disponible en France quand on en avait besoin…

Depuis 2005, on pensait que le principe du pays d’origine avait été définitivement abandonné. En fait, il n’en est rien ! De nombreuses entreprises n’hésitent pas à employer des travailleurs d’autres pays, avec des conditions de travail et des salaires ne correspondant pas du tout à ceux du pays d’accueil – la France par exemple.

Lire un reportage assez inquiétant, sur le site de l’hebdomadaire Marianne.

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Formidable présentation sur la crise grecque et sur la zone euro

Dimanche 11 avril 2010

La « crise grecque » et les remous qu’elle provoque dans la zone euro ne sont pas simples à comprendre, et pourtant importants à l’heure actuelle et pour l’avenir de l’Europe.

Le mensuel Alternatives Economiques vient de réaliser une présentation multimédia très claire, et très réussie esthétiquement., avec plusieurs vidéos des membres de l’équipe de la revue préférée des SES.

Le dossier est technique, et demande un effort et beaucoup de concentration – vous pouvez faire une pause au milieu… Mais il est tout à fait accessible, et en vaut la peine, d’autant que les politiques économiques en Europe constituent le dernier chapitre du programme de terminale… Tout travail paie !  ;)

 

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La France, mauvaise élève de l’emploi des seniors en Europe

Mercredi 16 décembre 2009

La France est l’un des pays où le taux d’activité (proportion de ceux qui ont un emploi ou qui en recherchent un) des plus de 50 ans est le plus bas, parmi les pays développés.

Quelles sont les pratiques en usage dans d’autres pays qui emploient davantage que nous les seniors ? Deux économistes de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques : le laboratoire d’économie de Sciences Po Paris) ont dressé l’an dernier un bilan concis mais dense sur l’emploi des seniors dans différents pays européens.

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1989-2009 : l’Europe centrale est-elle enfin en Europe ?

Samedi 7 novembre 2009

 Prague

(Prague, République tchèque)

Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, la revue Alternatives internationales fait le point, dans un court article, sur les rapports entre les pays d’Europe centrale et orientale (PECO), anciennement satellites de l’Union soviétique, et le reste de l’Europe, en particulier l’Union européenne : un bon document sur l’ »autre Europe ».

http://www.alternatives-economiques.fr/1989—vingt-ans-apres–ce-que-l-europe-centrale-attend-de-l-union_fr_art_862_43948.html?PHPSESSID=helc8lb2pnl58nembpb4s571m4

Le quotidien économique Les Echos, de son côté, fait un bref bilan économique : ces pays ont été affectés par la crise, demeurent dans une situation fragile, mais sont jeunes économiques, et donc plein d’une énergie et d’une capacité d’adaptation que d’autres pays pourraient leur envier :

http://www.lesechos.fr/info/inter/020206752264-vingt-ans-apres-la-chute-du-mur-la-crise-contraint-la-nouvelle-europe-de-l-est-a-se-rein-venter.htm

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Pour la sortie de crise en Europe, c’est chacun pour soi

Jeudi 22 octobre 2009

Les 27 pays membres de l’Union européenne abordent la « sortie de crise » à venir avec des rythmes et des politiques économiques très dispersés, ce qui nuirait bien entendu à la relance. Aucune coordination d’envergure par la Commission européenne…

Lire l’article du Monde :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/10/22/les-vingt-sept-abordent-en-ordre-disperse-la-sortie-de-crise-economique_1257366_1101386.html#ens_id=1244163

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Bientôt une « taxe carbone » européenne ?

Mardi 6 octobre 2009

Taxe Carbone

Les ministres des finances des 27 pays membres de l’Union européenne envisagent de mettre en place la « taxe carbone » à l’échelle européenne, afin d’inciter les citoyens à faire évoluer leurs comportements et ainsi lutter contre le changement climatique, tout en renouvelant les sources de recettes fiscales de l’Etat.

Voici un bilan des expériences à l’étranger  menées jusqu’à aujourd’hui.

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Développement et crise : le cas de l’Irlande

Jeudi 11 juin 2009

Mario a fait référence aujourd’hui à l’arrivée récente d’ouvriers est-européens en Irlande : je me souvenais de manifestations à ce sujet en Angleterre cette année, mais pas en Irlande ; c’est pourtant lui qui avait raison !

Lisez comment l’Irlande est devenue un « tigre celtique », et comment elle est touchée par la crise

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Résultats des européennes pays par pays

Lundi 8 juin 2009

Le drapeau européen

 

 

 

 

Vous êtes impatient(e) de connaître les résultats du parti turc de Bulgarie, des communistes chypriotes, des populistes de gauche slovaques ou du parti des retraités slovènes ?…

Allez voir la belle carte animée de Libération, régulièrement mise à jour.

 

Le Monde, quant à lui, montre l’hémicycle du Parlement européen et ses différents groupes, en 2004 et aujourd’hui. Ce qu’il faut savoir, et qui est gênant, c’est qu’il n’y a pas de majorité claire qui permet de gouverner, comme dans une démocratie ordinaire : selon les sujets de discussion, il y a des alliances compliquées entre les groupes…

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