La bataille du bio !

mardi 31 mai 2011

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A voir : documentaire sur le « prêt à jeter »

mardi 26 avril 2011

UN DOCUMENTAIRE PASSIONNANT SUR L' »OBSOLESCENCE PROGRAMMEE » : les produits sont conçus pour durer le moins de temps possible, et être remplacés, souvent sans pouvoir être réparés.

Le courant des opposants à ce système de gaspillage organisé (qui stimule la croissance, certes, mais au prix de quantités de déchets énormes, souvent envoyés dans les pays en développement…) se font appeler les « décroissants », ou les « objecteurs de croissance » (par analogie avec les « objecteurs de conscience » opposés au service militaire).

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M. Néolibéralisme vous parle

dimanche 21 novembre 2010

Un document rare de Milton Friedman, le pape du néolibéralisme depuis les années 70, le fossoyeur de la pensée keynésienne, le défenseur inconditionnel du libre marché et du libre échange… Les images du documents sont très « seventies », mais ne souriez pas trop vite : ce petit monsieur (prix Nobel d’économie, naturellement, et qui a même figuré un temps dans l’enseignement de spécialité de SES en terminale !) a eu une influence immense sur notre époque, positive ou négative selon le point de vue théorique que l’on adopte…

A partir de l’exemple d’un simple crayon, il montre comment le marché apporte la prospérité et l’harmonie universelles… En plus, ça vous fera travailler votre anglais…

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Je recherche une vidéo d’une interview d’Adam Smith, je vous tiens au courant.

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A qui appartient la biodiversité ?

mardi 19 octobre 2010

LISEZ CET ARTICLE D' »ALTERNATIVES ECONOMIQUES » (la revue économique la plus proche de l' »esprit SES ») dans le numéro de ce mois-ci, sur la biodiversité et les tentatives de certains de lui donner un prix, et de l’échanger sur un marché (comme on le fait pour l’énergie par exemple, ou les droits à polluer) :

 

Alors que se déroule, du 18 au 30 octobre 2010, la Conférence de la Convention sur la Biodiversité à Nagoya, la protection des droits des peuples sur les ressources génétiques présentes sur leurs territoires et utilisées à des fins commerciales peine à se mettre en place.

Le changement climatique menace gravement notre environnement. Mais ce n’est pas le seul défi majeur auquel nous soyons confrontés: la biodiversité, indispensable à la vie sur Terre, est elle aussi en grand danger. Mieux la protéger, c’est l’objet de la Convention internationale sur la diversité biologique, signée en 1992 dans le cadre du Sommet mondial de Rio. Ce texte entend en particulier lutter contre la biopiraterie, en codifiant les droits des peuples sur les ressources génétiques que recèlent leur pays. Mais la mise en oeuvre de cette convention se révèle très insatisfaisante pour l’instant.

Dans les années 80, les débuts des biotechnologies laissent espérer un eldorado, avec la création de nombreux nouveaux médicaments ou cosmétiques. A côté des produits de synthèse et de la modification génétique d’organismes déjà connus, les laboratoires se mettent alors en recherche de ressources génétiques de base encore inexploitées. Les chercheurs des pays du Nord se ruent vers les pays du Sud, en particulier vers les zones tropicales, les plus riches en biodiversité et les plus mal connues. Leur mission: recueillir le savoir traditionnel des populations sur les plantes et identifier ainsi les végétaux dont les molécules pourraient posséder des propriétés commercialement intéressantes. Certains chercheurs et certaines multinationales déposent dans la foulée des brevets sur les biomolécules qu’ils jugent les plus prometteuses, profitant de nouvelles règles plus favorables à la propriété intellectuelle mises en oeuvre parallèlement, notamment aux Etats-Unis.

 
Origines non vérifiées

C’est alors que surgissent les problèmes, car les populations locales ne sont généralement pas associées aux retombées financières des produits issus de ces brevets. Ces pratiques sont très anciennes, comme dans le cas de la quinine, par exemple. Mais le phénomène a pris une ampleur nouvelle au cours des décennies récentes, même si personne ne sait au juste ce que représente le marché des produits issus de la bioprospection. Dans le cadre d’une étude soutenue par l’Union européenne, deux chercheuses, Kerry Ten Kate et Sarah A. Laird, ont tenté de l’évaluer en 1999: à l’époque, il aurait pesé entre 500 et 800 milliards de dollars chaque année. Une fourchette très large.Du coup, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) se sont mises à dénoncer ce qu’elles qualifient de « biopiraterie ». L’une des affaires les plus connues en la matière concerne l’arbre de Neem, que l’on trouve en Inde et dont on tire un fongicide. Les vertus antiparasitaires de cet arbre sont connues et utilisées par les Indiens depuis plusieurs siècles. La société américaine G. R. Grace & Company a cependant déposé un brevet sur ce produit en 1990 aux Etats Unis. Un procès retentissant s’en était suivi, que Grace a définitivement perdu en mai 2005. La justice a reconnu que la multinationale n’avait rien inventé. On peut citer également le cas de l’Hoodia, un cactus d’Afrique du Sud grâce auquel Pfizer souhaitait mettre au point un traitement contre l’obésité, ou l’Ayahuasca de l’Equateur, sur lequel le chercheur américain Loren Miller de l’International Plant Medecine Corporation revendique des droits.

Francis Gurry, vice directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) reconnaît qu’« il faudrait être plus attentif lors de la délivrance d’un brevet pour en vérifier la pertinence, mais les offices sont inondés de demande ». 15 millions de brevets ont en effet été enregistrés dans le monde en 2002, dix fois plus qu’en 1990. Difficile de vérifier avec certitude que les critères d’obtention du brevet sont bien respectés, notamment que l’invention proposée est bien nouvelle. Dans le cas de la biopiraterie, la tâche est d’autant plus ardue que les savoirs des communautés locales ne sont le plus souvent pas écrits, voire n’ont pas vocation à être rendus publics quand ils concernent des pratiques magiques ou religieuses secrètes. « Tout l’outillage juridique actuel concernant la propriété intellectuelle, comme le brevet, est construit à partir de notre vision du monde et est le plus souvent inadapté à la réalité des populations autochtones », rappelle Philippe Karpe, juriste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Ceci dit, les exemples de biopiraterie mis en avant sont un peu toujours les mêmes et en nombre limité. L’ampleur réelle du problème est difficile à appréhender. Pour Catherine Aubertin, économiste à l’Institut de recherche sur le développement (IRD), la dérive est probablement surestimée: « Les ONG assimilent systématiquement la bioprospection à la biopiraterie. En réalité, les procès en biopiraterie sont surtout l’expression de frustrations liées aux inégalités des échanges entre le Nord et le Sud. Les peuples indigènes y trouvent une scène pour faire entendre leurs revendications politiques et territoriales. »

 
Mieux réguler la bioprospection

La Convention sur la diversité biologique a cependant cherché à mieux réguler la bioprospection. Ce texte ne vise pas à l’interdire. La Convention considère au contraire que celle-ci peut contribuer à préserver la biodiversité: les bénéfices tirés de ces activités peuvent en effet apporter des revenus aux populations locales. Ce qui rend alors moins intéressant la surexploitation à d’autres fins des milieux les plus riches en biodiversité et limite ainsi le risque de leur destruction. Pour ce faire, la Convention introduit une innovation juridique majeure: les ressources génétiques présentes sur le territoire d’un pays cessent d’être considérées comme patrimoine commun de l’humanité et deviennent des ressources nationales au même titre que les ressources minières ou pétrolières. La Convention reconnaît aussi la validité en termes de propriété intellectuelle des savoirs traditionnels liés à l’usage de ces ressources génétiques même s’ils ne sont pas écrits. L’objectif est d’encourager la conclusion de contrats de gré à gré entre industriels, organismes publics et populations locales. 

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Un économiste américain dénonce la « folie » et la « terreur » créées par « les marchés »

lundi 11 octobre 2010

Qu’est-ce que « le(s) marché(s) », et « la confiance des marchés », dont on nous rebat les oreilles tous les jours, pour justifier toutes sortes de politiques – allant souvent à l’encontre des acquis sociaux de la population – ?

UN TEXTE LUMINEUX, ET FACILE A LIRE, PAR UN GRAND ECONOMISTE AMERICAIN, DANI RODRIK (daté du 9 septembre, et traduit par Gilles Raveaud) :

 

Le monde à l’envers des économistes (ou de certains d’entre eux)

L’Espagne, dont le chômage à atteint 20% et où la demande reste faible, vient de décider d’une réforme du droit du travail qui facilite les licenciements.

J’espère que quelqu’un au FMI ou à l’OCDE – les deux institutions qui ont convaincu les Espagnols de l’urgence et de la nécessité d’une telle réforme – saura m’expliquer comment le fait de réduire le coût du licenciement pour les employeurs permettra de réduire le chômage, à un moment où les entreprises cherchent à se séparer de leurs salariés [parce qu’il n’y a pas suffisamment d’acheteurs pour les biens et services qu’elles essaient de vendre].

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L’épouvantail de la confiance du marché

Un spectre hante l’Europe, celui « la confiance du marché »

La peur du communisme a peut-être été une source d’inquiétude pour les gouvernements au moment où Karl Marx couchait sur le papier les premiers mots de son fameux manifeste en 1949, mais aujourd’hui, ce qu’ils redoutent est que l’humeur du marché puisse se retourner contre eux et ne creuse les écarts entre les obligations d’Etat. Les gouvernements un peu partout dans le monde sont obligés de procéder à des contractions budgétaires prématurées, même si le chômage reste très élevé et que la demande privée montre quelques soubresauts. Nombre d’entre eux sont obligés d’entreprendre des réformes structurelles auxquelles ils ne croient pas vraiment – simplement parce que ne pas le faire serait mal perçu par les marchés.

La terreur que fait régner l’humeur du marché fut à une époque le fléau des seules nations pauvres. Au cours de la crise de la dette latino-américaine des années 80 ou au cours de la crise financière asiatique de 1997, par exemple, les économies en développement lourdement endettées pensaient qu’ils avaient peu d’options si ce n’est d’avaler l’amère pilule – à moins de faire face à un torrent d’exode des capitaux. Il semble que ce soit aujourd’hui au tour de l’Espagne, de la France, de la Grande Bretagne, de l’Allemagne et, selon de nombreux analystes, des Etats-Unis même.

Si l’on veut continuer à emprunter de l’argent, il faut convaincre le prêteur que l’on sera en mesure de rembourser. C’est évident. Mais en temps de crise, la confiance du marché suit sa propre logique. Elle devient un concept éthéré dénué d’un réel contenu économique. Elle devient ce que les philosophes appellent une « construction sociale » – quelque chose qui est réel uniquement parce que l’on est convaincu qu’elle l’est.

Car, si la logique économique était claire et nette, les gouvernements n’auraient pas à justifier de leurs décisions en fonction de la confiance du marché. Savoir quelles sont les politiques qui fonctionnent et celles qui ne fonctionnent pas serait une évidence, et adopter les « bonnes » politiques serait la façon la plus sûre de restaurer la confiance des marchés. Rechercher cette confiance du marché deviendrait superflu.

Donc, si la confiance du marché veut dire quelque chose, ce doit être quelque chose qui ne peut pas être simplement déterminé par les fondamentaux économiques. Mais qu’est-ce donc ?

Marx expliquait dans son Manifeste Communiste qu’il était « grand temps pour les communistes d’exposer ouvertement au monde entier leur vision, leurs objectifs, leurs tendances et de se mesurer à cette petite musique du spectre du communisme avec le propre Manifeste du parti. » De même, il serait une bonne chose que les marchés clarifient ce qu’ils entendent par « confiance » afin que nous puissions tous savoir de quoi il est question.

Bien sûr, il est peu probable que les ‘marchés’ le fassent. Et ce n’est pas uniquement parce que les marchés sont composés d’une multitude d’investisseurs et de spéculateurs dont on ne peut s’attendre à ce qu’ils publient un « programme de parti », mais plus fondamentalement parce que les marchés n’en ont vraiment aucune idée.

La capacité d’un gouvernement et sa volonté à rembourser sa dette dépendent d’un nombre presque infini de contingences présentes et futures. Cela ne dépend pas uniquement de ses programmes budgétaire et de dépenses mais aussi de l’état de l’économie, de la conjoncture extérieure et du contexte politique. Tous ces éléments sont très aléatoires et exigent de faire un certain nombre de suppositions pour permettre d’établir quelque avis que ce soit sur la solvabilité.

Les marchés semblent aujourd’hui penser que les énormes déficits budgétaires constituent la plus grande menace pour la solvabilité d’un gouvernement. Ils peuvent dès demain estimer que le vrai problème est la croissance lente, et regretter les mesures budgétaires strictes qui ont contribué à la produire.

Ils s’inquiètent aujourd’hui de la mollesse des gouvernements incapables de prendre les mesures difficiles nécessaires pour gérer la crise. Ils auront peut-être quelques insomnies demain à propos des nombreuses manifestations et des conflits sociaux que les politiques économiques strictes auront provoqué.

Rares sont ceux qui peuvent prédire l’humeur du marché, encore moins les propres acteurs de ces marchés. Même avec le recul, il n’est pas toujours facile d’expliquer pourquoi les marchés vont dans une direction plutôt qu’une autre. Des politiques similaires produiront des réactions différentes du marché en fonction de la vision dominante, ou de la mode du moment. C’est pourquoi piloter l’économie en fonction des diktats de la confiance des marchés n’est que pure folie.

A toute chose, malheur est bon et contrairement aux économistes et aux hommes politiques, les marchés n’ont aucune idéologie. Tant que l’argent entre, ils se moquent d’avoir à ravaler leurs mots. Ils veulent juste que « cela fonctionne » – que tout soit fait pour contribuer à produire un environnement économique stable et sain, propice au remboursement la dette. Lorsque les circonstances deviennent vraiment difficiles, ils tolèreront la restructuration de la dette – si la seule alternative est le chaos et la perspective de lourdes pertes.

Cela laisse une certaine marge de manouvre aux gouvernements et permet aux responsables politiques confiants de prendre en charge leur propre avenir. Cela leur permet de déterminer le discours qui leur assurera la confiance du marché, plutôt que d’être toujours à la traine.

Mais pour faire bon usage de cette marge de manouvre, les politiciens doivent articuler un récit cohérent, consistant et crédible de ce qu’ils font, basé à la fois sur des politiques bonnes et des décisions économiques bonnes. Ils doivent dire : « nous agissons ainsi non pas parce que les marchés nous le demandent, mais parce que c’est bon pour nous et voici pourquoi. »

Leur discours devra convaincre leur électorat autant que les marchés. S’ils y parviennent, ils pourront poursuivre leurs propres priorités tout en préservant la confiance du marché.

C’est bien là où les gouvernements européens (ainsi que leurs conseillers économiques) ont raté le coche. Plutôt que de faire face au défi, les dirigeants ont dans un premier temps tergiversé puis ont cédé sous la pression. Ils ont fini par fétichiser les annonces des analystes du marché. Ce faisant, ils se sont privés de politiques économiquement souhaitables, plus susceptibles de rassembler un large soutien populaire.

Si la crise actuelle s’aggrave, la responsabilité en incombera principalement aux responsables politiques – non parce qu’ils auront ignoré les marchés, mais parce qu’ils les auront pris au sérieux.

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Et si on se passait d’argent ? Le miracle des SEL

mardi 15 juin 2010

Un vidéo réconfortante (extraite d’un « Envoyé spécial » d’il y a une dizaine d’années : il y avait encore des francs !), en ces temps de crise : non, l’économie monétaire, le marché et le capitalisme ne sont pas les seuls systèmes économiques possibles, même dans une économie très développée comme la nôtre.

Depuis plusieurs années, il existe dans différents pays d’Europe des « systèmes d’échanges locaux » (SEL), qui remplacent la monnaie par des échanges de biens et de services entre habitants, consolident les liens sociaux et permettent ainsi de lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

Alors, le SEL, vous commencez quand ? Il en existe certainement un près de chez vous…

1/2 :

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2/2 :

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L’eau peut-elle redevenir un service public ?

mercredi 19 mai 2010

Un cas intéressant de service public… qui ne l’est plus, puisqu’il a été transféré dans la grande majorité des collectivités locales à de grandes entreprises privées (ce qu’on appelle des « délégations de service public ») : l’eau, qui est pourtant un « bien commun », indispensable à la vie, qui pourrait (devrait ?) être géré par la collectivité.

Voici l’interview d’un élu du département de l’Essonne, qui présente son projet de régie publique de l’eau (sans précision sur son étiquette politique, puisque cela n’a aucune importance ici) : cet élu ne déroule pas un discours idéologique, mais explique concrètement cette innovation intéressante.

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Petit bêtisier des économistes

mardi 5 janvier 2010

L’excellent mensuel Alternatives Economiques passe en revue, dans un article ce mois-ci, quelques grosses bêtises de la part d’économistes néo-libéraux, qui rêvaient d’un monde idéal entièrement régulé par le marché, avec des interventions de l’Etat réduites au minimum… Découvrez ce bêtisier, il vous sera très utile, à la fois comme élèves et comme futur citoyens.

Ces auteurs n’avaient pas commis de simples erreurs techniques, mais avaient oublié l’essentiel : que l’économie n’est pas une science exacte, qu’on peut traiter seulement avec des courbes et des équations mathématiques, mais une science sociale, morale et politique, qui doit viser le bien-être de l’ensemble de la population, et non l’enrichissement de quelques-uns au détriment de tous les autres – c’est ce que vous apprenez en SES, je l’espère du moins. 😉

C’est la crise économique actuelle qui a révélé leurs erreurs, qui depuis près de trente ans, accroissent les inégalités sociales au sein de chaque pays, et la concurrence entre tous les pays, tout en contribuant à la destruction de l’environnement… mais bien peu d’entre eux ont reconnu récemment qu’ils s’étaient trompés…

 

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L’Etat américain défend l’économie de marché ? Bien au contraire !

samedi 24 octobre 2009

L’économiste américain James Kenneth Galbraith – fils d’un autre célèbre économiste, John Kenneth Galbraith, qui critiquait déjà le capitalisme libéral depuis les années 60 – vient de publier un livre très dur contre l’alliance de l’Etat néo-conservateur américain (à la sauce George W. Bush) avec les grandes entreprises, pour se partager le pays : L’Etat prédateur. On l’a bien vu lors du démarrage de la guerre en Irak – qui avait peu de rapport avec les « armes de destruction massive », et bien plus avec de gros marchés juteux pour les amis de la famille Bush…

Contrairement à une idée reçue, le néo-libéralisme contemporain ne vise pas à laisser le marché fonctionner tout seul (dans l’esprit de la fameuse « main invisible » de Smith) ; il s’agit d’une politique volontariste (active) de l’Etat, afin de démanteler les anciennes régulations et les anciennes protections sociales, et instaurer de nouvelles règles du jeu, généralement favorables aux grandes firmes (vous vous souvenez de la notion d' »oligopole ») Jamais les grandes entreprises n’auraient pu faire autant de profits depuis vingt ans, et les riches s’enrichir autant, sans la complicité, consciente ou non, de l’Etat. Les petits producteurs, les consommateurs et les salariés, quant à eux, y ont trouvé beaucoup moins d’avantages…

Ainsi, les vrais défenseurs (naïfs) du marché seraient finalement… les responsables de gauche ! La droite dure, elle, aux Etats-Unis comme dans d’autres pays, est passée à autre chose, dans l’intérêt de quelques puissants, loin bien sûr de l’intérêt général…

Il faudrait par conséquent, selon l’auteur, revenir à une notion taboue, qui semble renaître de l’époque communiste : la planification !

Lisez l’entretien avec Galbraith fils, stimulant et facile à lire, dans Libération.

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Mais qui est Elinor Orstrom ?

mardi 13 octobre 2009

Il s’agit non seulement de la première femme à recevoir le Prix Nobel d’économie hier, mais de plus, une économiste ayant mené des travaux originaux, et importants, sur les « biens communs », qui ont analysé des modèles de développement et de gestion des ressources qui ne sont pas uniquement marchands : à découvrir donc, en complément de la vidéo ci-dessous sur la marchandisation du monde

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