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Corrigés de tous les sujets du bac SES 2011

mardi 28 juin 2011

REALISES PAR L’EQUIPE DU WEB PEDAGOGIQUE. Merci à eux !

CORRIGE DES SUJETS D’ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE ET DE SPECIALITE

Pour le plan de la dissert, les deux parties pouvaient être inversées bien sûr : « Il y a des problèmes liés aux mutations de l’emploi… Mais l’emploi reste important… » Mais attention, ne pas confondre « travail » et « emploi » 😉

Pour la QSTP, il ne fallait pas sortir des limites du sujet – et il y avait déjà beaucoup à dire, venant du cours…

J’ai trouvé les sujets tous bons, et très faisables pour un(e) candidat(e) ayant travaillé régulièrement toute l’année

Personnellement, je trouve que la dissertation avait un dossier documentaire plus riche (avec des documents parfois techniques à lire, mais intéressants), et un sujet plus stimulant, que la QSTP (toujours choisie par au moins deux tiers des candidats, alors qu’elle n’est pas toujours le sujet le plus « payant »…).

RV mardi 5 à 9h pour les résultats au Lycée Condorcet !

J’y serai, pour discuter avec vous, vous féliciter ou vous donner des conseils pour le choix des disciplines à l’oral de rattrapage…

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Révision bac : Croissance économique et développement durable

jeudi 26 mai 2011

SUR UN AUTRE BLOG DU « WEB PEDAGOGIQUE », voici un plan détaillé sur le premier chapitre du programme de terminale :

Dossier EDD : la croissance économique est-elle compatible avec le développement durable ?

le 18 mai 2011

Je ne vous apprendrai rien en disant qu’on attend de vous une réponse argumentée plutôt qu’une simple prise de position. Dans ce type de sujet où deux termes s’opposent, une posture classique revient à analyser les impacts de l’un sur l’autre. Dans un premier temps, il est plus simple d’aller dans le sens du sujet (croissance et développement durable sont incompatibles) puis de montrer qu’ils se nourrissent l’un l’autre. Cela ne sert à rien d’essayer de faire plus original : ce type de plan vous permet de présenter vos idées de manière cohérente.

Vous pourrez en conclusion rappeler la complexité du sujet (comme le montre l’exemple du barrage des Trois-Gorges) puis prendre position à la lumière des différents arguments exposés précédemment. Ne cherchez pas à trouver une solution (vous venez de démontrer qu’il n’y avait pas une seule solution), mais vous pouvez par exemple imaginer, selon vous, quel axe de développement sera privilégié dans les prochaines années.

La recherche de la croissance économique et celle d’un développement durable ne sont-elles pas incompatibles? Cette question est présente dans le projet de programme 2012 de Terminale, déjà sous-entendue dans le programme actuel et a fait l’objet de sujets au bac ES.

PLAN DETAILLE

Le développement durable peut être ici appréhendé dans ces différentes dimensions. Ainsi les dimensions sociales et environnementales du développement durable rentrent-elles en contradiction avec l’objectif de croissance économique ?

  • I. Croissance économique et développement durable semblent inconciliables
    • A. La croissance économique compromet le développement durable
    • B. Le développement durable freine la croissance économique
  • II. Croissance économique et développement durable peuvent aller de pair
    • A. La croissance économique rend possible le développement durable
    • B. Le développement durable stimule la croissance économique

I. Croissance économique et développement durable semblent inconciliables

A. La croissance économique compromet le DD

1. La croissance économique a un impact négatif sur l’environnement. L’accroissement de la production (et de la consommation) s’accompagne d’une plus forte consommation d’énergie, de l’épuisement des ressources naturelles, de davantage de déchets ménagers et industriels… Les pays les plus riches sont le plus souvent ceux qui ont l’empreinte écologique la plus élevée. Pour illustrer le fait que produire est un acte polluant, certains sites d’entreprise présentent leur impact environnemental (certes pour montrer les efforts faits pour le minimiser).

L’exemple d’Apple est intéressant, l’entreprise décompose les différents stades de la pollution durant la vie de ses produits: la fabrication, le transport, les installations telles que les bureaux, les centres de distribution, les points de vente, mais aussi l’utilisation par les consommateurs et le recyclage. Autre idée pour illustrer ces propos: trouver une vidéo d’entreprise et demander aux élèves les différents moments où une pollution peut s’exercer. Le site de Méo propose une vidéo succincte mais claire de la production de son café.

2. L’accroissement des revenus se fait souvent au prix de l’accroissement des inégalités, ce qui compromet la dimension sociale du DD. Par exemple l’externalisation de la production dans les secteurs du textile ou des jouets dans les PED est l’occasion d’exploiter une main d’œuvre bon marché.

B. Le DD freine la croissance économique

1. Les taxes créées sous le principe « pollueur-payeur » viennent alourdir les coûts de production et rendent les entreprises moins compétitives que leurs homologues étrangères non soumises aux mêmes règlementations. C’est d’ailleurs l’argument que le Medef avait avancé pour argumenter contre le projet de la taxe carbone. Ainsi Laurence Parisot avait déclaré en mars 2010 suite à l’abandon du projet: « Nous sommes soulagés, notamment pour toute l’industrie qui n’aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité. » (source: Medef)

2. Pour les adeptes de la décroissance, la préservation de l’environnement passe par la fin du consumérisme et du productivisme.(voir notre article à ce sujet)

II. Pourtant croissance économique et DD peuvent aller de pair

A. La croissance économique rend possible le DD

1. D’un point de vue social, la hausse des revenus distribués (salaires) et des montants de prélèvements obligatoires à l’origine de la redistribution, générée par la croissance économique, permet de réduire les inégalités. L’exemple du commerce équitable nous montre aussi qu’une partie des revenus de l’activité de production peuvent être réinvestis dans des projets de développement, au service de la population et de l’environnement. Un article sur le commerce équitable est présent sur notre site.

2. La protection de l’environnement serait davantage la préoccupation des pays riches. Ce serait à partir d’un certain niveau de richesse, une fois les besoins primaires et secondaires assurés, que les populations seraient plus enclines à se préoccuper de l’environnement.

B. Le DD stimule la croissance économique

1. Concernant la dimension sociale du DD, des services de santé et d’éducation pour tous permettent d’améliorer le capital humain et ainsi la productivité.

Une meilleure répartition des richesses accroitrait la consommation (et donc stimulerait la production) du fait des propensions marginales à consommer plus fortes chez les bas revenus. Ainsi la Chine commence à compter aujourd’hui sur sa consommation intérieure pour continuer à doper sa croissance économique. On peut lire sur le site de l’Ambassade de la République Populaire de Chine en France que « la Chine s’efforcera d’établir un mécanisme à long terme afin d’accroître la consommation intérieure pour les cinq années à venir, a indiqué Zhang Ping, directeur de la Commission nationale pour le Développement et la Réforme. Les  mesures pour encourager la consommation domestique comprennent la stimulation du marché de l’emploi, la promotion du processus d’urbanisation, le réajustement du système de distribution des revenus, le renforcement du réseau de sécurité sociale et l’optimisation de l’environnement de la consommation ».

2. Concernant la dimension environnementale du DD, la recherche d’économie d’énergie contribue à la réduction des coûts de production et rend l’entreprise plus compétitive. De plus, les contraintes visant à protéger l’environnement (taxes sur la pollution, lutte contre la raréfaction des matières premières et sources d’énergie utilisées) incitent les entreprises à innover. Or l’innovation est source de croissance économique et renforce la compétitivité des entreprises. Par exemple les transporteurs aériens cherchent des solutions pour s’adapter à la raréfaction et à la hausse du prix du pétrole telles que la conception d’avions fonctionnant à l’hydrogène ou aux biocarburants de deuxième génération. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans un article du site Capital, Comment l’aérien se prépare à l’après pétrole.

Enfin l’environnement est un marché à part entière, en plein essor (ex: production et montage des panneaux photovoltaïques, succès des voitures hybrides, multiplication des gammes de produits bio…).

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Corrigé de la QSTP du bac blanc

jeudi 21 avril 2011

POUR LES TERMINALES E.S. DU LYCEE CONDORCET :

Corrigé QSTP : MOYENNISATION


Introduction : – Accroche : les exemples d’inégalités (ou de leur réduction) ne manquent pas ; Problématique très simple ; ne pas oublier l’annonce du plan.

I. Un processus de moyennisation de la société française…

1. Les facteurs économiques de la moyennisation.

  • Tertiarisation : développement des services au détriment de l’industrie et de l’agriculture (déversement intersectoriel de Sauvy). Hausse de la qualification. = mobilité sociale structurelle ascendante.
  • Développement des droits sociaux et partage des fruits de la croissance (compromis fordiste) ce qui limite l’opposition capital/travail.
  • Croissance des catégories intermédiaires (employés & prof. intermédiaires, cadres), au détriment de la part des indépendants et des ouvriers.
  • Réduction des inégalités de revenu à la fin des 30 Glorieuses ; la hausse du niveau de vie se traduit par une consommation de masse, un accès à la propriété immobilière, et une nouvelle structure des dépenses (lois d’Engel).

2. Les facteurs sociaux et politiques.

  • Egalisation des conditions = logique des sociétés démocratiques selon Tocqueville : affaiblissement du sentiment d’appartenance à une classe, et montée du sentiment de « classe moyenne » (Doc. 2)
  • Nouvelle norme de consommation, celle des classes moyennes, avec leur mode de vie : modèles familiaux, scolarisation de masse (Doc. 1) Certains auteurs (comme Mendras) croient à la fin des classes sociales.
  • Rôle de l’Etat : politique de redistribution des revenus (progressivité de l’impôt) au cours du XXe s., qui érode les revenus des rentiers. (Doc. 3)

Transition : Le mouvement de moyennisation est donc lié à un contexte économique, social et politique, spécifique à une génération (celle du baby boom et des Trente Glorieuses). La génération suivante n’est-elle pas dans une situation bien différente ?

II… qui présente tout de même des limites.

1. La persistance des inégalités

  • Cumul des avantages et des handicaps sociaux : les écarts de revenus entraînent des différences de niveau de consommation, surtout pour les pratiques culturelles. (chiffres Doc. 4)
  • Mais à niveau de revenu proche, on observe aussi des différences sensibles de pratiques culturelles: habitus de classe, capital culturel (Bourdieu).
  • Toujours : inégalités hommes-femmes, et entre quartiers ou régions.

2. Une nouvelle polarisation.

  • Flexibilité : externe (variation des effectifs), interne (horaires), salariale… Développement des formes particulières d’emploi (FPE) : CDD, intérim, temps partiel…
  • Affaiblissement des droits collectifs et de la protection sociale ; dualisation du marché du travail ; parallèlement : concentration du capital et hausse des revenus du patrimoine.
  • D’où une « société en sablier» (resserrement des catégories intermédiaires) qui redonne crédit aux analyses en terme de classes et de domination (Marx, Bourdieu, Pinçon-Charlot…)
  • Problème des générations : les « jeunes » (nés dans les années 70-80) ont une moins bonne carrière que la génération précédente (Louis Chauvel – Doc. 3)

Conclusion :

– Résumé du devoir

– Puis ouverture : actuellement, une politique fiscale plutôt favorable aux hauts revenus : retour des rentiers ?

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Corrigé du bac blanc n°1

samedi 5 février 2011

Corrigé QSTP : Innovation & croissance

Travail préparatoire

1. L’innovation peut prendre la forme d’un produit ou d’un procédé nouveau. Ainsi, l’apparition du téléphone portable, de l’iPhone ou de l’iPad sont des innovations de produits. L’innovation de procédés concerne les modes de production ou de commercialisation : métier Jacquard, travail à la chaîne, vente par correspondance…

2. L’innovation entraîne des conséquences positives pour les entreprises. Les entreprises innovantes ont en effet des performances économiques supérieures à celles des entreprises non innovantes. Les écarts de performances entre ces deux types d’entreprises sont maximaux lorsque l’innovation porte à la fois sur les produits et sur les procédés : la progression des parts de marché des entreprises innovantes est de 5,4 points supérieure à la progression des parts de marché des entreprises non innovantes. Les écarts sont moindres pour les innovations « séparées », mais ils ne sont pas négligeables (les innovations de produits assurent une croissance de parts de marché supérieure de 3,4 points). Pour la valeur ajoutée : l’innovation « combinée » permet une croissance de la valeur ajoutée supérieure de 5,2 points au bénéfice des entreprises innovantes.

3. De nombreuses innovations produisent des effets bénéfiques sur le développement humain : la mise au point d’un vaccin; un nouveau procédé de diffusion des connaissances, comme la transmission télématique des données, ou de nouveaux procédés d’impression diminuant les coûts d’accès à l’écrit, donc au savoir.

4. L’innovation technologique peut agir sur la productivité du travail, à travers la mécanisation, l’automatisation, ou la mise en place de nouvelles organisations du travail. La même quantité de travail humain permet, dans ces conditions, l’obtention d’une production croissante. Les théoriciens de la « croissance endogène » montrent que l’innovation et la formation de la main-d’oeuvre sont des facteurs décisifs de croissance économique.

5. Certaines composantes du développement humain ont des effets rétroactifs sur la capacité d’innovation. Un meilleur état de santé, un niveau de connaissance plus élevé, une participation citoyenne et sociale plus intense stimulent la créativité et l’adhésion aux innovations, à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif.

6. Lorsqu’on analyse la répartition du financement de l’innovation, on constate que près des trois quarts des ressources proviennent des entreprises elles-mêmes, par réinvestissement dans l’innovation des profits des périodes antérieures. Cette capacité dépend donc de manière massive des profits que ces entreprises ont pu tirer de leur activité. Il s’agit en quelque sorte d’un cercle vertueux : le dynamisme de la croissance économique fournit à ces entreprises les moyens financiers de leur effort d’innovation, ce qui en retour leur garantit la progression de leurs résultats. La croissance économique renforce aussi les recettes de l’État (puisque le produit fiscal est lié au niveau d’activité économique), facilitant le cofinancement privé-public de nombreux projets innovateurs.

7. Selon l’analyse de l’OCDE, les États ont des responsabilités spécifiques à assumer dans la stimulation de l’innovation. C’est en effet en amont des processus productifs que les dépenses publiques dans la recherche et l’enseignement créent les conditions d’apparition de l’innovation : projets de recherche fondamentale, investissements dans l’enseignement secondaire et supérieur… Dans l’Union européenne, la « stratégie de Lisbonne » à partir de 2000 cherche à promouvoir l’ « économie de la connaissance ».

Question de synthèse
Introduction

Depuis le milieu des années 90, les TIC (technologies de l’information et de la communication) sont devenues centrales dans les économies développées, tant dans les produits que dans les procédés de fabrication et de commercialisation. Les économistes ont remis à l’honneur la théorie de Joseph Schumpeter, qui dans les années 30 et 40, considérait que l’innovation était un facteur de croissance décisif. Comment l’innovation favorise-t-elle la croissance économique ? Celle-ci ne favorise-t-elle pas en retour l’innovation ? Nous verrons que l’innovation est à la fois une cause (1ère partie), et une conséquence de la croissance (2nde partie).

I. L’innovation est source de croissance économique.

1. Effets sur la demande

Les innovations de produits permettent de mieux satisfaire les besoins humains et d’améliorer notamment la consommation des ménages. Ex. de consommation individuelles ou collectives : alimentation (conservation des aliments, préparation des plats, etc.), transports, télécommunications, santé… La seconde moitié du 20e siècle a été marquée par des améliorations significatives de la couverture des besoins. Ces innovations, par le dynamisme des achats qu’elles engendrent, sont un élément important de soutien de la demande et par là même de la croissance économique. Les nouveaux équipements (informatique, vidéo…) soutiennent l’activité économique en favorisant une large diffusion de ces biens dans la population.

2. Effets sur l’offre

Au niveau des entreprises, les « grappes d’innovations » (Schumpeter) dans les procédés permettent de réaliser des gains de productivité du travail et du capital qui entraînent une amélioration de la compétitivité-prix des entreprises (par répercussion à la baisse sur les coûts de production) mais aussi, souvent, de la compétitivité hors prix (structurelle), en améliorant la qualité des produits et leur adaptation au marché, ce qui profite également aux consommateurs. Dans les deux cas, les entreprises innovantes tirent avantage de ces progrès en termes de gains de parts de marché et de croissance de leur valeur ajoutée (document 1). La capacité à mieux faire face à la concurrence, est, au niveau macroéconomique, une source de croissance.

II. La croissance économique facilite aussi l’innovation et son financement
1. La question du financement de l’innovation

Les entreprises ont en effet intérêt à l’innovation, mais pour la mettre en œuvre, elles ont besoin de ressources financières. Le financement de la recherche-développement nécessite des capitaux. Cette ressource est d’autant plus abondante que l’entreprise a dégagé des profits, qu’elle peut alors réinvestir dans son effort d’innovation. L’autofinancement constitue près des trois quarts du mode de financement des projets innovants, car cette option garantit à l’entreprise l’autonomie de sa stratégie (document 3). Au niveau macro-économique, une croissance économique soutenue rentabilise les coûts de la recherche et l’innovation en accroissant la profitabilité des sommes ainsi investies, ce qui suscite de nouveaux projets innovants.

2. Le rôle des pouvoirs publics

Un autre acteur joue cependant aussi un rôle majeur dans ce domaine. Dans la plupart des grands pays développés, sous des modalités diverses, l’État favorise en effet la recherche fondamentale ou appliquée. Lorsque la croissance est forte, les recettes fiscales augmentent, ce qui permet de financer davantage de projets de recherche. De même, des capacités budgétaires accrues permettent à la puissance publique d’investir dans l’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre par le biais des dépenses d’enseignement et de mettre ainsi à disposition des entreprises un meilleur capital humain, favorable à l’innovation.

Conclusion

Comme l’a montré Schumpeter, la croissance économique et l’innovation entretiennent des rapports circulaires. Si l’innovation pérennise la croissance, celle-ci, en retour, permet une amélioration sensible du niveau de développement (document 2). À travers l’amélioration de l’état sanitaire et du niveau d’instruction de la population, ces transformations créent les conditions d’une adhésion collective à l’idée du progrès, état d’esprit indispensable à l’apparition d’une croissance endogène.



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La méthologie de la synthèse en SES en vidéo

samedi 20 novembre 2010

Pour tout réviser sur la méthodologie de la Question de Synthèse en SES, en 5 mn. Génial, non ?  🙂

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Révisions des calculs valeur-volume

mardi 28 septembre 2010

Pour mieux comprendre la question importante du pouvoir d’achat et des indices de prix, et pouvoir lire correctement tous les tableaux statistiques en terminale, allez consulter une belle animation multimédia réalisée par un collègue de SES.

Appuyez sur une touche du clavier pour que les phrases se succèdent à l’écran, et faites les exercices proposés.

 

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Stratification et classes sociales : révisions importantes

lundi 22 mars 2010

Je suis malade aujourd’hui, hélas, mais cela ne m’empêche pas de vous transmettre un rappel de quelques notions importantes pour le cours sur les inégalités. Il s’agit de révision du programme de première – mais elles sont loin d’être superflues…

1. Plusieurs types de stratification sociale peuvent être repérés au cours de l’histoire des sociétés. Ce sont des « idéaux-types » (modèles théoriques) qui ne reflètent pas totalement la complexité des situations concrètes. Ainsi, dans l’Inde moderne, un système de classe coexiste avec un régime de castes pourtant légalement aboli.

Les castes sont des groupes sociaux fermés fondés sur le degré de pureté défini par la religion. On naît dans une caste et on ne peut en sortir. La mobilité sociale est donc nulle. L’esprit de caste interdit formellement les contacts physiques (les hors castes sont des « intouchables » ou dalit), les relations sexuelles (mariage endogamique), les repas en commun entre membres de castes différentes…

Les ordres sont des groupes sociaux hiérarchisés en fonction de la dignité, de l’honneur, de l’estime accordés aux différentes fonctions sociales. Seuls les nobles ont l’interdiction de travailler pour ne pas déchoir. Les métiers ont tendance à être héréditaires et organisés au sein de corporations mais une certaine mobilité professionnelle est possible. De même, on peut passer d’un ordre à un autre (achat de titres de noblesse, choix de l’ordre religieux). La mobilité sociale est possible mais elle est faible.

Les classes sont des groupes sociaux de grande taille relativement homogène dont les individus qui la composent ont en commun :

Une unité de situation, ou « classe en soi », définie par la position sociale et professionnelle de l’individu, son mode de vie, sa place dans la hiérarchie des prestiges. Les études sociologiques du travail, de la consommation, des pratiques culturelles permettent de cerner les contours de chaque classe.

Une conscience de classe, ou « classe pour soi ». Toute situation commune, toute culture commune peut entraîner le sentiment d’appartenir à la même classe, d’avoir la même condition et le même mode de pensée, d’avoir des intérêts communs à défendre. Les études sociologiques sur la conscience de classe, les syndicats, les partis, le vote politique, les mouvements sociaux permettent d’appréhender cette dimension des classes.

L’hérédité des positions assure la permanence de la classe dans le temps. Pour qu’une classe ait conscience d’elle-même, il faut qu’elle ait une histoire, une mémoire, c’est-à-dire qu’elle se perpétue à travers plusieurs générations. Les études sociologiques peuvent porter sur la mobilité sociale, les trajectoires sociales, la réussite scolaire, le mariage, les stratégies de reproduction des classes… La mobilité sociale est plus grande dans les sociétés démocratiques.

2. Les sociétés démocratiques sont des sociétés de classes. Cependant, un débat théorique reste ouvert sur les rapports entre les classes :

Karl Marx (1818-1883) a une conception « réaliste » des classes sociales. Une classe existe en soi, avant même sa construction intellectuelle. Selon lui elle se définit à partir de deux éléments :

La place qu’elle occupe dans les « rapports sociaux de production », qui sont déterminés par la propriété des moyens de production. Karl Marx distingue, dans tout mode de production, deux classes fondamentales, celle des propriétaires et celles des non-propriétaires.

L’antagonisme de classe (classe en opposition) qui débouche sur une conscience de classe et une lutte des classes. Les classes se construisent surtout les unes par rapport aux autres, de manière conflictuelle. L’existence d’une classe suppose donc un lien social entre les différents membres de la classe et l’auto-organisation politique du groupe (de « classe en soi » la classe devient une « classe pour soi »). La lutte des classes s’opère, pour lui, à tous les niveaux de la société. Les rapports économiques conditionnent les rapports sociaux et politiques. Dans le mode de production capitaliste, la bourgeoisie, qui détient le pouvoir économique, détient également le pouvoir social (elle est une « classe dominante » idéologiquement et en terme de prestige) et le pouvoir politique (l’Etat est un « l’Etat bourgeois » qui sert les intérêts de la classe dominante même si la sphère politique peut parfois être autonome vis-à-vis de la sphère économique).

Autour de cet antagonisme central « exploiteurs-exploités », présent dans tout « mode de production », Karl Marx distingue un certain nombre de classes propres à la « formation sociale » de son époque : la paysannerie, la petite bourgeoisie, le lumpenproletariat (sous-prolétariat misérable)…Ces classes sont, soit en voie de disparition, soit gravitent autour des deux classes centrales. Il y a « polarisation des classes » autour du conflit central.

Max Weber (1864-1920) a une conception « nominaliste » des classes. La classe résulte d’une construction intellectuelle du sociologue qui cherche à comprendre la réalité en regroupant de façon logique des individus ayant un certain nombre de traits communs. La classe n’existe pas en soi. On la nomme. Mais, elle a une certaine existence puisque, pour analyser une action individuelle, il faut pouvoir la resituer dans une perspective d’appartenance de classe. La classe est un élément de la hiérarchie sociale, mais il n’est pas le seul. En effet, pour Max Weber, la distribution du pouvoir dans une société se fait à trois niveaux :

L’ordre économique est le mode selon lequel les biens et les services sont distribués. Il est à l’origine des classes sociales. La classe est un groupe de personne occupant le même statut de classe. Cette situation de classe dépend du degré de chances (de probabilité) qu’a une personne d’accéder aux biens (classe de possession) et à un certain type de services (classe de production) qui dépend des différents capitaux dont il dispose.

L’ordre social ou statutaire est le mode selon lequel le prestige se distribue au sein d’une société. Un groupe de statut rassemble tous les individus qui ont le même degré de prestige, qui ont la même probabilité d’accéder aux honneurs (distinction par le style de vie, les pratiques culturelles).

L’ordre politique est celui de la compétition pour le contrôle de l’Etat. Elle est opérée par des partis, associations qui ont pour but d’assurer le pouvoir à un groupe afin d’obtenir des avantages matériels et de prestige pour ses membres.

Ces trois ordres ne se recouvrent pas nécessairement. Le pouvoir économique, par exemple, ne confère pas automatiquement du prestige (le nouveau riche) ou un pouvoir politique. La hiérarchie sociale est une hiérarchie de prestige – ou « honneur social » –, qui se traduit par des styles de vie et des modes de consommation spécifiques. Ce raisonnement en termes de statut s’ajoute ainsi à la différenciation en termes de classe. C’est d’ailleurs en Allemagne que se développent, au tournant du 20e siècle, les premiers travaux sociologiques sur ces nouveaux groupes sociaux, nommés « classes moyennes » pour indiquer qu’ils n’appartiennent ni aux groupes des ouvriers d’un côté, ni à la bourgeoisie de l’autre. Les sociétés démocratiques seraient donc appelées à se moyenniser.

 

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Corrigé de la dissert. sur l’innovation

lundi 11 janvier 2010

POUR LES TES1, voici le plan détaillé du sujet vu aujourd’hui en TD :

Introduction :

Ne pas oublier les trois parties indispensables d’une introduction :

– Accroche, exemple concret, historique ou d’actualité.

– Définitions des principaux termes du sujet, intégrées dans le questionnement du sujet (problématique : question directe ou indirecte obligatoire)

– Annonce claire du plan, sans redondance avec ce qui précède.

I – A long terme, l’innovation est un facteur décisif de la croissance économique.

1. Le poids des dépenses en R&D (DIRD) dans le PIB est corrélé au niveau de richesse et de développement (Doc. 2). Les différents types d’innovation distingués par J.A. Schumpeter en particulier, arrivant par « grappes », permettent de relancer le profit des entreprises, puis par extension la croissance (les innovations majeures correspondant à des débuts de phase ascendante des cycles longs, Doc. 1 et 4).

2. Les invest. dans l’innovation entraînent des gains de productivité, qui ont des effets à la fois sur l’offre et la demande (Doc. 6) : retroaction, cercle vertueux… (en rappelant les différents enchaînements)

3. Ce cercle vertueux est renforcé par les externalités positives de l’innovation (Doc. 5), qui justifient une intervention des pouvoirs publics : théorie de la croissance endogène, Romer & Lucas.

II – Toutefois, à court terme, l’innovation a des effets incertains et ambigus.

1. La « destruction créatrice » de J.A. Schumpeter (Doc. 3) a des effets destructeurs sur les économies et les sociétés locales. Elle creuse aussi les inégalités, entre ceux qui sont à l’origine de ces innovations, et profitent du « monopole temporaire » qu’elles permettent, et ceux qui en subissent les contre-coups, et ne peuvent s’adapter.

2. Les cycles longs révélés par Kondratieff et Schumpeter (Doc. 4) sont des interprétations un peu simplistes de l’histoire, dont les processus sont infiniment complexes : il y a plusieurs durées de cycles (cycles sur 50 ans, sur 10 ans, voire sur 5-6 ans…), ils ne sont pas synchronisés entre les pays (les cycles aux Etats-Unis précèdent les cycles européens).

3. En fin de compte, il n’est même pas certain que les innovations constituent encore le principal déterminant de la reprise de la croissance (ou a contrario du ralentissement de celle-ci). Plusieurs facteurs économiques, politiques et socioculturels doivent intervenir pour que l’innovation favorise réellement la croissance. En outre, actuellement, les innovations se succèdent à un rythme tel qu’elles ne sont pas toujours rentabilisées par les entreprises ; et à l’heure des TIC mondialisées, la propriété intellectuelle n’est pas toujours protégée (Doc. 5).

Conclusion :

– Résumer le devoir, puis répondre clairement au sujet posé.

– Finir sur une « ouverture », de préférence fondée sur l’actualité (la consultation régulière de ce blog est donc plus que conseillée 😉 )

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Corrigé de la dissert au bac

jeudi 25 juin 2009

Oui, je pense les mêmes choses que vous de ce sujet (et beaucoup de professeurs avec moi)… on s’est compris.   😉

De toute façon, très peu de candidats l’ont choisi ; ce qui veut dire aussi que pour un élève sérieux, ayant bien travaillé ce dernier chapitre (en commençant par venir aux cours jusqu’à la fin…), il y avait un bon coup à jouer, car les correcteurs seront généreux face à ces copies « courageuses », même si elles ne sont pas bien réussies.

Voici un plan qui pouvait être réalisé par un élève « normal » de terminale (sûr de lui, solide et courageux, d’accord, mais c’était malgré tout faisable) :

 

I – L’UEM impose de fortes contraintes aux politiques conjoncturelles (monétaires et budgétaires)

1. La po budgétaire est encadrée par le Pacte de stabilité et de croissance (Amsterdam 1997, qui fait suite au traité de Maastricht de 1992), sous l’influence de théories libérales (donc antikeynésiennes – à préciser) : Doc. 3 et 4

2. La po monétaire est prise en charge par la BCE : monnaie unique, objectif exclusif de stabilité des prix et d’un taux de change élevé : Doc. 1 (et éventuellement le Doc. 2, difficilement exploitable…)

3. Ces contraintes ne sont pas tolérées par tous les Etats membres, qui ne sont pas tous dans la zone euro : ils ne le peuvent pas (la plupart des nouveaux Etats membres d’Europe de l’Est, les PECO), ou ils ne le veulent pas (Roy-U, Dan., Suède) : Doc. 4

II – Cependant, des marges de manoeuvre existent pour les Etats (a priori, par les règles de l’UEM ; et a posteriori, par le comportement des Etats eux-mêmes)

1. L’assouplissement de la po budgétaire : celle-ci est de toute façon du ressort des Etats, et des déficits sont autorisés en cas de récession : Doc. 3, 4 et 5.  De toute façon, depuis plusieurs années, les deux principaux pays de la zone euro, la France et l’Allemagne, ne respectent plus les critères de Maastricht (ou d’Amsterdam)

2. L’assouplissement de la po monétaire : la baisse des taux d’i, grâce à l’UEM, desserre la contrainte extérieure, donc facilite l’endettement public et favorise la croissance économique : Doc. 2 et 5

3. La possibilité, et même la nécessité, de politiques structurelles au plan national – infrastructures, éducation & innovations (« stratégie de Lisbonne » : l’Union européenne a des objectifs ambitieux dans ces domaines, mais ne se donne pas les moyens budgétaires pour les atteindre) : Doc. 6

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Un corrigé de la QS de SES

mercredi 24 juin 2009

J’étais pris toute la journée hier, mais je vous donne enfin mon corrigé du sujet qui sera choisi par la très grande majorité des candidats : la QSTP sur les inégalités.

ENVOYEZ-MOI VOS COMMENTAIRES SUR LES SUJETS DE SES !

Très bientôt, j’envoie le corrigé de la Dissert.

 

TRAVAIL PREPARATOIRE :

1. Faire une phrase du type « 2,1 % des cadres… » ; en revanche, une phrase se contentant de répéter l’indicateur (« le taux de pauvreté est de 2,1 % ») est notée zéro.

2. La question ne précise pas qu’il faille citer plusieurs indicateurs, d’autant qu’elle fait suite à une question portant uniquement sur le taux de pauvreté (en plus, cette question-ci ne vaut qu’un point). Il fallait effectuer un calcul simple montrant l’écart entre les deux PCS.

3. Pour cette question à 2 points, il fallait faire à la fois un constat chiffré (pas forcément sur plusieurs colonnes du tableau : on pouvait accepter une comparaison des PCS à propos d’un seul indicateur), et une explication mettant en évidence des facteurs socioculturels, à l’aide d’un vocabulaire précis (ex. capital culturel, conditions de travail, protection sociale…)

4. La paraphrase n’était pas admise, d’autant que la question vaut 2 points. Il fallait apporter des connaissances supplémentaires : flexibilité, dualisme du marché du travail, discriminations, désaffiliation et disqualification sociales…

5. On peut distinguer deux parties dans la réponse : d’une part une définition des qualificatifs de « stable » et « vulnérable » à propos des actifs ; puis une explication permettant de répondre précisément à la question, et qui est d’ordre historique : l’INSEE a créé les CSP en 1954 puis les PCS en 1982, cad. à des époques où les statuts d’emploi étaient stables et garantis par les partenaires sociaux (« compromis fordiste ») ; depuis les années 80, le développement de la précarité et des emplois atypiques n’a pas donné lieu à une nouvelle nomenclature des PCS.

6. Ne pas se contenter de citer les trois variables figurant dans le tableau (sexe, âge, et origine immigrée ou non) ; il fallait présenter ces inégalités (ex. « les femmes, les jeunes, a fortiori d’origine immigrée… subissent des inégalités / discriminations »…), sans oublier d’utiliser correctement plusieurs chiffres du tableau (sans forcément faire de calculs, car la question ne le demandait pas).

QUESTION DE SYNTHESE

Le terme d’« intérêt » dans l’énoncé est ambigu ; du coup, le sujet est faussement simple, car portant sur une question méthodologique plutôt pointue, à propos des PCS (programme de première). L’essentiel était de bien relier les PCS et les inégalités – une simple description des différents types d’inégalités ne traitait pas le sujet demandé -, mais on n’attendait pas de vous des précisions détaillées sur les critères de construction des PCS, ni un débat théorique sur l’existence des classes sociales ou les différents type de stratification sociale (les connaissances dans ce domaine étant toutefois valorisées : classes sociales chez Marx ou Warner, « toupie »…).

Le plan de la QS était assez simple à trouver, en collant au plus près de l’énoncé de la synthèse. On pouvait distinguer dans chaque grande partie, deux sous-parties : les inégalités économiques (fondées sur l’emploi, pour simplifier : elles étaient relativement claires et stables à l’époque de la création des PCS, mais elles sont plus complexes et instables aujourd’hui), et les inégalités sociales et culturelles (faisant intervenir les inégalités face à l’école et les discriminations concernant l’âge, l’origine ethnique, les quartiers…).

Vous aviez intérêt à piocher dans plusieurs chapitres : emploi, intégration sociale, mobilité sociale… L’utilisation d’auteurs n’était pas obligatoire, mais valorisée (Bourdieu, Castel…)


 

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