Connaissez-vous Kalundborg ?

Jeudi 14 janvier 2010

La revue préférée des SES, Alternatives Economiques, vient de publier un hors-série consacré à “L’Economie durable”. Lisez cet article sur le traitement des déchets, avec notamment une expérience intéressante menée à Kalundborg, au Danemark, depuis les années 60. Les entreprises échangent entre elles leurs émissions d’énergie ou de déchets, créant une “symbiose industrielle”.

Les élections régionales approchent – elles auront lieu les 14 et 21 mars. C’est l’occasion de réfléchir sur un nouvel aménagement du territoire dans nos régions, permettant de mieux répartir les activités, en réduisant les inégalités, les gaspillages et les temps de transports, pour les biens comme pour les personnes.

Toujours à propos des déchets de notre société de surconsommation, et du développement durable en général, vous devez absolument regarder une vidéo extra, “The Story of Stuff” d’Annie Leonard, à la fois très pédagogique, ludique, et irréprochable au plan scientifique (même si les explications sont forcément trop rapides, et politiquement orientées), réalisée par une écologiste américaine, pour tous les publics (durée : 20 minutes) : un régal !

Vous remarquerez que cette présentation insiste autant sur les dégâts sur l’environnement que sur les inégalités sociales et la souffrance des personnes (dans les pays pauvres comme dans les pays riches), et c’est ce qui la rend à mon avis très pertinente : le “développement durable” ne concerne pas seulement l’avenir de notre planète, mais notre avenir à tous, et c’est aux citoyens de choisir l’économie et la société dans lesquelles ils veulent vivre.

L’auteure rappelle aussi une évidence trop souvent oubliée : en démocratie, les gouvernements sont censés oeuvrer en priorité pour le bien-être des peuples, et de leurs besoins véritables, et non pas seulement au service de l’économie de marché dominée par les grandes entreprises…

Tags : ,

L’île de Robinson Crusoë menacée

Dimanche 27 décembre 2009

L’île qui a abrité Selkirk, le marin écossais qui a inspiré le personnage de Robinson Crusoë à Daniel Defoe, est située dans l’archipel Juan-Fernandez, à l’ouest du Chili. Cet archipel est l’une des plus grandes réserves de biodiversité végétale du monde. Elle est pourtant gravement menacée, mais ne bénéficie pas d’une véritable protection internationale.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/26/l-ile-robinson-crusoe-trop-prisee_1285111_3244.html

Tags :

Sommet de Copenhague : lamentable

Samedi 19 décembre 2009

Ce matin, le Sommet de Copenhague s’est terminé dans une confusion totale, et aucun accord contraignant pour les Etats n’a pu être signé…

Dépêche de l’AFP (Agence France Presse) à 11h10 :

Climat : le sommet de Copenhague s’achève sur un échec
Un accord a minima, défendu par Barack Obama et Nicolas Sarkozy, n’a pas convaincu l’ensemble des pays présents à Copenhague. Le sommet s’est terminé dans la confusion la plus totale : les négociateurs ont formellement pris note de l’accord, sans toutefois l’entériner. Le document fixe comme objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré industriels. Le texte ne reprend ni l’objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50 % d’ici 2050, ni l’idée d’une Organisation mondiale de l’environnement. (AFP, Reuters, AP)

Vous pouvez aussi lire un article plus développé sur les résultats de la conférence.

Pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là, alors que l’enjeu est immense pour l’avenir de notre planète, lisez l’analyse du Monde :

http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/19/douze-journees-pour-passer-de-l-espoir-a-la-desillusion_1282940_1270066.html#ens_id=1275475

 

Tags : ,

La théorie du complot va-t-elle atteindre le débat sur le climat ?

Samedi 12 décembre 2009

Le Sommet de Copenhague est une aubaine pour l’expression de toutes sortes d’approches sur le réchauffement climatique, y compris de la part des “climatosceptiques”, ceux qui ne croient pas aux thèses les plus répandues au sein de la communauté scientifique. Pourquoi pas, on peut écouter leurs arguments.

Certains parlent même d’un “Climategate” (en référence au Watergate, célèbre scandale politique américain dans les années 70, qui avait entraîné la démission du président Nixon) : certains scientifiques auraient caché des informations, afin d’entretenir la peur du rechauffement de la planète… Depuis les attentats du 11 septembre 2001, il est vrai que les théories les plus extravagantes, sur divers complots, se diffusent facilement dans les médias et sur internet…

http://www.lesechos.fr/info/analyses/020261685560-climat-entendre-aussi-les-sceptiques.htm

Tags :

Là où ça risque de coincer à Copenhague

Dimanche 6 décembre 2009

Le Monde rappelle les cinq points de discorde, lors du grand sommet mondial sur l’environnement qui se tient actuellement dans la capitale danoise.

Le même journal met également en ligne, de manière très pédagogique, les principales questions sur le réchauffement climatique.

Profitez du sommet de Copenhague pour apprendre un maximum de choses sur la planète sur laquelle vous allez vivre…

Tags : , ,

Le retour du thème de la décroissance

Lundi 16 novembre 2009

Naguère, la notion de “décroissance” – limitation volontaire des besoins et de la production, afin de préserver l’environnement – était considérée comme radicale, sévère, réservée à quelques écologistes extrêmistes…

La crise économique a remis au goût du jour cette thèse. Je ne vous donnerai pas mon opinion sur cette question ; je préfère que vous vous fassiez vous-mêmes votre opinion…

http://lemonde.fr/societe/article/2009/11/14/la-crise-relance-le-theme-de-la-decroissance_1267188_3224.html

Tags : , , ,

Bientôt une “taxe carbone” européenne ?

Mardi 6 octobre 2009

Taxe Carbone

Les ministres des finances des 27 pays membres de l’Union européenne envisagent de mettre en place la “taxe carbone” à l’échelle européenne, afin d’inciter les citoyens à faire évoluer leurs comportements et ainsi lutter contre le changement climatique, tout en renouvelant les sources de recettes fiscales de l’Etat.

Voici un bilan des expériences à l’étranger  menées jusqu’à aujourd’hui.

Tags : , , ,

“Le syndrome du Titanic” de Nicolas Hulot : Insoutenable !

Lundi 5 octobre 2009

En arrivant – en Velov bien sûr – à cette avant-première lyonnaise réservée aux enseignants, ce dimanche matin ensoleillé, j’avais un a priori positif à l’égard de Nicolas Hulot, qui a su imposer le thème du développement durable – ou « soutenable » comme disent les Anglo-saxons – pendant la dernière campagne présidentielle et juste après avec le Grenelle de l’Environnement, et qui accomplit avec sa Fondation Nicolas Hulot un travail de recherche et de communication intéressant.

Le premier quart d’heure du film installe un rythme très lent et un discours très général, Nicolas Hulot nous faisant partager quelques états d’âme illustrés par des images décoratives à la manière d’Arthus-Bertrand. Je me dis que c’est l’introduction, que nous allons en venir à l’essentiel : des faits, des témoignages, un raisonnement, des solutions pour l’avenir. Je ne verrai rien de tout cela pendant l’heure et demie que dure le film. Ayant approché depuis mon enfance toutes sortes de discours militants, de tous registres et de tous bords, j’ai rarement vu un documentaire engagé aussi creux, confus et pour tout dire ennuyeux.

D’abord, du point de vue du cinéma documentaire, il n’y en a aucun, justement, de point de vue. Une séquence constituée de plans fixes dans une salle de tribunal filmée par Raymond Depardon est infiniment plus significative et vraie – parce que construite sur des choix de cinéaste – que ce grand clip, qui nous propose une succession d’images de différents pays, différents paysages, différents milieux sociaux, mais sans jamais s’arrêter pour suivre les personnes concernées, et surtout leur donner la parole. C’est ce qui m’a le plus gêné en premier lieu : aucun témoignage ni de la part des riches ni de la part des pauvres, ni des gens du Nord (à part une SDF américaine à la fin du film) ni des gens du Sud, aucun visage parlant, même pas celui de Nicolas Hulot, qui – sans doute par crainte d’être accusé de se mettre en scène comme dans son émission « Ushuaïa » – n’est présent que par une voix off. Tous les propos d’intervenants célèbres (Muhamad Yunus l’inventeur du microcrédit, l’astronome Hubert Reeves, l’anthropologue Théodore Monod, etc. etc.) sont également présentés en voix off sous-titrée, ce qui est agaçant, étant donnée la vacuité des images par ailleurs. On a échappé aux clichés les plus grossiers (ours polaire dérivant sur un bloc de glace, carcasses de bateaux sur la mer d’Aral, enfant africain affamé, tsunami…) mais c’est tout juste ; en dehors de quelques séquences assez originales et fortes – comme des touristes photographiant et filmant les habitants d’un village en Namibie -, les plans n’ont aucun style, aucune profondeur de champ. Ils nous plongent dans un ennui profond, ce qui est un comble, vu l’urgence de la question écologique.

Nicolas Hulot fait-il mieux du côté du discours et du scénario ? Là encore règne la plus grande confusion. Aucun scénario, aucun raisonnement appuyé sur des données concrètes – par exemple, les chiffres cités se comptent sur les doigts d’une main ; certes ce n’était pas la priorité du film, mais tout de même… Aucun mécanisme décortiqué, ni – ce qui est plus surprenant de la part de l’auteur – aucune ébauche de solution ! Les exemples les plus triviaux sont associés aux enjeux les plus graves : à côté de jeunes branchés dansant dans une discothèque japonaise – en quoi nuisent-ils au développement durable ? -, ou un groupe pop chantant sur un plateau de télévision, encore asiatique – là encore, où est le mal ? C’est pour illustrer la superficialité de nos besoins, ah bon… -, nous voyons des hommes de peine recyclant des ordinateurs à Lagos au Nigéria en respirant des produits toxiques, des ports et des immeubles en construction en Chine, des tas d’images de chantiers – mais il y a chantier et chantier : aucune réflexion sur les énergies et les matériaux utilisés, l’architecture, l’urbanisme…

Et puis des images de bombes atomiques, de guerre… Je sais bien que « tout est dans tout, et inversement », comme disait Pierre Dac, mais quel rapport avec le sujet ? Et Hulot de nous montrer le mur de la frontière américano-mexicaine, puis juste après le mur entre Israël et les territoires occupés palestiniens : s’agit-il des mêmes murs, des mêmes enjeux ? Le film insiste à raison sur la question de la pauvreté – puisque le développement durable a nécessairement une dimension sociale -, mais la pauvreté du Nord est-elle comparable à celle du Sud ? L’auteur enchaîne les propos gratuits et creux, indiscutables donc sans intérêt ni scientifique ni politique, agrémentés de quelques citations passables dans une copie de philo de terminale. Je ne citerai pas de phrase précise – il serait trop facile de se moquer – mais lorsqu’à la fin, Hulot déclare “Je suis perdu”, on est prêt à le croire.

En fin de compte, « Le syndrome du Titanic » me paraît très au-dessous – au plan pédagogique et même purement cinématographique – des autres documentaires existant sur le même thème : moins poignant que « Le cauchemar de Darwin », moins mobilisateur que « Le bien commun », moins drôle que « Nos amis de la Banque », et bien moins séduisant qu’« Une vérité qui dérange » – autant Al Gore y apparaissait comme un excellent pédagogue, autant Nicolas Hulot est un bien piètre orateur, ce qui encore une fois est surprenant de la part d’un animateur-producteur de télévision. Je ne sais pas si Nicolas Hulot a sous-estimé ses spectateurs – les abreuvant d’images et d’émotions faciles, alors qu’ils en sont gavés tous les jours, et qu’ils auraient au contraire besoin d’un décryptage des faits et d’une réflexion nuancée, partagée avec les acteurs concernés. Ou bien le film lui a-t-il échappé en cours de route – en jouant avec les images et les sons chics, il aurait oublié son propos et tout ce qu’il avait fait depuis un an avec sa Fondation ? En tout cas, le film fait figure de cas d’école : on y trouve tout ce qu’on pouvait attendre de pire – ou presque - d’un film écologiste « bobo » du début du XXIe s., rien de ce qui aurait pu être intéressant et éducatif.

 

Tags : , ,

Les effets probables du réchauffement climatique en France

Lundi 28 septembre 2009

Les conséquences du changement climatique pourraient être très lourdes, en France comme dans tous les autres pays : nous connaîtrions des déficits en eau, une dégradation des production agricoles, etc.

Lisez l’article du Monde, concernant l’enquête d’un Observatoire du réchauffement climatique.

Tags :

Entretien avec un carnassier

Jeudi 24 septembre 2009

Jean-François Copé est le chef du groupe UMP à l’Assemblée nationale ; il est ambitieux, et a sans doute un bel avenir devant lui. Il répond à une interview des Echos, sur différents aspects de la politique du gouvernement – comme l’écologie. Que l’on soit d’accord ou pas avec lui, il est franc et direct, et c’est appréciable :

http://www.lesechos.fr/info/france/300377403-jean-francois-cope-sur-le-grand-emprunt-ne-faisons-pas-la-meme-erreur-qu-avec-la-taxe-carbone-.htm

Tags : ,