Persépolis est un film magnifique de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud qui a été projeté aux élèves lors de l’opération « Collège au cinéma » l’an dernier.
Ce petit bijou fait alterner moments d’humour et dénonciation tragique de la guerre, en multipliant les références à l’art. C’est une adaptation de la bande dessinée de Marjane Satrapi :
Découvrez quelques-unes de ces références, à l’art mais aussi au cinéma, dans ce diaporama…
Persépolis
L’épreuve d’Histoire des Arts en 3ème donne l’occasion de revenir sur cette oeuvre autobiographique, pour comprendre ces clins d’oeil artistiques, et réfléchir aussi à la notion d’oeuvre engagée.
>> Pour aller plus loin, des explications détaillées et notamment ici l’analyse d’une séquence entière du film (la cristallisation amoureuse !) vous sont proposées sur le site Image en partenariat avec le CNC.
>> En prolongement, sur le site de la BNF : des pages consacrées au photographies de l’artiste iranien en exil Reza, qui commente librement son oeuvre.
Un autre interface pour le même document : le livret à feuilleter ; cliquez sur le rectangle pour accéder au plein écran, et jouez avec la molette de votre souris pour le zoom.
Tags : Adaptation au cinéma, Cinéma, Histoire des Arts, Persépolis
Pour une sortie qui sort de l’ordinaire…


Vous souvenez-vous du texte du brevet blanc ? C’était un extrait teinté d’humour et d’émotion du roman autobiographique Le Premier homme d’Albert Camus. Le petit garçon et sa grand-mère se rendaient au cinéma pour aller voir Les Deux Orphelines ou Le Signe de Zorro avec Douglas Fairbanks. La grand-mère ne savait pas lire et son petit-fils lui lisait les sous-titres ou lui expliquait l’essentiel de l’intrigue en haussant un peu trop la voix…
Les films, étant muets, comportaient en effet de nombreuses projections de texte écrit qui visaient à éclairer l’action. Comme la grand-mère ne savait pas lire, le rôle de Jacques consistait à les lui lire. Malgré son âge, la grand-mère n’était nullement sourde. Mais il lui fallait d’abord dominer le bruit du piano et celui de la salle, dont les réactions étaient généreuses. De plus, malgré l’extrême simplicité de ces textes, beaucoup de mots qu’ils comportaient n’étaient pas familiers à la grand-mère et certains même lui étaient étrangers. Jacques, de son côté, désireux d’une part de ne pas gêner ses voisins et soucieux surtout de ne pas annoncer à la salle entière que la grand-mère ne savait pas lire (elle-même, parfois, prise de pudeur, lui disait à haute voix, au début de la séance : «tu me liras, j’ai oublié mes lunettes » ), Jacques donc ne lisait pas les textes aussi fort qu’il eût pu le faire. Le résultat était que la grand-mère ne comprenait qu’à moitié, exigeait qu’il répète le texte et qu’il le répète plus fort. Jacques tentait de parler plus fort, des « chut » le jetaient alors dans une vilaine honte, il bafouillait, la grand-mère le grondait, et bientôt le texte suivant arrivait, plus obscur encore pour la pauvre vieille qui n’avait pas compris le précédent. La confusion augmentait alors jusqu’à ce que Jacques retrouve assez de présence d’esprit pour résumer en deux mots un moment crucial du Signe de Zorro par exemple, avec Douglas Fairbanks père. « Le vilain veut lui enlever la jeune fille », articulait fermement Jacques en profitant d’une pause du piano ou de la salle. Tout s’éclairait, le film continuait et l’enfant respirait. En général, les ennuis s’arrêtaient là.

Ce fameux film passe au cinéma Le Balzac à Paris le dimanche 13 décembre. Durée 1h45
Le Signe de Zorro (The Mark of Zorro), de Fred Niblo (Etats-Unis, 1920)Dans la Californie du Sud, encore sous domination espagnole, un homme masqué connu sous le nom de Zorro protège les pauvres, les opprimés et la minorité indienne. Alors que le cruel capitaine Ramon courtise la jeune Lolita, le notable Don Diego de la Vega tente de séduire la jeune fille.
Avec Douglas Fairbanks, Marguerite de la Motte, Noah Beery.
C’est la première apparition au cinéma du vengeur masqué, héros créé par Johnston McCulley, et l’un des meilleurs rôles de Douglas Fairbanks. Dans ce film de cape et d’épée, l’acteur laisse de côté pour la première fois son personnage de play-boy urbain pour endosser un costume d’époque et faire montre de ses prouesses athlétiques autant que de ses charmes.
Les dix musiciens du Ciné X’tet de Bruno Régnier mettront en musique ce film de 1920, entre jazz et musique de chambre, dans un climat où les références alimentent l’improvisation généreuse des huit solistes.
Durée : 1h45
Source : Cinéma Le Balzac
Vous pouvez même emmener petits frères et petites soeurs : les enfants peuvent venir avec leur déguisement de Zorro !
Tags : Cinéma
Une citation de Musset juste pour le plaisir des mots
Alfred de Musset

«… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»
Alfred de Musset
On ne badine pas avec l’amour
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