Bilan économique de 2009

Vendredi 1 janvier 2010

JE VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNEE 2010, pleine de bonnes surprises et de belles rencontres !

En guise d’amuse-bouche, lisez un petit reportage rigolo sur le réveillon aux Champs-Elysées à Paris…

Cette année a été terrible pour l’emploi (+ 500000 chômeurs de plus), mais même si nous ne sommes pas sortis de la crise, certaines catégories de la population ont des raisons de se réjouir : la Bourse de Paris a vu son indice grimper de 22 %, et par exemple, Peugeot, Renault et BNP-Paribas ont connu une hausse du cours de leurs actions de presque 100 % !

Ces trois entreprises ont reçu des aides très importantes de l’Etat cette année. Les contribuables français sont donc heureux de savoir qu’une partie de leurs impôts a permis de réaliser ces magnifiques performances boursières, pendant que les services publics poursuivent leur régime amaigrissant… ;)

Cet appât du gain sans limites de la part de certains patrons et financiers me fait penser à la fameuse séquence de « La folie des grandeurs », avec Louis de Funès : « Il est l’or, Monseignor »:)

Plus sérieusement, le quotidien économique Les Echos dresse des bilans de l’année 2009, notamment au plan économique. Regardez par exemple la vidéo de l’éditorialiste Jean-Marc Vittori, très pédagogique comme toujours : en quelques minutes, celui-ci traite de tous les grands problèmes actuels (croissance, emploi, dette…), se montre assez pessimiste pour la soi-disant « sortie de crise » en 2010, et rappelle le rôle important de l’Etat en France, qui a permis d’amortir les effets de la crise…

Dans une perspective de plus long terme, vous pouvez aussi regarder le diaporama des grands événements de 2000 à 2009.

 

Tags : , ,

Selon l’Insee, reprise « laborieuse » de la croissance en 2010

Vendredi 18 décembre 2009

Voici les dernières prévisions de l’INSEE (l’organisme statistique national, indépendante du gouvernement), concernant la croissance et l’emploi en 2010 : s’il semble que le gros de la crise soit passé, nous ne sommes pas encore engagés dans une croissance solide…

Tags : , ,

Le multiplicateur keynésien peut-il jouer aujourd’hui ?

Vendredi 18 décembre 2009

Voici tout d’abord un article de Marianne à propos du Grand Emprunt lancé cette semaine par M. Sarkozy.

Un jeune économiste, Gilles Raveaud, se demande si le mécanisme du multiplicateur mis en avant par Keynes pourrait jouer de nos jours dans une politique de relance, contre la crise : en fait, les choses ne sont pas si simples…

http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/01/12/relance-du-reve-keynesien-a-la-realite/#

Tags : , ,

Les consommateurs prennent en charge la croissance française

Mercredi 25 novembre 2009

Un chiffre étonnant vient de tomber, celui de la consommation des ménages, qui est en hausse ce dernier trimestre de l’année – une bonne nouvelle pour la croissance du PIB, qui comme vous le savez résulte de trois croissances : celle de la consommation (surtout les ménages), de l’investissement (surtout les entreprises), et les exportations (à l’étranger, mais pas grand-chose à attendre de ce côté-là en ce moment…).

http://www.lesechos.fr/info/france/020235331942-la-consommation-des-menages-fait-toujours-de-la-resistance.htm

Récapitulons : en période de prospérité, les profits des entreprises s’envolent (mais pas les salaires, ni les investissements des entreprises, insuffisants depuis des années…), et en période de crise, l’Etat soutient les entreprises avec l’argent des contribuables – avec par exemple, récemment, la suppression de la taxe professionnelle -, et ce sont encore ces contribuables qui sont invités à consommer au maximum, pour faire repartir la croissance, alors qu’ils souffrent de la crise et du manque d’emplois, et doivent de plus en plus payer pour le logement et la santé (les dépenses de santé des ménages ont augmenté de moitié depuis 2001 !)http://www.lesechos.fr/depeches/medecine-sante/afp_00204301-le-cout-de-la-sante-pour-les-menages-a-augmente-de-40-a-50-depuis-2001.htm

Dans le même temps, les profits des banques s’envolent de nouveau ; mais leurs salariés n’en profitent guère – ce qui entraîne actuellement des grèves : http://www.liberation.fr/economie/0101604840-dans-les-banques-aussi-les-salaries-font-greve ). Comme disait l’économiste Daniel Cohen l’an dernier, les banques nous disent :  »pile, je gagne, face, tu perds »…

Et si les entreprises – notamment les plus rentables, comme les banques – prenaient un peu leurs responsabilités, dans la reprise économique ? L’amélioration du pouvoir d’achat des ménages n’est-elle pas le principal pilier de la croissance à venir ?

Tags : , , ,

Les Français foncièrement pessimistes

Mardi 17 novembre 2009

Un sondage, publié dans le quotidien économique Les Echos, a mesuré les opinions publiques dans différents pays, concernant la sortie de la crise, ou du moins le début de la sortie : les Français sont parmi les plus pessimistes…

 http://www.lesechos.fr/info/france/020219246706-avec-la-sortie-de-crise-les-americains-retrouventle-moral-les-francais-restent-moroses.htm

Le problème est ce que les économistes ou les sociologues appellent une « prophétie autoréalisatrice » (en anglais, self-fulfilling prophecy) : à force de répéter une prévision, celle-ci risque bien de se réaliser…

Tags : ,

Plan de relance français : 25 milliards injectés, 400 000 emplois sauvés, selon le ministre

Mardi 3 novembre 2009

Dans un entretien, le ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, annonce que 25 milliards d’euros ont d’ores et déjà été injectés dans l’économie pour la relance, et qu’ainsi 400 000 emplois seraient sauvés.

Lire la suite dans Le Figaro  (quotidien plutôt favorable au gouvernement)

Tags : , ,

Pour la sortie de crise en Europe, c’est chacun pour soi

Jeudi 22 octobre 2009

Les 27 pays membres de l’Union européenne abordent la « sortie de crise » à venir avec des rythmes et des politiques économiques très dispersés, ce qui nuirait bien entendu à la relance. Aucune coordination d’envergure par la Commission européenne…

Lire l’article du Monde :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/10/22/les-vingt-sept-abordent-en-ordre-disperse-la-sortie-de-crise-economique_1257366_1101386.html#ens_id=1244163

Tags : , , ,

On peut prévoir une reprise très molle en 2010

Lundi 19 octobre 2009

En dépit de l’optimisme affiché du gouvernement – qui annonce une croissance de plus de 1 % en 2010, selon le Premier Ministre – le quotidien Le Monde propose une analyse bien plus prudente, et s’attend à une « reprise décevante » en 2010 :

Les données publiées ces derniers mois laissent penser que la France a connu à nouveau, au troisième trimestre, une croissance de son produit intérieur brut (PIB) : l’Insee prévoit une hausse de 0,5 %, après 0,3 % au deuxième trimestre. Au second semestre, la croissance française sera ainsi dans le vert et celle de la zone euro y reviendra. Pour la suite, le premier ministre, François Fillon, a versé dans l’optimisme, mardi 13 octobre, en laissant entendre que l’hypothèse du budget 2010 (une hausse de 0,75 % du PIB) serait sans doute dépassée : « Les prévisions que je fais pour l’année 2010, les économistes disent qu’elles sont trop prudentes, qu’on aura sans doute plus de 1 % de croissance. » La crise ne sera-t-elle alors déjà qu’un mauvais souvenir ?

 

Il faut le souhaiter. Mais rien n’assure que le rebond observé actuellement – de part et d’autre de l’Atlantique – se prolongera à l’identique : « Depuis six mois, un fort rebond a été enregistré grâce aux politiques de relance budgétaire et monétaire, aux perfusions – a priori temporaires – apportées à certains secteurs, comme l’automobile ou l’immobilier, et à l’effet technique de la fin du déstockage des entreprises, qui conduit à un redémarrage de la production sensible sur un ou deux trimestres », souligne Bruno Cavalier, chef économiste de la société de Bourse Oddo.

En 2010, une phase de « transition » s’ouvrira, où la demande privée devra prendre le relais. Or le doublement du prix du pétrole (de 33,87 dollars en décembre 2008 à plus de 75 dollars, soit 50,30 euros aujourd’hui) ou les difficultés d’accès au crédit vont peser lourdement. La zone euro sera aussi particulièrement pénalisée par la flambée de la monnaie unique face à un billet vert affaibli : le cours de l’euro est passé de 1,25 dollar en février à près de 1,50 dollar…

En 2009, l’investissement public s’est substitué autant que faire se peut à la demande privée. « Mais cet effet s’essoufflera à partir de la mi-2010 » en France, prévient Natacha Valla, économiste de Goldman Sachs. « Qu’est-ce qui prendra le relais ? L’investissement des entreprises et la consommation des ménages ne semblent pas en mesure de reprendre vigoureusement ; reste à savoir si le commerce extérieur sera suffisamment dynamique », indique-t-elle. Mais la compétitivité des produits fabriqués en zone euro est aujourd’hui sous pression : « Le taux de change fondamental de l’euro se situe autour de seulement 1,15 à 1,20 dollar. L’Europe, qui n’est pas à l’origine de la crise, risque d’être le dindon de la farce et d’être la dernière zone à redémarrer véritablement », estime l’économiste Marc Touati, directeur général de la société de Bourse Global Equities. Il évalue le coût de cet euro trop fort à environ 0,8 point de PIB en 2009 et 0,5 point en 2010 – en France comme dans la zone euro. « La Banque centrale européenne a trop joué avec le feu en tardant à abaisser ses taux d’intérêt et en les maintenant à 1 %, alors que ses homologues se sont toutes rapprochées rapidement de 0 %, ce qui a encouragé l’euro trop fort », poursuit-il.»

M. Touati anticipe toutefois une baisse de l’euro à partir du printemps ou de l’été 2010, permettant de réduire les effets du change « à partir de l’automne 2010 ». Aujourd’hui, en effet, les Européens paient le risque qu’ont pris les responsables américains de relancer leur économie par des moyens non conventionnels – comme la monétisation de la dette publique ou des taux d’intérêt proches de 0 % -, ce qui mine le dollar, tandis que la BCE est restée plus orthodoxe. Une fois que la reprise de l’économie sera installée outre-Atlantique, produisant une tension des taux d’intérêt américains à long terme, le dollar retrouvera de la vigueur. Un autre scénario est possible, mais pas souhaitable : la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait être obligée, en cas de crise de confiance sur le billet vert, d’augmenter plus tôt que prévu ses taux directeurs.

Par ailleurs, pour que les mesures de relance entraînent l’économie de la zone euro, elles doivent être accompagnées d’une reprise du crédit, qui est loin d’être acquise. Les entreprises sont confrontées à la frilosité des banques et à un taux d’utilisation de leurs capacités de production encore historiquement bas, et donc peu incitatif pour investir.

En France, Mme Valla attend plutôt de 2010 « un rebond technique des investissements des entreprises après une chute brutale ». « Si certaines grandes entreprises peuvent à nouveau se financer à des conditions intéressantes sur les marchés, des difficultés persistent pour les secteurs cycliques ou les entreprises les plus fragiles. Quant aux PME, elles sont aux prises avec des problèmes urgents d’accès au crédit, notamment de trésorerie, simplement pour financer leur exploitation avant même de songer à investir », indique-t-elle. Les ménages sont aussi touchés : « On peut espérer seulement que la phase aiguë de la crise immobilière sera passée et que l’investissement dans le logement arrêtera de freiner la croissance, mais pas qu’il la soutiendra », prévoit M. Cavalier. De plus, la deuxième vague – sociale – de la crise et la hausse des prix de l’énergie feront sentir leurs effets.

« La consommation des ménages sera durablement affectée par la montée du chômage et la fin de la désinflation », juge Mme Valla.

Enfin, l’hétérogénéité de la zone euro, porteuse de tensions sur les marchés obligataires et de difficultés pour piloter la politique monétaire de la BCE, représente un autre risque. « L’Allemagne et la France, qui n’ont pas connu les comportements les plus extrêmes et les plus aberrants dans la bulle du crédit, s’en sortiront le mieux. A l’inverse, je ne serais pas surpris que l’Espagne subisse encore une contraction de son PIB l’an prochain car elle a perdu son moteur de croissance : le surdimensionnement incroyable du secteur immobilier », dit M. Cavalier. Et la situation restera aussi difficile à la périphérie de la zone, au Royaume-Uni et dans les pays d’Europe de l’Est.

Finalement, « l’année 2010 va décevoir ceux qui extrapolent la poursuite de l’amélioration que l’on observe depuis six mois, en fait très largement due à des phénomènes techniques et temporaires. Elle va aussi décevoir ceux qui pensent que nous allons renouer rapidement avec les rythmes de croissance des cinq années d’avant-crise », conclut M. Cavalier. C’est même à « un affaissement des rythmes d’activité » que l’on assisterait, selon lui, au premier semestre 2010, de part et d’autre de l’Atlantique. M. Cavalier attend 0,9 % de croissance en zone euro en 2010, 1 % en France et 2 % aux Etats-Unis, mais ces chiffres traduisent « en grande partie des phénomènes statistiques dits d’acquis de croissance de la fin 2009 ». Dans l’Hexagone, 2010 pourrait donc manquer de punch. « D’où l’idée du grand emprunt qui devrait permettre à la France, et à son industrie notamment, de sauver les meubles en 2010, c’est-à-dire de rester sur le chemin d’une croissance, mais seulement d’une croissance molle », ajoute M. Touati. Plus tard, le désendettement public risquera de peser à son tour, en espérant que la reprise sera alors plus assurée.

Adrien de Tricornot

.

Tags : , ,

Les politiques de relance aux Etats-Unis n’ont pas vaincu le chômage

Mardi 6 octobre 2009

Un court article du Monde explique que malgré de nombreuses mesures pour relancer l’activité des entreprises et la consommation des ménages, la situation de l’emploi se dégrade toujours aux Etats-Unis. Ce qui laisse à penser qu’à l’instar des Etats-Unis, les pays développés ne sont pas encore sortis du tunnel de la crise…

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/10/05/chomage-les-etats-unis-ne-sont-pas-tires-d-affaire_1249432_1101386.html#ens_id=863164

Tags : , , ,

Reprise mondiale : les pays émergents deviennent nos locomotives

Samedi 3 octobre 2009

Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), les chiffres de la croissance au plan mondial seront plutôt meilleurs que prévus, à la fois pour le passé proche et pour l’an prochain. L’information importante semble être la montée en puissance des pays émergents (les fameux BRIC) dans l’économie mondiale : leur croissance est rapide et solide, alors que la nôtre sera molle et fragile pour encore plusieurs années. La croissance de la Chine en 2009 sera d’environ 8,5 %, 9 % en 2010 !

 

 

Tags : , ,