Les plans de rigueur expliqués par les Playmobil

Samedi 17 décembre 2011

Une vidéo sympa réalisée par Jessica Dubois, journaliste, et Eric Heyer, économiste :

http://www.dailymotion.com/videoxl91t0 Tags : , ,

Le battle Keynes VS Hayek !

Samedi 19 mars 2011

Voici une vidéo plutôt originale : un rap opposant les deux économistes les plus influents du XXe siècle, Keynes et Hayek (le film étant le fruit de l’association d’une producteur d’audiovisuel et d’un professeur d’économie) ! En plus, c’est très bien fait – pardon, ça déchire sa race – dans le fond comme dans la forme :

John Maynard Keynes est un joyeux fêtard, il veut relancer la croissance par les dépenses publiques et la baisse des taux d’intérêt (cad. un crédit pas cher), il veut réguler le marché à court terme (« à long terme, nous sommes tous morts… »), et rétablir la confiance. Selon lui, l’économie n’est pas vraiment fondée sur des calculs rationnels mais sur des « esprits animaux » (sentiments, pulsions)…

Mais à force d’injecter trop de liquidités dans l’économie, on risque de se retrouver avec des bulles financières, et se réveiller avec la gueule de bois…

C’est ce que lui explique Friedrich A. von Hayek, qui a moins de charisme, mais qui pointe les limites de l’approche keynésienne. Hayek prône des mesures exactement opposées : redonner de la valeur à la monnaie et au capital, encourager l’épargne, laisser faire le marché, etc.

Les sous-titrages sont bons mais passent vite, il faut s’accrocher mais des élèves de terminale ES sont capables de comprendre le clip : et c’est ça qui est trop bien !  :)

http://www.dailymotion.com/videoxc5c82

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Un économiste américain dénonce la « folie » et la « terreur » créées par « les marchés »

Lundi 11 octobre 2010

Qu’est-ce que  »le(s) marché(s) », et « la confiance des marchés », dont on nous rebat les oreilles tous les jours, pour justifier toutes sortes de politiques – allant souvent à l’encontre des acquis sociaux de la population - ?

UN TEXTE LUMINEUX, ET FACILE A LIRE, PAR UN GRAND ECONOMISTE AMERICAIN, DANI RODRIK (daté du 9 septembre, et traduit par Gilles Raveaud) :

 

Le monde à l’envers des économistes (ou de certains d’entre eux)

L’Espagne, dont le chômage à atteint 20% et où la demande reste faible, vient de décider d’une réforme du droit du travail qui facilite les licenciements.

J’espère que quelqu’un au FMI ou à l’OCDE – les deux institutions qui ont convaincu les Espagnols de l’urgence et de la nécessité d’une telle réforme – saura m’expliquer comment le fait de réduire le coût du licenciement pour les employeurs permettra de réduire le chômage, à un moment où les entreprises cherchent à se séparer de leurs salariés [parce qu’il n’y a pas suffisamment d’acheteurs pour les biens et services qu’elles essaient de vendre].

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L’épouvantail de la confiance du marché

Un spectre hante l’Europe, celui « la confiance du marché »

La peur du communisme a peut-être été une source d’inquiétude pour les gouvernements au moment où Karl Marx couchait sur le papier les premiers mots de son fameux manifeste en 1949, mais aujourd’hui, ce qu’ils redoutent est que l’humeur du marché puisse se retourner contre eux et ne creuse les écarts entre les obligations d’Etat. Les gouvernements un peu partout dans le monde sont obligés de procéder à des contractions budgétaires prématurées, même si le chômage reste très élevé et que la demande privée montre quelques soubresauts. Nombre d’entre eux sont obligés d’entreprendre des réformes structurelles auxquelles ils ne croient pas vraiment – simplement parce que ne pas le faire serait mal perçu par les marchés.

La terreur que fait régner l’humeur du marché fut à une époque le fléau des seules nations pauvres. Au cours de la crise de la dette latino-américaine des années 80 ou au cours de la crise financière asiatique de 1997, par exemple, les économies en développement lourdement endettées pensaient qu’ils avaient peu d’options si ce n’est d’avaler l’amère pilule – à moins de faire face à un torrent d’exode des capitaux. Il semble que ce soit aujourd’hui au tour de l’Espagne, de la France, de la Grande Bretagne, de l’Allemagne et, selon de nombreux analystes, des Etats-Unis même.

Si l’on veut continuer à emprunter de l’argent, il faut convaincre le prêteur que l’on sera en mesure de rembourser. C’est évident. Mais en temps de crise, la confiance du marché suit sa propre logique. Elle devient un concept éthéré dénué d’un réel contenu économique. Elle devient ce que les philosophes appellent une « construction sociale » – quelque chose qui est réel uniquement parce que l’on est convaincu qu’elle l’est.

Car, si la logique économique était claire et nette, les gouvernements n’auraient pas à justifier de leurs décisions en fonction de la confiance du marché. Savoir quelles sont les politiques qui fonctionnent et celles qui ne fonctionnent pas serait une évidence, et adopter les « bonnes » politiques serait la façon la plus sûre de restaurer la confiance des marchés. Rechercher cette confiance du marché deviendrait superflu.

Donc, si la confiance du marché veut dire quelque chose, ce doit être quelque chose qui ne peut pas être simplement déterminé par les fondamentaux économiques. Mais qu’est-ce donc ?

Marx expliquait dans son Manifeste Communiste qu’il était « grand temps pour les communistes d’exposer ouvertement au monde entier leur vision, leurs objectifs, leurs tendances et de se mesurer à cette petite musique du spectre du communisme avec le propre Manifeste du parti. » De même, il serait une bonne chose que les marchés clarifient ce qu’ils entendent par « confiance » afin que nous puissions tous savoir de quoi il est question.

Bien sûr, il est peu probable que les ‘marchés’ le fassent. Et ce n’est pas uniquement parce que les marchés sont composés d’une multitude d’investisseurs et de spéculateurs dont on ne peut s’attendre à ce qu’ils publient un « programme de parti », mais plus fondamentalement parce que les marchés n’en ont vraiment aucune idée.

La capacité d’un gouvernement et sa volonté à rembourser sa dette dépendent d’un nombre presque infini de contingences présentes et futures. Cela ne dépend pas uniquement de ses programmes budgétaire et de dépenses mais aussi de l’état de l’économie, de la conjoncture extérieure et du contexte politique. Tous ces éléments sont très aléatoires et exigent de faire un certain nombre de suppositions pour permettre d’établir quelque avis que ce soit sur la solvabilité.

Les marchés semblent aujourd’hui penser que les énormes déficits budgétaires constituent la plus grande menace pour la solvabilité d’un gouvernement. Ils peuvent dès demain estimer que le vrai problème est la croissance lente, et regretter les mesures budgétaires strictes qui ont contribué à la produire.

Ils s’inquiètent aujourd’hui de la mollesse des gouvernements incapables de prendre les mesures difficiles nécessaires pour gérer la crise. Ils auront peut-être quelques insomnies demain à propos des nombreuses manifestations et des conflits sociaux que les politiques économiques strictes auront provoqué.

Rares sont ceux qui peuvent prédire l’humeur du marché, encore moins les propres acteurs de ces marchés. Même avec le recul, il n’est pas toujours facile d’expliquer pourquoi les marchés vont dans une direction plutôt qu’une autre. Des politiques similaires produiront des réactions différentes du marché en fonction de la vision dominante, ou de la mode du moment. C’est pourquoi piloter l’économie en fonction des diktats de la confiance des marchés n’est que pure folie.

A toute chose, malheur est bon et contrairement aux économistes et aux hommes politiques, les marchés n’ont aucune idéologie. Tant que l’argent entre, ils se moquent d’avoir à ravaler leurs mots. Ils veulent juste que « cela fonctionne » – que tout soit fait pour contribuer à produire un environnement économique stable et sain, propice au remboursement la dette. Lorsque les circonstances deviennent vraiment difficiles, ils tolèreront la restructuration de la dette – si la seule alternative est le chaos et la perspective de lourdes pertes.

Cela laisse une certaine marge de manouvre aux gouvernements et permet aux responsables politiques confiants de prendre en charge leur propre avenir. Cela leur permet de déterminer le discours qui leur assurera la confiance du marché, plutôt que d’être toujours à la traine.

Mais pour faire bon usage de cette marge de manouvre, les politiciens doivent articuler un récit cohérent, consistant et crédible de ce qu’ils font, basé à la fois sur des politiques bonnes et des décisions économiques bonnes. Ils doivent dire : « nous agissons ainsi non pas parce que les marchés nous le demandent, mais parce que c’est bon pour nous et voici pourquoi. »

Leur discours devra convaincre leur électorat autant que les marchés. S’ils y parviennent, ils pourront poursuivre leurs propres priorités tout en préservant la confiance du marché.

C’est bien là où les gouvernements européens (ainsi que leurs conseillers économiques) ont raté le coche. Plutôt que de faire face au défi, les dirigeants ont dans un premier temps tergiversé puis ont cédé sous la pression. Ils ont fini par fétichiser les annonces des analystes du marché. Ce faisant, ils se sont privés de politiques économiquement souhaitables, plus susceptibles de rassembler un large soutien populaire.

Si la crise actuelle s’aggrave, la responsabilité en incombera principalement aux responsables politiques – non parce qu’ils auront ignoré les marchés, mais parce qu’ils les auront pris au sérieux.

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Deux économistes contre l’austérité en Europe

Mercredi 26 mai 2010

Un économiste qu’on connaît bien en TES1, Eric Heyer, dénonce les plans d’austérité qui se multiplient en Europe, et considère qu’avec eux, « on court à la catastrophe » (à lire dans Les Echos d’aujourd’hui).

Un autre économiste, encore plus prestigieux, disait la même chose il y a quelques jours :

 

Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d’économie (en réalité lauréat du Prix d’économie de la Banque de Suède, mais passons) en 2001, est l’une des  »stars » de l’économie mondiale – et pas seulement pour les profs de SES… ;)

Joseph Stiglitz : « L’austérité mène au désastre »
 
LEMONDE| 22.05.10 | 13h12 • Mis à jour le 23.05.10 | 08h54
 
Ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la
Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les
grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la
mondialisation et le monétarisme. Il livre au Monde son analyse de la crise
de l’euro. 
  
Vous avez récemment dit que l’euro n’avait pas d’avenir sans réforme
majeure. Qu’entendez-vous par là ?
 
L’Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les
pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique
économique : le taux de change et les taux d’intérêt. Il fallait donc
trouver autre chose qui leur permette de s’adapter à la conjoncture si
nécessaire. D’autant que Bruxelles n’a pas été assez loin en matière de
régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais
l’Union européenne (UE) n’a rien prévu dans ce sens.
 
Et aujourd’hui, elle veut un plan coordonné d’austérité. Si elle continue
dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande
Dépression des années 1930, que ce n’est pas ce qu’il faut faire.
 
Que devrait faire l’Europe ? 
Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de
solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour
les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps
économiques plus cléments, permettrait d’aider les pays qui ont des
problèmes quand ceux-ci surgissent.
 
L’Europe a besoin de solidarité, d’empathie. Pas d’une austérité qui va
faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un
Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes
tous dans le même bateau. C’est d’abord et avant tout le manque de
solidarité qui menace la viabilité du projet européen.
 
Vous prônez une sorte de fédéralisme ?  
Oui. De cohésion. Le problème, c’est que les Etats membres de l’UE n’ont pas
tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a
eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel
pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne,
s’en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont
mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.
 
Ce n’est pas le cas ?  
Non. Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le
gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité.
Mais c’est d’abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a
provoqué cette situation.
 
Quant à l’Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être
accusée d’avoir manqué de discipline. Bien sûr, l’Espagne aurait dû être
plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en
quelque sorte, c’est l’euro qui a permis ça, en lui procurant des taux
d’intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie
unique. Aujourd’hui, ces pays ne s’en sortiront que si la croissance
européenne revient. C’est pour cela qu’il faut soutenir l’économie en
investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.
 
La baisse de l’euro serait donc une bonne chose ?
C’est la meilleure chose qui puisse arriver à l’Europe. C’est à la France,
et plus encore à l’Allemagne qu’elle profitera le plus. Mais la Grèce et
l’Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en
seront également bénéficiaires.
 
Mme Merkel, pourtant, sait que la solidarité peut être importante. Sans
cela, il n’y aurait pas eu de réunification allemande. 
 
Oui. Mais, justement, il a fallu plus de dix ans à l’Allemagne pour absorber
la réunification. Et d’une certaine manière, je pense que les ex-Allemands
de l’Ouest estiment qu’ils ont déjà payé un prix élevé pour la solidarité
européenne.
 
Pensez-vous que la viabilité de l’euro soit menacée ?  
J’espère que non. Il est tout à fait possible d’éviter que la monnaie unique
ne périclite. Mais si on continue comme ça, rien n’est exclu. Même si je
pense que le scénario le plus probable est celui du défaut de paiement. Le
taux de chômage des jeunes en Grèce s’approche de 30 %. En Espagne, il
dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s’il monte à 50 % ou 60 %. Il y a un
moment où Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de
savoir s’il a intérêt à poursuivre le plan que lui ont imposé le Fonds
monétaire international (FMI) et Bruxelles. Et s’il n’a pas intérêt à
redevenir maître de sa politique monétaire.
 
Rappelez-vous ce qui s’est passé en Argentine. Le peso était attaché au
dollar par un taux de change fixe. On pensait que Buenos Aires ne romprait
pas le lien, que le coût en serait trop important. Les Argentins l’ont fait,
ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils
en ont largement profité. Depuis six ans, l’Argentine croît à un rythme de
8,5 % par an. Et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent qu’elle a eu
raison.
 
Propos recueillis par Virginie Malingre

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Croissance zéro : l’investissement baisse et la consommation stagne

Lundi 17 mai 2010

La relance de la croissance n’est vraiment pas à l’ordre du jour, que ce soit en France ou dans la zone euro.

Lisez l’article des Echos, qui analyse les différents aspects de la conjoncture : investissement, consommation, croissance…

Ah, au fait, le PIB en termes réels en 2009 a diminué de 2,6 %, soit une baisse plus importante qu’annoncée initialement (bizarre non ? ;) )

 

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« Une demande sans tonus en Europe »

Vendredi 26 mars 2010

Tel est le titre d’une note de conjoncture de l’INSEE, bien morose. Les composantes de la demande (consommation, investissement) tournent au ralenti, et ne donnent aucun signe de reprise… Le marché du travail est également atone (manque de tonicité, de vivacité, bon adjectif à placer dans une copie…)

L’« indicateur de moral des ménages » (sorte de sondage où l’on compare la part des opinions positives sur la situation économique, et celle des opinions négatives : un chiffre négatif signifie donc que les opinions négatives l’emportent) continue à se détériorer en mars (-34 %, contre – 33 % précédemment). Inquiétant quand on sait que l’an dernier, la consommation des ménages avait relativement bien résisté, évitant une chute encore plus importante du PIB.

Voir les courbes de confiance des ménages, sur le site du Monde. Bizarrement, les indicateurs s’étaient légèrement améliorés durant l’année 2009, au plus fort de la crise ; et les opinions des Français sur leur situation personnelle étaient bien meilleurs que celles sur la situation collective (« Le pays est au fond du trou, mais pour moi, ça va pas trop mal… ») Et c’est depuis le début de l’année 2010 que cet indicateur du « moral des ménages » se dégrade…

Bref, comme on dit dans le sud-ouest, « on n’est pas rendus… »

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Le chômage augmentera moins en 2010, mais la reprise est très molle

Mercredi 24 mars 2010

Le quotidien économique Les Echos fait le point sur les évolutions prévisibles de la croissance et de l’emploi en France en 2010.

http://www.lesechos.fr/info/france/020434533489-pour-pole-emploi-le-chomage-montera-encore-cette-annee-avant-de-baisser-un-peu-en-2011.htm

Ainsi, on pourra observer cette année un ralentissement de la hausse du chômage, et une reprise très lente dans certains secteurs ; mais faute de reprise de l’investissement, et de créations d’emplois, on ne peut pas sortir que nous soyons sortis de la crise…

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Comment les financiers pénalisent les Etats qui les ont sauvés

Samedi 9 janvier 2010

L’un des économistes français les plus connus, Jean-Paul Fitoussi, dénonce l’ »immoralité » selon lui de la sortie de crise. Les banques, responsables de la crise financière, ont été largement soutenues par des fonds publics, et recommencent à faire des profits juteux. Dans le même temps, les Etats, qui ont creusé leurs déficits budgétaires et par conséquent se sont lourdement endettés pour sauver le système financier international, sont pénalisés par ces mêmes marchés financiers, qui s’inquiètent de leurs dettes jugées trop lourdes, voire « insoutenables »…

Les « agences de notation », payées pour évaluer les dettes et les entreprises cotées à la Bourse, n’ont pas vu venir la crise financière, l’ont même favorisée par leur malhonnêteté et/ou leur incompétence, mais continuent à donner leurs avis aujourd’hui, et critique l’endettement croissant des Etats, les menaçant (lors de la publication du « grand emprunt » français par exemple) de leur donner une mauvaise note pour leur dette – ce qui augmenterait les taux d’intérêt, et alourdirait encore le poids de cette dette, tout en pénalisant les investissements…

Ainsi, les marchés financiers pénalisent les Etats qui ont déboursé des milliers de milliards de dollars ou d’euros pour les sauver… Comme on dit en Provence : « Fais du bien à Bertrand, il te répondra en cagant »…

Fitoussi, depuis longtemps, critique l’idée que la dette de l’Etat serait le mal absolu, et qu’elle devrait être à tout prix réduite : selon lui, tout dépend de la situation de la conjoncture (l’état de l’économie à un moment donné), les finances publiques n’étant pas un objectif en soi, mais un instrument au service de politiques économiques et de choix collectifs. Or depuis quelques années, les finances publiques se dégradent sans que ces dépenses soient consacrées aux services publics ni au bien-être des catégories populaires…

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Bilan économique de 2009

Vendredi 1 janvier 2010

JE VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNEE 2010, pleine de bonnes surprises et de belles rencontres !

En guise d’amuse-bouche, lisez un petit reportage rigolo sur le réveillon aux Champs-Elysées à Paris…

Cette année a été terrible pour l’emploi (+ 500000 chômeurs de plus), mais même si nous ne sommes pas sortis de la crise, certaines catégories de la population ont des raisons de se réjouir : la Bourse de Paris a vu son indice grimper de 22 %, et par exemple, Peugeot, Renault et BNP-Paribas ont connu une hausse du cours de leurs actions de presque 100 % !

Ces trois entreprises ont reçu des aides très importantes de l’Etat cette année. Les contribuables français sont donc heureux de savoir qu’une partie de leurs impôts a permis de réaliser ces magnifiques performances boursières, pendant que les services publics poursuivent leur régime amaigrissant… ;)

Cet appât du gain sans limites de la part de certains patrons et financiers me fait penser à la fameuse séquence de « La folie des grandeurs », avec Louis de Funès : « Il est l’or, Monseignor »:)

Plus sérieusement, le quotidien économique Les Echos dresse des bilans de l’année 2009, notamment au plan économique. Regardez par exemple la vidéo de l’éditorialiste Jean-Marc Vittori, très pédagogique comme toujours : en quelques minutes, celui-ci traite de tous les grands problèmes actuels (croissance, emploi, dette…), se montre assez pessimiste pour la soi-disant « sortie de crise » en 2010, et rappelle le rôle important de l’Etat en France, qui a permis d’amortir les effets de la crise…

Dans une perspective de plus long terme, vous pouvez aussi regarder le diaporama des grands événements de 2000 à 2009.

 

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Selon l’Insee, reprise « laborieuse » de la croissance en 2010

Vendredi 18 décembre 2009

Voici les dernières prévisions de l’INSEE (l’organisme statistique national, indépendante du gouvernement), concernant la croissance et l’emploi en 2010 : s’il semble que le gros de la crise soit passé, nous ne sommes pas encore engagés dans une croissance solide…

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