Tous les billets de la catégorie ‘Santé & corps’

Ne pas confondre sexe, genre et orientation sexuelle

jeudi 8 septembre 2011

Sur RUE 89, un article par le sociologue Eric Fassin, spécialiste des questions de discriminations, notamment en matière sexuelle : à propos de la pétition de 80 députés de droite contre l’étude du genre en SVT en première.

 

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Emission radio sur le masculin et le féminin

samedi 3 septembre 2011

Cette semaine, une polémique s’est développée autour de la question de l’enseignement du genre, en SVT en première – à l’instigation de certains députés et certaines associations catholiques traditionalistes : le « masculin » et le « féminin » sont-ils des caractères biologiques, ou sont-ils construits socialement ?

Une émission intéressante sur le sujet, à écouter sur FRANCE INTER : avec des sociologues et des anthropologues spécialistes du sujet.

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Les discriminations analysées par Eric Fassin

lundi 27 juin 2011

UNE INTERVIEW LUMINEUSE DU SOCIOLOGUE ET ANTHROPOLOGUE ERIC FASSIN, l’un des meilleurs spécialistes français des discriminations de tout type (racisme, sexisme, homophobie…) : l’interview date de 2007, mais elle est toujours valable pour préciser certaines problématiques, et casser certaines idées reçues…

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http://www.youtube.com/watch?v=M-PL2g5oIxs&feature=related
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Petits films contre l’homophobie

mardi 17 mai 2011

A l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, le 17 mai, voici deux beaux courts-métrages :

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Petites vidéos sur des peurs en économie

mercredi 4 mai 2011

TRES FACILE D’ACCES, ET INTERESSANT :

Des petites vidéos parues sur le site du mensuel économique L’Expansion, avec l’économiste Alexandre Delaigue, qui vient de publier un ouvrage sur les « phobies économiques » :

Les étrangers nous volent-ils nos emplois ?

Le pouvoir d’achat baisse-t-il ?

La santé coûte-t-elle trop cher ?

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McDonald’s contre la mairie de San Francisco

mardi 14 décembre 2010

DEPECHE AFP :

Le patron de McDonald’s en colère contre la «police alimentaire»

Jim Skinner réagit dans le Financial Times à un vote de la municipalité de San Francisco visant les menus pour enfants.

L'arche est partout dans le monde. Que fait la police alimentaire?

L’arche est partout dans le monde. Que fait la police alimentaire? (REUTERS)

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    Le PDG du géant américain de la restauration rapide Mc Donald’s, Jim Skinner, s’est emporté contre les ennemis de son menu enfants, estimant dans un entretien avec le Financial Times lundi qu’il avait la confiance des parents qui franchissent la porte de ses restaurants.M. Skinner réagissait dans cet entretien à un vote de la municipalité de San Francisco, en octobre, pour interdire à partir de décembre 2011, au nom de la lutte contre l’obésité, d’offrir des cadeaux avec un menu enfants s’il ne respecte pas certaines limites en calories, sel, graisse et sucre.Il s’est insurgé contre « la police alimentaire » et les tentatives « de dicter les comportements à travers la législation ». »Nous continuerons à vendre des Happy Meals », les menus pour enfants de la chaîne, qui « ont le soutien des parents depuis les années 1970″, a-t-il affirmlé. »Nous vendons un choix sur le menu qui rend nos consommateurs plus satisfaits de leur style de vie », a-t-il expliqué.L’arrêté pris à San Francisco « enlève véritablement le choix personnel à des familles qui sont plus que capables de prendre leurs décisions toutes seules », a estimé M. Skinner.La ville californienne est pour le moment isolée dans cette initiative malgré le débat national sur l’obésité, qui ne cesse de progresser chez les enfants. D’après les statistiques officielles, elle touchait 19,6% des enfants de 6 à 11 ans en 2008, soit un triplement en 30 ans.McDonald’s a tenté d’améliorer son image en mettant sur sa carte des pommes pour remplacer les frites ou des salades, mais reste l’emblème du « fast-food ». (source AFP)

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    Pourquoi le travail fait-il souffrir aujourd’hui ?

    mercredi 1 décembre 2010

    Danièle Linhart : “Un salarié en situation d’insécurité serait plus rentable”

    linhartEntretien avec la sociologue Danièle Linhart, sociologue, auteure de Travailler sans les autres ?, Le travail, Perte d’emploi, perte de soi, Pourquoi s’impliquer dans son travail?
    Site Et voilà le travail – Le temps de travail diminue, les pénibilités physiques également, pourtant, ça va mal au travail. Pourquoi ?
    Danièle Linhart –
    Tout d’abord, je tiens à rappeler que le problème des pénibilités physiques n’est pas résolu. Il y a encore beaucoup d’accidents du travail et de maladies professionnelles non reconnus. Simplement, il y a moins d’ouvriers et de personnes exposées, ce qui donne l’impression statistique que ça va mieux.
    Cela dit, c’est vrai, on ne peut pas dire qu’il y avait moins de souffrance durant les Trente Glorieuses. Le harcèlement des chefs n’est pas une nouveauté, ni le déni des compétences réelles. Le travail était particulièrement répétitif. Mais la grande différence, c’est, qu’à cette époque, cette souffrance au travail avait une résonance politique. La souffrance était dite comme telle, et l’idée était qu’elle traduisait des enjeux politiques fondamentaux en terme d’inégalités, de luttes des classes. A partir de cette interprétation de la souffrance au travail pouvait se construire un discours. Les gens souffraient mais il était possible de donner collectivement un sens à cette souffrance, de l’interpréter comme un vecteur de mobilisation idéologique, culturelle, sociale, politique. Parfois même, les brimades qui subissaient les syndicalistes étaient valorisées, héroïsées. C’était un tremplin vers une remise en cause.
    Aujourd’hui, en revanche, le travail est devenu une épreuve personnelle et individuelle. Quand quelqu’un souffre, c’est qu’il est fragile, ou parce qu’il est harcelé personnellement. La souffrance devient alors ingérable, car on ne peut lui donner d’autre sens que celui de l’injustice ou de l’incompétence.

    Qu’est-ce qui a suscité une telle évolution ?

    Cette individualisation du travail est issue d’une stratégie du patronat mise en place après 1968. Le patronat a alors prétendu écouter les revendications d’autonomie de Mai 68, pour l’instaurer dans les entreprises (cf Les Assises du patronat en 73 à Marseille). Mais l’idée était davantage d’atomiser le collectif de travail, pour ne plus avoir à affronter un mouvement ouvrier aussi puissant. L’individualisation qui se fonde sur l’autonomie, et sur la responsabilisation, est ainsi entrée dans l’entreprise comme un véritable cheval de Troie.
    L’autonomie est également arrivée parce que le travail se complexifie. Il est devenu plus tertiaire, et plus informatisé. La concurrence joue de plus en plus sur les différences qualitatives des services et des produits. La possibilité du taylorisme est désormais moindre. Car les travailleurs doivent de plus en plus être en contact avec le public, et interpréter des données.

    Mais l’autonomie n’a-t-elle pas des vertus ?

    C’est magnifique, bien sûr, d’être autonome, et le taylorisme est odieux. Mais l’autonomie devient un piège quand il n’est possible de négocier ni les objectifs, ni les moyens pour les atteindre. C’est là que les salariés se sentent piégés.
    D’autant plus que la hiérarchie, qui tourne sans arrêt, n’a pas le temps de connaître la réalité du travail, les difficultés du terrain. Pourtant, c’est elle qui donne les ordres, qui fixe les objectifs et qui évalue les résultats…

    Quelles en sont les conséquences ?
    Avant, il suffisait de vérifier sur la prescription stricte taylorienne était appliquée. C’était un moyen de contrôle relativement simple. Mais, aujourd’hui, comment contraindre, comment contrôler les travailleurs puisqu’il n’y a plus de prescription stricte, qu’il faut interpréter, s’adapter ? L’un des moyens, c’est de contraindre par la pression. On met les salariés en concurrence, on les juge en permanence, on leur fixe des objectifs plus qu’ambitieux, on ne reconnaît jamais leur travail sinon on craint qu’ils s’endorment. Parallèlement, on diffuse une idéologie vantant les mérites du salarié vertueux : disponible, mobile, flexible. Et, pour convaincre les troupes, on joue sur le registre narcissique (cf Gaullejac) : il s’agit de s’épanouir au travail, de s’y réaliser.

    C’est ce qui s’est passé chez France Télécom ?
    Là, c’en est même la caricature. Car la direction pense avoir hérité d’un corps social totalement inadapté, les fonctionnaires. A qui il faudrait « secouer le cocotier ». C’est une expression qui revient souvent. Pour qu’ils ne se sentent pas à la maison quand ils travaillent. Il s’est donc agi de créer une précarité subjective. Avec l’idée que quelqu’un qui se trouve en situation d’insécurité est plus rentable. Cela conduit plutôt à un état d’épuisement réel, d’autant plus que tous les efforts effectués pour s’adapter sont niés.
    Or, les fonctionnaires s’adaptent si on les forme convenablement, et si on leur laisse les moyens de s’approprier leur travail (cf Ivan du Roy).

    Quelles sont les pistes d’amélioration ?
    Il faudrait réintroduire de la cohérence dans la stratégie manageriale. Si on introduit l’autonomie dans l’entreprise, celle-ci doit concerner aussi la définition des objectifs, la négociation des délais, etc. L’une des plainte qui revient le plus souvent de la part des travailleurs, c’est « On n’est pas écoutés ». L’autonomie devient en réalité un alibi pour sous-traiter aux salariés toutes les difficultés d’un travail devenu trop complexe : c’est à eux de se débrouiller pour atteindre des objectifs trop ambitieux avec des moyens limités, de se défoncer en permanence, sans même en recevoir de la reconnaissance. Car le N+1 qui évalue ne sait pas tout ça, ne connaît rien au drame qui se joue.

    Propos recueillis par Elsa Fayner (2009)

    Et une interview de la même Danièle Linhart, courte mais lumineuse :

    http://www.dailymotion.com/video/xam7u0 Tags : ,

    Un argument original sur les retraites

    mardi 2 novembre 2010

    Il existe de très nombreux arguments pour ou contre la réforme actuelle des retraites. Je ne vais pas les reprendre ici.

    Mais je vous invite à regarder cette petite vidéo, réalisée par un groupe de jeunes comédiens qui tournent une série de petites vidéos de quelques minutes, intitulée « La Théorie du jour ».

    L’argument est très simple mais original – en tout cas je ne l’avais jamais vu exposé ainsi auparavant – et sans critiquer directement la réforme des retraites, il invite à réfléchir sur une inégalité plus générale face aux retraites : alors merci qui ?  🙂

    http://www.dailymotion.com/video/xf9k8m Tags : ,

    L’espérance de vie des Américains se dégrade

    vendredi 8 octobre 2010

    Malgré un système de santé très coûteux, le classement des Etats-Unis par rapport aux autres pays développés, en termes d’espérance de vie (et notamment d’espérance de vie « en bonne santé ») – qui comme nous le savons est un des critères du développement (dans le fameux Indicateur de Développement Humain) a reculé ces dernières années :

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/10/07/esperance-de-vie-les-etats-unis-reculent-au-classement-des-pays-industrialises_1422014_3222.html

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    Prendre enfin en compte la pénibilité du travail dans les retraites

    lundi 21 juin 2010

    Intéressant pour les révisions du bac SES (pour entamer l’introduction d’un devoir, ou trouver une « ouverture » à la fin…) : un article du sociologue Camille Peugny (spécialiste des inégalités) à propos des retraites et de la pénibilité du travail, sur son blog hébergé par Alternatives Economiques.

    Il estime que le report de la durée légale de départ à la retraité de 60 ans à 62 ans, annoncé officiellement la semaine dernière, pénalisera surtout les ouvriers, qui terminent leurs études avant 18 ans – et cotiseront donc près de 45 ans avant de prendre leur retraite, alors que leurs emplois sont plus pénibles physiquement, et que leur espérance de vie est inférieure de près de 7 ans à celle des cadres !

    Il s’agirait donc d’affecter les années de cotisation d’un coefficient de pénibilité du travail (par exemple 10 ans de travail ouvrier pénible correspondraient à 12 ans de cotisation retraite), et instaurer ainsi des protections collectives (et non simplement individuelles, pour les travailleurs invalides) sachant que de nombreuses statistiques existent dans ce domaine, par professions ou secteurs d’activité (de la part de l’INSEE, ou de la DARES, le centre d’études du Ministère du Travail).

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