Là où ça risque de coincer à Copenhague

Dimanche 6 décembre 2009

Le Monde rappelle les cinq points de discorde, lors du grand sommet mondial sur l’environnement qui se tient actuellement dans la capitale danoise.

Le même journal met également en ligne, de manière très pédagogique, les principales questions sur le réchauffement climatique.

Profitez du sommet de Copenhague pour apprendre un maximum de choses sur la planète sur laquelle vous allez vivre…

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Le retour du thème de la décroissance

Lundi 16 novembre 2009

Naguère, la notion de « décroissance » – limitation volontaire des besoins et de la production, afin de préserver l’environnement – était considérée comme radicale, sévère, réservée à quelques écologistes extrêmistes…

La crise économique a remis au goût du jour cette thèse. Je ne vous donnerai pas mon opinion sur cette question ; je préfère que vous vous fassiez vous-mêmes votre opinion…

http://lemonde.fr/societe/article/2009/11/14/la-crise-relance-le-theme-de-la-decroissance_1267188_3224.html

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Bientôt une « taxe carbone » européenne ?

Mardi 6 octobre 2009

Taxe Carbone

Les ministres des finances des 27 pays membres de l’Union européenne envisagent de mettre en place la « taxe carbone » à l’échelle européenne, afin d’inciter les citoyens à faire évoluer leurs comportements et ainsi lutter contre le changement climatique, tout en renouvelant les sources de recettes fiscales de l’Etat.

Voici un bilan des expériences à l’étranger  menées jusqu’à aujourd’hui.

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« Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot : Insoutenable !

Lundi 5 octobre 2009

En arrivant – en Velov bien sûr – à cette avant-première lyonnaise réservée aux enseignants, ce dimanche matin ensoleillé, j’avais un a priori positif à l’égard de Nicolas Hulot, qui a su imposer le thème du développement durable – ou « soutenable » comme disent les Anglo-saxons – pendant la dernière campagne présidentielle et juste après avec le Grenelle de l’Environnement, et qui accomplit avec sa Fondation Nicolas Hulot un travail de recherche et de communication intéressant.

Le premier quart d’heure du film installe un rythme très lent et un discours très général, Nicolas Hulot nous faisant partager quelques états d’âme illustrés par des images décoratives à la manière d’Arthus-Bertrand. Je me dis que c’est l’introduction, que nous allons en venir à l’essentiel : des faits, des témoignages, un raisonnement, des solutions pour l’avenir. Je ne verrai rien de tout cela pendant l’heure et demie que dure le film. Ayant approché depuis mon enfance toutes sortes de discours militants, de tous registres et de tous bords, j’ai rarement vu un documentaire engagé aussi creux, confus et pour tout dire ennuyeux.

D’abord, du point de vue du cinéma documentaire, il n’y en a aucun, justement, de point de vue. Une séquence constituée de plans fixes dans une salle de tribunal filmée par Raymond Depardon est infiniment plus significative et vraie – parce que construite sur des choix de cinéaste – que ce grand clip, qui nous propose une succession d’images de différents pays, différents paysages, différents milieux sociaux, mais sans jamais s’arrêter pour suivre les personnes concernées, et surtout leur donner la parole. C’est ce qui m’a le plus gêné en premier lieu : aucun témoignage ni de la part des riches ni de la part des pauvres, ni des gens du Nord (à part une SDF américaine à la fin du film) ni des gens du Sud, aucun visage parlant, même pas celui de Nicolas Hulot, qui – sans doute par crainte d’être accusé de se mettre en scène comme dans son émission « Ushuaïa » – n’est présent que par une voix off. Tous les propos d’intervenants célèbres (Muhamad Yunus l’inventeur du microcrédit, l’astronome Hubert Reeves, l’anthropologue Théodore Monod, etc. etc.) sont également présentés en voix off sous-titrée, ce qui est agaçant, étant donnée la vacuité des images par ailleurs. On a échappé aux clichés les plus grossiers (ours polaire dérivant sur un bloc de glace, carcasses de bateaux sur la mer d’Aral, enfant africain affamé, tsunami…) mais c’est tout juste ; en dehors de quelques séquences assez originales et fortes – comme des touristes photographiant et filmant les habitants d’un village en Namibie -, les plans n’ont aucun style, aucune profondeur de champ. Ils nous plongent dans un ennui profond, ce qui est un comble, vu l’urgence de la question écologique.

Nicolas Hulot fait-il mieux du côté du discours et du scénario ? Là encore règne la plus grande confusion. Aucun scénario, aucun raisonnement appuyé sur des données concrètes – par exemple, les chiffres cités se comptent sur les doigts d’une main ; certes ce n’était pas la priorité du film, mais tout de même… Aucun mécanisme décortiqué, ni – ce qui est plus surprenant de la part de l’auteur – aucune ébauche de solution ! Les exemples les plus triviaux sont associés aux enjeux les plus graves : à côté de jeunes branchés dansant dans une discothèque japonaise – en quoi nuisent-ils au développement durable ? -, ou un groupe pop chantant sur un plateau de télévision, encore asiatique – là encore, où est le mal ? C’est pour illustrer la superficialité de nos besoins, ah bon… -, nous voyons des hommes de peine recyclant des ordinateurs à Lagos au Nigéria en respirant des produits toxiques, des ports et des immeubles en construction en Chine, des tas d’images de chantiers – mais il y a chantier et chantier : aucune réflexion sur les énergies et les matériaux utilisés, l’architecture, l’urbanisme…

Et puis des images de bombes atomiques, de guerre… Je sais bien que « tout est dans tout, et inversement », comme disait Pierre Dac, mais quel rapport avec le sujet ? Et Hulot de nous montrer le mur de la frontière américano-mexicaine, puis juste après le mur entre Israël et les territoires occupés palestiniens : s’agit-il des mêmes murs, des mêmes enjeux ? Le film insiste à raison sur la question de la pauvreté – puisque le développement durable a nécessairement une dimension sociale -, mais la pauvreté du Nord est-elle comparable à celle du Sud ? L’auteur enchaîne les propos gratuits et creux, indiscutables donc sans intérêt ni scientifique ni politique, agrémentés de quelques citations passables dans une copie de philo de terminale. Je ne citerai pas de phrase précise – il serait trop facile de se moquer – mais lorsqu’à la fin, Hulot déclare « Je suis perdu », on est prêt à le croire.

En fin de compte, « Le syndrome du Titanic » me paraît très au-dessous – au plan pédagogique et même purement cinématographique – des autres documentaires existant sur le même thème : moins poignant que « Le cauchemar de Darwin », moins mobilisateur que « Le bien commun », moins drôle que « Nos amis de la Banque », et bien moins séduisant qu’« Une vérité qui dérange » – autant Al Gore y apparaissait comme un excellent pédagogue, autant Nicolas Hulot est un bien piètre orateur, ce qui encore une fois est surprenant de la part d’un animateur-producteur de télévision. Je ne sais pas si Nicolas Hulot a sous-estimé ses spectateurs – les abreuvant d’images et d’émotions faciles, alors qu’ils en sont gavés tous les jours, et qu’ils auraient au contraire besoin d’un décryptage des faits et d’une réflexion nuancée, partagée avec les acteurs concernés. Ou bien le film lui a-t-il échappé en cours de route – en jouant avec les images et les sons chics, il aurait oublié son propos et tout ce qu’il avait fait depuis un an avec sa Fondation ? En tout cas, le film fait figure de cas d’école : on y trouve tout ce qu’on pouvait attendre de pire – ou presque - d’un film écologiste « bobo » du début du XXIe s., rien de ce qui aurait pu être intéressant et éducatif.

 

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Les effets probables du réchauffement climatique en France

Lundi 28 septembre 2009

Les conséquences du changement climatique pourraient être très lourdes, en France comme dans tous les autres pays : nous connaîtrions des déficits en eau, une dégradation des production agricoles, etc.

Lisez l’article du Monde, concernant l’enquête d’un Observatoire du réchauffement climatique.

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Entretien avec un carnassier

Jeudi 24 septembre 2009

Jean-François Copé est le chef du groupe UMP à l’Assemblée nationale ; il est ambitieux, et a sans doute un bel avenir devant lui. Il répond à une interview des Echos, sur différents aspects de la politique du gouvernement – comme l’écologie. Que l’on soit d’accord ou pas avec lui, il est franc et direct, et c’est appréciable :

http://www.lesechos.fr/info/france/300377403-jean-francois-cope-sur-le-grand-emprunt-ne-faisons-pas-la-meme-erreur-qu-avec-la-taxe-carbone-.htm

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L’empreinte écologique de l’humanité dépasse les capacités de la planète

Mardi 22 septembre 2009

Découvrez cet indicateur très simple et parlant, permettant de comparer l’impact des différents pays sur l’environnement, en prenant en compte l’ensemble des activités humaines, l’unité utilisé étant le nombre d’hectare par habitant.

Il y a un an presque jour pour jour, j’avais signalé sur ce blog qu’on venait de franchir le point où la consommation humaine dépassait le produit annuel de la Terre.

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Vous allez tout comprendre à la taxe carbone…

Jeudi 10 septembre 2009

Taxe Carbone

… du moins d’après les annonces du gouvernement, qui pourraient encore évoluer.

Lisez le court article des Echos, sur les neuf questions à propos de la taxe carbone (qui s’appelle plus exactement la Contribution Climat Energie).

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La maîtrise du réchauffement climatique n’est pas du tout certaine

Vendredi 4 septembre 2009

La calotte glaciaire se fissure

En décembre doit avoir lieu le Sommet de Copenhague, où les pays vont devoir adopter des règles strictes afin de tenter de limiter le réchauffement climatique dans les prochaines décennies.

Actuellement, la plupart des experts s’accordent à dire que la maîtrise du climat est en train de nous échapper, les objectifs du Protocole de Kyoto de 1997 n’ayant pour l’instant pas été atteints pour la grande majorité des régions du monde. Dans vingt ou trente ans, si rien ne change, nous pouvons prévoir des catastrophes écologiques majeures, avec des conséquences humaines effroyables dans les pays pauvres.

Lire l’interview d’un expert par le site indépendant Rue89 :

http://www.rue89.com/2009/09/03/climat-un-risque-de-perte-de-controle-du-rechauffement

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Fraises d’Espagne, ya basta !

Jeudi 28 mai 2009

 Hum des fraises 002 de Marjorieaufeminin > Hum !!! Des fraises... Bientôt le printemps, les b...
Nous sommes tous contents de trouver des fraises bon marché venant d’Espagne, même en hiver… mais que cachent ces prix attractifs ?

 

 

 

Un très beau reportage montre les conditions dans lesquelles sont produites ces fraises de la région de Huelva en Andalousie : elles ne respectent aucun aspect du développement durable, ne respectant ni les travailleurs (des immigrés exploités, du Maroc ou d’Europe de l’Est, logés dans des conditions déplorables), ni l’environnement ni même la santé des consommateurs (les fraises étant arrosées de pesticides – puis les déchets toxiques jetés n’importe où… : croyez-vous qu’il n’y aura aucune conséquences à long terme sur nous tous ?…) 

La grande distribution qui nous vend ces fraises en grande quantité est parfaitement consciente de la toxicité de ces pesticides, mais elle se contente de respecter les limites officielles à ne pas dépasser… et la réglementation européenne est très laxiste en la matière.

Pour ce produit comme pour bien d’autres, si nous ne voulons pas être des consommateurs idiots mais plutôt des « consomm’acteurs », respectueux de l’environnement et soucieux de leur santé, nous devons être prêts à acheter exclusivement des fruits de saison (les fruits rouges en hiver, « faut y arrêter »…) et cultivés en France, non par chauvinisme, mais parce que c’est à côté, d’où des transports moins longs, donc une meilleure préservation des vitamines, moins de production de CO2… : avez-vous comparé l’odeur (sans parler du goût) des délicieuses garriguettes (ou d’autres variétés françaises) et celle des grosses fraises d’Espagne, qui ont le goût d’eau ?…

Nous n’avons rien contre les Espagnols en eux-mêmes, mais nous devrions à l’avenir vraiment faire attention à ce que nous achetons en général, surtout lorsque cela affecte directement notre santé : alimentation, cosmétique, etc.

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