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Ne pas confondre sexe, genre et orientation sexuelle

jeudi 8 septembre 2011

Sur RUE 89, un article par le sociologue Eric Fassin, spécialiste des questions de discriminations, notamment en matière sexuelle : à propos de la pétition de 80 députés de droite contre l’étude du genre en SVT en première.

 

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La « Génération Y » : les moins de 30 ans

mercredi 25 mai 2011

SUR ECO.RUE89

Tribune

Génération Y en entreprise : ce que cache la peur des 15-30 ans

Par Jean Pralong | Professeur | 22/05/2011 | 18H15

La menace d’un « Péril jeune », incarné par ces geeks indisciplinés, est le juteux business de « Y-ologues » autoproclamés.

Jesse Eisenberg dans "The Social Network" de David Fincher, 2010.

Les jeunes n’intéressent pas que les candidats à l’élection présidentielle. Dans les entreprises aussi, les plus jeunes font l’objet d’une attention soutenue. Il s’agit certes de tenter de recruter de jeunes « talents », mais surtout de se méfier de leur indiscipline et de leur insubordination. Ce nouveau « Péril jeune » a un nom : la « génération Y » qui regroupe les jeunes nés entre 1980 et 1996 sans distinction de sexe, de classe sociale ou de lieu d’habitation. La propagation des craintes de la génération Y dans les entreprises n’est évidemment pas un phénomène spontané.

Elle est soutenue par l’activité de consultants « Y-ologues » autoproclamés qui font de cette mode un juteux business. Leurs analyses, qui s’embarrassent moins de vérité que de vraisemblance, ont d’autres enjeux que l’objectivité ou la scientificité : permettre aux entreprises de nommer leurs difficultés sans questionner réellement leurs pratiques.

Patrons, avez-vous veillé à « prévenir le choc de générations » ?

La génération Y fait l’objet d’une production livresque et bloguesque pléthorique.

Ici, on s’enthousiasme pour son adaptabilité aux nouvelles technologies. Mais son arrivée serait la cause de bouleversements dans les équipes : la patience des seniors et le leadership des managers seraient mis à rude épreuve par leur indiscipline. Un bug générationnel serait à craindre.

Là, on déplore leur faible loyauté : un « Y » serait destiné à changer d’employeur 29 fois au cours de sa carrière ; sa durée moyenne dans l’emploi n’accèderait pas 1,1 an (selon « Demystifying GenY », d’A. De Felice, Accounting Technology, décembre 2008).

Ici encore, on craint que ces comportements capricieux et déviants contaminent toutes les générations.

Sous couvert « d’éviter les clichés », il s’agit bien d’ancrer la croyance en l’existence de différences intergénérationnelles. La presse spécialisée en gestion des ressources humaines a largement fait écho à ces prises de positions. Il est donc consensuel, parmi les praticiens de la gestion des ressources humaines, les managers et progressivement le grand public, de considérer qu’il existe bien un nouveau péril jeune. Les Y-ologues, qui tiennent des blogs ou publient des ouvrages sur les jeunes générations, proposent des remèdes.

Spécialistes du « management intergénérationnel », ils ont fait leur spécialité de « favoriser l’intégration » et de « prévenir le choc des générations ». Les consultants Y-ologues ont ainsi théorisé une menace qu’ils se proposent de transformer en opportunités. Une posture qui serait fort louable si la menace génération Y existait bien. Encore faudrait-il que ce soit le cas.

Jeunes des beaux quartiers = jeunes de banlieues déshéritées ?

Qu’ont donc en commun, hormis leur âge, un cadre diplômé d’une école de commerce et un artisan ? Un enfant de cadres et un enfant de familles plus populaires ? Des jeunes des beaux quartiers ou de banlieues déshéritées ? Suffit-il de considérer que les membres de la génération Y auraient été confrontés à un monde plus technologique, plus mondialisé et plus consumériste ? Etaient-ils réellement tous confrontés à la même technologie ? Quels foyers possédaient des ordinateurs en 1990, quand ces jeunes sont nés ? Auraient-ils tous développé un rapport au monde plus individualiste, plus technophile et moins impliqué dans les entreprises, uniformément, sans distinction de classe sociale ou de formation ? Non, évidemment.

Télécharger l'étude de Jean Pralong, "La génération Y au travail : un pérol jeune ?"

Plusieurs études rappellent que l’âge explique moins les comportements que les classes sociales, les formations ou les conditions d’emploi. (Télécharger l’étude de Jean Pralong, « La génération Y au travail : un péril jeune ? »)

Les salariés de tous âges soumis aux mêmes contextes et aux mêmes règles de gestion des ressources humaines se ressemblent. Les temps sont d’ailleurs moins à la rébellion qu’au conformisme : tous ont bien compris le conservatisme du marché du travail et le besoin d’un CV aussi peu déviant que possible.

Un simple rappel à l’ordre

Si l’on doit éliminer l’influence des générations pour expliquer les comportements au travail, il faut encore expliquer le succès de cette notion. C’est sans doute ici que la génération Y a de l’intérêt : elle révèle, en deçà, comment se construisent les idées qui font consensus.

Il faut d’abord un thème consensuel. Le conflit des générations est une idée banale, l’indiscipline brouillonne des jeunes est un marronnier : n’étaient-ce pas déjà ce lieu commun qu’enfourchait le « sida mental » de Louis Pauwels en 1986 ?

Il faut ensuite un message. Les intitulés des formations au « management intergénérationnel » sont explicites (« rappeler la règle », « exiger un comportement »,…) : elles sont moins destinées à développer la tolérance qu’à rappeler quels comportements doivent être sanctionnés.

Malgré les appels à la diversité ou à la créativité, l’entreprise est le lieu de l’ordre et de l’obéissance. La recherche de plaisir vantée par la communication commerciale ne doit pas remplacer l’ascétisme que ces mêmes firmes imposent à leurs salariés.

La Y-ologie prescrit donc un rappel à l’ordre plutôt qu’elle ne décrit une réalité sociologique. Elle est aussi une arme utile pour attirer le regard sur les comportements des individus plutôt que sur les pratiques des entreprises. Le débat sur les générations oublie la rudesse et l’opacité des règles de la compétition pour l’emploi. C’est pourquoi la génération Y n’est pas qu’un faux concept : c’est aussi un instrument idéologique.

Illustration : Jesse Eisenberg dans « The Social Network » de David Fincher, 2010.

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Règlements de comptes dans la microfinance

vendredi 1 avril 2011

Muhammad Yunus

Nous avons plusieurs fois évoqué sur le blog la question du microcrédit, ou microfinance (de petits crédits accordés à des pauvres, surtout dans les pays en développement).

MUHAMMAD YUNUS, fondateur de la Grameen Bank, banque prêtant aux pauvres aux Bangladesh (et qui a obtenu le Prix Nobel de la Paix pour cela) vient d’être renvoyé de la direction de cette banque, sur demande du gouvernement, officiellement pour des raisons d’âge.

Qu’est devenue la belle idée de Yunus de « banques pour les pauvres » dans les pays en développement ?

LIRE CI-DESSOUS L’ARTICLE SUR LE SITE D’ « ECO 89 » :

Muhammad Yunus viré : une crise profonde pour la microfinance

Par Benoît Granger | Chercheur en microfinance | 22/03/2011

Muhammad Yunus, considéré comme le père du microcrédit contemporain et prix Nobel de la paix en 2006 pour son travail à la Grameen Bank, vient d’en être viré. Officiellement, en raison de son âge. Son départ correspond en fait à une crise profonde de la microfinance : celle-ci peut-elle être une activité de marché comme les autres ?

La semaine dernière, Yunus a été viré de la Grameen Bank sur ordre de la Banque centrale du Bangladesh. Il a contesté la décision devant une première juridiction, qui l’a confirmée. Il vient de faire appel devant la Cour suprême, mais il est peu probable qu’il obtienne réparation.

Yunus n’a pas le droit de poursuivre son mandat car il est trop âgé. Les statuts de la banque prévoient que les directeurs généraux cessent leurs fonctions à 60 ans, et il en a 70. Application du droit, a commenté le ministre des Finances (77 ans).

L’âge de Muhammad Yunus, un simple prétexte

La mise à l’écart de Yunus choque dans le monde entier. Des sénateurs américains viennent d’envoyer une lettre à la première ministre bangladaise ; Jesse Jackson qualifie son départ d’« attaque directe contre la société civile ». En France, Maria Nowak fondatrice de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), a signé une tribune dans Le Monde, en compagnie de Michel Rocard, de Martin Hirsch et d’autres pour protester et appeler à manifester contre cette décision.

L’âge de Yunus est évidemment un prétexte. Il avait eu l’imprudence de se mêler au débat politique dans un pays dominé par des grandes familles. Il s’est attiré la haine de la Première ministre, Sheikh Hasina Wajed, qui, après avoir encensé le microcrédit, estime aujourd’hui que les prêteurs « sucent le sang des pauvres » avec des taux d’intérêt exorbitants.

Yunus est aussi en butte à d’autres critiques, celles de journalistes qui veulent démontrer des malversations (une émission de télé hollandaise a fait long feu sur ce point), ou celles d’analystes qui estiment que la Grameen n’a pas vraiment contribué à la baisse de la pauvreté au Bangladesh, ou encore que, de fait, les taux d’intérêt facturés par la banque sont trop élevés par rapport aux activités financées…

Une crise profonde de la microfinance

Le départ de Yunus intervient au moment d’une crise profonde de la microfinance, au-delà du seul microcrédit. Depuis l’automne dernier, l’Inde vit au rythme des révélations sur les taux d’intérêt et les manières brutales de recouvrement de certaines de ses institutions de microfinance.

Il faut dire que SKS, la principale institution de microcrédit indienne, a connu une période de développement ultra-rapide (7 millions de clients en 2010, 15 millions prévus en 2012), mais qui s’avère désastreuse. Son expansion a débouché sur une introduction en Bourse, en juillet 2010, qui lui a permis de mobiliser 350 millions de dollars, dont une bonne partie venant d’investisseurs américains attirés par les promesses de rendement fantastique. Le management de SKS s’est enrichi au passage, mais le rendement en question était fondé sur des taux d’intérêt des prêts élevés, et sur la brutalité du recouvrement.

Le débat a pris de l’ampleur dans la mesure ou les spécialistes ont craint immédiatement que l’on « jette le bébé avec l’eau du bain » : c’est le thème du vif débat qui a opposé dans Le Monde les Français emmenés par l’universitaire Jean-Michel Servet et Esther Duflo, économiste française mais travaillant aux Etats-Unis.

Pour Servet, ces excès marquent la limite d’un modèle « profitable » de la microfinance. Prêter aux pauvres doit préserver avant tout le rôle social du prêt, donc la prudence et l’accompagnement sous forme de conseils et formations.

Duflo s’est fait connaître par la création de la chaire « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France en 2009. Dans le débat actuel, elle estime que l’on « risque de tuer la microfinance », alors qu’il faut encourager un développement mieux organisé, car les avantages sont nettement supérieurs aux incidents ou aux ratés qui émaillent ce développement.

En fait, le débat actuel à propos de Yunus et de l’actualité indienne renvoie à un désaccord plus profond. La microfinance est-elle une activité « de marché », semblable à une autre ?

Son développement et ses succès sont incontestables : 128 millions de personnes (pauvres, pour l’essentiel) ont aujourd’hui accès à des prêts et d’autres services financiers dont elles étaient exclues auparavant. Et une partie d’entre elles sont réellement « sorties de la pauvreté » : des études scientifiques incontestables l’attestent.

La microfinance doit-elle être rentable ?

Pour autant, doit-on laisser les microprêteurs devenir des usuriers au grand jour ? C’est le risque lié au fait que certaines grandes organisations de microfinance sont devenues très rentables : les pauvres remboursent les prêts, et les taux d’intérêt au Sud sont élevés. D’où l’irruption dans ce nouveau « marché financier » d’investisseurs motivés par le rendement autant que par la supposée « bonne action »…

Des excès anecdotiques et provisoires, dit Duflo. Il faut laisser la profession s’organiser et surtout ne pas décourager les investisseurs. En face, Servet et ses amis fixent à la microfinance une fonction sociale beaucoup plus importante. Il faut « arrêter de présenter le microcrédit […] comme un produit miracle pour lutter contre la pauvreté ». Il faut concentrer les prêts sur des projets faisables et des personnes capables, et accompagner les personnes dans leurs projets. Et le prêt n’est qu’un instrument du développement parmi d’autres.

Yunus avait nettement pris parti pour une limitation des taux d’intérêt. Il a aussi contribué au développement d’une jeune organisation, MF Transparency, créée par l’universitaire américain Chuck Waterfield afin de contribuer à la transparence des règles.

Il avait également développé un concept de « social business », qui limite la distribution des profits, avec de grands industriels des pays riches. Danone, notamment, a radicalement modifié ses mode de production de yaourts pour les rendre accessibles aux pauvres du Bangladesh, dans le cadre d’une filiale commune avec Grameen.

En fait, c’est l’image publique de la microfinance qui sort écornée des excès indiens, des débats entre tenants de l’idéologie du marché et tenants de la pédagogie, et du départ de Yunus sur le thème « pas de fumée sans feu ».

La microfinance est restée des décennies durant sous l’influence de grandes organisations très liées aux donateurs et investisseurs du Nord. Le CGAP (Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres), lié à la Banque mondiale, a ainsi eu ce seul discours depuis les années 80 : il faut que ça devienne rentable.

Une petite partie de la microfinance est devenue rentable, mais aujourd’hui, elle commence à payer le prix de l’aveuglement et du cynisme.

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Les mots de la sécurité ne sont pas innocents

samedi 12 juin 2010

Sur le site d’information indépendant « Rue 89 », un article intéressant sur le vocabulaire de la sécurité, qui induit une certaine approche de la sécurité et de la lutte contre la délinquance, et influence leur présentation auprès de la population, et les images que celle-ci va conserver des « quartiers », ou des « délinquants »…

Aujourd’hui, il semble que le vocabulaire soit de plus en plus vague, ce qui veut dire que tout un chacun est un délinquant en puissance pour les « experts » de la sécurité :

http://www.rue89.com/2010/06/09/si-le-delinquant-nest-personne-cest-quil-est-tout-le-monde-154213

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Le chômage n’est plus au programme de SES de seconde…

mardi 26 janvier 2010

… ni les PCS, ni les inégalités, ni la famille, ni le pouvoir d’achat, ni l’investissement…

En fait, aucun thème concret, qui fasse sens pour des élèves de 15 ans, n’est abordé…

Le site indépendant Rue 89 examine ce triste  nouveau programme… :

http://eco.rue89.com/2010/01/26/le-chomage-disparait-du-programme-deconomie-de-seconde-135580

Vous aussi, vous pouvez donc vous faire une idée, et laisser des commentaires !

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Les médias amplifient-ils la crise ?

lundi 9 novembre 2009

Certains commentateurs, souvent proches du patronat (et son organisme représentatif, le Medef) , accusent les médias de ne diffuser que de mauvaises nouvelles, en matière économique, et ainsi de ruiner le moral des ménages français.

Pour réfléchir à cette confrontation entre la réalité et l’image que l’on s’en fait, et inaugurer la série de documents destinés à la préparation au concours de Sciences Po (qui comprend le thème des « médias »), voici un article datant d’il y a un peu plus de six mois, mais toujours intéressant, du site indépendant (et intéressant) Eco89 :

http://eco.rue89.com/2009/03/25/les-medias-nourrissent-ils-vraiment-la-crise

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Brice Hortefeux n’est-il pas raciste ?

jeudi 10 septembre 2009

Une polémique enfle aujourd’hui autour d’une vidéo du ministre de l’Intérieur et ancien ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, faisant une blague qu’on peut interpréter comme raciste : « Les Arabes, quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

C’est plutôt gênant de la part d’un responsable politique en général, et notamment de la part du ministre chargé de la sécurité et de l’unité du pays (c’est le ministre de l’Intérieur qui est en charge de la police, et qui par exemple annonce les résultats lors des élections). Il semble que M. Hortefeux ait déjà multiplié ce genre de propos, comme le montre le site d’information indépendant Rue 89 :

http://www.rue89.com/2009/09/10/hortefeux-donne-dans-lhumour-raciste-a-repetition

Il ne s’agit pas pour moi de critiquer le gouvernement ou l’UMP, mais de faire réfléchir sur certaines pratiques politiques assez étonnantes dans une démocratie (qui pourraient tout à fait concerner d’autres partis – par exemple, Manuel Valls, maire socialiste d’Evry, avait déclaré qu’il voudrait voir plus de « blancs » à une brocante qu’il visitait il y a quelques mois…).

Un peu plus tard, le sociologue lyonnais Azouz Begag, ancien ministre délégué à l’Egalité des chances, a enfoncé le clou en confirmant le racisme, selon lui, de M. Hortefeux…

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La maîtrise du réchauffement climatique n’est pas du tout certaine

vendredi 4 septembre 2009

La calotte glaciaire se fissure

En décembre doit avoir lieu le Sommet de Copenhague, où les pays vont devoir adopter des règles strictes afin de tenter de limiter le réchauffement climatique dans les prochaines décennies.

Actuellement, la plupart des experts s’accordent à dire que la maîtrise du climat est en train de nous échapper, les objectifs du Protocole de Kyoto de 1997 n’ayant pour l’instant pas été atteints pour la grande majorité des régions du monde. Dans vingt ou trente ans, si rien ne change, nous pouvons prévoir des catastrophes écologiques majeures, avec des conséquences humaines effroyables dans les pays pauvres.

Lire l’interview d’un expert par le site indépendant Rue89 :

http://www.rue89.com/2009/09/03/climat-un-risque-de-perte-de-controle-du-rechauffement

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Certains racismes sont-ils plus tolérés que d’autres ?

lundi 31 août 2009

Un dérapage sur l’antenne de RMC commence à faire du bruit : l’ancien rugbyman Vincent Moscato a lancé plusieurs vannes sur les « Chinois », à propos d’un dirigeant de l’AS St Etienne d’origine vietnamienne (en parlant de travail des enfants par ex.), ce qui semble-t-il n’a choqué personne. Certes, c’était de l’humour, mais aurait-on fait le même type de blagues avec les Noirs ou les Juifs ?

Les associations asiatiques commencent à faire entendre leur voix, alors que cette communauté est traditionnellement discrète. Ce cas précis n’est pas bien grave, mais on peut tout de même se poser la question de la plus ou moins grande tolérance face au racisme, et de l’image des communautés dans la population « française » (sachant qu’il n’y a aucun Français « pur » de toute origine étrangère, on est d’accord).

http://www.rue89.com/2009/08/28/moscato-derape-le-racisme-anti-asiatique-davantage-tolere

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Comment améliorer le climat dans les quartiers ?

dimanche 30 août 2009

Plusieurs spécialistes (un chercheur, un associatif, une syndicaliste de la police) propose des pistes pour sortir du fatalisme et de la désespérance. Les trois approches ont en commun de refuser le cercle vicieux violence-répression, de vouloir réinstaurer le dialogue avec les jeunes et relancer une volonté politique de développement de ces quartiers, avec des services publics notamment (qui font souvent défaut).

 

Par ailleurs, un des meilleurs spécialistes français de la criminalité, Laurent Mucchielli, montre que contrairement aux discours souvent entendus, et aux reportages spectaculaires sur les « violences urbaines » dans les « quartiers sensibles », les crimes et délits ne progressent pas en France, et restent stables au cours des années 2000.

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