Violence au lycée, violence du lycée

Dimanche 14 mars 2010

Un professeur de lettres analyse de manière très franche et pertinente la montée de la violence au lycée, et ses origines : très intéressant.

Réagissez avec vos commentaires !

http://lemonde.fr/opinions/article/2010/03/13/lycee-genese-de-la-violence-par-fabrice-humbert_1318662_3232.html

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Parler de l’homosexualité dès le plus jeune âge ?

Dimanche 14 février 2010

Une polémique a opposé récemment les partisans et les opposants à une initiation à la lutte contre l’homophobie à l’école primaire (l’éducation contre toutes les formes de discrimination faisant partie des missions centrales de l’école de la République).

Un court-métrage, “Le baiser de la lune”, qui montre entre autres choses les amours de deux poissons mâles (choquant, n’est-ce pas ?), et destiné aux CM1,  a été interdit par le ministre de l’Education nationale, avec l’appui d’associations “familiales” bien-pensantes… En voici la bande-annonce :

Un directeur de maternelle publie un article dans Le Monde, prônant au contraire une éducation à ces questions dès le plus jeune âge

Bonne Saint Valentin, et que chacun aime qui il veut, comme il veut !   :)

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Le sociologue François Dubet démissionne de la commission des nouveaux programmes de SES

Mardi 2 février 2010

François Dubet, célèbre sociologue, était l’unique représentant de sa discipline dans le “groupe d’experts” chargé de rédiger les nouveaux programmes de SES, en quatrième vitesse – par exemple, il n’a fallu que trois réunions pour concocter le lamentable nouveau programme de seconde. Voici sa lettre de démission, où il évoque notamment l’intervention directe du cabinet du ministre (probablement lui-même sous l’influence de lobbies patronaux très puissants) dans le programme :

 


Chers collègues
 
La publication du projet de programme de SES de la classe de seconde provoque des réactions si fortes que, déjà, la légitimité de ce programme me paraît mise en cause. Or, un programme n’est efficace que si les enseignants y adhèrent.
 
Sans doute, les réactions de certaines associations professionnelles d’enseignants de SES sont-elles très excessives. Mais il est vrai que si nous avons travaillé sérieusement et dans un climat apaisé, nous avons travaillé très vite, nous n’avons eu le temps de consulter personne et le Cabinet du ministère a sensiblement transformé notre projet. Peut-être aurait-il été raisonnable de travailler sur l’ensemble du programme des trois années de lycée pour que la cohérence du projet apparaisse plus clairement.
 
J’ai le sentiment que la perspective sociologique en ressort très appauvrie. Je ne peux évidemment pas cautionner ce rétrécissement, non par corporatisme disciplinaire, mais parce que je suis convaincu de ce que les sciences sociales participent à la formation d’un citoyen éclairé tout en préparant à des études supérieures et à des activités professionnelles.Je regrette que le projet de mêler les approches économiques et sociologiques sur les mêmes objets ait été très affaibli. Par exemple, l’entreprise apparait moins comme un monde du travail, comme un monde social, que sous la forme d’une unité de production plus ou moins adaptée à des environnement mouvants.
 
Je souhaite donc me retirer de notre commission en souhaitant qu’à l’avenir la transformation de notre système d’enseignement se fasse de manière plus paisible et plus concertée, y compris avec ceux qui voient un danger dans chaque changement.
 
Bien cordialement
 
François Dubet

Et comme vous avez été sages, j’ajoute une interview du même François Dubet (qui a une approche plutôt individualiste méthodologique, très différente de Bourdieu par exemple… mais qui est un très bon connaisseur de l’école) : comment rendre l’école plus juste ? (durée : 8 mn)

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Ecole française : un élitisme très peu républicain

Jeudi 14 janvier 2010

Suite du débat sur le système éducatif français, et en particulier l’”élitisme républicain” à l’entrée des grandes écoles :

Un économiste développe dans Les Echos son point de vue sur les grandes écoles, fondé sur des constats justes, faits par plusieurs spécialistes comme Christian Baudelot ou Eric Maurin, en vue d’améliorer l’enseignement supérieur

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L’école française a-t-elle raté sa démocratisation ?

Mercredi 13 janvier 2010

Deux sociologues français bien connus, spécialistes des inégalités scolaires, Christian Baudelot et Robert Establet, reviennent pour Alternatives Economiques sur le débat récent sur l’insuffisante mixité sociale dans les grandes écoles, avec un extrait de leur dernier ouvrage L’Elitisme républicain (que nous avons déjà évoqué ici l’an dernier). En s’appuyant sur des statistiques internationales, ils font le point sur les principaux échecs du système éducatif français, en matière de démocratisation.

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Plus de postes pour l’enseignement privé, moins de postes pour l’enseignement public

Vendredi 8 janvier 2010

J’évite d’afficher ici des informations syndicales, mais je dois tout de même mettre au courant les citoyens qui lisent ce blog d’une évolution importante, en ce qui concerne l’enseignement secondaire dans ce pays.

Alors que l’Education nationale a supprimé plus de 50 000 postes de fonctionnaires depuis 4 ans, afin de ne pas remplacer tous les départs en retraite et ainsi réduire le nombre de professeurs (et de fonctionnaires de l’Education nationale en général), donc les dépenses de l’Etat dans ce domaine, le nombre de places aux concours de l’enseignement public a par conséquent lui aussi, diminué. Par exemple, pour 2010, le nombre de postes au CAPES externe (le concours d’enseignants du secondaire qui a le plus de postes) est en légère diminution (5006 postes cette année contre 5095 l’an dernier, public et privé confondus), et toujours largement inférieur au nombre de départs en retraite.

Ce qui est plus surprenant, c’est que le nombre de postes au CAPES de l’enseignement privé (appelé CAFEP), lui, est cette année multiplié par plus de deux  (1260 postes contre 569 l’an dernier) !

Selon la réglementation, la répartition des postes devrait être de 80 % pour le public et 20 % pour le privé : ce ratio n’est plus respecté pour le CAFEP, puisqu’il faudrait 6300 postes au total au CAPES (public + privé), alors qu’il n’y en a que 5006.

Vous me direz : quel est le problème, puisque la variation du nombre d’enseignants du privé ne concerne pas le budget de l’Education nationale… Eh bien si, les profs du privé sont payés par l’Etat ! Le privé (l’Eglise catholique, par exemple) ne finance que les dépenses matérielles, de fonctionnement – chauffage, éclairage, papier… – ou d’investissement – équipements, constructions…

Voici quelques exemples d’évolutions des postes aux concours, par discipline :

Lettres modernes : 40 postes en moins au concours du public, et dans le même temps 126 postes en plus au concours du privé (200 postes contre 74 l’an dernier) ;

Lettres classiques : de 12 postes dans le privé en 2009 à 40 en 2010 !

Philosophie : 20 pour le privé, contre 5 l’an dernier, alors que le public n’offre que 32 postes ;

Histoire-géographie : 75 postes au CAFEP l’an dernier, 182 cette année ;

Anglais : 42 postes en moins pour le public, 52 postes en plus pour le privé (soient 95 postes contre 43 l’an dernier) ;

Physique-chimie : de 80 à 202 postes au concours du privé ;

SVT : de 75 à 200 ;

SES : de 6 à 15 ;

Maths : de 109 à 155.

Pourquoi démanteler l’enseignement public et favoriser l’enseignement privé ?

Je vous donnerai des éléments de réponse par la suite… et vous-mêmes, faites votre petite enquête autour de vous… ;)

 

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L’élitisme des grandes écoles fortement critiqué

Vendredi 8 janvier 2010

Faut-il fixer des quotas de boursiers (30 %, a proposé le gouvernement), ou d’autres catégories d’élèves défavorisés, économiquement et/ou culturellement, afin d’atténuer les inégalités aux concours d’entrée aux grandes écoles, qui sélectionnent les élites de la Nation ?

Depuis la semaine dernière, les critiques se multiplient contre le système des grandes écoles, et la proportion très majoritaire des enfants de la haute bourgeoisie, qui bénéficient “naturellement” de ces études prestigieuses. Certaines grandes écoles craignent une baisse du niveau, si l’on donne plus de place aux élèves défavorisés… phénomène que l’on n’a pourtant pas observé dans les pays qui ont fait cet effort.

Depuis des années, l’Observatoire des inégalités fournit les statistiques les plus récentes montrant la situation des inégalités d’accès aux études supérieures, notamment les plus prestigieuses. Il publie ce mois-ci plusieurs documents sur le sujet :

Les grandes écoles coûtent cher ;

L’Ecole nationale d’administration (ENA), par laquelle passe une grande partie des dirigeants politiques, connaît une très faible diversité sociale ;

et à ne pas manquer : Le grand sociologue François Dubet critique la notion même d’”égalité des chances” – découvrez pourquoi.

Mais au fait, qu’en pensent les jeunes concernés, méritants au plan scolaire mais peu dotés au plan économique et social ? Lisez-le ici.

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Faut-il en finir avec l’égalité des chances ?

Vendredi 4 décembre 2009

Un article très intéressant également, par l’un des grands sociologues français, François Dubet, intitulé “‘Les pièges de l’égalité des chances” :

http://lemonde.fr/opinions/article/2009/11/30/les-pieges-de-l-egalite-des-chances-par-francois-dubet_1274042_3232.html

L’auteur n’est pas un disciple de Bourdieu, mais dresse pourtant un constat assez sombre de la sélection scolaire, et de l’ascension sociale pour les enfants issus de familles modestes. Il en vient à remettre en cause l’idéal méritocratique qui est devenu central à l’école. Les “meilleurs” comme les “moins bons” mériteraient leur sort… En est-on bien sûr ? Vae victis, “malheur aux vaincus”, disaient les Romains. L’école doit-elle continuer à être une compétition perpétuelle, se présentant en outre comme juste et équitable, alors que le sort des familles les plus favorisées ne s’améliore pas, et qu’au contraire les inégalités sociales se creusent ?

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Egalité des chances scolaires : la route est encore longue

Vendredi 2 octobre 2009

Les statistiques les plus récentes concernant les inégalités sont publiées par le formidable site www.inegalites.fr, de l’Observatoire des inégalités.

On y apprend notamment quelques données sur l’origine sociale des élèves en difficulté au collège, et le niveau en 6ème des élèves selon leur origine sociale… Cela ne veut pas dire que si l’on est issu d’un milieu “défavorisé”, on n’a aucune chance de réussir ses études, mais cela signifie que c’est plus difficile.

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Comment remettre de la créativité à l’école ?

Mercredi 16 septembre 2009

Les étudiants travaillant sur des postes de travail des enseignants

Selon Einstein, “l’imagination est plus importante que le savoir”. Et de nos jours, dans une économie mondialisée très compétitive, les individus ne peuvent se contenter de répéter des savoirs figés, ils sont obligés d’être inventifs et créatifs, et l’école doit évoluer dans ce sens.

Comment faire évoluer le système scolaire (notamment en France, où il s’agit d’un enseignement de masse, assez rigide et inégalitaire) pour le rendre plus favorable à la créativité ?

Envoyez-moi toutes vos idées, des plus simples aux plus audacieuses – mais l’utopie d’aujourd’hui n’est-elle pas la réalité de demain ?  ;)

Et découvrez le fameux “modèle finlandais”, considéré comme le meilleur système scolaire en Europe.

Enfin, je vous conseille vivement de lire l’article d’un grand sociologue français, François Dubet, sur les difficultés du collège, avec des propositions pour l’améliorer – ce débat fait partie du programme de terminale…

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