La consommation est reliée à l’argent. De nos jours, tout nous pousse à consommer: les magasins nous proposent de payer à crédit, des paiements en trois fois sans frais, des promotions diverses et variées… Tout ça allié à un idéal social toujours plus élevée: l’omniprésence des marques et produits de luxe incite la population à acheter toujours plus pour s’identifier à la « haute société ». Dans ce contexte, nous avons voulu savoir si nous sommes toujours libre de consommer ou non. Pour cela, nous avons choisi de traiter la problématique suivante:

« Sommes-nous piégés par la société de consommation ? »

Nous allons tout d’abord revenir sur les origines de la société de consommation. Nous allons ensuite tenter de comprendre en quoi cette société est un piège pour les consommateurs. Puis, nous verrons les dangers que ce mode de vie peut engendrer. Enfin, on verra s’il est possible de faire marche arrière, de sortir de cette société de consommation.



Source: ClaireAlet
Alternatives Economiques n° 295 – octobre 2010

Sony lance le walkman; 1980, le Minitel entre dans les foyers français; 1983, le premier téléphone portable Motorola fait son apparition aux Etats-Unis. Ces innovations sont emblématiques des transformations de la consommation de masse ces trois dernières décennies. Après avoir fortement investi dans des biens d’équipement (voiture, machine à laver…) dans l’après-guerre, les ménages ont orienté leurs achats vers des biens et des services répondant à des besoins nouveaux et plus immatériels. Dans le même temps, la grande distribution continuait d’étendre son empire: véritables temples du consumérisme, les zones commerciales et les hypermarchés se multipliaient aux abords des villes, et faisaient reculer partout le petit commerce de détail, à l’exception de quelques centres-ville aisés.

Les « temples du consumérisme », est la définition que donne Claire Alet des grandes surfaces. Elle explique aussi le principe de la société de consommation en général. Au départ la consommation de masse avait commencée avec des biens matériels puis ensuite avec des biens facultatifs. En effet au départ les ménages achetaient des voitures par exemple mais depuis les années 1980 il y a beaucoup de vente de matériels high tech. Les grandes surfaces ont donc envahis toute la terre sauf quelques milieu très riche très pauvre.



La société de consommation est apparue dans les années 1920, principalement en Amérique au départ puis en Europe au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

Au départ, la société de consommation a permis aux gens de se développer et de se moderniser, avec au début la voiture bon marché qui est le symbole de la consommation de masse, puisque tout le monde a acheté une voiture. Le développement de l’électro-ménager s’est aussi envolé (26% des ménages possédaient un réfrigérateur en 1954 contre 96% en 2003). De plus la société de consommation s’impose de plus en plus vite dans les pays en voie de développement.

Pour les ménages européens, les impacts sur l’environnement découlent essentiellement de quatre types d’activités : alimentation, logement, transports individuels, tourisme . Nos modes de vie individuels ont de fortes conséquences :

  • choix alimentaires (filières de production, quantité de viande consommée…)
  • isolation du logement, matériaux du mobilier (bois rares…),
  • produits d’entretien
  • modes de déplacement privilégiés ; type de tourisme pratiqué…

Un habitant de l’Union Européenne consomme près de 17 tonnes de matériaux chaque année. Ceux-ci sont extraits en Europe mais aussi hors d’Europe, certains pays ayant même un impact environnemental supérieur à l’étranger que sur leurs territoires nationaux. Les ordures ménagères ne cessent d’augmenter, atteignant 27 millions de tonnes par an en France, soient plus de 400 kg par habitant.

Au début la société de consommation a permis de gros progrès économique et social, puis par la suite les progrès sont devenus de plus en plus difficiles voir contreproductifs.

De la même manière, si la société de consommation peut initialement amener un certain bien-être, poussée à l’extrême elle n’est ni synonyme de qualité de vie, ni garante du bonheur individuel. Stress et suicides dans les pays industrialisés se multiplient par exemples. Elle a rapproché les notions de possession et de bonheur, et installé la consommation à une place centrale dans l’existence des individus. Face à son incapacité à amener un bien-être généralisé et à gérer correctement l’environnement, elle doit évoluer fortement.

Mais maintenir la croissance économique tout en protégeant l’environnement implique des investissements, pénalisant la croissance mondiale annuelle de 0,03 point en moyenne d’ici à 2030. Dans un contexte où les dirigeants sont jugés sur la croissance du PIB et du pouvoir d’achat à court terme, on comprend les difficultés à prendre les décisions nécessaires. Pourtant, plus on attend et plus l’addition sera lourde…

Donc les conséquences de la société de consommation vont être lourde à payer, en particulier, avec les problèmes environnementaux que produisent cette société (déchet, émissions de gaz à effet de serre…). Pourtant au départ cette société a été une réelle avancée sociale avec la modernisation des ménages qui ont entrainer la libération des femmes (fin du clicher de la femme aux fourneaux).

Mais maintenant cette société est devenu dévastatrice (indépendance, endettement, problème écologique)

Donc ce qui était un bien au départ est devenu avec le temps un mal.

Source: Le Monde



Le 25 Août 2010 Le Monde à publié un article sur la consommation des trente glorieuses à nos jours. C’est dans les années 1960 que les « tueurs de petits commerces » et les « machines à vendre » sont apparues. Ces deux termes définissaient les supermarchés. Ce concept qui venait des États Unis à fait fureur en France dès son apparition. Pendant les trente glorieuses se phénomène c’est énormément développé car à cette période le pouvoir d’achat des personnes augmentait énormément et c’est à cette période que la consommation de masse à débuté avec tout ce qui suit (crédit à la consommation, effet de mode…). Par contre dans les années 1990 il y a eu un « essoufflement » car les trente glorieuses se sont terminées et que les prix ont augmenté et de nouvelles mode se sont installés comme les commerces de proximité, les ventes directes…

Donc on peut voir que depuis les trente glorieuses la consommation des ménages à bien changé dans les pays riches (moins d’argent, de nouvelles mode, pollution).

Lors de leur mise en place les supermarchés ont été bien accueillis par la population car ils ont permis aux ménages de se moderniser. De plus à leur début, les personnes avaient plus de pouvoir d’achat qu’aujourd’hui, car de nos jour toute augmente à part les salaires des ménages. Donc on comprend bien que les ménages ne peuvent pas autant consommer que pendant les « trente glorieuses » à part de se ruiner en prenant des crédit à la consommation. De plus à ces début la société de consommation avait moins d’obstacle qu’aujourd’hui. Car de nos jours il faut faire attention à un certain nombre de chose comme la pollution, il y a des moyens de productions trop polluants qui ont été changé. Aujourd’hui l’agriculture biologique essaye de faire du marché de proximité donc cela n’arrange pas les grandes surfaces car il y a de plus en plus de petit commerces. Et il y a de nombreux agriculteurs qui font de la vente direct pour gagner plus d’argent donc tous cela fait que les supermarchés ont de moins en moins de ventes.

SOURCE: Le Monde



Source: VID

Sur ce document on voit que la femme fait les courses tout les jours car les magasins sont ouverts toute la semaine même le dimanche. Et donc, elle ne peut plus utiliser tout ce qu’elle achète car elle a trop de chose, on voit à l’arrière plan qu’il y a beaucoup d’objets.

Ce document nous montre les dérives de la société de consommation d’aujourd’hui, il faut toujours plus acheter jusqu’à endetter (crédit à la consommation, paiement en plusieurs fois, achat en ligne…), certains ménages qui se sont laissés emporter dans cette spirale de la consommation de masse. Ceci nous montre aussi qu’aujourd’hui il faut toujours être à la mode, dans la société d’aujourd’hui il vaut mieux être mal nourri ou être mal loger plutôt que de ne pas avoir acheté le dernier objet à la mode. Afin que la population puisse acheter en masse et consommer, les pays ont donnés l’autorisation aux magasins d’ouvrir le dimanche.

On peut dire que ce document répond bien à notre problématique car il nous montre que nous sommes piégés par la société de consommation. Aujourd’hui la population est poussée à consommer toujours plus même le dimanche. On nous dit qu’il faut consommer toujours plus pour faire tourner les entreprises du pays même si les ménages vont jusqu’à ce ruiner.



Dans la société de consommation, un produit représente plus que l’objet proposé à cause de toute une symbolique créée par les messages publicitaires. Aujourd’hui, la Saint-Valentin représente surtout une fête commerciale récupérée par tous les vendeurs de petits cœurs en chocolat et bouquets de fleurs ou autres babioles censées incarner l’amour. Les publicitaires se sont arrangés pour qu’il y ait derrière ces produits, l’image d’un couple heureux et amoureux. Ainsi, on achète pour entrer dans l’idéal de ce couple que nous vendent les messages publicitaires. Mais il ne faut pas oublier que la Saint-Valentin reste avant tout la fête de l’amour ! Alors faut-il forcément recevoir un cadeau monnayable pour se sentir aimé ? Tout notre système est conçu pour nous inciter à acheter ces « symboles de l’amour »: nos boîtes aux lettres sont envahies de prospectus publicitaires, les rayons à l’entrée des magasins se remplissent de bouquets de fleurs,…

Il est donc évident que tout est mis en œuvre pour nous pousser à la consommation lors de cet évènement qui est devenu une véritable fête commerciale. Mais c’est à nous, consommateur x ou y de faire le tri, de ne pas se laisser dicter par cette surconsommation inutile et de se contenter des biens de consommations primordiaux, de revenir aux fondamentaux.

Source : http://www.bxl.attac.be



Source: http://hmf.enseeiht.fr/travaux/CD0809/bei/beiere/groupe3/sites/default/files/images/Caricature_couleurRedukto.jpg

La protection de l’environnement est une notion très importante mais totalement opposé à la société de consommation. Mais la plupart du temps nous ne regardons pas les choses en face et nous voyons surtout la pollution émise par les autres comme nous le montre cette caricature de Pascal. De plus en plus les grandes surfaces ou les précurseurs de la société de consommation font croire à la population qu’ils polluent de moins en moins mais en réalité c’est exactement l’inverse, car certains plans émis par le gouvernement sont au départ, normalement, créés pour respecter l’environnement mais ils sont en réalité là pour relancer certaines entreprises.(exemple de la prime à la casse).

Notre problématique porte sur le piège de la société de consommation et ce document nous montre bien que la majorité de la population est piégée car cette société aidée principalement par les gouvernements des pays riches nous ferment les yeux et essaye de nous faire croire qu’il n’y a que les pays en développement qui polluent a outrance alors que nous dans les pays riches nos industries sont très respectueuses de l’environnement.



Source:TEF Tableau économique francais  Page 64-65

De nos jours les consommateurs sont poussés vers l’achat en masse, au profit de leur revenu qui baisse tous les ans. Leur pouvoir d’achat depuis certaine années stagne voir baisse pour certains, la hausse de certaines prestations ont fait que la part des revenus dans le pouvoir d’achat s’est écroulé. Comme le montre la courbe on constate une augmentation considérable des prestations sur le revenu brut des ménages depuis les années 70. Cette courbe tand à se stagné depuis peu, de même en ce qui concerne les revenus brut nous sommes passé de 34,2 en 1960 à 1042 milliards d’euro en 2008 montre tout de même une réel évolution des revenus.



Source: dessin de Plantu.

Le gros personnage représente les pays du nord et le petit squelette assis représente les pays du sud. Nous pouvons voir que ce gros personnage profite des pays du sud car sur ce dessin, il est en position supérieure par rapport à l’autre. Ces pays riches essayent de profiter par tous les moyens, de privilégier leur consommation au détriment de tous le reste ( écologie, pays pauvres,…).

Donc pour ces pays, la consommation est la chose la plus importante pour eux; elle a été un piège pour eux car une fois que l’on y prend goût, on n’arrive pas à s’en défaire. Et si ça continue cette consommation va finir par détruire la planète.



La société de consommation entraine de nombreuses dérives tant au niveau des ménages (surendettement) qu’au niveau planétaire (pollution, gaspillage,…).

La société de consommation ne créait plus des biens pour répondre aux besoins, elle génère des besoins pour créer des biens et ainsi nous faire consommer toujours plus. Tous les moyens sont mis en oeuvre pour nous inciter à acheter, même lorsque nos moyens financiers ne nous le permettent pas. Les organismes de crédit se sont multipliés, offrant des taux toujours plus bas, étalant les mensualités pour se rendre plus attractifs. Le problème majeur est que les différents organismes de prêts ne sont pas « reliés » entre eux et accordent des crédits sans se soucier des prêts contractés chez leurs concurrents.

C’est ce qui est arrivé à un homme qui a appris, suite au suicide de sa femme, qu’il avait 200 000 euros de dettes à rembourser à différents organismes de crédit. En effet, elle avait réussi à contracter 27 prêts différents en trois ans pour un montant total de 245 000 euros. Ce qui reste le plus insolite, c’est que tous ces contrats ont été signés sans l’accord de son mari, pourtant cotitulaire du compte bancaire qui bénéficiait des crédits.

(Source: Article de Libération 30/12/2010 Mort à crédit, le prix de l’engrenage)

Vient ensuite le problème de la pollution des pays du tiers monde. Nos déchets électroniques sont exportés massivement vers des pays moins développés qui servent de décharge géante. Ainsi, le Ghana est devenu la destination favorite de nos ordinateurs et téléviseurs hors service. Les déchets électroniques des pays industrialisés sont envoyés dans des pays moins industrialisés où des techniciens tentent de les réparer pour les revendre dans leur propre économie. Ce que les fabricants oublient de mentionner lors de l’envoi de ces contenairs, c’est que 80% du matériel qu’ils contiennent sont irréparables, et finissent dans la nature.

(Source: Prêt à jeter – Arte)