Violence au lycée, violence du lycée

Dimanche 14 mars 2010

Un professeur de lettres analyse de manière très franche et pertinente la montée de la violence au lycée, et ses origines : très intéressant.

Réagissez avec vos commentaires !

http://lemonde.fr/opinions/article/2010/03/13/lycee-genese-de-la-violence-par-fabrice-humbert_1318662_3232.html

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Parler de l’homosexualité dès le plus jeune âge ?

Dimanche 14 février 2010

Une polémique a opposé récemment les partisans et les opposants à une initiation à la lutte contre l’homophobie à l’école primaire (l’éducation contre toutes les formes de discrimination faisant partie des missions centrales de l’école de la République).

Un court-métrage, “Le baiser de la lune”, qui montre entre autres choses les amours de deux poissons mâles (choquant, n’est-ce pas ?), et destiné aux CM1,  a été interdit par le ministre de l’Education nationale, avec l’appui d’associations “familiales” bien-pensantes… En voici la bande-annonce :

Un directeur de maternelle publie un article dans Le Monde, prônant au contraire une éducation à ces questions dès le plus jeune âge

Bonne Saint Valentin, et que chacun aime qui il veut, comme il veut !   :)

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Ce que disent les lycéens étrangers du système français

Vendredi 5 juin 2009

Le quotidien Le Monde rapporte les commentaires de certains lycéens étrangers venus étudier en France : je vous les transmets, même s’ils sont assez critiques… Le Monde veut-il par là soutenir la prochaine réforme des lycées, et préparer l’opinion publique en ce sens ?… ;)

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/06/01/etre-lyceen-en-france-le-regard-critique-des-eleves-etrangers_1200788_3238.html

 

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A Colmar, des lycéens privés de voyage à cause d’une manif

Samedi 4 avril 2009

Dans la Rue 89, un article sur l’initiative du maire de Colmar, qui a privé l’un des trois lycées de la ville, Camille-Sée, des subventions de la ville pour trois voyages scolaires, à cause des débordements de certains lycéens lors de la manifestation du 19 février – lycéens qui n’étaient même pas forcément de ce lycée.

Lire la suite de l’histoire, et comment le proviseur a réagi, ici : http://www.rue89.com/2009/04/02/colmar-le-maire-fouettard-prive-de-voyage-les-lyceens-rebelles

Il y a plusieurs manières d’interpréter cette histoire ; on peut être scandalisé bien sûr, mais on peut aussi considérer que les adultes ont réagi conformément à leurs fonctions et leurs statuts : les jeunes ne sont pas forcément les seules priorités et les seules valeurs d’une société, ils peuvent aussi être punis… On peut aussi se dire que l’action collective n’est pas gratuite, elle comporte des risques et des coûts que les manifestants doivent assumer… Je ne donne pas mon opinion personnelle, mais seulement quelques éléments de réflexion. Qu’en pensez-vous ?

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L’homophobie à l’école

Jeudi 5 mars 2009

Un sondage révèle le malaise des jeunes gays en milieu scolaire : non seulement l’intolérance est importante parmi les élèves, ce qui est absurde puisque ce sont les jeunes qui devraient montrer la voie de l’avenir et être les plus tolérants, mais en plus les jeunes gays n’ont guère confiance dans les personnels des établissements pour les défendre… Il y a du travail à faire.

 Un sujet tabou et pourtant important, dont les jeunes devraient parler plus souvent entre eux et avec les professeurs et les surveillants.

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Bac ES : les SES répondent au Président

Jeudi 29 janvier 2009

Nicolas Sarkozy, lors de sa visite à Saint-Lô.

Vous avez sans doute entendu parler des propos à l’emporte-pièce de M. Sarkozy sur le bac S et le bac ES… La réaction des professeurs de SES ne s’est pas faite attendre :

http://www.alternatives-economiques.fr/nicolas-sarkozy-et-la-serie-e-s—-des-confusions-prejudiciables_fr_art_633_41767.html

et un communiqué de l’Association des Professeurs de SES (APSES) :

 

Communiqué de presse de l’APSES du 28 janvier 2009

 Non, Monsieur le Président, la série Economique et Sociale n’est pas une « blague ».

 Lors d’un déplacement à Châteauroux (Indre), le Président de la République a déclaré : “Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague”. Ces propos insultent directement les élèves (dont Monsieur Sarkozy, qui a obtenu ce bac en 1973) et les enseignants qui ont contribué au succès de cette série depuis 40 ans.

 

La suite des déclarations du Président démontre une grave méconnaissance des débouchés de ce baccalauréat : “Parce que la filière économique ES, mettez vos enfants dedans, et ils ne peuvent pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques. Qu’est-ce que cela veut dire ? On dit à ton gosse, fais la filière économique, tu pourras faire de l’économie et à l’arrivée ils ne peuvent pas se présenter [aux concours]. Ce n’est pas admissible” [Source : Le Monde du 28 janvier 2009].

Rappelons que, selon les statistiques du Ministère de l’Education Nationale, près de la moitié des bacheliers ES poursuivent leurs études dans des filières de l’enseignement supérieur où l’économie est une des disciplines principales (filières universitaires en Economie-Gestion, Administrations Economiques et Sociales, IUT et STS tertiaires, Classes préparatoires, Ecoles de commerce et de management, Instituts d’Etudes Politiques). Par exemple, les bacheliers ES forment le premier groupe d’étudiants en faculté d’Economie-Gestion, loin devant les autres bacheliers généraux et technologiques. Les taux de réussite des bacheliers ES dans ces différentes filières sont sensiblement égaux à ceux des bacheliers S, alors que le recrutement de la série ES est beaucoup plus mixte socialement (28% d’enfants de parents diplômés du supérieur dans la série ES contre 43% dans la série S).

Alors que la lettre de mission pour la réforme du lycée remise à Richard Descoings le 14 janvier dernier pointe les défauts d’un lycée « discriminant socialement », il est incompréhensible que les performances de la série ES soient à ce point ignorées et décriées. Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le Président, ces performances sont excellentes dans les filières les plus sélectives des cursus économiques. En 2006-2007, les bacheliers ES représentaient 43% des élèves des classes préparatoires Economiques et Commerciales et 37% des élèves intégrant 24 grandes écoles de la Banque Commune d’Epreuves, alors qu’ils ne représentent que 31% des bacheliers généraux et que les places qui leur sont offertes en classes préparatoires sont bien moindre que pour les bacheliers S. Par ailleurs, 60% des étudiants admis dans les écoles de commerce après le bac sont issus de la série ES, ainsi que près de la moitié des étudiants des Instituts d’Etudes Politiques.

             Ce qui est particulièrement étonnant, c’est que l’objet principal de l’intervention de Nicolas Sarkozy soit de s’en prendre à la filière S qui attirerait la plupart des bons élèves, perdant ainsi sa vocation première de baccalauréat scientifique. Or, pour illustrer cette situation, il attaque … le bac ES, qui est celui dont les effectifs ne cessent de progresser. Pense-t-il sérieusement résoudre le problème de la série S en dénigrant la série ES, qui est justement celle qui résiste le mieux à l’hégémonie de la série S ?

             Ces déclarations pour le moins surprenantes voire humiliantes augurent mal de la phase de concertation sur la réforme du lycée ouverte par le Ministre de l’Education début janvier. L’APSES ne peut ignorer ces déclarations et demande au Président de la République de clarifier ces propos qui peuvent légitimement être reçus comme une gifle par les élèves, les parents d’élèves, les enseignants du supérieur qui accueillent ces élèves, et les professeurs de la série ES. L’APSES demande également à être reçue dans le cadre de la mission de concertation pour la réforme du lycée confiée à Richard Descoings.

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Les voeux de M. Sarkozy à l’Education nationale

Lundi 12 janvier 2009

Vous pouvez les regarder ici ces voeux “aux personnels de l’Education nationale” (pas les élèves, ni les parents ?).

Voir aussi les images des réactions des enseignants sur place, et les trois “dossiers chauds” actuels de l’Education nationale.

Lors de ce discours caractérisé par le volontarisme libéral – si on travaille, on réussit, tout le monde peut choisir son destin, etc. - et une critique forte de l’”immobilisme” (des professeurs bien entendu – ils connaissent une réforme tous les 4-5 ans, mais passons), M. Sarkozy a refusé une augmentation du budget – comme il l’avait fait lors de ses voeux à l’Hôpital public -, et a annoncé la création d’un Haut commissariat à la jeunesse, attribué à Martin Hirsch, déjà Haut commissaire aux solidarités actives (un poste particulier, pas vraiment dans le gouvernement, mais qui lui a permis de créer le RSA) : Jeunesse / Pauvreté, même combat ?  :)

De plus, la réforme du lycée est prise en charge par Richard Descoings, directeur de l’IEP Paris (le célèbre “Sciences Po”) – qui s’était fait connaître notamment en créant une procédure d’admission particulière pour des élèves venant de zones d’éducation prioritaire (ZEP).

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Pourquoi la Finlande a-t-elle le meilleur système éducatif ?

Dimanche 28 décembre 2008

Les piques de l'hiver

On parle beaucoup depuis quelques mois du modèle éducatif finlandais, qui leur vaut d’excellents résultats dans les tests internationaux, pour les élèves à l’issue du collège. Pour mieux comprendre cette réussite, il faut étudier en détail la politique éducative mise en oeuvre en Finlande, dès l’école primaire, qui combine de nombreux aspects.

Je vous invite à lire un article intéressant sur le sujet : ainsi vous vous ferez votre propre opinion sur ce qui devrait changer en priorité dans le système français… et ce avant le lycée, alors que la principale réforme actuelle dans notre pays concerne le lycée…

http://inegalites.fr/spip.php?article969&id_mot=31

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En Suède, l’égalité des sexes dès la maternelle

Samedi 15 novembre 2008

Plusieurs écoles primaires suédoises ont suspendu la mixité pour plusieurs activités, afin de protéger les filles des préjugés les concernant, et des comportements attendus d’elles par les garçons, même très jeunes, et même par les enseignants.

Lire le compte-rendu de cette expérience dans Le Monde :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/11/13/suede-l-egalite-des-sexes-a-bonne-ecole_1118057_3214.html

 

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Souriez, vous êtes grillés…

Vendredi 14 novembre 2008

Je ne savais pas qu’il existait un “risque d’opinion” (voir l’article ci-dessous). Profitez de ce blog et laissez vos commentaires, tant qu’il existe…  ;)

Lu dans Le Monde de l’Informatique d’hier :

Le ministère de l’Education veille sur Internet et inquiète les enseignants

Edition du 12/11/2008 – par Vincent Delfau
Les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur veulent « repérer les leaders d’opinion » sur Internet. A cette fin, les deux institutions lancent un appel d’offres intitulé ‘Veille de l’opinion’. La ou les entreprises retenues devront, pendant un an, scruter les canaux d’informations – « en particulier Internet », précise l’appel d’offres – afin de fournir aux ministres concernés des « informations signifiantes pertinentes qui préfigurent un débat, un ‘risque d’opinion’ potentiel, une crise ou tout temps fort à venir ».

Ce marché, attribué actuellement à la société I&E -spécialisée dans les ’stratégies d’opinion’ – vise notamment à « décrypter les sources de débats et leur mode de propagation », « anticiper les risques de contagion et de crise » et « analyser le potentiel d’influence et la capacité à se constituer en réseau » des leaders d’opinion et des « lanceurs d’alertes ». Le tout portant sur une multitude de sources : sites de syndicats, de partis politiques, d’associations, forums de discussion, blogs, pages personnelles, réseaux sociaux, plateformes vidéos, etc.

Syndrome Big Brother ou simple revue de presse ?

Les enseignants n’ont pas manqué de réagir à cet appel d’offres, qui par voie de blog, qui par communiqué, souvent en stigmatisant la volonté de surveillance générale qu’ils reprochent au gouvernement. « C’est dans la lignée d’Edvige et du fichier base-élèves, s’insurge Nestor Maquenot, instituteur et membre de SUD éducation Paris. C’est le symbole d’une société Big Brother dans laquelle on entre petit à petit. Certes, le fait que l’Etat nous surveille n’est pas une nouveauté. Ici, le problème c’est la privatisation et la marchandisation de cette surveillance, avec les risques de perméabilité qui en découlent. »

Ces craintes n’émeuvent pas le ministère de l’Education, qui rappelle que la veille de l’opinion existe depuis 2006 et que « tous les grands ministères ont un service de veille ». Les services de Xavier Darcos se défendent de vouloir ficher les enseignants : « le travail réalisé par I&E n’est qu’une analyse qualitative, une sorte de revue de presse visant à savoir comment est perçue la politique du ministre. Il ne s’agit pas de récolter des données nominatives. » Si le ministère reconnaît que la dimension Internet peut inquiéter, il précise que « les blogs et forums sont des choses publiques : il n’y a rien de scandaleux à ce que le ministre y relève ce que pensent les gens qui dépendent de lui. »

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